Sortie éducative au Ranch Apollon

Mia Gauthier (2e année), en compagnie de la jument miniature Joséphine. PHOTO : Caterina Maillé

Le 21 avril dernier a marqué le début d’une série de visites des élèves de l’école St-Paul de Scotstown au Ranch Apollon. Mme Cyrielle Berthe, gérante du ranch, a offert la possibilité aux élèves de vivre une sortie scolaire en ses lieux. La gestionnaire et Mme Cindy Boisvert, enseignante, se sont alliées pour permettre aux enfants de l’école d’entrer en contact avec les chevaux.


Un groupe-classe à la fois, les élèves de St-Paul se rendent au ranch, visitent les lieux, apprennent des notions de base quant au monde équestre et ont même l’opportunité de brosser et de manipuler les chevaux.

Pour plusieurs enfants, il s’agit d’une première fois alors que pour d’autres, c’est un terrain connu. Toutefois, habitués ou pas, tous ceux qui ont vécu la sortie à ce jour ont véritablement adoré l’expérience. Le succès est indéniable : même le chauffeur d’autobus y a pris goût!

Scotstown et Hampden s’offrent leurs Murmures

L’inauguration de la troisième projection Murmures s’est faite le 28 août dernier au parc Walter-Mackenzie devant une centaine de personnes. L’installation de Scotstown-Hampden se distingue de celles de Cookshire et La Patrie en ce sens où, au lieu d’être projetée sur les murs d’un bâtiment, l’animation est diffusée sur un écran d’eau.  

Avant d’en arriver là, plusieurs options d’écran avaient été envisagées, dont l’énorme cheminée de la Guelph Cask Veneer and Plywood Company. Finalement, c’est une structure autoportante de laquelle s’écoule des centaines de jets d’eau qui fait office d’écran. La fontaine s’actionne automatiquement, au moment des projections.  

Il était important pour le réalisateur du projet, Sébastien Croteau, de rappeler l’importance qu’a eu cet élément naturel dans le développement de la communauté. « On parle d’un village qui s’est bâti autour d’une rivière ». La projection revient en détail sur l’histoire de Scotstown et Hampden, étroitement associée à la rivière au Saumon et à l’industrie du bois.  

Les Murmures de Scotstown-Hampden sont projetés sur un écran d’eau conçu sur mesure. Photo : Jean-Marc Brais

Collaboration et hommage 

Les deux municipalités ont collaboré ensemble pour ce projet afin de mettre en valeur leur patrimoine, leur culture et leur territoire communs. La cérémonie d’inauguration n’a pas manqué de souligner l’apport de Cathy Roy, conseillère municipale de Scotstown décédée au début du mois de juillet. 

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, maire de Scotstown; Sébastien Croteau, réalisateur et propriétaire de L’inconnu dans le noir; Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden; Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Photo : CLD du Haut-Saint-François

Les projections Murmures de Cookshire, La Patrie et Scotstown-Hampden sont présentées en boucle trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi) pour encore quelques jours. Les spectacles débutent de la noirceur totale jusqu’à environ 22 h 30. 

La soirée du 28 août fut aussi l’occasion d’inaugurer la Shed Scotstown, située elle aussi au bord de la rivière au Saumon. Il s’agit de la 11e du circuit des sheds panoramiques. Celle de Scotstown met en lumière des moments marquants de l’histoire locale ainsi que les oeuvres des artistes Frédérick et Djinn. 

Les Murmures du Canton se font entendre à La Patrie et Scotstown

Les Murmures du Canton sur les murs de l’Église Saint-Pierre de La Patrie. Crédit : Carole Dessureault

À l’été 2021, c’est à Cookshire-Eaton, qu’a commencé l’aventure des Murmures du Canton dans le Haut-Saint-François. Le 15 juillet dernier, lors d’une conférence de presse à La Patrie, on a appris que le circuit de projections architecturales Murmures se bonifiait de deux nouvelles municipalités : La Patrie et Scotstown.

L’église Saint-Pierre de La Patrie et la nature du parc Walter-Mackenzie de Scotstown serviront d’écran pour la projection d’images lumineuses sur fond musical. Une nouveauté par rapport au projet initial Murmures de Cookshire-Eaton est l’ajout d’une narration sous forme de conte, personnalisée à chaque lieu de projection.

« À Cookshire, on a un peu de narration. […] L’écriture du texte narratif, c’est beaucoup plus abouti dans nos deux derniers projets. Ça pris deux ans de travail pour les réaliser », d’expliquer Sébastien Croteau, directeur artistique du projet Murmures. Ce natif de Weedon dirige aussi l’entreprise de production L’inconnu dans le noir.

L’originalité de ce projet multimédia est que chaque municipalité a un produit unique, de par les images projetées, les structures utilisées pour la projection, la musique et la narration.

Pour Josée Prévost, adjointe administrative au Centre local du développement (CLD) du HSF, organisme qui coordonne Murmures, « ce projet est unique, original, grandiose. Il va éblouir autant les enfants que les adultes. […] En plus, c’est gratuit. »

Quant à la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, elle était totalement conquise. « C’est magnifique ! […] Comme on fête notre 150e, on a dit oui à ce projet. Ça raconte si bien notre histoire. […] En plus, ça devient un élément attractif pour le tourisme. »

« C’est vraiment beau. Wow! C’est notre histoire, mais c’est la façon de la raconter… Avec les images, ça met de la vie », de dire Rachel Corbeil, âgée de 18 ans et habitant à Cookshire-Eaton. Elle faisait partie de la cinquantaine de personnes ayant assisté aux Murmures à La Patrie.

Ces spectacles d’une durée de 15 minutes sont présentés en boucle, trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi), de la mi-juillet à la mi-septembre de la noirceur totale jusqu’à 23 h.

Gomme de sapin : le produit phare de Léo Désilets en péril

Rachel Nadeau captée alors qu’elle récolte de la gomme de sapin en forêt. Photo fournie

La gomme de sapin baumier vient à manquer. À vrai dire, ce sont plutôt les cueilleurs qui se font rares, alors que la matière première n’attend qu’à être récoltée. 

Il y a une dizaine d’années à peine, l’entreprise Léo Désilets établie à Scotstown pouvait compter sur une quarantaine de cueilleurs. Cette année, « on espère qu’au printemps, on va avoir des cueilleurs », confie Louise Thibault, employée de l’entreprise et conjointe de Sylvain Désilets, fils du fondateur. 

« Les cueilleurs se font de plus en plus rares. […] Ils vieillissent et il n’y a plus de relève », poursuit-elle. La récolte de gomme de sapin était une activité plus répandue avant. « Il y a des gens qui ont fait ça pendant longtemps comme travail d’été », indique Yvon St-Jean du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec. Mais aujourd’hui, « qui c’est qui sait que ça existe, cet emploi-là? » 

Et pourtant, ce n’est pas parce que le salaire est bas. Selon M. St-Jean, un cueilleur moyen peut faire 200 $ par jour. « C’est pas compliqué, mais il faut persévérer. Il faut aller en forêt tous les jours », poursuit-il. 

En quelques années, le prix de la résine de sapin a doublé. Chez Léo Désilets, la livre est passée de 28 $ à 50 $ en 2024. Chez Gomme de sapin du nord, à Saint-Jérôme, elle est passée de 25 $ en 2021 à 40 $ en 2024. « La rareté est là, ça fait qu’on paye plus », reconnaît Louise Thibault. 

Toujours est-il que le produit vedette de Léo Désilets est en rupture de stock à l’heure actuelle. La réserve de gomme de sapin est trop basse pour en faire la production. « Avant, on avait un sirop. Il n’existe plus. La gomme de sapin pure, c’est vraiment notre gros vendeur », explique Mme Thibault. « On est rendu les seuls qui en vendent. Sapino n’en vend plus. Il se fait rare. Ce serait de valeur qu’on soit obligé de le délaisser. » En effet, puisque c’est le produit avec lequel s’était lancé Léo Désilets en 1974. 

Petit pin va loin 

Si une telle entreprise établie confie avoir de la difficulté à s’approvisionner en térébenthine, d’autres joueurs – plus petits – réussissent à tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Rachel Nadeau, une cueilleuse basée à Lac-Drolet, au nord de Lac-Mégantic. Comptant sur l’aide de deux autres passionnés, elle souhaite garder sa production à un niveau artisanal. 

« Tout le monde m’appelle : dans les Laurentides, au Nouveau-Brunswick, partout! », s’exclame Mme Nadeau. « L’année passée en janvier, février, mars, j’en n’avais plus du tout. » 

Dans son cas aussi la demande demeure forte, alors que l’offre reste faible. Même si elle a doublé le prix qu’elle offre aux cueilleurs, « des jeunesses, il n’y en a plus qui veulent aller dans le bois », selon elle. « Ça va être appelé à disparaître, je suis certaine. » 

Non seulement il n’y a pas de relève pour la cueillette de gomme de sapin, mais les conifères n’ont pas la cote en ce moment. L’engouement pour l’érable et l’acériculture prend le dessus dans les forêts.  

« Dans la montagne à Lac-Drolet, j’ai ramassé [de la gomme de sapin] il y a trois ans. Aujourd’hui, oublie ça. Je peux plus en ramasser. Tous les sapins ont été abattus. Tu regardes la montagne; c’est juste des érables! » 

Malgré les embûches, Rachel Nadeau n’est pas près de prendre sa retraite. « Moi, je veux que tout le monde prenne de la gomme de sapin. Si tu savais les bienfaits que ça a! » 

Mathieu Gratton, fier Scotstownois 

Bien qu’il réside à Scotstown depuis sept ans, c’était la toute première fois que Mathieu Gratton se produisait à East Angus, le 15 novembre dernier, en 28 années de carrière.  

« Je suis allé à Mégantic, à Lac-Drolet. J’ai fait pas mal tout au Québec », mais pas East Angus. Cela n’empêche pas les citoyens de la ville d’avoir pu le croiser, ne serait-ce qu’à l’épicerie ou dans les commerces locaux.  

« Je parle à tout le monde. Quand je suis avec Benjamin, le monde me parle encore plus », confie le père du jeune autiste aux 200 000 abonnés Facebook. « Depuis que Benjamin joue dans Stat, on se fait parler à tous les jours de ma vie. Si on sort un peu, il y a au moins cinq ou six personnes dans une journée qui nous parlent. Dix, quinze, des fois. C’est fascinant. » 

Celui qui s’est tout d’abord fait connaître au tournant des années 2000 dans le duo Crampe en masse, en compagnie de Ghyslain Dufresne, continue d’être actif sur scène. Il est présentement en tournée avec son ancienne conjointe et mère de Benjamin, Patricia Paquin, dans le spectacle Les EXséparables

Les engagements artistiques de Mathieu Gratton lui font faire l’aller-retour vers Montréal une à deux fois par semaine. « Je fais 55 000 km par année! Quand j’arrive à East Angus ou Cookshire – ça dépend quel chemin je prends – c’est tout le temps comme ‘Ah ok, il me reste 25 minutes, c’est super.’ » 

Il apprécie toujours autant son coin de pays, qui lui a permis un accès facile à la propriété il y a sept ans. « Je cherchais vraiment une maison pas chère. Le fait qu’elle soit loin ne me dérangeait pas à cette époque-là. Ça se peut que je bouge éventuellement. J’aime ça habiter dans différentes régions. Mais j’avoue que l’Estrie, c’est dur à battre. » 

Emballages Façoteck reçoit une aide de 1,6 M$

De gauche à droite : François Jacques, député provincial de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, directeur général de Façoteck; Sylvain Désilets, vice-président; et Marie-Claude Bibeau, députée fédérale de Compton-Stanstead.

Afin d’améliorer leur productivité, les Emballages Façoteck ont reçu des aides financières totalisant 1 675 200 $. L’entreprise de Scotstown utilisera cette enveloppe pour acquérir une machine d’encapsulage automatisée, un détecteur de métaux et des aspirateurs commerciaux.

L’aide financière provient des gouvernements du Québec et du Canada de même que d’Investissement Québec. « Emballages Façotek se démarque par son esprit d’innovation », a déclaré la PDG d’Investissement Québec, Bicha Ngo. Ces projets de modernisation permettront à l’entreprise de conserver « son statut de leader en Amérique du Nord », a-t-elle indiqué.

Exportant les trois quarts de sa production au marché international, elle est « reconnue par de grandes bannières pharmaceutiques », stipule de son côté le député provincial de Mégantic.

L’entreprise originale, Léo Désilets maitre herboriste, a été fondée en 1973. L’entreprise Emballages Façoteck en est issue depuis 2010.

Crédit : Développement économique Canada
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