NATURE | Un printemps aux oiseaux

Oriole de Baltimore.

Fraîchement débarquée de Montréal et accroupie dans mes platebandes à Shefford, je reçois la visite d’une grosse bibitte qui me frôle et me fait sursauter. Je me dis qu’il y a probablement d’énormes papillons en Estrie. Comme certains s’en doutent, il s’agit d’un colibri, une première pour la fille de la ville que je suis.

Cette rencontre a éveillé chez moi une passion dévorante pour l’observation des oiseaux. J’ai alors écumé le Web et adhéré à différents regroupements pour en savoir plus. Voici donc mes coups de cœur et mes astuces pour attirer et fidéliser certains oiseaux.


Colibri à gorge rubis
Arrivée : début à mi-mai.
Un site nord-américain (www.projetcolibris.org) permet de suivre les déplacements vers le nord et de signaler l’arrivée du premier mâle (gorge rouge qui brille au soleil) et de la première femelle (gorge blanche). Monsieur se pointe en premier et établit son territoire selon les sources de nourriture. Les abreuvoirs sont donc très convoités, car il n’y a presque pas de fleurs à cette époque.

Oriole de Baltimore
Arrivée : mai
Je sais maintenant reconnaître immédiatement le chant mélodieux de ce magnifique oiseau. Le mâle a une teinte orangée vibrante, tandis que la femelle est plus discrète.
Pour attirer cet oiseau, je dépose un peu de gelée de pomme ou de raisin dans mon mortier en marbre, qui résiste aux grands vents. On peut aussi piquer une moitié d’orange sur un bâton planté dans le sol. L’an dernier, les oisillons se chamaillaient sur le balcon pour avoir accès à la gelée!

Cardinal à poitrine rose
Arrivée : mai
Baptisé autrefois « gros-bec à poitrine rose », cet oiseau en jette moins que son cousin le cardinal rouge, mais nous transporte avec son chant harmonieux. Le mâle est flamboyant et la femelle affiche des tons de brun. Cet oiseau généralement calme vous laissera l’admirer de près en train de déguster des graines de tournesol.

Trucs additionnels :
Sauf exception, nul besoin d’acheter des mélanges spécialisés, car la plupart des oiseaux raffolent du tournesol noir. Pour éviter d’avoir des fientes à nettoyer, placez la mangeoire sur un coin gazonné ou à l’orée d’un boisé. Les modèles avec protection anti-écureuils peuvent vous éviter des frustrations.
Deux horloges « chantantes » Audubon de 12 oiseaux m’ont aidée à reconnaître 24 types de chants. On peut ainsi savoir à quel oiseau on a affaire avant même de le voir en plumes et en os.
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