Rodéo de Cookshire : trois jours de spectacles au terrain de l’Expo

Un cavalier participe à l’épreuve de monte de cheval sauvage avec selle au Rodéo de Cookshire en 2025. Photo : Justine Taschereau/Production Thibault.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Le Rodéo de Cookshire revient au terrain de l’exposition agricole de Cookshire les 17, 18 et 19 juillet prochains. Pour sa troisième édition, l’événement festif à saveur « country » mettra en vedette les épreuves classiques de monte d’un cheval sauvage ou d’un taureau, mais aussi d’autres disciplines qui gagnent de plus en plus d’adeptes ces dernières années, comme la capture du bouvillon au lasso seul ou en équipe (« roping » ou « team roping »), et l’épreuve chronométrée de tri de bétail (« cattle sorting »).


En parallèles des compétitions, il y aura des jeux gonflables, des dizaines d’exposants et de la danse « country » les soirs jusqu’à tard. Il est possible de camper sur place.

Un site enchanteur
Produit en collaboration avec Bucking Ranch Rodeo Co. et la Northern Rodeo Cowboys Association, le Rodéo de Cookshire est la vision de Karl Thibault, un vrai cowboy des Cantons de l’Est qui est « tombé en amour » avec le terrain de l’exposition agricole de Cookshire.


« Ma sœur habite à Cookshire, a-t-il expliqué en entrevue. Quand j’ai vu le terrain, j’ai dit, “on fait de quoi là”. C’est vraiment un beau spot ».


L’année dernière, 6000 visiteurs ont participé à l’événement. Cet été, M. Thibault a fait installer une estrade de plus, car il en attend encore davantage.

Cowboys de père en fils
Karl Thibault est tombé dedans quand il était petit. Sa famille organisait le Festival des cowboys de Bromptonville et il a commencé à monter des chevaux sauvages à 14 ans.

Un cavalier monte un taureau au Rodéo de Cookshire en 2025. Photo : Production Thibault


Il y a quelques années, il a acquis un troupeau de ces chevaux dans l’Ouest canadien, dont six avaient la génétique du Calgary Stampede. Son troupeau, qu’il élève à Stoke, est maintenant passé à 25 têtes. M. Thibault loue ces chevaux sauvages à sept rodéos différents à travers le Québec. Ce sont ces mêmes chevaux qui seront du spectacle à Cookshire.


Depuis une décennie, Karl se spécialise dans l’épreuve de capture du bouvillon au lasso en équipe (« team roping »), discipline qu’il pratique maintenant en duo avec son fils de 14 ans, lui aussi cowboy en herbes.

Redonner à la communauté
Le directeur du Rodéo a effectué à son compte différentes améliorations du site l’an dernier. Il a fait installer des poteaux de téléphone neufs de 40 pieds, modernisé l’éclairage et érigé une clôture de bois neuve de 300 pieds en face de l’estrade principale. « C’est pour mes événements, mais pour redonner à la communauté de l’Expo, aussi », souligne-t-il. Pour soutenir la relève, il a fait don de 4 000 $ au club 4H de Sawyerville en 2025, soit 1 $ par bracelet d’entrée vendu. Il s’engage à refaire la même chose cette année.

Nouveau système de « paiement à l’usage » pour les fosses septiques

La municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François a mis en place ce qu’elle décrit comme un nouveau système de taxation « plus équitable » pour l’inspection et le nettoyage des fosses septiques.


Le modèle « utilisateur-payeur » s’applique à tous les systèmes résidentiels de gestion des eaux usées. Un montant de 22,33 $ par fosse figure sur le compte de taxe de chaque propriétaire. Ce montant sert à couvrir les frais administratifs et les coûts liés à la mesure des fosses septiques. Les frais de vidange des fosses ne seront facturés que lorsque ce service sera fourni.

Systèmes conventionnels
Seules les fosses septiques conventionnelles équipées d’un champ d’épuration feront l’objet d’une mesure. Les propriétaires qui entretiennent correctement leur installation et dont les fosses nécessitent des vidanges moins fréquentes pourront réduire leurs coûts.


Le nouveau système supprime l’ancien système de paiement à « répartition uniforme », qui obligeait tous les propriétaires à partager à parts égales le coût de l’ensemble des vidanges annuelles des fosses septiques de la région, quelle que soit leur consommation individuelle.


Les installations qui ont été vidangées l’année précédente ne feront pas l’objet d’une mesure.


Les inspecteurs mesurent les niveaux de boues et d’écume des fosses septiques d’avril à novembre. Les fosses ne seront vidangées que si le niveau de boues atteint 30 cm ou plus, ou si la couche d’écume atteint 12 cm ou plus. Le calendrier des mesures est disponible sur le site web de la MRC, à l’adresse mrchsf.com.


Lorsqu’une mesure indique qu’une fosse septique est prête à être vidangée, ou à la demande du propriétaire, un entrepreneur spécialisé est envoyé au domicile concerné. L’entrepreneur facture la MRC, qui transmet la facture à la municipalité. Celle-ci facture ensuite le propriétaire.


Ce système garantit que seules les fosses septiques pleines seront vidangées et réduit par le fait même l’utilisation des camions. Cette pratique contribuera à réduire l’empreinte carbone des opérations de vidange pour l’ensemble de la MRC.
Pour 2026, le coût est de 251,97 $ par vidange (taxes comprises), quels que soient le type ou la capacité de la fosse.

Réservoirs étanches
Les réservoirs plus modernes, entièrement étanches, destinés à retenir les eaux usées sans champ d’épuration, sont totalement exclus du régime municipal de mesure et de vidange de la MRC. Il incombe donc aux propriétaires de surveiller le niveau de leur installation. Pour bénéficier du tarif préférentiel, ils doivent contacter la MRC lorsqu’une vidange est nécessaire. Comme ces réservoirs ne disposent pas de champs d’épuration pour évacuer et absorber les débordements, il est important que les propriétaires surveillent régulièrement leur installation. Dans certains cas, ils peuvent être amenés à le vérifier quotidiennement afin d’éviter tout refoulement d’eaux usées non traitées dans la maison.

Préparation à la mesure ou à la vidange
Avant toute mesure ou vidange prévue, tous les propriétaires doivent s’assurer que l’accès à la fosse septique est libre et dégagé. Les couvercles doivent pouvoir être ouverts sans difficulté par une seule personne. S’ils sont trop lourds pour une seule personne, le propriétaire doit les ouvrir à l’avance. Le camion de vidange doit pouvoir accéder à moins de 200 pieds de la fosse septique.

Tricoter un peu de réconfort pour les enfants en zone de guerre

Les tricoteuses de Saint-Malo. photo Carolyne Weldon.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
À Saint-Malo, un groupe de grand-mères aux doigts de fée fait face au départ de deux jeunes soldats de leur communauté pour la Lettonie en se rassemblant pour tricoter des petites poupées qui seront distribuées à des enfants en zone de guerre.


De fil en aiguille, la réalité des conflits armés mondiaux s’est invitée dans la vie paisible de Marjolaine Beaudoin et de Micheline Robert, deux résidentes de Saint-Malo.


Leurs petits-enfants Sandrine (24 ans) et Antony (18 ans), tous deux basés à Valcartier, ont été déployés en Lettonie ce printemps pour participer à l’opération REASSURANCE, qui contribue « aux mesures de dissuasion et de défense de l’OTAN en Europe centrale et en Europe de l’Est », selon le gouvernement canadien.

Des poupées «Izzy» tricotées à Saint-Malo. photo Carolyne Weldon.


Plus  de 2 000 membres des Forces armées canadiennes sont aujourd’hui­­­ positionnés en Lettonie, tout petit pays frontalier de la Russie. C’est le plus important déploiement militaire canadien à l’étranger à l’heure actuelle.


En solidarité avec Sandrine et Antony, mais aussi pour contrer l’isolement, Marjolaine Beaudoin, présidente du Club Fadoq St-Malo, a mis sur pied un groupe de tricot inspiré d’une riche tradition militaire canadienne : les poupées « Izzy ».

Une tradition canadienne
Les poupées dites « Izzy » sont des petits personnages tricotés ou crochetés à la main qui sont offertes par les Forces armées canadiennes aux enfants en zone de conflit ou de désastre.


Les poupées, qui peuvent prendre n’importe quelle apparence, ont toutes une chose en commun : une taille maximale de six pouces, qui leur permet d’être transportées dans la poche d’un uniforme.


La tradition provient du caporal Mark « Izzy » Isfield, qui distribuait ces poupées, alors tricotées par sa mère Carol, lors de ses missions de maintien de la paix en Croatie.


Après sa mort dans l’explosion d’une mine, en 1994, sa mère a continué à tricoter les poupées pendant plus d’une décennie. Son unité a donné le nom « Izzy » à ces petits jouets réconfortants et a poursuivi la mission du caporal en les distribuant. Aujourd’hui, au Québec et partout au Canada, des bénévoles comme le groupe de Saint-
Malo continuent de tricoter des poupées pour perpétuer cet héritage.

« Imagine que tu n’as plus rien »
« Ça donne des frissons, dit Jocelyne Ouellet, l’une des tricoteuses. Imagine un enfant qui a vu ses parents se faire massacrer, qui n’a plus rien, qui ne parle pas la même langue. Et on arrive avec une poupée pour eux. Un cadeau. Chaque petit bonhomme est rempli d’amour, dit-elle avec émotion. Chaque maille est remplie d’amour. »


Les tricoteuses de Saint-Malo font relâche pour l’été, mais doivent reprendre leurs rencontres à l’automne. Marjolaine Beaudoin maintient que le groupe est ouvert à toute personne « qui sait même juste un peu tricoter, malgré que cette personne ne soit pas membre du Club Fadoq Saint-Malo. C’est avant tout un projet humanitaire », souligne-t-elle.

Des jeunes de la Polyvalente reconnus pour leur bénévolat

par Renée-Claude Leroux
Comme chaque année, dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, des élèves de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent sont reconnus par l’école et les partenaires du milieu pour leurs actions bénévoles en contexte scolaire ou dans la communauté.


Cette année, ce sont 88 élèves qui ont été invités au gala des étoiles organisé par le comité Cité-École et ses partenaires (le Centre d’Action bénévole du Haut-Saint-François, le Carrefour jeunesse-emploi du HSF et la SADC, ainsi que le CIUSSS-CHUS, Multus et Actimaje).

Les jeunes bénévoles ont été reconnus pour leur participation à différents comités (Enviro-Cité, le Parlement de la Cité, le Conseil d’établissement), leur participation à l’organisation d’une activité dans l’école, comme la collecte de sang, les cuistots, la radio étudiante, pour leurs actions auprès des personnes âgées du CHSLD, ou pour leur implication dans la communauté (loisirs, activités municipales, maisons des jeunes, Fondation du CHUS, etc.)


Le comité Cité-École se fait un devoir de souligner tous ces beaux gestes qui contribuent à améliorer la qualité de vie de tous et chacun. Les parents, les membres du personnel de l’école, les municipalités et les organismes du milieu ont été invités à présenter des candidatures de jeunes tous plus inspirants les uns que les autres.

Lors de cet événement, les élèves ont reçu un certificat et un crayon du Centre d’Action bénévole du Haut-Saint-François en reconnaissance de leur beau geste.


Tous les élèves ont ensuite signé une bannière aux couleurs du thème de la Semaine de l’action bénévole, qui a été installée dans l’auditorium pour que chacun se souvienne de ces jeunes engagés. Une belle façon de former les futurs citoyens de demain. Félicitations à tous nos jeunes bénévoles !
« Nous, on s’implique dans la collecte de sang par plaisir, mais c’est toujours le fun que les gens remarquent ce qu’on fait. » Sandrine.


« C’est important de reconnaître les jeunes qui s’impliquent. » Océanne.
« Je m’implique pour que l’adaptation scolaire sorte de l’ombre à l’école, mais aussi parce que j’aime rencontrer les gens et leur faire plaisir. C’est important de récompenser les jeunes qui font un bon travail bénévole pour les encourager à poursuivre dans le futur. » Emrick.

Renée-Claude Leroux est organisatrice communautaire.

Un trek d’orientation 100 % féminin au Maroc

Anabel Côté et Annie Couture prendront part à la 8e édition du Rose Trip Maroc à partir du 22 octobre prochain. Photo Eternelles Maroc, gracieuseté

Annie Couture et Anabel Côté sont deux amies d’enfance « unies par le cœur, la simplicité et le plaisir d’avancer ensemble », comme elles se plaisent à le dire. Avancer ensemble même quand la vie bouscule tout lors du décès du fils de l’une d’elles. « Ça nous a rappelé à quel point la vie est précieuse, fragile et qu’elle mérite d’être vécue à 100 %, maintenant, sans remettre à plus tard », expliquent-elles.

Ce tragique événement, jumelé à l’arrivée de la quarantaine, au grand désir de se remettre en forme, de se recentrer et de se choisir, verra naître l’équipe des Étern’elles (#290) qui s’est inscrite au Rose Trip Maroc 2026. « Notre amitié est solide, vraie, intemporelle. Nous sommes des amies pour la vie. Nous croyons que les liens sincères donnent la force d’aller plus loin qu’on ne l’aurait jamais cru possible », ajoutent-elles.

Marcher pour la cause
Au-delà du défi sportif, le Rose Trip Maroc est un avant tout un trek solidaire. « Derrière chaque pas dans le désert il y a une intention claire, soit celle d’amasser des fonds pour la Fondation Ruban Rose Québec afin de soutenir la lutte contre le cancer du sein. Cette cause résonne profondément en nous et donne un sens encore plus grand à chaque effort, chaque entraînement, chaque kilomètre parcouru », précisent les deux femmes.  


Au programme, une semaine de trek dans le désert du Maroc, sous le soleil, dans le sable et la chaleur. Ce ne sont certainement pas les défis qui manqueront tant au niveau physique que psychologique pour ces deux amies.


Les Étern’elles se sont inscrites dans la catégorie Open, véritable défi d’orientation, où les participantes devront parcourir de 15 à 19 kilomètres par jour. C’est munies d’une boussole, d’une carte, d’un rapporteur topographique et d’une bonne paire de chaussures de randonnée que Les Etern’elles fouleront les grands espaces désertiques et sauvages du Maroc.


La préparation
Avant de quitter le pays pour se rendre à Casablanca puis dans la région de Merzouga, en octobre prochain, les filles s’entraînent à raison de 10 km de marche à travers les rues d’East Angus.
Cet été, afin de se préparer davantage à cette grande aventure, elles cibleront des journées chaudes pour aller faire de la randonnée pédestre dans la région, et ainsi augmenter leurs randonnées à 3 fois
10 km par semaine. Elles suivront également une formation sur l’orientation, l’utilisation d’une boussole, d’une carte etc. « Le but est de faire le trajet en moins de km possible d’où l’importance de cette formation, donnée par d’anciennes participantes au Rose Trip », indique Annie Couture.
Pour financer les coûts liés à leur inscription, Les Étern’elles se sont créé un projet GoFundMe (financement participatif) et organiseront différentes activités au courant de l’été. Notons d’ailleurs un souper spaghettis le 30 mai prochain à Ascot Corner. L’argent supplémentaire amassé sera remis à la cause du ruban rose.


« La famille et les amis nous encouragent. Je trouve que ce sont de belles valeurs à transmettre à nos enfants », conclut Annie Couture.

Fermeture de la cour d’East Angus

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Les jours de la cour municipale d’East Angus sont comptés. Cette dernière, située au 200, rue St-Jean Est, doit bientôt être « mutualisée » ou fusionnée avec la cour municipale de la MRC du Val St-François, à Windsor.


La date exacte de cette fermeture n’est pas connue. La municipalité d’East Angus attend un décret du gouvernement provincial pour officialiser la mutualisation, auquel moment la cour fermera définitivement ses portes.

Cette fermeture se trame depuis un moment déjà. En entrevue avec ce journal en décembre dernier, le nouveau maire d’East Angus Guillaume Landry a laissé entendre que la municipalité allait perdre sa cour. « C’est un service que l’on n’aura plus », avait-il affirmé à l’époque.


Consulté au téléphone en début de semaine dernière, le maire Landry a confirmé la nouvelle et rappelé que la décision de mutualiser les deux cours avec un seul point de service localisé à Windsor précédait son élection à la mairie.


Selon ce dernier, c’est au Conseil de la MRC, où siègent les maires et mairesses des 14 municipalités locales, que la décision avait été prise, en l’absence de la mairesse de l’époque, Lyne Boulanger ainsi que du préfet, Robert G. Roy, lui-même anciennement maire d’East Angus, tous deux exclus de la table des discussions en raison de possibles conflits d’intérêt.

Si M. Landry affirme que la mutualisation peut entraîner des économies, il est conscient que le transfert des activités de la cour à Windsor aura des impacts réels sur les citoyens de la MRC.


« Un citoyen de Chartierville qui reçoit une contravention, c’est possible qu’il décide de ne pas aller la contester parce que c’est trop loin », a-t-il admis, ajoutant que cela représenterait également un défi pour certains policiers, désormais forcés de faire « 2h aller-retour » pour témoigner en cour. « On n’a pas pensé jusque-là », a-t-il avancé à propos de cette nouvelle perte de services pour la région.
Le maire Landry a ajouté qu’il espère qu’il pourra y avoir des « points de services satellites » pour effectuer des paiements, à East Angus et ailleurs dans la MRC.


Rappelons que la compétence de la cour municipale d’East Angus s’étend à l’ensemble des municipalités de la MRC du Haut-Saint-François. Celle-ci entend notamment les dossiers d’infractions concernant le stationnement et la circulation, le zonage, la salubrité, les animaux, et les constats émis par la Sûreté du Québec relativement à la sécurité routière.

EN BREF | Surveillance de la GRC à la frontière

Affiche de la GRC visible sur la route 253 à Saint-Isidore-de-Clifton. Photo: Sylvain Dodier 

par Sylvain Dodier 

Depuis quelques mois, la population est invitée à collaborer avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour signaler toute situation suspecte le long des quelque 40 km de frontière que la région du Haut-Saint-François partage avec l’État du New Hampshire. 

Cette frontière forestière se présente comme une clairière d’environ six mètres de largeur, entretenue pour marquer la limite entre les deux pays.  

Des hélicoptères survolent régulièrement la région, dont les imposants Black Hawk. Comme l’expliquait en janvier 2025 dans La Presse le sergent Charles Poirier : « Ils sont imposants, ils ont une allure militaire… ils vont voler parfois très bas et ils font du bruit. » 

Contactée par notre journal, la GRC indique avoir reçu quelques appels en provenance de l’Estrie ayant mené à des interventions et des arrestations, mais ne pas disposer de données spécifiques pour le Haut-Saint-François.  

Bien que la GRC ne divulgue pas la fréquence des opérations de surveillance, la gendarme Marie-Pierre Guertin précise que, dans l’objectif de sécuriser la frontière, une surveillance quotidienne est effectuée par des patrouilles terrestres et des survols d’hélicoptères, dont les Black Hawk.  

Leurs vrombissements s’imposent désormais dans le paysage sonore du Haut-Saint-François.  

Pour signaler une situation suspecte, composer le 514 939-8300.

EN BREF | Manifestation pour la survie du service d’obstétrique à Lac Mégantic 

Photo : Loïc Giguère

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Une centaine de personnes ont pris part le vendredi 13 mars à une manifestation pour réclamer la réouverture du service d’obstétrique de l’Hôpital du Lac Mégantic, fermé depuis des mois en raison d’une pénurie d’infirmières.  

Cette mobilisation citoyenne visait à attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de prendre les actions nécessaires pour assurer la survie du service d’obstétrique de cette municipalité, qui fait face à des fermetures récurrentes. 

Le Centre hospitalier du Granit dessert toute la zone plus à l’est de notre MRC, soit les municipalités de Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie.  

Son service d’obstétrique demeure fermé depuis octobre dernier en raison d’un manque criant d’infirmières cliniciennes formées pour les accouchements, ce qui force les femmes de la région à donner naissance à Fleurimont. 

Près de 1100 personnes ont signé la pétition demandant la réouverture de ce service à l’Hôpital de Lac Mégantic. 

La version complète de cet article est à venir. 

Augmentation majeure de la valeur des propriétés

Une augmentation importante de la valeur des propriétés du Haut-Saint-François affectent maintenant nos taxes municipales, avec des hausses de plus de 50 % dans certains cas.


Le nouveau rôle d’évaluation de la municipalité régionale de comté (MRC) pour 2026-2028 se base sur les valeurs du marché au 1er juillet 2024, qui étaient en moyenne 40 % plus hautes que celles du dernier rôle triennal.

La Ville de Cookshire-Eaton a noté dans un récent avis public que « La valeur totale du parc immobilier de la Ville passe de 732 652 100 $ en 2025 à 1 023 903 900 $ en 2026, soit une augmentation de près de 40 %. »


Pour éviter une augmentation similaire des taxes foncières de ses résidents, la Ville a baissé son taux de taxation pour qu’en moyenne, une propriété moyenne reçoive une facture de seulement 45,13 $ de plus qu’en 2025.


La municipalité de Weedon a pris une approche semblable. Seulement ceux qui ont constaté une augmentation de plus de 40 % de la valeur de leur propriété recevront une facture plus élevée.
Plusieurs propriétaires de Saint-Isidore-de-Clifton et Newport, par exemple, n’ont pas eu cette même chance.


Selon un reportage en ligne de Radio-Canada, le résident Claude Desautels de Saint-Isidore a reçu une augmentation de 58 % de ses taxes municipales.


La valeur foncière de la municipalité, autrement dit la valeur totale de toutes les propriétés, a augmenté d’un peu plus de 42 %, selon le reportage.


Mais l’article mentionne aussi une baisse dans la facture reçue par une autre résidente, Carolane Tremblay et sa ferme CaJoler.


Sa situation est semblable à la mienne, pour ma propriété à Newport. Grâce à une baisse d’environ 300 $ des frais pour la gestion des matériaux résiduels, incluant ma fosse septique, ma facture pour les taxes municipales a légèrement diminué en 2026.


D’autres à Newport sont moins chanceux, avec des augmentions semblables à celle de Claude Desautels à Saint-Isidore.


Le taux de taxation général à Newport a augmenté de 0,1555 $ par 100 $ de valeur pour atteindre 0,1930 $.

Traducteur : une espèce en voie d’extinction? 

« Peux-tu me taper ça en français? », m’a déjà lancé un client en me remettant un texte en anglais. Voilà qui résume bien une perception généralisée sur le processus de traduction. Il suffirait de chercher les mots anglais dans un dictionnaire bilingue, puis de les remplacer par les mots français, et le tour est joué!


Or, le processus de traduction exige tellement plus que cette simple opération. Il s’agit de rendre le message véhiculé en anglais d’une façon qui traduit la façon de s’exprimer et la réalité du public cible. Chaque langue voit la vie d’une certaine façon, a son propre éclairage. Comme le français usuel de la France n’est pas le même que celui de la Martinique ou du Québec, il faut aussi adapter le texte au public cible.


La traduction étant considérée comme un métier « d’avenir » pendant mes études, j’ai opté pour cette voie qui faisait appel à mes talents naturels pour l’apprentissage des langues. J’ai débuté ma carrière à Toronto, où les emplois dans le domaine étaient légion.


En devenant pigiste en 1995, j’ai enfin accédé à la liberté de pensée et mouvement dont je rêvais, et j’ai du même coup goûté à l’insécurité de ce mode de vie. Heureusement, ça n’a pas duré longtemps grâce à des contacts rencontrés au fil des ans, ainsi que la Loi sur les services en français de l’Ontario, qui « garantit le droit de recevoir des services gouvernementaux en français dans des régions désignées ».
Au tournant du millénaire, des nuages sont venus assombrir ce ciel radieux et annoncer la fin des années de vaches grasses. La mondialisation s’est montré le bout du nez, et de nombreux clients ont pris la poudre d’escampette, profitant des tarifs réduits de compétiteurs à l’autre bout du monde. Les traducteurs ne pouvaient tout simplement pas « accoter » la concurrence.


Je me suis résignée à travailler dans un immense jardin – aux champs, comme dans le temps! – pour nourrir ma famille. Cette expérience d’apprentissage a duré quelques mois, avant que les clients ne reviennent en courant, insatisfaits des traductions à rabais non adaptées à la francophonie canadienne.
La mondialisation a eu pour effet d’ébranler les fondations de la profession et de dévaluer nos compétences, si bien que le salaire des traducteurs n’a pratiquement pas augmenté depuis 30 ans. À titre de comparaison, les corps de métier du milieu de la construction gagnent grosso modo deux fois mon salaire.


De nos jours, l’intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans notre société. En traduction, elle a encore bien du chemin à faire. N’empêche que l’IA est utilisée couramment par les générations actuelles de traducteurs, et le résultat est loin de me convaincre. Je peine à reconnaître notre langue française et je rage à la vue des erreurs flagrantes qu’elle génère.
Je travaille à l’ancienne parce j’aime construire des phrases, utiliser les mots justes et adapter le discours au public cible. Je suis un dinosaure et je l’assume.

Josée Boily est traductrice, résidente du Haut-Saint-François et collabore aussi avec le Journal en tant que journaliste.

Les aurores boréales encore plus visibles chez nous

Des aurores boréales nous ont rendu visite la semaine dernière, captées en photo par plusieurs enthousiastes de La Patrie, Saint-Isidore-de-Clifton, et ailleurs. Ce phénomène spectaculaire du ciel nocturne de l’hémisphère Nord est encore plus perceptible chez nous dans le Haut-Saint-François, lorsqu’il se rend jusqu’ici, grâce à la Réserve internationale du ciel étoilé du Mont-Mégantic.


« Poursuivant les différents efforts à travers le monde pour lutter contre la pollution lumineuse et protéger l’intégrité nocturne, la région entourant le mont Mégantic est devenue en 2007 la toute première Réserve internationale de ciel étoilé certifiée par la DarkSky International, » selon le site Web de la Réserve du Mont-Mégantic.

Cette Réserve de 5300 km2 inclut notre région et s’étend aussi loin que Sherbrooke, la plus grande ville certifiée. Sa vocation est de protéger la noirceur du ciel en suivant quatre consignes : l’orientation des lumières extérieures vers le sol, en couleur ambrée et chaude, en intensité réduite et pendant une période limitée et contrôlée.


Photo : Alexandra Lombardi, La Patrie.

Greffière et mairesse 8 déc, SS

Griefs à Cookshire-Eaton: Audience du tribunal reportée 

La séance ordinaire du conseil municipal du 8 décembre dernier. Photo : Scott Stevenson

Par Rachel Garber

De nouveaux développements dans l’affaire en cours concernant les griefs à la Ville de Cookshire-Eaton ont entraîné le report de l’audience prévue le 16 décembre devant le Tribunal administratif du travail, et la possibilité d’un règlement à l’amiable. 

En août dernier, une plainte a été déposée contre Jean-Charles Bellemare, jusqu’à récemment directeur général par intérim de Cookshire-Eaton, par l’employée Anick Fredette. 

Selon des documents obtenus par le journal Le Haut-Saint-François auprès du Tribunal, l’avocat de M. Bellemare, Me Olivier Séguin, a demandé le report de l’audience, ce que la Ville de Cookshire-Eaton et les plaignants ont accepté. 

Aucune nouvelle date n’a été fixée, mais le juge chargé de l’affaire a demandé à la Ville et aux plaignants de lui faire un retour au plus tard le 19 décembre « afin de l’informer des possibilités de règlement hors cour du litige ». 

Le 16 décembre, le Tribunal a également reçu un avis de Me Martin Brunet indiquant qu’il ne représenterait plus la Ville de Cookshire-Eaton dans cette affaire. 

Céleste

Un temps des Fêtes mérité !

Céleste glisse à East Angus, vers la joie du temps de Fêtes. Photo : BIANKA GELÉ DUPUIS.

Sapin

Un vrai hiver…

Le résident de Lennoxville, James Smith, récolte son arbre de Noël chez un ami à Newport. Photo : Scott Stevenson.

11 comtés, SS

Microbrasserie les 11 comtés : Une contre-offre acceptée ; un deuxième groupe dans les coulisses

Une nouvelle entreprise à venir, en restauration, microbrasserie…? Photo: Scott Stevenson

Le conseil municipal de Cookshire-Eaton négocie actuellement la vente de la microbrasserie 11 comtés, selon la mairesse Daphné Raymond lors de la réunion publique du conseil du 8 décembre.


Un restaurateur de la région de Sherbrooke a fait l’offre pour la propriété située juste à l’ouest du centre-ville de Cookshire, sur la route 108. Le conseil municipal de Cookshire-Eaton a répondu par une contre-offre, et cette dernière a été acceptée, a indiqué Mme Raymond.


La Ville avait garanti l’hypothèque de l’ancienne entreprise, ce qui la rendait désormais responsable des paiements de dettes.


L’acheteur pourrait souhaiter à continuer de fabriquer de la bière en plus d’offrir des services de restauration.
« C’est une bonne nouvelle », de dire la mairesse. « On est content que ça reste ici, pour l’économie, les emplois. »


Les 11 comtés ont cessé leurs activités le mois dernier en raison d’une baisse pluriannuelle de ses ventes commerciales.

Deuxième groupe
Cependant, les responsables municipaux n’ont pas voulu discuter des détails de l’entente de vente, indiquant qu’il n’est peut-être pas final.


La mairesse a fait allusion à une seconde offre, et un membre d’une famille d’acériculteurs de Bury, Daniel Cosman, nous a confirmé qu’il aurait été intéressé.


« C’est le bâtiment parfait pour embouteiller le sirop d’érable », a-t-il déclaré par téléphone dimanche.
M. Cosman et sa partenaire Sarah Webb opèrent Cosman & Webb, une entreprise commercialisant du sirop d’érable fabriqué sur la ferme familiale à Bury. M. Cosman a également travaillé dans l’industrie viticole en Colombie-Britannique.


Dans l’ancienne propriété des 11 comtés, il voit diverses opportunités d’affaires adaptées à ses intérêts. « Ma vie tourne autour de la nourriture et de la fermentation », a-t-il ajouté.
« Je croise les doigts pour que l’[autre] entente tombe à l’eau. »

East Angus en version Minecraft : Une jeune équipe, un engouement viral

Au cours des dernières semaines, sur Internet, nous avons pu constater des publications d’Émile Comtois d’East Angus, ce talentueux créateur de contenu numérique de 17 ans, qui cette fois se lance le mégadéfi, avec 6 autres collaborateurs : Derek Roy-Champagne, 19 ans, Krystel Mathieu, 32 ans, Mathis Simms, 19 ans, Lydiane Cloutier, 16 ans , Anthony Lapierre, 21 ans et Gabriel Lapointe, 14 ans, de récréer l’ensemble de la ville d’East Angus en version Minecraft. (Jeu vidéo de type bac à sable et aventure)

En haut à gauche : Émile Comtois, Krystel Mathieu, Mathis Simms. En bas à gauche : Lydiane Cloutier, Derek Roy-Champagne, Anthony Lapierre et Gabriel Lapointe. Photos fournies.


L’équipe mets en moyenne 10 à 12 heures par jour à la conception de ce projet. Émile et son équipe invitent les commerçants et particuliers à entrer en contact avec eux afin de manifester leur intérêt à ce que soit modélisé leur commerce et/ou résidence par courriel au : ProjetAngus@gmail.com.
Les commentaires généraux sont très positifs à l’idée que la ville d’East Angus fasse l’objet d’un tel rendu par de jeunes passionnés de la région.

En entrevue, Émile Comtois nous a fait part du projet et de ses démarches.
1— Comment tu es venu l’idée du projet et pourquoi ?
Sur Minecraft, je fais déjà beaucoup de gros projets. J’étais à court d’idées puis j’ai pensé à refaire East Angus, mais en blocs. Habituellement, ce que les joueurs construisent sont soit des mondes fictifs ou des villes connues comme New York, Londres, Paris et j’en passe. Le but de reconstruire East Angus est aussi au fait de regrouper la communauté, s’entraider à construire et apprendre à se connaître.

2— Qu’avez-vous réalisé à ce jour ? Et en combien de temps cela vous a-t-il pris ?
Le centre d’achat est très bientôt terminé, il ne manque que les intérieurs pratiquement. Ça nous a pris à peu près deux semaines pour l’instant.

3— Combien de temps estimez-vous la conception totale ?
J’estime entre quatre et six mois dépendamment de l’équipe.

4— Comment et où peut-on consulter l’avancement de votre projet ? (En direct ou archives)
Il est possible de directement venir voir en jeu. Je publie à quasiment chaque jour sur Facebook pour montrer les progrès. Et finalement la plate-forme Twitch si l’on souhaite regarder en direct la construction du projet. Nom du Twitch : projet angus

Quelques autres membres de l’équipe nous ont aussi partagé leurs témoignages.

Krystel Mathieu : Je trouve ce projet vraiment génial ! Je trouve qu’Émile Comtois a eu une idée brillante de se lancer dans ce si beau projet de faire notre belle ville version Minecraft ! Je suis vraiment fière de ce jeune homme et suis honorée de faire partie de son projet !

Lydiane Cloutier : J’ai décidé de rejoindre ce projet, car je trouve passionnant de reproduire cette magnifique ville et d’inciter certaines personnes de d’autres villes à aller visiter cette ville en personne et même peut-être y habiter… donc je trouve que Émile Comtois a eu une très bonne idée de reproduire cette ville.

Anthony Lapierre : Je connaissais déjà Émile, que je voyais assez souvent, et c’est lui qui m’a parlé du projet. J’ai tout de suite vu le potentiel, et j’ai eu envie de m’impliquer. J’ai rejoint pour la vision et l’énergie du projet. À la communauté : merci d’être là, on construit quelque chose de beau, et ce n’est que le début.

À la suite de notre entrevue, Émile nous avoue que le groupe convoite l’idée de faire la MRC du Haut-Saint-François au complet après qu’il est terminé le projet en cours.

Marcel Charpentier le 8 décembre, SS

Applaudissements pour le conseil de Cookshire-Eaton

Marcel Charpentier : « Je vais être un joueur d’équipe ; j’ai fait part à Daphné que si vraiment elle ne peut pas travailler avec cet homme-là que j’adhérais avec son plan B, qu’on ira à la recherche d’un directeur général à l’externe. » Photo : Scott Stevenson.

La température extérieure était de moins 21 degrés et baissait à 19 h 15 le lundi 8 décembre, mais la salle du conseil municipal de Cookshire-Eaton était confortable, pas chaude, alors que 35 citoyens, 8 journalistes, 1 agent de sécurité, 1 technicien et 1 greffière sont entrés pour rejoindre la mairesse et cinq conseillers pour ce qui aurait pu être une nuit tendue et bouillonnante. Ce n’était pas le cas.
Une réunion d’une heure et 27 minutes a couvert plus de 50 points à l’ordre du jour et a répondu à de nombreuses questions et commentaires du public — en personne et de 160 citoyens en ligne — sans la colère latente des deux dernières réunions.


Cette fois, les applaudissements du public n’ont pas été adressés aux critiques des citoyens, mais plutôt au conseil municipal pour avoir travaillé ensemble et convenu d’une résolution difficile.
Le directeur général par intérim (DGI) a été congédié.


Une longue résolution proposée à cet effet a été lue deux fois. La conseillère Nancy Laliberté a proposé un amendement, mais la résolution a été adoptée par quatre voix contre un.
« Nous avons pris une entente. J’aurais préféré qu’on finisse l’entente avec le DGI », a commenté le conseiller Marcel Charpentier avant d’appuyer la résolution.


La greffière, Françoise Ruel, deviendra directrice générale adjointe pendant qu’une firme externe effectue une recherche pour les candidat(e)s à la direction générale à plus long terme.
La période de questions précédant la réunion n’a présenté qu’une seule question du public, tandis que celle qui a suivi a duré près d’une heure.


Au cours de la réunion, le conseil a rejeté une pétition en ligne de plus de 250 personnes demandant que des réunions publiques du conseil se tiennent à la Salle Guy-Veilleux pendant les six prochains mois.


La mairesse Raymond a déclaré que le conseil chercherait plutôt à une plus grande implication citoyenne par d’autres moyens, comme la diffusion des réunions publiques en ligne et les comités citoyens, qu’elle a qualifiés de « projet pilote ».

Père Noel

Le temps des Fêtes

Le Père Noël est surpris sur le fait de quitter son atelier. Il part, en avance, distribuer des cadeaux aux personnes qui ne verront pas Noël parce que la maladie les aura emportés. J’espère que cette pensée saura mettre un peu de baume sur celles et ceux qui restent. PHOTO JEAN-CLAUDE VÉZINA.

Commerces de proximité : Plus de 230  000 $ investis dans le Haut-Saint-François

Deux magasins locaux bénéficient d’importantes subventions provinciales, selon un communiqué de presse du 8  décembre du bureau de François Jacques, député de Mégantic à l’Assemblée nationale. Le Dépanneur Resto-Chartier à Chartierville recevra 150  000 $, et le Dépanneur Victoria à Scotstown 81  558 $.


Les subventions font partie d’un total de 748  577 $ accordés à six projets dans la circonscription de M.  Jacques.

La subvention de Chartierville est destinée à l’ «  ouverture d’un dépanneur prêt à manger et partenariat avec les écoles  », et celle de Scotstown pour la «  modernisation des équipements  ».
«  Cette annonce découle d’un appel de projets s’adressant aux commerces situés dans des municipalités de moins de 20 000  personnes, qui s’est tenu dans le cadre du volet Commerces de proximité du Fonds régions et ruralité (FRR) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation  », selon le communiqué.


 « Je suis très fier de cet investissement pour les commerces de proximité dans Mégantic  », de dire François Jacques, député de Mégantic et whip en chef du gouvernement. «  En tant que député, cette mesure me tenait vraiment à cœur et en réalisant cette promesse, notre gouvernement répond présent et fera une réelle différence dans le quotidien des gens. Les commerces de proximité sont essentiels pour l’attractivité et la rétention de la population dans nos municipalités. Je félicite tous les partenaires qui se sont investis dans la réalisation des projets à Chartierville, Lambton, Stornoway, Lac-Drolet, Scotstown et Les Solutions gourmandes à Lac-Mégantic, et qui se sont engagés pour le bien-être de leur communauté.  » 

Séance extraordinaire I, SS

Problèmes de vote pour les résidents de Learned Plain

Bruno Veilleux demande d’intervenir à la séance extraordinaire du conseil le 26 novembre dernier à la salle Guy-Veilleux. Photo: Scott Stevenson

Peu après les élections municipales du 2 novembre, une quinzaine de citoyens de Cookshire-Eaton ont signé une plainte auprès d’Élections Québec concernant une irrégularité électorale qui a touché les résidents du chemin Learned Plain à Cookshire-Eaton, selon Bruno Veilleux.


Bruno Veilleux et Yves Veilleux étaient parmi plusieurs citoyens qui se sont plaints de cette irrégularité lors de trois récentes réunions du conseil municipal. Les électeurs ont déclaré qu’ils avaient été informés à la porte du bureau de vote, sans avertissement préalable, qu’ils devaient voter pour le conseiller du district 5 au lieu du district 6, pour lequel ils avaient toujours voté auparavant.
Exceptionnellement cette année, les citoyens n’ont pas reçu d’informations sur le vote avant les élections en raison de la grève de Postes Canada.

« Pour moi, c’était la journée de vote par anticipation », a déclaré Bruno Veilleux en entrevue téléphonique. « J’ai subi le déplacement des électeurs d’un district à un autre. Ce n’est pas tout le monde qui est allé voter, mais de ceux qui sont allés voter, tout le monde était en colère ».
Enfin, il a voté pour les postes de maire et de préfet, mais n’a pas pu voter pour un conseiller, car il ne connaissait pas les candidats du district 5.


Les deux citoyens ont qualifié la réponse du président des élections, alors directeur général par intérim, Jean-Charles Bellemare, d’ « irrespectueuse envers les électeurs ».
« Ce n’était pas une bonne expérience pour ces personnes-là », a déclaré Yves.


Lors d’une récente conférence de presse, M. Bellemare a expliqué la raison du changement de district. « C’était une question de proportionnalité entre districts. Il y avait certains districts qui ont eu beaucoup de nouvelles constructions, ce qui faisait que ça débalançait la proportionnalité. De mémoire, on parle en tout d’une quinzaine de portes. Je pense qu’on a exagéré l’ampleur. »


Bruno et Yves Veilleux se sont tous deux dits satisfaits des mesures prises par la nouvelle mairesse, mais aucune réponse n’a encore été reçue concernant la plainte déposée auprès d’Élections Québec.
Dans un courriel adressé au Journal, la porte-parole d’Élections Québec, Julie St-Arnaud-Drolet a expliqué : « La réception d’une plainte ne mène pas automatiquement à l’ouverture d’une enquête. Le directeur général des élections entreprend des enquêtes seulement lorsque des faits sérieux indiquent qu’une infraction prévue aux lois électorales québécoises pourrait avoir été commise ».

Accident 108, SS

Plus de deux accidents par jour

Même le 31 octobre, notre automne difficile sur les routes avait commencé, avec cet accident sur la route 108, coin chemin Hodgman, à Birchton. Crédit : Scott Stevenson.

En novembre, sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François, c’est un total de 65 collisions qui ont eu lieu, incluant celles qui se sont déroulées lors de la première neige.


Ces collisions incluent les collisions matérielles, avec blessés légers et les collisions avec délit de fuite.
Les 10 et 11 novembre 2025, alors que les météorologues annonçaient quelques centimètres seulement, c’est plus d’une vingtaine de centimètres qui sont tombés un peu partout sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François.

Routes glacées, bourrasques de neige et bien des automobilistes qui ont été surpris avec leurs pneus d’été.

©2026 Journal Le Haut-Saint-François