Lingwick fière de sa résidente oscarisée

Photo : David Fournier.

Un évènement très spécial s’est tenu vendredi le 7 août 2026 à Lingwick. Dans le cadre d’une activité mise de l’avant par le comité Loisirs, Culture et Patrimoine de la municipalité, les citoyens et visiteurs présents à la rencontre hebdomadaire du P’tit pub ont eu la chance de visionner, dans l’enceinte de l’église Sainte-Marguerite, le court métrage La jeune fille qui pleurait des perles.
Ce court métrage, produit avec le soutien de l’Office national du film du Canada a gagné l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 2025.


L’événement revêtait un caractère particulier assurée par la présence d’Isabelle Mandalian, résidente de Lingwick et récipiendaire dudit Oscar, à titre de co-scénariste de l’œuvre émérite.


Mme Mandalian, d’une humilité déconcertante, a eu l’occasion de jaser avec ses concitoyens et y est allée d’une brève allocution devant les spectateurs présents, dans l’église, avant la projection.

Le conseil municipal à l’écoute
L’événement s’inscrit dans une suite d’actions mises en œuvre par la municipalité pour valoriser la culture et le patrimoine du Canton. L’église Sainte-Marguerite, bien que n’étant plus un lieu de culte religieux, demeure, dans le cœur des Lingwickois, un symbole d’unicité et de fierté. Plusieurs citoyens relient ce bâtiment patrimonial à un ou plusieurs souvenirs précieux (mariage, funérailles, rencontres du dimanche…).


C’est dans cette optique que le conseil municipal a formé un comité qui a pour mandat, entre autres, de mettre en œuvre des actions pour valoriser la richesse patrimoniale du Canton, dont les églises Sainte-Marguerite et Chalmers font partie.

Un court-métrage exceptionnel
Le court-métrage La jeune fille qui pleurait des perles n’a pas gagné un Oscar pour rien. Il est d’une qualité exceptionnelle. Les amateurs d’œuvres cinématographiques utilisant la technique d’animation image par image (stop motion) apprécieront grandement cette dernière.


De plus, le récit en question est une fable dont nous pouvons tirer notre propre morale.


Pour ceux qui s’intéressent au « making of » et aux défis relevés pour produire ce court-métrage, je vous conseille de lire l’article de Manon Duhaime Morissette sur le site blogue.onf.ca.

Marc Leduc est ingénieur à la retraite et résident de Lingwick.

NanoFest : Des artistes émergents à Lingwick

La 5e édition du NanoFest se tiendra du 21 au 23 août prochains au pont couvert McVetty-McKenzie.
Photo NanoFest : Gracieusetée (Facebook)

Musique, poésie, conte, danse, cirque et art visuel sont au menu de l’édition 2026 du festival NanoFest les 21, 22 et 23 août prochains au Pont McVetty-Mckenzie à Gould.


« Pour Lingwick, le Nanofest est une proposition culturelle de qualité et conviviale. Nous sommes heureux que cet événement se tienne chez-nous et soit accessible gratuitement à la population du Canton. Le Nanofest vient diversifier l’offre d’activités sur notre territoire en offrant une programmation d’artistes émergents et multidisciplinaires. Le festival contribue au rayonnement de Lingwick et nous en sommes fiers! », a affirmé la mairesse de Lingwick, Caroline Poirier.


En plus d’assister et de participer à la multitude de spectacles et d’animations, les festivaliers peuvent aussi camper, manger et se baigner directement sur le site. L’organisation offre même un lien sur sa page Facebook pour covoiturer.


À l’origine de l’événement, un trio d’amis qui a depuis agrandi son équipe. Cette année, grâce à une campagne de sociofinancement (10 754$), le projet Mentorat et programmation jeunesse, qui combine mentorat professionnel et programmation relève, se concrétise.


Ainsi, 5 mentorés vont acquérir une expérience concrète en coordination événementielle, création de contenu, technique de scène et production-logistique. De plus, une programmation relève soutiendra 5 projets artistiques impliquant 11 artistes émergents, offrant des prestations rémunérées et des ateliers participatifs pour professionnaliser la relève et faciliter son intégration sur le marché du travail.

Site patrimonial
L’événement se tiendra sur le site du pont couvert McVetty-McKenzie, pont qui est fermé depuis 2024. La mairesse, a toutefois tenu à préciser que des démarches sont entamées pour entreprendre des travaux de réfection. « Malgré un deuxième avis d’ingénieur attestant que le pont peut supporter sans risque le poids de 25 personnes, notre assureur refuse d’autoriser la circulation sur le pont d’ici à ce que les travaux soient effectués. Il demeure donc fermé à toute circulation », a-t-elle ajouté.

Vendredi 21 août:
ZON BAE, Ramage, Safia Nolin, The Good Time Glas, Lysandre Chartrand, Yohann Francoz, Charles Labrèche. Veillée traditionnelle, chansons folk, ateliers de danse, jam trad, feu de joie.

Samedi 22 août:
Laetitia Francoz Lévesque, LaboKracBoom, Sonn, Benoit Paradis Trio, Maude Fillion, Fiction, Johnville, Joyslingers, Malaimé Soleil, Bibi Club, Virginie B, Jashim, Jamvvis. Ateliers de Kung-fu, ateliers de chorale, Olympiades, musique live, jeu de baseball de poche, cours de yoga, arts vivants, marionnettes, DJs.

Dimanche 23 août:
Atelier de Qi-Gong, Papillon social club. Atelier de Qi-Gong, Jazz-brunch.

En tout temps : Animation des Frayeurs d’ailleurs, Ruche d’arts des Ateliers du Pépin, sérigraphie, marché d’artisans et friperie de Fripé Événement.

Une fête familiale parfaitement réussie à Lingwick

PHOTO : MARC LEDUC

Le 3 juillet dernier, Lingwick soulignait l’arrivée de ses nouveaux jeunes citoyens lors de la Fête de la famille 2026. À cette occasion, la municipalité a eu le plaisir d’accueillir les nouveaux petits Lingwickois et les nouvelles petites Lingwickoises nés en 2023, 2024 et 2025.


Au total, 13 nouveaux-nés provenant de 10 familles ont été inscrits à cette activité chaleureuse et rassembleuse.


Pour souligner ces belles arrivées au sein de sa communauté, l’administration municipale a remis à chaque nouveau-né un montant de 200 $ en certificats-cadeaux échangeables auprès des entreprises locales.


Cette activité avait lieu au centre-villageois, sur les lieux et en même temps que le rassemblement hebdomadaire de la population chaque vendredi soir d’été, au P’tit Pub.


De courtes allocutions par le directeur général David Fournier et la mairesse Caroline Poirier ont lancé la fête.


Madame Poirier a souligné que la municipalité a à cœur de faire connaître les nouvelles familles et de faciliter leur intégration au sein de la communauté, ce qui s’inscrit dans la culture d’accueil du Canton de Lingwick et en fait sa richesse collective.


Par la suite, chacune des familles ayant des bambins nés dans les années mentionnées a été présentée et les enfants ont reçu leurs présents.


Lors de la fête, les petits et les grands ont pu profiter de jeux extérieurs et les enfants ont laissé leur talent s’exprimer lors de la célèbre activité de peinture de poulettes en bois.


Plus tard en soirée, la gente citoyenne fut invitée à assister à la projection du film familial Coco ferme à l’intérieur de l’église Sainte-Marguerite.

Marc Leduc est résident de Lingwick et ingénieur à la retraite.

Lingwick offre refuge au martinet ramoneur

Cheminée de l’Église Unie Chalmers à Lingwick. Photo: Sylvain Dodier

Les martinets ramoneurs qui ont élu domicile dans la cheminée de l’Église Unie Chalmers à Lingwick en 2025 appartiennent à une espèce considérée comme menacée au Canada. C’est pour faire découvrir ces oiseaux de plus en plus rares que la municipalité, propriétaire des lieux depuis 2012, a décidé d’apposer sur la porte de l’église une affichette de Mission Faune – Zoo de Granby portant le message : « J’abrite des martinets ramoneurs dans ma cheminée », explique M. David Fournier, directeur.


Le site d’Environnement et Changement climatique Canada nous informe qu’entre 1968 et 2004, le nombre de martinets ramoneurs a diminué de 95 % au pays. Si historiquement ces petits êtres, dont le vol rapide et changeant est facilement reconnaissable, nichaient dans les grands arbres creux, au fil du développement urbain, ils ont migré vers les longues cheminées de brique se dressant de village en village. Le martinet est devenu ramoneur plus de force que de gré. Les cheminées sont lentement devenues son nouveau sanctuaire, d’où son nom.


Il est facilement reconnaissable à son corps fuselé, véritable « oiseau cigare », à ses longues ailes étroites en forme de boomerang et à sa queue très courte.


Certains craignent que la présence d’un nid dans leur cheminée crée des problèmes. Pourtant, celle-ci n’est utilisée que par un seul couple, qui n’y construit qu’un très petit nid de la taille d’un quart de pamplemousse. Le nid n’occupe qu’une infime partie de l’ouverture.


Pour protéger le martinet ramoneur, le site QuébecOiseaux suggère de maintenir votre cheminée accessible et d’éviter d’y installer une gaine métallique. Il recommande aussi d’effectuer le ramonage ou tout travail entre septembre et mai pour éviter la période de nidation, de conserver les gros arbres creux et de limiter l’utilisation d’insecticides.


En Estrie, depuis 2017, l’équipe du Zoo de Granby a mené de nombreuses recherches, effectué du baguage et même construit des cheminées artificielles pour favoriser la conservation des martinets ramoneurs. Si ces oiseaux adoptent votre cheminée ou le creux de votre vieil arbre, prenez le temps de le signaler à l’équipe du Zoo.

OPINION | Pourquoi pas Lingwick ?

Je ne suis ni agent récréotouristique, ni courtier, ni promoteur immobilier. Je suis un citoyen qui aime sa municipalité. Je prends donc l’initiative de vous parler de Lingwick à titre de simple résident.


Certains de mes concitoyens n’aimeront peut-être pas mon article, car provoquer trop de rayonnement pour la municipalité pourrait perturber la quiétude et la vie paisible régnant sur notre territoire. Car c’est là que résident les plus beaux attraits de Canton Lingwick : la vie paisible, la quiétude et la nature.

De village gaulois à lieu prisé
De par sa situation géographique, Lingwick (étant situé en dehors des agglomérations principales du Haut-Saint-François) fait un peu office de village gaulois (désolé pour les générations qui n’ont jamais lu Astérix !)


Une petite communauté agricole, artisanale, riche en forêt et tissée serrée.
Mais n’ayez crainte, Lingwick n’est pas composée de maisons en bois et en chaume, protégée par des palissades et guidée spirituellement par des druides comme l’étaient les villages gaulois. (Il y a peut-être, cependant, encore des fantômes d’origine écossaise qui veillent sur le territoire qu’ils ont défriché, bûché et peuplé.) Lingwick est le paradis des grands espaces, des forêts et de l’agriculture innovatrice.
Lingwick possède une ferme biologique, maintes érablières, des plantations de sapins, des services de scierie, d’émondage et d’abattage d’arbres, un entrepreneur en puits artésiens, un maréchal-ferrant, des piscicultures, un golf, des pourvoyeurs de chasse et de pêche, une bibliothèque, un service de maintien à domicile, un journal communautaire, des professionnels en chiropratique et massothérapie, un centre agricole, des garages et j’en oublie certainement.


« Il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans ! », me direz-vous. J’en conviens, mais je parie que vous ne le saviez pas !
Lingwick dynamique
Pour ceux et celles qui désirent s’éloigner des grands centres, mais quand même conserver une vie sociale, soyez informés que l’AFEAS et la FADOQ ont leur section à Lingwick.


De plus, on ne peut pas passer sous silence les activités uniques de Lingwick. Les Vendredis soir du P’tit pub où fraternisent, à l’extérieur, dans le centre villageois, résidents et visiteurs dans une ambiance festive entourée de musique.


Et bien sûr, le Bike Stop, un événement annuel qui réunit (cette année le 12 juillet) entre 800 et 900 motocyclistes, venus de partout, qui font un arrêt au centre villageois, le temps d’un partage agrémenté du célèbre hot-dog de luxe.


Enfin, si vous aimez la pêche, la rivière aux saumons vous enchantera soit au parc du pont couvert McVetty-McKenzie ou au parc du Belvédère.

Marc Leduc est ingénieur à la retraite.

Lac Moffatt : début imminent des travaux

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Une quarantaine de terrains ont déjà été vendus, et la construction résidentielle débutera en cours d’année au Domaine du Lac Moffatt, un immense domaine encore pratiquement vierge de 1350 acres dans le Canton de Lingwick.


Situé sur la route 257 qui relie Lingwick à Scotstown, ce terrain exceptionnel qui borde le lac Moffat a été acheté l’an dernier par Dany Morency, promoteur immobilier de la région de Québec, pour la somme de 15 millions.


Pour encore quelque temps, M. Morency, 54 ans, vit seul dans le manoir presque bicentenaire du domaine parmi les chevreuils, les renards et les pygargues à tête blanche. Mais sa quiétude – et la leur – sera bientôt suspendue : 11 km de chemins doivent se tracer cette année et la machinerie lourde pour ce faire débarque le 20 avril.


Ses centaines de nouveaux voisins ne tarderont pas à arriver, selon lui. « On est à presque 50 lots de vendus, facilement. Et on a fait zéro publicité à date, » se réjouit-il lors d’une entrevue accordée sur place au Journal à la fin mars.


En tout, c’est 440 lots qui sont en vente, allant de 5000 m2 jusqu’à 20 acres de superficie.
M. Morency se dit conscient du joyau qu’il a entre les mains. Il s’engage à conserver le tiers ou environ 400 acres de la superficie totale du domaine et à intégrer, dans les actes de ventes notariés, une panoplie de règlements spécifiant ce qu’un acheteur peut et ne peut pas faire sur son terrain. (À titre d’exemple, seulement 20% de ceux-ci pourront être déboisés.) Il entend également effectuer une étroite surveillance post-chantier. « On va être là, épaulés par la Ville de Lingwick », assure-t-il.
Au chapitre de l’environnement, la protection du lac Moffat est selon lui « l’absolue priorité ».


À ce propos, M. Morency a fait appel à la firme de génie conseil EXP pour procéder à l’analyse complète du domaine. Il affirme que seuls 8% se qualifient comme zone humide, et que sur les terrains où ces zones se trouvent, les espaces de construction sont déjà préétablis, « donc tu n’as pas le droit de te bâtir là », dit-il.


Il mentionne également qu’il a choisi de suivre les ruisseaux pour tracer la limite entre deux terrains, ce qui a pour effet de créer une bande de protection de 7,5 mètres de chaque côté de ceux-ci. « L’eau coule d’une manière depuis des milliers d’année, si elle continue de couler de la même manière, sans qu’on modifie sa trajectoire, ou son débit, techniquement, le lac va rester beau. »


Il affirme également rencontrer chacun des acheteurs potentiels personnellement et les trier sur le volet. « J’ai besoin de gens conscients qui savent dans quoi ils s’embarquent », dit-il.


De son côté, la mairesse Caroline Poirier voit d’un bon œil l’arrivée du Domaine dans sa municipalité. À terme, le projet a le potentiel de doubler la population du Canton.

De la relève
« C’est une opportunité de développement pour la communauté de Lingwick, où il y a très peu d’options pour construire de nouvelles habitations. Tout est zoné vert », indique-t-elle. Elle ajoute que le projet offre l’occasion de renouveler la population locale, de la rajeunir, et d’assurer une relève pour les organismes communautaires.


« On voit ça positif que le développeur se soucie de l’environnement, ajoute-t-elle. On souhaite s’assurer que ce qui est dans les discours soit aussi dans les faits. »


Fait intéressant pour les résidents, le projet de M. Morency leur offrira bientôt un accès au lac Moffatt, autrefois entièrement privé. « C’est notre démonstration de bonne foi et de bon voisinage, avance-t-il. On a pris une entente avec la Ville pour céder un terrain au bord de l’eau.


Sur ce terrain-là il y a une petite plage, donc ça va être aux gens de Lingwick. »
Les Lingwickois pourront donc découvrir ce site enchanteur dès l’été 2027, une fois les chemins ouverts et la poussière retombée. « Je sais qu’ils sont impatients de venir me rencontrer, dit M. Morency, mais on est ici pour le reste de la vie. »

Lingwick

Réouverture prochaine du pont couvert à Lingwick

La nouvelle mairesse de Lingwick, Caroline Poirier. Photo : Carolyne Weldon

Le pont couvert McVetty-McKenzie à Lingwick sera bientôt réouvert. La nouvelle mairesse de Lingwick, Caroline Poirier, a affirmé en marge d’une journée de consultation publique, le 21 février dernier, que le pont devrait voir la reprise du passage piéton en cours d’année.


« À l’automne dernier, une nouvelle firme d’ingénieurs a émis une nouvelle expertise indiquant que le pont couvert était sécuritaire pour supporter la charge de 25 personnes sans attroupement, a indiqué la mairesse Poirier. On fait des démarches pour commencer les travaux cette année et réouvrir l’accès au pont en 2026. »

Véritable lieu d’ancrage, de fierté et d’histoire de la communauté de Lingwick, le pont couvert qui enjambe la rivière au Saumon sur la route 257 n’était plus accessible aux promeneurs depuis bientôt deux ans. À l’époque, l’état de la structure avait remis en cause l’assurabilité du pont, entraînant sa fermeture. On évoquait alors des travaux de réfection pouvant aller jusqu’à 1.6 millions $.

Pour sa part, la nouvelle firme retenue par la municipalité a émis un avis différent : étant donné la vocation du pont, qui n’est ni de supporter la charge de véhicules (le pont est fermé à la circulation automobile depuis 1979) ni le poids d’attroupements liés à des événements, une somme de 200 000 à 250 000 $ serait suffisante pour régler les problèmes les plus urgents et rendre le pont couvert entièrement sécuritaire.


« Il ne s’agit pas d’une remise à neuf », précise la mairesse, évoquant des réparations mineures au niveau des assises du pont et des clés de cisaillement. Les travaux seront rendus possibles grâce à une subvention du ministère de la Culture et des Communications du Québec, via le programme Entente en Patrimoine, qui a pris en considération le caractère patrimonial du pont.


Construit en 1893, le pont McVetty-McKenzie, le plus long et dit-on, « le plus beau » pont couvert de l’Estrie, est l’un des rares ouvrages de ce type (dit « Town Simple ») qui subsistent dans la province. Il est actuellement en cours de classement en tant que « bien patrimonial » par le ministère.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Chevaux

EN IMAGE | Les chevaux en vedette

Environ 150 personnes ont pris part à la troisième édition du Sleigh Ride au profit de la Société hippique percheronne du Québec le samedi 28 février dernier chez Pisciculture Gilbert, à Lingwick. Sur la photo : au fond à gauche, Guy Gilbert ; les chevaux Tom et Dexter, et le conducteur Marc Boulanger, tout à droite. Photo : Carolyne Weldon

Lingwick

Un nouvel intérêt pour les élections

Rangée du haut, à partir de la gauche: Catherine Bouffard, Stéphanie Bureau, Caroline Poirier, Elizabeth Bernatchez, Suzanne Jutras. Rangée du bas: Sylvio Bourque et Guy Lapointe.

Tous les matins de semaine, je m’installe au Café Collectif pour y prendre un café et jaser avec des amis et les clients qui passent. On parle de tout et de rien, dépendamment de la température, de la journée de la semaine ou encore de ce qui se passe dans nos municipalités.

Dernièrement ont eu lieu les élections, et nous avons profité de ces moments pour approfondir le sujet.
C’est la première fois que je m’y intéresse vraiment. Pourtant, c’est la deuxième fois, compte tenu de mon jeune âge, que j’ai l’occasion de voter. Pourquoi cet intérêt soudain ? Sans doute parce que je sens qu’un vent de changement souffle sur nos municipalités du Haut-Saint-François. On remarque la présence grandissante de jeunes et de femmes parmi les élus. Aussi, plusieurs postes n’étaient pas réellement en élection — plusieurs candidats ont été élus sans opposition — mais derrière cette apparente stabilité, on observe un profond renouveau au sein des conseils municipaux de la MRC du Haut-Saint-François.

Les conseils municipaux sont formés à près de 45 % de femmes. Que ce soit dans des postes de mairesses comme Nathalie Bresse (Ascot Corner), Daphné Raymond (Cookshire-Eaton), le retour de Johanne Delage (La Patrie), ou encore plusieurs conseillères comme Nancy Laliberté, Annie Guillemette, Josée Pérusse (Cookshire-Eaton), Elizabeth Bernatchez, Suzanne Jutras, Stéphanie Bureau et Catherine Bouffard (Lingwick).

La jeunesse s’est elle aussi levée et a décidé de prendre sa place. On peut penser à Mathieu Skelling, Demmi Dolbec (East Angus) ou Cédérick Ménard (Westbury).
Comme Sabrine Denault Lapointe, conseillère pour la Ville d’East Angus m’a mentionné « 42 nouveaux visages ont fait leur entrée sur les conseils municipaux, soit près de la moitié (42 sur 98 postes). C’est un signe fort que la population locale souhaite s’impliquer et apporter de nouvelles idées pour le développement de nos communautés. »

Et c’est peut-être ça, finalement, qui me rejoint le plus. Voir ces femmes et ces jeunes s’impliquer, faire entendre leur voix et contribuer activement à la vie municipale, ça rend la politique locale plus vivante, plus inspirante — et surtout plus près de moi. C’est ce qui me donne envie, à mon tour, de m’y intéresser davantage et de croire que chacun de nous peut avoir un impact, peu importe notre âge ou notre parcours.

Parce que la jeunesse, c’est elle qui porte l’avenir. Mais pour bâtir solidement, il faut aussi s’appuyer sur celles et ceux qui étaient là avant eux. Prenons l’exemple d’East Angus, où plusieurs jeunes font maintenant partie du conseil municipal. L’équilibre se crée grâce à la présence de figures d’expérience comme Antoni Dumont et Nicole Bernier (réélue), ainsi que Normand Graillon, ancien directeur général de la municipalité. Ces personnes d’expérience apportent une mémoire collective, une sagesse et un recul qu’on ne peut acquérir qu’avec le temps. Ensemble, jeunes et moins jeunes, ils traceront la voie d’un avenir solide pour nos municipalités.

J’espère que d’autres, comme moi, auront envie de s’y intéresser davantage, parce que chaque voix compte et que notre implication peut réellement faire une différence.

Bianka Gelé Dupuis
Directrice des ventes

Centre Agricole Expert ouvrira en mars sur la 108

Frédérick Ward et son fils Edouard étaient à l’Expo Cookshire le 15 août dernier en compagnie de leurs tracteurs verts Deutz-Fahr. Photo : Jean-Marc Brais

Les travaux de construction du futur Centre Agricole Expert sont entamés depuis le début du mois d’août sur la route 108, près de l’intersection de la 257, à Gould. L’inauguration des nouveaux locaux devrait se faire en mars 2026 dans un espace trois fois plus grand que l’actuel garage situé quelques kilomètres à l’ouest sur le chemin North Hill.

« Il n’y a pas une semaine où il y a pas quelqu’un qui dit : ‘On savait même pas qu’il y avait un garage de tracteurs!’ », relate Frédérick Ward, copropriétaire et président du Centre Agricole Expert. « On savait qu’il fallait faire le move. C’est juste que ça a pris du temps. »

Ça aura pris sept ans entre le moment où les pancartes annonçant le futur centre agricole furent installées et le début des travaux. Pour expliquer ce délai, M. Ward indique qu’il y a tout d’abord eu la COVID. Les montants des soumissions initiales ont grandement fluctué. « Tous les prix avaient explosé », se remémore-t-il. Ensuite, il y a eu le changement de vocation du lot. Le terrain aux abords de la route 108 étant zonés blanc, « on n’avait pas le droit d’avoir de vente de véhicules à moteur. Il a fallu faire changer le zonage. C’est pour ça que ç’a été long. »

Ces obstacles étant maintenant chose du passé, la construction avance à bon pas. La fin des travaux est prévue d’ici la fin de l’année, avec un transfert de l’entreprise durant les premiers mois de l’année 2026. Ce moment concordera avec le 20e anniversaire de fondation du Centre Agricole Expert.

Un marché inexploité

En 2006, « il y avait un manque de mécaniciens mobiles sur le chemin », se remémore Frédérick Ward. Les concessionnaires de tracteurs envoyaient leurs représentants avec le strict minimum d’outils sur la route. Si la machinerie avait un bris majeur, on la remorquait jusqu’au garage. C’est un inconvénient auquel a voulu remédier M. Ward. « Quand je suis parti à mon compte, j’avais une remorque en arrière du camion, puis j’avais tout : presse, soudeuse… Je faisais des grosses jobs sur le chemin. »

C’est en 2009 que Frédérick a débuté la vente de tracteurs neufs de marque Deutz-Fahr. N’empêche que « notre force, c’est la vente de pièces de toutes marques puis les réparations de toutes marques. Ça, tu verras jamais ça dans un concessionnaire agricole. Ils vont se concentrer sur leur propre marque. Ici dans la région, c’est un gros manque », fait remarquer M. Ward.

Vingt ans plus tard, il continue d’être près de sa clientèle. « La majorité du temps, c’est moi qui fais les calls de service sur le chemin. » Frédérick Ward est fier d’avoir bâti une entreprise familiale au sein de laquelle sa conjointe Nadia Vigneault et leurs deux fils s’impliquent. Le plus vieux, Edouard, vient d’ailleurs d’acquérir des parts. « Dans l’agriculture, je trouve que c’est plus important d’avoir le contact » de personne à personne, indique le père de famille.

Pour le Canton de Lingwick, il indique qu’il s’agit d’un « beau projet ». « Ça va amener des emplois de plus. En superficie, on triple par rapport au garage qu’on a présentement. »

Le Général Chanot succédera à la Ruée vers Gould

Karine Turcot et Alain Bastien, les propriétaires de l’ancien magasin général de Gould depuis maintenant un an. (Photo : Jean-Marc Brais)

Les automobilistes de la route 108 près de l’intersection 257 auront remarqué des changements à l’ancien magasin général qui a abrité La Ruée vers Gould ces 30 dernières années. Depuis maintenant un an, Karine Turcot et son conjoint Alain Bastien sont propriétaires de l’immeuble historique et projettent d’en faire un café-bistro d’inspiration victorienne, Le Général Chanot. 

Elle est artiste visuelle, lui, musicien. Ensemble, ils souhaitent transformer l’immeuble érigé en 1850 par James Ross et Marianne Browne « en un espace vivant, culturel et rassembleur ». « Nous comptons, pour débuter, servir viennoiseries, gâteaux, cafés et repas légers. Par la suite : gelato, bières, vins. » À terme, une épicerie fine de même qu’une salle de spectacles intimiste seront inaugurés.  

Vocation initiale 

« On aurait pu acheter ce bâtiment-là et le tourner en habitations, comme on le voit un peu partout. […] Ça aurait été plus simple pour nous de faire ça, honnêtement. Mais on a décidé de maintenir le côté service à la population », indique Karine Turcot, en faisant référence à la vocation première de magasin général des lieux. L’immeuble fête d’ailleurs ses 175 ans d’existence en 2025. 

Étant donné son âge avancé, l’ancien magasin général de Gould a besoin d’une nouvelle toiture. L’aménagement d’une salle frigorifiée pour l’été et d’une fournaise au bois pour l’hiver figurent également dans les plans. « Le monde aujourd’hui a de plus en plus besoin de beauté, de connaissances, de curiosité, d’ouverture et d’émerveillement. Je crois que ce bâtiment-là s’y prête totalement », confie Mme Turcot. 

Date à déterminer 

Et pourquoi le nom de Général Chanot? «  »Général » vient du fait que le bâtiment était à l’origine un magasin général. « Chanot » est le nom d’une famille de luthiers qui a vécu en France et en Angleterre pendant l’époque victorienne (l’époque où le bâtiment a été construit) », précise Karine Turcot. 

Le Général Chanot en est à terminer sa campagne de sociofinancement sur la plateforme La Ruche ce dimanche 10 août. Pour le moment, aucune date d’ouverture officielle n’a encore été annoncée.

Une transaction record pour le Domaine du lac Moffatt à Lingwick

Photo : Domaine du lac Moffatt

L’offre d’achat du Domaine du lac Moffatt dans le Canton de Lingwick a été acceptée à la fin juillet. Le site constitue « la plus grande propriété résidentielle unifamiliale jamais vendue au Québec », selon sa courtière immobilière Isabelle Perreault. Le promoteur du projet, Dany Morency, effectue des visites de terrains jusqu’à la mi-septembre. Un nombre de 189 d’entre eux ont déjà été réservés sur un total de 427. 

M. Morency se donne un horizon de cinq ans pour mener à bien les trois phases prévues du Domaine du lac Moffatt. Celui-ci a d’ailleurs mis en ligne ces dernières semaines le site Internet du projet, un groupe Facebook ainsi que des capsules vidéo expliquant les règlements de la future communauté. Il entrevoit un modèle de copropriété pour les résidents du Domaine. Ceux-ci pourront s’impliquer au sein d’un comité de gestion, qui régira les infrastructures communes. 

Enfin un accès au lac

Les installations du Domaine du lac Moffatt prévoient une clinique médicale, une garderie et une fermette. Des sentiers, une patinoire, trois parcs et des embarcations nautiques non-motorisées seront mises à la disposition des résidents du site. Certaines seront même accessibles à la population du Canton de Lingwick.  

C’était là une des inquiétudes qui émanait de la séance d’information du 28 mai dernier autour du projet : qu’en serait-il pour les citoyens de Lingwick? « Depuis la colonisation, cet endroit prisé des lords anglais n’a quasiment plus été accessible à la majorité des citoyens du canton », se désole Monique Théôret, dans la plus récente édition du journal Le Reflet.  

Une soixantaine de personnes avaient assisté à la séance d’information du 28 mai. Le maire Marcel Langlois avait alors bien fait comprendre que la municipalité ne voyait pas ce projet comme une menace, mais comme une opportunité. Le Domaine du lac Moffatt pourrait être « salvateur pour notre village, surtout considérant la malheureuse tendance observée au Québec et ailleurs : l’exode des villages », indique Danielle Leclerc. 

Le logo fait un rappel du manoir bicentenaire de 15 chambres qui est encore, pour le moment, la seule habitation du Domaine. 

Doubler la population

Avec une moyenne de 2,5 personnes par lot, le promoteur Dany Morency prévoit une population de 1000 personnes vivant au Domaine. Sur les 1350 acres du site, le tiers sera préservé sous forme de parc naturel et 80 % du couvert végétal sera conservé sur les terrains résidentiels. Sur les 427 lots disponibles, 203 sont destinés à des résidences, 83 à des jumelés et 141 à de la location à court terme de type Airbnb.  

Le Domaine du lac Moffatt était affiché le printemps dernier sous le nom du Domaine d’Ardintoul sur le site de Centris pour 15 M$. L’évaluation foncière 2025-2027 de la MRC évalue le site à 8 M$. La transaction qui a eu lieu en juillet « s’inscrit parmi les quatre transactions résidentielles les plus chères jamais enregistrées dans la province », indique la courtière Isabelle Perreault. « Il s’agit également de la transaction la plus importante de l’année en cours, ainsi que d’un record absolu pour la région de l’Estrie. » 

N0rth enregistre son sixième album au Town Hall de Gould

N0rth présente TownHall Session, un mini album de cinq pièces naviguant entre folk-blues intimiste et moments plus rock. L’opus a réuni dix musiciens estriens et québécois lors de résidences de création dans le Town Hall de Gould, dans le Canton de Lingwick.

Nouvellement installée à Bury, N0rth (Chloé Fortier de son vrai nom) s’est rapidement impliquée au Centre communautaire du Manège militaire et s’est laissé inspirer par sa région d’adoption. « Je chante du blues pour parler des histoires de ma région ou sortir mes émotions et les transformer en chanson. La nature est ma muse, la forêt, mon église », confie-t-elle.

Les compositions de l’album proviennent de la passion de l’artiste pour l’autoharpe et le banjo. Comme il s’agit d’une oeuvre collective, on retrouve aussi des notes de harpe celtique, de tuba et de clarinette. Sur la pièce Been There Done That, on entend le groupe Chiendent, qui compte parmi ses membres le Lingwickois Jonatan Audet. Celui-ci s’est aussi impliqué dans la production de l’album.

TownHall Session a été lancé devant public le 13 juin dernier lors du septième Cabaret de Bury au centre communautaire de la municipalité. L’album est disponible sur les plateformes numériques Bandcamp, Spotify, Apple Music et Amazon Music.

Un développement de 400 lots à Lingwick

Crédit photo : Isabelle Perreault – Courtier immobilier

Le Domaine d’Ardintoul, aux abords du lac Moffatt sur la route 257, est sur le point d’être acheté par le promoteur de Québec, Dany Morency. Celui-ci aimerait y réaliser un développement domiciliaire de 400 terrains, ce qui doublerait la population du Canton de Lingwick.

Le projet « vise à protéger 85 % de la superficie » qui totalise 514 hectares avec 6 km en bordure du lac Moffatt. Cet engagement « fait plus que combler les attentes de la municipalité », selon le procès-verbal de la séance extraordinaire du 24 février du canton. On y indique « qu’il est dans l’intérêt de la municipalité qu’un tel développement se réalise ».

Le Domaine d’Ardintoul est le plus gros lot du Canton de Lingwick. Il est toujours affiché à un prix de 15 M $ sur le site de Centris. Le terrain comprend un manoir bicentenaire qui était la propriété d’O Capital Investissements verts, dont le président, Othman Benjelloun, est domicilié au Maroc.

David Fournier est le nouveau DG de Lingwick

Crédit photo : chaine YouTube de la Ville de East Angus 

Après quatre mois sans direction générale, le Canton de Lingwick a trouvé une ressource en la personne de David Fournier. Ce dernier a occupé le poste de directeur général à la Ville de East Angus pendant dix ans avant d’être congédié le 20 janvier dernier. Il entrera en fonction au retour de la relâche.  

Questionné à savoir si les récents événements s’étant produits à East Angus avaient influencé son choix, le nouveau maire de Lingwick, Marcel Langlois, s’est contenté de répondre : « J’ai pris les informations que je devais prendre. Ça m’a satisfait. Nous [le conseil municipal] l’avons rencontré. Ça nous a satisfaits, alors nous avons décidé de l’embaucher. » 

La résolution pour l’embauche d’un directeur général et greffier-trésorier a été adoptée lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 24 février. Le budget 2025 du Canton a aussi été adopté au cours de la même soirée.  

« Il y a encore du retard à rattraper puisqu’il y a eu un très, très grand roulement de personnel ici », admet le maire Langlois. « À la direction générale et à l’administration, ç’a été un roulement catastrophique. Évidemment, on a encore des retards à rattraper, mais on le fait petit à petit. » 

L’élection partielle du 23 février a élu Stéphanie Bureau au poste de conseillère # 5. Sa nomination clôt un épisode trouble pour le Canton de Lingwick, alors que le maire Robert Gladu et trois conseillers avaient quitté leurs fonctions en novembre dernier. Entretemps, le maire Langlois et deux conseillers ont été élus par acclamation en janvier

Finie la tutelle, Lingwick de nouveau opérationnelle

Le conseil municipal du Canton de Lingwick depuis le 24 janvier. De gauche à droite : Sylvio Bourque, Elizabeth Bernatchez, Guy Lapointe, Catherine Bouffard, Marcel Langlois et Suzanne Jutras.

L’administration provisoire du Canton de Lingwick par la Commission municipale du Québec (CMQ) aura duré deux mois. Trois citoyens ont été élus par acclamation le 24 janvier, dont le nouveau maire Marcel Langlois. Catherine Bouffard et Sylvio Bourque ont respectivement remportés les postes de conseiller.ère # 6 et # 3.  

Depuis le départ de Robert Gladu et de trois conseillers le 11 novembre dernier, il manquait un.e élu.e au Canton de Lingwick pour avoir quorum et pouvoir continuer à fonctionner. C’est à ce moment que la CMQ avait pris le relais de l’administration. Ces événements avaient interrompu le processus de dépôt du budget de la municipalité, qui devra rattraper le retard dans certains dossiers. 

« Je suis contente. Au moins, on va pouvoir recommencer à avoir des réunions régulières. Ça va être plus facile de garder le fil », a partagé la conseillère # 4, Suzanne Jutras. 

C’est ce qu’indiquait également le nouveau maire Marcel Langlois qui compte reprendre le cours normal du conseil avec la séance prévue le 3 février. Celui-ci a déjà complété un mandat à la mairie de 2013 à 2017.  

Pour la nouvelle conseillère au poste 6, Catherine Bouffard, « c’est notre façon de contribuer au rétablissement de Lingwick. On a tous notre municipalité à cœur, puis il y a de la job à faire. » 

Même son de cloche du côté de son collègue nouvellement élu au poste 3, Sylvio Bourque : « j’ai confiance qu’on ait un bon conseil ». 

Les trois nouveaux élus ont été assermentés dès la fin du dévoilement des mises en candidature le vendredi 24 janvier. Stéphanie Bureau et Réjean Cloutier sont candidats pour le poste de conseiller.ère # 5, dont l’élection est prévue le 23 février. 

Le Canton de Lingwick est toujours à la recherche d’une direction générale. Le mandat de trouver une ressource est entre les mains de la Fédération québécoise des municipalités.  

Le maire Marcel Langlois reçoit les félicitations d’une résidente du Canton de Lingwick à la suite de son élection par acclamation.

Le maire et trois conseillers démissionnent à Lingwick

Une semaine après une séance de conseil municipal où 70 citoyens lui ont demandé sa démission, le maire Robert Gladu claque la porte du Canton de Lingwick. Trois conseillers lui emboitent le pas, soit Gaétan Roy, Martin Loubier et Sylvain Hamel.

Les membres restants du conseil – Guy Lapointe, Suzanne Jutras et Elizabeth Bernatchez – sont en attente des directives de la Commission municipale du Québec afin poursuivre la gestion de la municipalité.

Il s’agit d’un revirement de situation face à la position qu’avait prise Robert Gladu le 5 novembre dernier, alors qu’il martelait sa ferme intention de rester en poste. C’est ce lundi 11 novembre en après-midi que sa décision a finalement été rendue.

Lors de la séance du 5 novembre, le conseiller Martin Loubier avait, de son côté, fait part de son ras-le-bol à la fin de la réunion qui avait duré plus de deux heures. « J’en ai plein mes bottes. Avec des soirées comme à soir, ça passe moins bien. Je suis pas obligé, mais si vous voulez avoir des démissions, continuez de même, puis vous allez avoir des postes en masse. »

Ces quatre départs en bloc font suite aux cinq démissions de conseillers et aux trois de direction générale depuis le début de l’administration Gladu en 2021.

Le maire Gladu s’accroche au pouvoir à Lingwick 

Cinq démissions de conseillers municipaux et trois au poste de direction générale. Le Canton de Lingwick fait face à un haut roulement de son personnel depuis le début du mandat du maire Robert Gladu en 2021. Ce lundi 4 novembre, 70 citoyens s’étaient déplacés à la séance du conseil municipal pour réclamer son départ, que le principal intéressé a balayé du revers de la main. 

Dès l’ouverture de la séance, six citoyens ont pris la parole à tour de rôle pour exposer les dossiers jugés problématiques : le climat de travail, les finances, le pont couvert. L’ancien conseiller Jonatan Audet a déploré l’état des routes, sur lesquelles des travaux étaient envisagés. Or, lors de la dernière séance du conseil, « on a compris que les travaux prévus n’ont pas pu être faits parce qu’on a oublié la TECQ. 750 000 $! C’est plus que la moitié du budget total de la municipalité! », s’est-il indigné. 

Durant son mandat, l’ancienne mairesse Céline Gagné dit qu’elle surveillait de près les finances du canton. Elle avait l’habitude d’en faire un résumé qu’elle partageait avec la population dans le journal communautaire Le Reflet. Lorsqu’elle a voulu prendre connaissance du rapport financier consolidé 2023 de la municipalité, le maire Gladu lui a fait parvenir un lien web imprimé de 75 caractères non-cliquable. Malgré cette embûche, son analyse de la situation financière de Lingwick lui fait dire que « ça n’a plus de sens. Ça ne peut pas continuer à augmenter, les frais. » 

Caroline Poirier de la Ferme Croque-Saisons a résumé la position de l’assemblée en interpellant directement Robert Gladu. « Ça pourrait pas être pire. Votre passage à la mairie est cataclysmique. La tâche sera colossale pour relever la situation financière, humaine, communautaire. […] On ne peut pas se permettre une année de plus. » 

70 personnes se sont présentées à la salle du conseil municipal de Lingwick pour demander la démission du maire Gladu.

Des méthodes différentes 

Robert Gladu disait s’attendre qu’en passant d’une grande ville à « un petit village, ça pouvait amener des situations pas mal différentes. […] De me faire dire que le climat est toxique icitte, non. » 

Le maire de Lingwick s’est alors lancé dans un monologue de 30 minutes dans lequel il a accusé un ancien conseiller d’avoir « des intérêts pécuniers dans des terrains » et insinué qu’un citoyen pourrait avoir des ennuis s’il était amené devant la Commission municipale du Québec. Chacune de ces accusations était accompagnée des huées de l’assistance.  

Après que Robert Gladu ait confirmé ne pas avoir l’intention de démissionner, la conseillère Elizabeth Bernatchez a proposé une résolution visant à limiter les interactions entre le maire et la future directrice générale « à une rencontre quotidienne de 15 minutes » et d’interdire celles avec les autres employés municipaux.  

Des policiers ont été présents lors de deux séances du conseil municipal de Lingwick cette année, dont celle extraordinaire du 13 mai qui avait été ajournée devant le refus du maire Gladu de fournir les grandes lignes d’une nouvelle politique d’aide financière et de soutien aux organismes à but non lucratif du territoire.  

Avant son arrivée à Lingwick, Robert Gladu a été conseiller municipal à Longueuil de 2001 à 2013. 

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