Plus de 25 000 $ en dons à Moisson HSF grâce aux Lions d’East Angus et de Cookshire

Debout à l’arrière, de gauche à droite: Robert Vaillancourt, Claude Gendron, Réjean Ménard, Daniel Cloutier et Rock Fournaise. À l’avant en position assise, de gauche à droite: Cynthia Tellier Champagne, Michel Laflotte, Lucie Foucault et Jean Tremblay. PHOTO : Carolyne Weldon

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Des membres des clubs Lion d’East Angus et de Cookshire se sont réunis le mercredi 1er septembre pour remettre la somme de 25 277,25$ à l’organisme Moisson Haut-Saint-François (Moisson HSF), la banque alimentaire qui vient en aide aux personnes et aux familles à faible revenu de la région.

Pour Moisson HSF, c’est une aide qui, comme toujours, tombe juste à point. L’an dernier, au renouvellement du bail, l’organisme a appris que le coût de la location des locaux qu’il occupe allait doubler et qu’il devrait désormais assumer les frais d’électricité. « Ça été un gros coup pour nous ! », a déclaré la directrice générale de Moisson HSF, Cynthia Tellier Champagne.

En dépit de « certains ajustements » consentis par le propriétaire, la location de l’espace actuel, au 53, rue Angus Sud, à East Angus, n’est toujours pas optimale. L’organisme songe maintenant à transporter ses pénates ailleurs. Les sommes données par les Lions seront donc possiblement affectées à un déménagement des opérations vers un autre local plus approprié.

« On se cherche un lieu qui va correspondre plus à nos besoins, a ajouté la directrice générale de Moisson HSF. On veut des frigidaires qui sont plus grands, des congélateurs qui sont plus grands, parce qu’on court après l’espace. On se limite dans ce qu’on commande parce qu’il n’y a plus de place pour de la viande. Mais là, c’est parce que c’est de la viande qu’on pourrait donner aux familles. Aussi, les besoins continuent de grandir ! Ces familles-là, on veut les nourrir. »

Elle mentionne également que les locaux actuels comportent d’autres défis. « Ici, les gens attendent à l’extérieur, donc on a cette considération-là. Si on a un autre lieu, est-ce que les gens peuvent faire la cueillette à l’auto, est-ce qu’ils peuvent attendre à l’intérieur quand il fait  -30 degrés. C’est des considérations que l’on a par rapport au local en ce moment. »

Pour les Lions, c’est un quatrième don annuel envers un organisme ou projet à portée communautaire dans la région. La grande majorité de la somme a été amassée lors du souper homard annuel des Lions. Les profits d’un encan se sont aussi ajoutés à la somme donnée.

Pour Jean Tremblay, ces grandes levées de fonds sont aussi une occasion pour les clubs de Cookshire et d’East Angus de s’allier et de faire front commun. « On est les deux dans le Haut-Saint-François et les besoins ici sont grandissants, a-t-il ajouté. On ne se pile pas sur les pieds ! On a les mêmes buts. »

L’an dernier, les Lions avaient choisi de contribuer à la réalisation de la salle multi sensorielle des Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François, l’organisme qui soutient les personnes handicapées, leurs familles et leurs proches. Cette salle, actuellement en construction, sera inaugurée cet automne.

Cinquième anniversaire des Habitations l’Apothicaire d’East Angus

Les Habitations l’Apothicaire, un ensemble résidentiel de 24 logements adaptés, un projet de Logement HAN. Photo : Sylvain Dodier.

Les Habitations l’Apothicaire forment un ensemble résidentiel de 24 logements situé sur la rue Warner à East Angus. Elles ont été créées et sont gérées par Logement HAN, un OBNL qui construit des milieux de vie adaptés permettant aux personnes vivant avec un handicap de gagner en confort, en sécurité et surtout en autonomie. La Ville d’East Angus a porté le projet en fournissant le terrain nécessaire à l’implantation des immeubles. Le généreux don de 320 000 $ des pharmaciens propriétaires de Proxim, Daniel Desruisseaux et Francis Breault, a ensuite contribué à sa réalisation. L’ensemble s’est développé en trois phases de huit logements au cours des cinq dernières années.


Pour messieurs Desruisseaux et Breault, très attachés à leur milieu, il était important de redonner à la communauté. Ce projet, « c’était une belle façon pour nous de laisser quelque chose de durable », nous indiquent-ils. Une durabilité assurée par Logement HAN, qui demeure propriétaire des immeubles et prend en charge leur entretien, les réparations ainsi que l’aménagement extérieur, jusqu’aux fleurs qui agrémentent les lieux.


Ce projet a également pu compter sur l’engagement de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, de la MRC du HSF et de la Fondation Mirella et Lino Saputo. Sur le terrain, Étincelles de bonheur du HSF, en partenariat avec Logement HAN, joue un rôle clé dans le bon fonctionnement de cette expérience sociale novatrice.

Du bonheur concret
Marc Rousseau, résident des Habitations l’Apothicaire depuis le tout début, nous indique que les différentes adaptations de ces logements permettent une grande autonomie. « Quand on arrive chez nous, on est content d’arriver chez nous. J’adore vivre là », nous dit-il. La responsable du service client et de l’amélioration continue chez Logement HAN, Stéphanie Dubois, constate au quotidien l’effet positif de cet environnement novateur.


« Je vois des gens comme Marc qui, une fois qu’ils sont dans nos appartements, ont suffisamment de sécurité pour redonner », nous dit-elle. Ce locataire reconnaissant et engagé a mis sur pied la Fondation Marc Rousseau, qui vient en aide aux personnes dans le besoin du Haut-Saint-François, dont des résidents des Habitations l’Apothicaire.

Daniel Roy : « Rêver de bonheur le matin »

Le poète estrien Daniel Roy, originaire d’East Angus. Photo : Christiaan Schiepers.

Pour souligner le cinquantième anniversaire de son premier recueil, le poète estrien Daniel Roy, natif d’East Angus, fait paraître une réédition, revue et augmentée, de Bodedandoeil. Un ouvrage qui fait dialoguer le jeune poète de 1976 avec celui du XXIe siècle, nourri tout particulièrement des écrits accumulés entre 2000 et 2026.

« Un livre ouvert sur le monde »
Cette nouvelle édition, bonifiée d’une deuxième section, plonge encore avec joie les lecteurs dans une poésie souvent ludique, empreinte de jeux de mots : calembours, déformations lexicales, détournements d’expressions et jeux sur la polysémie. « Tes mains, tes cheveux si blonds / Se posent sur ma peauésie. » De plus, pour M. Roy, l’humour permet d’aborder des sujets plus sérieux ou difficiles. L’absurde devient un déclencheur qui désarme d’abord, puis laisse passer la tristesse, la joie, l’émerveillement et la lucidité.


L’écriture de Daniel Roy se construit par accumulation dans ses cahiers de notes qui l’accompagnent au fil de ses voyages et de ses rencontres. Sa pratique se nourrit d’une passion fulgurante pour les rencontres. « C’est mon métier de découvrir l’autre, de découvrir son parcours », nous lance en entrevue Daniel Roy, avec la fougue généreuse qui le caractérise.


« Je suis une rebelle personne »
Le 31 décembre 2000, un tragique incendie détruit la maison que Daniel a construite et qu’il habite depuis vingt ans à Westbury. Manuscrits, brouillons, cahiers partent en fumée. Il « se rebâtit » une vie et recommence à accumuler ses mots dans de nouveaux cahiers.


Mais après avoir autoédité 17 titres depuis le début de sa carrière, désabusé du milieu de l’édition et de la difficile diffusion de la poésie au Québec, il ne veut plus publier. Il n’écrit plus que pour lui-même. Puis un événement le pique au vif : M. Roy découvre que Bodedandoeil et plusieurs de ses titres figurent dans les collections de la New York Public Library, alors que ses livres avaient été retirés des rayons de la bibliothèque municipale de Sherbrooke et soldés à 25 cents.


« Là, c’en était trop, le vase a débordé », se souvient-il. Sa fibre « POÉlitik » se réveille. Dans la foulée, il réactive également son site Internet, « Un livre ouvert sur le monde », et décide de rééditer son premier recueil.


Une « POÉlitik » dont l’objectif, valide-t-il, est de « mordre les silences accordéonneux pour se retrouver dans l’Amour ». Tous ensemble, unis. Mais comment concrétiser un tel projet collectif? « Le partage », répond-il sans hésiter. Partager, mais aussi rêver. Dans les nouvelles pages de Bodedandoeil, Roy lance alors ce défi à son lecteur et à sa lectrice : « Rêve que tes précieux rêves te réalisent.

Bois traité : Tred’si menacée de fermeture

Mohika Tremblay a repris l’entreprise familiale Tred’si en 2015. PHOTO : TRED’SI.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
L’entreprise Tred’si pourrait devoir cesser ses activités à cause d’une nouvelle réglementation fédérale encadrant le recyclage des poteaux de téléphone en bois traité. À moins d’un revirement, l’entreprise locale basée à Westbury, qui emploie normalement 20 personnes et recycle plus de 40 000 poteaux par année, devra mettre la clé sous la porte en octobre.


Depuis bientôt 30 ans, l’entreprise Tred’si récupère le bois traité et le revend sous forme de matériaux dédiés à la construction. Mais voilà qu’un nouveau règlement fédéral encadrant l’usage du PCP (pentachlorophénol, un agent de traitement du bois utilisé depuis 1936), vient lui couper l’herbe sous le pied.

« C’est très particulier les processus au fédéral, affirme Mohika Tremblay, présidente directrice générale de Tred’si. L’usage du PCP, comme tous les agents de traitement du bois, devait être révisé tous les 5 ans. C’est en 2023 qu’on a reçu la brique », se souvient Mme Tremblay.


Le gouvernement fédéral homologue alors sa décision de non seulement d’interdire la production de nouveaux poteaux traités au PCP, mais également le recyclage des poteaux déjà existants, qui devront désormais être « éliminés », donc soit enfouis ou incinérés.


Débute alors une période de grâce de trois ans où Mme Tremblay remue ciel et terre pour tenter de se faire entendre. Elle participe à une pré-consultation publique en juin 2025, puis forme un groupe de travail regroupant des acteurs de tous les niveaux de sa chaîne de valeur. En juin dernier, la « vraie » consultation a lieu. Immense déception pour Mme Tremblay : « Il y avait eu beaucoup de coupures [de postes] au fédéral l’hiver précédent. Santé Canada n’avait pas travaillé sur le dossier. Le dossier était tombé entre deux chaises. »


Depuis, Tred’si ne prend plus de contrats pour les poteaux d’Hydro-Québec, l’un de ses clients principaux avec Bell et Telus, et sa survie même est en jeu. « On avait une entreprise avec une circularité parfaite, en plein sur son X. C’est sûr qu’il y a toujours des risques à gérer des contaminants. Mais Tred’si prenait en charge ce risque-là, de prolonger la vie utile du bois de manière sécuritaire. »


« On ne le réalise pas toujours mais un poteau, c’est un arbre qui a des qualités très rares. Va marcher en forêt, c’est dur à trouver un arbre pour un poteau !, s’exclame Mme Tremblay. Les standards sont très sévères. Les poteaux, c’est une pure ressource, c’est le high grade. C’est impensable de gaspiller une ressource comme ça. »


« Sans la permission d’opérer, il n’y a pas de possibilité de continuer » pour Tred’si affirme-t-elle. « Avec ce règlement, c’est un signal que le gouvernement envoie à tout un secteur d’activité. Même si de petits entrepreneurs ont tout donné et tout investi : rien n’est sûr, tout peut arriver demain matin », laisse tomber la femme d’affaires, qui dit vivre avec un grand sentiment d’impuissance.


« Moi, je suis la relève ! ajoute Mohika Tremblay. Je regarde ça et il faut que je dise à mon père, ‘‘P’pa, on l’a échappé’’».


Il reste 1,2 millions de poteaux de bois traités au PCP en circulation au Québec, et plus de 12 millions à travers le Canada.

Ancien site de Graphic Packaging : le 28 septembre, on sera fixé !

Le 28 septembre prochain constitue la date butoir où nous devrions enfin connaître l’identité du repreneur de l’ancien site de l’usine de Graphic Packaging à East Angus, fermée en janvier 2026.


Comme nous l’indiquait en avril dernier M. Guillaume Landry, maire d’East Angus, ce n’est pas la Ville qui pilote la démarche, mais bien l’équipe économique de la MRC du Haut-Saint-François, par l’entremise du Centre local de développement (CLD).
En entrevue avec le Journal, le 5 août, Mme Chantal Ramsey, conseillère aux entreprises au CLD, nous indique qu’il y a de bonnes nouvelles et que « dans 55 jours, il y aura levée de la confidentialité ». Ce qui nous mène au 28 septembre prochain, date à encercler dans notre agenda collectif pour découvrir l’avenir de cette importante zone industrielle qui se dresse en plein cœur d’East Angus.


« Actuellement, tout peut arriver, évidemment. On n’est jamais sûr de rien. C’est en procédure légale… », précise Mme Ramsey. D’ici là, peut-être le nouvel acquéreur se fera-t-il connaître de lui-même ?

L’arrivée de Jean Coutu et Super C : Nos choix vont se diversifier…

PHOTO: SCOTT STEVENSON.

Une nouvelle grande épicerie ainsi qu’une pharmacie ouvriront chez nous en septembre. À voir la vitesse de leur construction à East Angus cette année, on constate comment des accomplissements remarquables sont possibles en peu de temps. On voit aussi comme le Haut-Saint-François est un marché important. Vous, consommateurs, êtes importants.


Ces magasins augmenteront le choix dans l’offre de produits essentiels. Fait encourageant, ces deux bannières sont des compagnies québécoises.


L’arrivée d’une épicerie de grande surface est désirée par notre population si elle offre de bons prix, selon les échos entendus au Journal. Dans tous les cas, on mérite de ne pas avoir à conduire à l’autre bout de Sherbrooke pour trouver des prix plus abordables.
Le coût de l’alimentation est un enjeu important dans une époque où les dépenses liées à la plupart des essentiels de la vie – nourriture, logement, transport et communications – sont devenues de plus en plus lourdes.


Avec une diversification de l’offre, il est normal que certains joueurs affichent des prix plus élevés. Peut-être qu’ils sont situés au cœur de la ville, qu’ils desservent un bassin de population plus petit, ou qu’ils offrent un bon service à la clientèle et des produits locaux.


Les entreprises qui font preuve d’un engagement envers leur communauté sont aussi appréciées. Nous sommes reconnaissants pour les emplois qu’ils créent localement, leurs contributions financières et leur implication dans les causes de la région.
Gilles Denis, propriétaire du IGA de Cookshire, en est un bon exemple, avec son appui envers les arts, la culture et le patrimoine d’ici.


À La Patrie, Scotstown et Weedon, les épiceries locales sont des pierres angulaires des villages; de même pour les dépanneurs dans d’autres communautés du Haut-Saint-François. À Bury, c’est le maire, Denis Savage, qui est propriétaire du Magasin Général.
L’arrivée d’un nouveau joueur brassera inévitablement la vie de ces entreprises locales, d’où l’importance de faire nos choix économiques de façon réfléchie et selon nos valeurs et nos besoins. Chacun de nos achats est une décision économique qui influence le trajet et l’avenir de notre société.


Nous souhaitons alors bon succès aux nouveaux arrivants commerciaux, le Super C et la pharmacie Jean Coutu, et aussi longue vie aux entreprises existantes qui nous desservent bien.


Nous souhaitons aussi une solution rapide à l’enjeu de congestion automobile à l’intersection devant ces nouveaux magasins à East Angus !

Scott Stevenson, directeur

Des élèves de la Polyvalente sous les feux de la rampe

De gauche à droite : Léa Bergeron, Mégane Côté, Mathis Fredette, Mathéo Boiteux, Marielle Caponi, Laurence Lacroix, Koralie Lepitre, Alie Leblanc, Sarah Rhéaume, Naia Ruel, Jade Castonguay, Athina Forget. Assise au sol, Mylodie Dubé et à l’arrière, l’enseignant et metteur en scène, Alexis Dalpé. photo : Gracieuseté.

La troupe de théâtre de la Cité Les Révolutionnaires a brûlé les planches les 22, 23 et 28 avril derniers lors des représentations de la pièce Le procès du fermier, de Claude Lienard.


Le défi était de taille pour les 13 comédiennes et comédiens qui devaient incarner les animaux d’une ferme en révolte contre leur fermier. Clin d’œil historique à la Révolution française, les spectateurs ont vu s’enchaîner les plaidoyers, tous aussi loufoques les uns des autres, des victimes du fermier Louis.
Le « stage band » de la Polyvalente, encadré par Isabelle Cournoyer et Benoît Marquis, est venu donner la cadence avec leur interprétation de la Marseillaise, l’hymne national français qui a pris naissance durant la Révolution française.


L’enseignante en arts plastique Anne Lévesque a signé avec son groupe d’élèves passionnés les maquillages et les costumes d’animaux. Bravo aux élèves suivants : Alie Leblanc, Marielle Caponi, Olivier Perron, Mia Sabourin, Kaly Allard, Noémie Lemus Roy, Méliane Brochu et Alice Rainville.
Les décors et accessoires sont une belle collaboration avec les techniciens Alexis Perreault et Mathieu Langlois (les arches), Ginette Bruyère (accessoires) et Yves Allaire (balles de foin). L’aide de Emrick Longtin a été très apprécié, tout comme le support technique d’Antoni Dumont.


Les enseignants étaient libres d’assister ou non aux représentations. Malgré une fin d’année qui arrive à grand pas et plusieurs évènements qui ont chamboulé les horaires, les deux représentations devant l’école ont fait salle comble. Comme quoi, l’art vivant à Louis St-Laurent n’est pas un écran de fumée…c’est un cœur battant.

Alexis Dalpé, enseignant et metteur en scène.

Défi OSEntreprendre : Le projet Allume ta flamme ! se démarque

De gauche à droite: Victoria Lamontagne, Kessy Ford, Océane Nadeau-Gabanna, Lyanne Poulin, Miraflor Dubois, Éloïse Bouthilier et Ariane Nadeau. PHOTO: Gracieuseté.

Le 29 avril dernier, l’équipe du Refuge de la polyvalente Louis Saint-Laurent d’East Angus a reçu le prix Lauréat volet scolaire échelon régional en plus du prix Coup de cœur scolaire à travers l’Estrie de la part de OSEntreprendre pour son projet de confection de bougies artisanales. 


Tout au long de l’année scolaire, neuf élèves et trois éducatrices spécialisées ont investi plusieurs heures dans ce projet choisi ensemble et ont développé des compétences de travail d’équipe, de collaboration et un esprit entrepreneurial dans un contexte où la vie de groupe est parfois difficile.

« Les élèves se sont vraiment dépassés et ont beaucoup grandi de cette expérience. Ce projet a pour but de lutter contre le décrochage scolaire et d’accrocher nos élèves à un projet qui les allume, qui leur donne le goût de venir à l’école dans les jours plus difficiles. C’est aussi l’occasion pour eux de s’accomplir, de vivre des réussites. On souhaitait également que les élèves s’approprient le projet en leur allouant un budget, en leur permettant de s’investir dans un processus créatif et en menant à bien la réalisation des bougies de A à Z, passant des achats à la création et à la distribution/vente », précise Ariane Nadeau, éducatrice spécialisée.


C’est à petite échelle que le groupe a fabriqué une vingtaine de bougies pour la St-Valentin et la même quantité pour la fête des Mères. Une nouvelle production est envisagée d’ici l’été.


« Lors de la production de la St-Valentin, nous n’avons pas procédé à la vente puisque notre projet était financé par le Centre Jeunesse Emploi et devait avoir une portée communautaire. Les élèves ont distribué les bougies à un adulte significatif pour eux dans l’école. La distribution aux membres du personnel a été très touchante », se souvient Madame Nadeau.


Au moment de mettre sous presse, l’équipe du Refuge, lauréate régionale, était en attente d’une réponse pour passer à l’étape suivante, l’échelon national. Les lauréats seront dévoilés lors du Gala des Grands Prix Desjardins du Défi OSEntreprendre en juin prochain, à Montréal.


Rappelons que Le Refuge est un centre de réadaptation pour les élèves vivant des difficultés en classe régulière. « Nous intervenons en contexte de suspension interne en réadaptation comportementale. Ainsi, nous appliquons souvent des mesures correctives et coercitives. Il est important pour nous de vivre des moments positifs avec nos élèves et de leur permettre de vivre des réussites à l’école. Pour nous, c’est le moment idéal de voir nos élèves s’épanouir et se réaliser. C’est un projet qui apporte beaucoup de positif dans notre travail », conclut Ariane Nadeau. Les élèves participants se sont sentis libres dans cet espace créatif. Et même si ce n’était pas toujours facile de collaborer et cohabiter lors de la production, ils ont appris à mieux communiquer et s’organiser. La patience et la persévérance sont désormais deux outils supplémentaires pour ce groupe de jeunes.

10 ans de ViActive à East Angus «Les amies ici, il n’y a pas d’âge»

Des participantes procèdent à l’échauffement, encouragées par Marie-Sylvie Loiselle, à gauche en rouge, et Jocelyne Létourneau, au fond à gauche en rouge. PHOTO: CAROLYNE WELDON.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Mardi matin, 9 h: le stationnement du centre culturel de la rue Maple, à East Angus, est plein à craquer. À l’intérieur, les échos d’une musique entraînante se font entendre, rejoints par des dizaines de voix enjouées à mesure que sont gravis les escaliers menant à la salle Richard-Martel, à l’étage. Des éclats de rire fusent de toutes parts.


Nous voici en pleine séance de ViActive, et la trentaine de participantes réunies ce matin a décidément du plaisir. «On marche !», scande l’animatrice Mme Jocelyne Létourneau, qui mène l’échauffement avec bonne humeur. «Les genoux hauts !»


ViActive est un programme d’activités physiques en groupe conçu et validé par des kinésiologues. Animé par des bénévoles, il vise à améliorer la force, l’équilibre et la flexibilité, souvent en musique. Ce printemps, le programme fête ses 10 ans à East Angus et à voir aller les participantes, on comprend sans difficulté l’engouement qu’il suscite.


«Moi, j’ai jamais fait d’exercices de ma vie! s’exclame l’une d’elles durant une courte pause. J’ai toujours détesté l’exercice. Là, ça fait dix ans que je viens et je ne peux plus m’en passer. Ça me fait vraiment, vraiment du bien. »


Contrairement à d’autres types de cours ou d’exercices, qui misent sur les acrobaties ou l’intensité, ViActive s’adresse aux personnes de 50 ans et plus et prend en compte leurs réalités. Le but, ce n’est pas d’impressionner. C’est de continuer de bouger, à son rythme et au meilleur de ses capacités.

Corps et esprit
Parmi les participantes sur place se trouve Mme Rita Perron, la doyenne du groupe, qui a 90 ans. Avec sa belle posture, sa stature solide et ses yeux vifs, on ne pourrait pas le deviner.


«Les exercices c’est important, dit-elle. Surtout les jambes. On est encore capables de mettre nos bas!» ajoute-elle avec un sourire en coin. Pour elle, l’aspect social est également un atout. «À mon âge, il y a moins d’amis, hein. Il n’en reste plus.»

La magie du groupe
Les participantes sont unanimes: l’attrait de ViActive repose largement sur la qualité de ses animatrices bénévoles, Jocelyne Létourneau et Marie-Sylvie Loiselle, qui sont «motivantes» et apportent beaucoup d’énergie au groupe. Il y a aussi le plaisir de se retrouver deux fois par semaine pour faire des exercices ensemble.


«Toute seule, crois-tu que je ferais tous ces exercices-là pendant une heure?» demande une participante, taquine. «Et la musique est fameuse! de rajouter sa voisine de chaise. Il y a de l’entrain.»

Ouverture de la saison de «fers» à East Angus

Roger Bibeau et Rock Poulin valident un lancer de fer de cinq points. PHOTO: Maxime Robert.

Depuis la semaine dernière, le tintement particulier des fers à cheval qui s’entrechoquent contre les piquets de métal le confirme: la saison du lancer de fers à cheval est bien commencée au Centre culturel de East Angus (288, rue Maple.) Les deux terrains dédiés sont ouverts, et les responsables du club en profitent pour inviter tous ceux et celles qui aimeraient jouer à les rejoindre les lundis soirs à 18h.

Transport adapté HSF

Un financement très attendu pour Transport HSF 

Étaient présents pour cette annonce: Guillaume Landry, maire d’East Angus; Nathalie Bresse, présidente du conseil d’administration de Transport HSF et mairesse d’Ascot Corner; Caroline Desrochers, secrétaire parlementaire du ministre du Logement et de l’Infrastructure et députée de Trois-Rivières; Isabelle Labrecque, directrice générale de Transport HSF; Marianne Dandurand, députée de Compton—Stanstead, Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François et Jean-Claude Dumas, maire de Weedon.

Le 24 avril dernier, un investissement fédéral de près de 500 000 $ a été annoncé à East Angus pour améliorer le service de transport en commun en milieu rural sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François.

« Ce projet, nous l’attendions depuis longtemps. Nous avons été persistants, parce que derrière cet investissement, il y a des gens : des citoyens qui doivent se déplacer pour des soins, pour le travail ou simplement pour briser l’isolement. Aujourd’hui, cet appui arrive à point pour répondre concrètement à ces besoins », a expliqué Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Ainsi, quatre nouveaux véhicules adaptés pour les personnes à mobilité réduite sillonneront bientôt les routes de notre territoire.  

L’objectif de ce projet est de renforcer les services de transport collectif dans la région et de faciliter l’accès à ces derniers en offrant des solutions de mobilité adaptées aux besoins des collectivités. « On connait les défis reliés aux déplacements dans les régions. Cet ajout de quatre véhicules à la flotte de Transport HSF va permettre de mieux couvrir notre grand territoire et offre un meilleur service à la population », a déclaré Marianne Dandurand, députée de Compton-Stanstead. 

Cet investissement dans le transport en commun en milieu rural aidera à rendre les municipalités de la MRC du Haut-Saint-François plus inclusives, ainsi qu’à améliorer la qualité 

de vie des usagers de ces services en leur permettant de se déplacer plus facilement. « Cette subvention arrive à un moment clé, après plusieurs mois d’attente. Elle permet à Transport HSF de se projeter vers l’avenir et de déployer progressivement des services plus fiables et mieux adaptés aux besoins de la communauté du Haut-Saint-François », a conclu Isabelle Labrecque, directrice générale de Transport HSF. 

– Le gouvernement fédéral investit 488 000 $ dans ce projet dans le cadre du Fonds pour les solutions de transport en commun en milieu rural (FSTCR), et la contribution de 
Transport HSF s’élève à 277 000 $. 
– Un Canadien sur cinq vit dans une collectivité rurale. Les collectivités rurales du Canada génèrent près de 30 % du produit intérieur brut du pays. 
– Le FSTCR complète le Plan climatique renforcé du Canada : Un environnement sain et 
une économie saine. Dans le cadre de ce plan, le gouvernement fédéral fournit un 
financement fédéral pour le transport en commun afin de veiller à ce que des solutions 
de transport propres et abordables soient disponibles dans toutes les collectivités. 

Fermeture de la cour d’East Angus

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Les jours de la cour municipale d’East Angus sont comptés. Cette dernière, située au 200, rue St-Jean Est, doit bientôt être « mutualisée » ou fusionnée avec la cour municipale de la MRC du Val St-François, à Windsor.


La date exacte de cette fermeture n’est pas connue. La municipalité d’East Angus attend un décret du gouvernement provincial pour officialiser la mutualisation, auquel moment la cour fermera définitivement ses portes.

Cette fermeture se trame depuis un moment déjà. En entrevue avec ce journal en décembre dernier, le nouveau maire d’East Angus Guillaume Landry a laissé entendre que la municipalité allait perdre sa cour. « C’est un service que l’on n’aura plus », avait-il affirmé à l’époque.


Consulté au téléphone en début de semaine dernière, le maire Landry a confirmé la nouvelle et rappelé que la décision de mutualiser les deux cours avec un seul point de service localisé à Windsor précédait son élection à la mairie.


Selon ce dernier, c’est au Conseil de la MRC, où siègent les maires et mairesses des 14 municipalités locales, que la décision avait été prise, en l’absence de la mairesse de l’époque, Lyne Boulanger ainsi que du préfet, Robert G. Roy, lui-même anciennement maire d’East Angus, tous deux exclus de la table des discussions en raison de possibles conflits d’intérêt.

Si M. Landry affirme que la mutualisation peut entraîner des économies, il est conscient que le transfert des activités de la cour à Windsor aura des impacts réels sur les citoyens de la MRC.


« Un citoyen de Chartierville qui reçoit une contravention, c’est possible qu’il décide de ne pas aller la contester parce que c’est trop loin », a-t-il admis, ajoutant que cela représenterait également un défi pour certains policiers, désormais forcés de faire « 2h aller-retour » pour témoigner en cour. « On n’a pas pensé jusque-là », a-t-il avancé à propos de cette nouvelle perte de services pour la région.
Le maire Landry a ajouté qu’il espère qu’il pourra y avoir des « points de services satellites » pour effectuer des paiements, à East Angus et ailleurs dans la MRC.


Rappelons que la compétence de la cour municipale d’East Angus s’étend à l’ensemble des municipalités de la MRC du Haut-Saint-François. Celle-ci entend notamment les dossiers d’infractions concernant le stationnement et la circulation, le zonage, la salubrité, les animaux, et les constats émis par la Sûreté du Québec relativement à la sécurité routière.

SPORTS | Hockey mineur : performances éclatantes des Sharks aux championnats régionaux

L’équipe M13B. Rangée du haut (les jeunes debout) : Richard Lapointe (assistant-entraineur) Loik Sarrasin, Viktor Garcia, Samuel Lampron (entraineur), Nélia Gagnon-Beauchemin, Ariane Fontaine, Isaac Matteau, Éloi Blais, Gabriel Lampron, London Vallières-Rivard, Félix Lapointe, Christian Houle (assistant-entraineur), Arthur Gagnon et Jérome Gagnon (assistant-entraineur). Rangée du bas : Mathis Blais, Olivier Poulin et Ayvrik Houle.

Les équipes M13B et M15A des Sharks du Haut-Saint-François ont participé aux Championnats régionaux 2026, le tournoi où s’affrontent les meilleures équipes des séries éliminatoires de la Ligue de hockey « simple lettre » Orford Saint-François.


Après un départ en force contre les Bulls de Bedford, l’équipe M15A s’est finalement inclinée devant le Phoenix-2 en demi-finale, après un match serré qui s’est soldé par une défaite crève-cœur en tirs de barrage. Félicitation à toute l’équipe pour sa participation au tournoi !

Stéphane Chapdelaine (entraineur-chef), François Blais (assistant-entraineur), Alyssa Bisaillon, Antoine Fournier, Luka Inkel, Alexis Gagnon-Beauchemin, Olivier Couture, Malik Fontaine, Christophe Nadeau, Evan Paquin, Marc-Olivier Labbé, Rafael Blais, Gabriel Chapdelaine et Éric Labbé (assistant-entraineur).

L’équipe 13B a pour sa part remporté le titre de champion des régionaux de Hockey Estrie dans sa division. Après des confrontations hautes en émotions contre les Jets, les Huskys et le Phoenix-1, et de solides performances de son gardien de but, l’équipe est ressortie victorieuse et a remporté le championnat. Bravo à tous pour cet exploit!

Club Quad : 3100 $ en dons pour les jeunes d’ici

De gauche à droite: Bernard Boulanger, directeur CQHSF secteur East Angus; Hemi Gosselin, animatrice; Nathalie Couture, animatrice; Vivianne Poulin, agente de développement sociocommunautaire Stratford; Jocelyn Plante, directeur CQHSF secteur Stratford; Charles Lachance, président CQHSF; Mélisa Champigny, directrice CQHSF secteur Dudswell; Nathaniel Girardin, animateur et Charles Talon, directeur Animation Jeunesse Haut-Saint-François.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Le Club Quad Haut-Saint-François (CQHSF) a remis 3100 $ en dons à divers organismes qui soutiennent les jeunes de la région lors d’un événement qui s’est déroulé à la Maison des jeunes Actimaje d’East Angus le 31 mars dernier.


Le club d’adeptes du « quad » (véhicule tout-terrain à quatre roues) a fait don de 500 $ à chacune des cinq maisons des jeunes suivantes : East Angus, Dudswell, Weedon, Scotstown et Stratford, et de 600 $ à la Journée Natalie Champigny, une organisation qui vient en aide aux enfants des écoles du Haut-St-François.

Les fonds avaient été amassés lors du « party hot dog » du 28 février 2026 à Dudswell, qui s’était avéré une levée de fond très réussie d’après Bernard Boulanger, directeur et membre fondateur du CQHSF. « C’était une belle journée, il y avait de beaux sentiers et beaucoup de quadistes », se réjouit-il.
L’événement marquait la troisième année consécutive où le Club organise une fête bénéfice au profit des jeunes.


« On veut revaloriser les jeunes pour qu’ils arrêtent de traîner partout », explique M. Boulanger, ajoutant que ces dons aux maisons des jeunes serviront à organiser des sorties et à acheter divers équipements, comme des jeux de société.


Le Club Quad du Haut-Saint-François fête ses 25 ans cette année. Pour l’occasion, un 5 à 7 vins, fromages et bouchées suivi d’une soirée dansante aura lieu le 2 mai prochain au 193, rue Principale Est à Dudswell. On demande aux intéressés de confirmer leur présence à clubquadhsfevenements@hotmail.com.

Quel avenir pour le site de l’usine de Graphic Packaging International ?

Site de l’ancienne usine de Graphic Packaging International au coeur d’East Angus. Photo : Sylvain Dodier

par Sylvain Dodier
En janvier dernier, une centaine de personnes perdaient leur emploi avec la fermeture de l’usine de Graphic Packaging International, sise au cœur d’East Angus. Aujourd’hui, une interrogation demeure : que deviendra ce site industriel, qui a longtemps structuré une part de l’économie locale?


À la question de savoir si des discussions sont en cours avec un repreneur potentiel, le maire d’East Angus, M. Guillaume Landry, répond : « À ma connaissance, il y en aurait, mais c’est pas nous qui gérons ce dossier-là. » Ce n’est pas la Ville qui pilote la démarche, mais bien l’équipe économique de la MRC du Haut-Saint-François, par l’entremise du Centre local de développement (CLD).
Contacté par le Journal, le préfet de la MRC


M. Robert Roy, se montre prudent : « On travaille toujours fort sur le dossier, ça avance, mais il faut faire attention, ne pas créer de faux espoir. » Mme Chantal Ramsey, conseillère aux entreprises du CLD, précise que l’organisme « […] ayant signé une entente de confidentialité, nous ne pouvons rien dévoiler […] ce sont de longs délais. On parle plus en mois qu’en jours. »


Cette réserve n’est pas sans rappeler certains projets économiques annoncés par le passé dans la MRC : pensons aux serres de production de cannabis médical de Weedon, ou à la relance de la brasserie 11 Comtés.


Le préfet précise que, dès l’annonce de la fermeture de l’usine, il y a un an et demi, le CLD a amorcé des démarches pour trouver un acheteur potentiel. La MRC ne négocie pas à la place de Graphic Packaging, elle « courtise » d’éventuels investisseurs.


Bien que le CLD prenne en charge les démarches, Graphic Packaging demeure le propriétaire des lieux et conserve le dernier mot. Par exemple, souligne M. Roy : « Il y avait une entreprise qui était prête à l’acheter, Graphic n’a pas voulu, parce que c’était un compétiteur direct. » Un fait qui limite le champ d’action des acteurs locaux.


Si une entente se dessinait à l’horizon, l’équipe du CLD interviendrait pour appuyer l’éventuel acquéreur dans l’élaboration de son montage financier et de ses démarches auprès des différents paliers gouvernementaux.

Le Centre local de développement du Haut-Saint-François qui oeuvre pour le développement économique et l’emploi. Photo : Sylvain Dodier


Le maire d’East Angus indique que la municipalité bénéficie d’un droit de préemption, récemment ajusté, qui permettrait à la Ville de se substituer à un éventuel acquéreur pour acheter en priorité, dans les mêmes conditions, afin de favoriser l’intérêt général. Une option que le maire écarte à court terme. « Mon souhait principal, c’est pas qu’on l’achète, c’est qu’un autre privé l’achète, puis modernise les installations pour apporter de bons emplois. »


Côté installations, les 10 et 11 mars derniers, une partie des équipements de l’usine était mise à l’encan. Le site passe ainsi d’un espace de production à un actif à redéfinir. Est-ce un avantage ou un handicap pour le développement de cette zone autrefois industrielle?

Épuration des eaux
Au-delà d’une éventuelle transaction, une autre question se profile : le partage des coûts d’opération et d’immobilisation de la station municipale d’épuration des eaux. Graphic Packaging assumait une part importante des coûts de cette infrastructure municipale. Le maire précise que « grâce à l’entente existante, Graphic Packaging continuera d’assumer ces coûts pour les 12 prochains mois. » Mais avec cette fermeture, qu’adviendra-t-il de ce partenariat public/privé ?


Malgré les délais, les incertitudes, Mme Ramsey se veut confiante :
« À East Angus en 2026 […] ça va bouger, de beaux projets s’en viennent. » Mais pour l’instant, une chose est certaine : rien n’est encore réglé.

Évaluation de 14 toiles à l’église catholique d’East Angus

Le 16 avril prochain, les restaurateurs du Centre de conservation du Québec, un organisme du Ministère de la Culture et des Communications qui a pour mission la conservation et la restauration de nos biens culturels et patrimoniaux, seront de passage à East Angus.


Leur visite a but de vérifier et d’évaluer les quatorze toiles du prolifique peintre mascouchois Georges Delfosse (1869-1939) qui illustrent le chemin de croix de l’Église Saint Louis-de-France, localisée dans cette communauté.


Selon les experts, ces toiles sont de très belles signatures. Notons que Delfosse n’a peint que deux chemins de croix : l’un à East Angus; l’autre à la cathédrale Saint Charles Borromée de Joliette.
Les toiles de l’Église Saint-Louis de France, peintes en 1921 sous la commande du Curé Plamondon au coût de 275 $ chacune, avaient engendrées un débat entre le peintre et le curé, ce dernier se plaignant d’une facture trop élevée comparativement aux statues du chœur. Notons qu’à cette époque, le salaire annuel d’un travailleur à l’usine de papier était de 1200 $.


Je tiens ici à saluer entre autres la générosité de notre député fédérale, Mme Marianne Dandurand, de M. François Jacques, notre député provincial, de la municipalité de Westbury, du Club Lions de East Angus, de la FADOQ d’East Angus, de La Paroisse de Saint-François de Laval et de donateurs particuliers de Bury, Cookshire et East Angus.


Étant soucieux de préserver la richesse de nos trésors culturels et en hommage aux citoyens qui ont contribué à leurs acquisitions, à la sueur de leur front, la Fabrique Saint François-de-Laval considère que cette église représente un trésor régional inestimable et qu’il est du devoir des citoyens du Haut-Saint-François de la conserver religieusement, pour les générations futures.

Alain Coulombe est président d’Assemblée de la Fabrique Saint-François-de-Laval

Motoneiges HSF

Une saison de rêve pour la motoneige

À Newport, près de la rivière du Nord. Photo : Carolyne Weldon

Les motoneigistes de la région, tout comme les commerçants qu’ils soutiennent, sont unanimes : c’était une bien belle saison de motoneige.


Michaël Drouin Nadeau, président du Club de motoneige L’Aigle Noir d’East Angus, n’aurait pu demander mieux. « On a commencé à Noël. Il y a eu de la neige, il y a eu du froid. On a eu une belle saison cette année. » Le président affirme que ses membres étaient « pas mal satisfaits » cet hiver. « Tout était ouvert, il y avait de la neige partout. C’était des belles conditions. »


Si toutes les saisons étaient aussi belles, la motoneige aurait plus d’adeptes, selon lui. « Quand on a 8 à 10 semaines de motoneige au lieu de 4 à 6, c’est sûr que ça attire plus de monde », dit-il.
Comme de nombreux dépanneurs, restaurants et stations-services de la région, le Café Central, à l’entrée du village de Sawyerville, bénéficie grandement de l’achalandage occasionné par les activités de motoneige. Situé à quelques mètres du sentier, il s’est imposé dans les dernières années comme lieu de rencontre et de restauration pour les motoneigistes du coin ou de passage.


Anna Dougherty y est serveuse depuis six ans. Selon elle, les motoneigistes « augmentent extrêmement » le nombre de clients du restaurant en période hivernale. « Ils viennent beaucoup pour dîner, affirme-t-elle. Entre 11 h et 14 h, le restaurant est plein de motoneigistes. » Cette dernière dit apprécier leur clientèle. « Ils viennent de partout. C’est du bon monde. C’est sûr que ça fait une différence. »


À une table, Michael Meunier et son gendre, Jean-Samuel Lamy, s’apprêtent à luncher. « C’est la sixième fois qu’on arrête ici cette saison, lance M. Meunier. C’est central. »


Venus de Coaticook, ils conviennent que les sentiers étaient excellents cette année. « C’est rare qu’on peut sortir à toutes les fins de semaine pendant 2 mois », dit-il.


Il ajoute s’être reconverti à la motoneige de sentier cet hiver, après près de 20 ans d’explorations en motoneige hors-piste. Selon lui, il n’y a plus de neige pour le hors-piste et de moins en moins d’endroits pour en faire.


Pour son gendre, la motoneige de « trail » demeure très agréable, même pour les jeunes. « On fait pas ça pour faire les fous, affirme-t-il. Ça nous fait passer du temps dehors, on peut en faire en groupe. C’est plaisant. »

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Moratoire sur les développements résidentiels à East Angus

C’est devant une salle plus que comble que le maire d’East Angus, Guillaume Landry, a annoncé un moratoire de 90 jours sur tout nouveau projet de construction résidentielle multifamiliale dans sa municipalité.


Plus de 60 personnes s’étaient rassemblées à la séance ordinaire du conseil municipal du 2 mars dernier pour avoir l’heure juste sur les impacts de nombreux projets de développement résidentiels déjà approuvés et qui seront bientôt en chantier à East Angus.

La municipalité connait actuellement un boom résidentiel sans précédent. Aux 1000 unités construites dans des dernières années s’ajouteront bientôt des centaines de nouvelles adresses, dont celles des rues Rousseau et Kinnear, ayant récemment fait l’objet d’une pétition, et celles du lotissement résidentiel derrière la future épicerie Super C, entre plusieurs autres.

Le maire Landry s’est dit très heureux de cette mobilisation citoyenne, conséquence selon lui de la transparence que cultive son administration, en poste depuis novembre dernier. « Si on n’avait pas mis sur Facebook tout ce qui s’est passé au dernier conseil, on n’aurait pas tout le monde ici ce soir, a-t-il estimé. C’était ça le plan. On veut que les gens sachent ce qui se passe et que s’ils ont des questions, qu’ils puissent venir les poser. »


Les citoyens ne se sont pas fait prier : la séance a duré près de trois heures. Les questions, critiques et commentaires ont porté sur la sécurité des marcheurs, la fluidité du trafic automobile, l’harmonisation des nouvelles constructions avec les résidences déjà existantes, ainsi que l’accès aux services comme l’eau potable, les parcs ou les écoles.


Moment fort de la soirée : Jade Reid, une femme de 27 ans résidant au Logement HAN, un immeuble adapté aux personnes ayant des besoins particuliers, a pris parole pour dire qu’elle ne reconnaissait plus sa ville.


« Avant East Angus c’était Ma ville, ma vie, a-t-elle dit, évoquant le slogan de la municipalité. Maintenant c’est Ma ville, ma vie, mes blocs. East Angus, ce n’est plus East Angus. » Visiblement émue, la jeune femme a terminé son témoignage en larmes, saluée par une salve d’applaudissements.
Les règlements municipaux censés encadrer ces projets de construction sont « désuets », a admis le maire, datant d’une époque révolue où il n’y avait peu ou pas de développements résidentiels à East Angus. Ces derniers devront donc être revus en profondeur, à la lumière d’un nouveau plan d’urbanisme, d’où l’importance d’un moratoire.


Cela dit, les élus ont répété qu’ils ne pouvaient malheureusement rien faire pour empêcher la construction de projets déjà approuvés, ni même les influencer « sans prêter flanc à des poursuites judiciaires », selon le maire.


« Ça fait quatre mois qu’on est en poste, a dit la conseillère municipale Sabrina Denault-Lapointe. On ne peut rien faire pour ce qui a été approuvé avant nous. »


Une grande consultation citoyenne sera tenue au printemps. Le maire a dit souhaiter qu’autant de personnes y participent

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Une pétition pour un développement résidentiel plus harmonieux

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Une pétition qui circule actuellement dans le secteur Rive Sud à East Angus sera bientôt déposée à la municipalité. Intitulé Pétition concernant le projet de développement résidentiel des rues Rousseau et Kinnear – Zone Rc-12, le document est une initiative citoyenne en réponse à un projet de développement résidentiel majeur, annoncé en janvier dernier, visant la construction de 96 unités de logements dans le secteur.


Pour les trois résidents à l’origine de la pétition, Kaçandre Bourdelais, Kim Rowland-Laflotte et Jean Justin Campagna, la démarche se veut constructive et vise le dialogue ainsi que la collaboration. Loin de s’opposer à la construction de nouvelles unités de logement dans leur quartier, ces trois co-porte-paroles souhaitent plutôt sensibiliser les élus de leur municipalité à l’importance d’harmoniser un nouveau développement avec le « patrimoine résidentiel actuel ».


Le document, qui a récolté plus de 130 signatures en une semaine, invite donc le maire, ses conseillers ainsi que le Comité consultatif d’urbanisme à autoriser un projet comprenant « des immeubles avec deux étages au maximum similaire au développement des rues Cloutier et Jamieson (122 rue Jamieson) […] en nombre raisonnable, en adéquation avec le relief et en harmonie avec la vie de quartier ». La pétition soulève également des enjeux de fluidité et de sécurité, non seulement pour les automobilistes mais également pour les marcheurs, nombreux dans le quartier.


Consultée par téléphone, la directrice générale d’East Angus Marie-Pier Dupuis a affirmé que le conseil municipal avait refusé le projet de 16 immeubles de 6 logements chacun, tel que présenté par le promoteur. « Il va présenter un autre projet modifié », a-t-elle dit. Pour les intéressés, le sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine séance du conseil d’East Angus, le 2 mars prochain.

East Angus retire son intention d’annexer des rues de Westbury

Pour être “égal à égal”, selon le maire Guillaume Landry, la Ville de East Angus a abrogé sa résolution qui menaçait l’annexion d’une partie de la municipalité de Westbury.


M. Landry et son conseil municipal ne voulaient pas que leur voisin soit soumis à des négociations sous pression, a ajouté le maire. Aussi, dans une entrevue avec le Journal en janvier, le maire de Westbury, Pierre Reid, avait déjà rejeté cette approche.


« Il faut que ça meure dans l’œuf », a déclaré M. Reid. « C’est non négociable, l’annexation. »
L’abrogation adoptée par le conseil municipal d’East Angus a eu lieu lors de sa séance régulière du 2 février dernier.

La résolution originale avec l’intention d’annexer trois rues de Westbury—De La Tuilerie, Martineau et Angus Nord—date du mois de septembre dernier.


Cette résolution a suivi une décision de la part de l’ancien conseil municipal d’East Angus de relier un résident de Westbury, Cédérick Ménard, à l’approvisionnement en eau municipal d’East Angus.
M.  Ménard avait travaillé pendant un an pour trouver une solution à ses deux puits vides, demandant de l’aide aux deux municipalités sans succès jusqu’en septembre dernier.

POlyvalente

Une école qui encourage l’engagement !

Texte de Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire
La Cité-école Louis-Saint-Laurent est une école près de sa communauté. Tous les ans, nous pouvons compter sur des membres du personnel et des élèves pour aller faire une bonne action dans la communauté. Nous vous en présentons quelques-unes.


Les classes en adaptation scolaire sont très proactives pour aider les organismes du milieu comme Moisson Haut-Saint-François et les Cuisines collectives du Haut-Saint-François. Les élèves peuvent préparer des pâtés pour des campagnes de financement, cuisiner des biscuits à vendre au Café Laurier ou préparer les boîtes de denrées à distribuer aux familles dans le besoin du HSF. Certains s’impliquent dans l’école pour préparer des petites collations lors d’événements comme les portes ouvertes, le salon cité des écoles, etc., ou dans la préparation d’activités comme la maison hantée durant l’Halloween.

En plus des élèves en adaptation scolaire, plusieurs élèves de l’école se sont impliqués auprès des personnes âgées du CHSLD d’East Angus. Certains ont contribué au marché de Noël en cuisinant des denrées à vendre pour amasser des fonds au profit du comité de loisirs du CHSLD, d’autres ont décoré les lieux pour Noël tandis que certains organisaient des activités pour les bénéficiaires à l’occasion du temps des fêtes. Plusieurs musiciens et chanteurs se sont déplacés pour faire un petit concert de Noël et ce ne sont que quelques exemples d’implications.


Bravo aux élèves de la classe de mesdames Zélia Mondo, Maud Robert, Caroline Dumas, Marie-Lou Marceau, Geneviève Lagueux, au groupe L’Alternative avec leur enseignant Dany Dassylva ainsi qu’à tous les musiciens et chanteurs et leur enseignant, monsieur Benoit Marquis. Ces personnes sont des créateurs de bonheur.

Des nouvelles de la Polyvalente
Au cours des prochaines parutions, nous publierons des contributions de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus. Les textes que vous pourrez y lire seront parfois rédigés par des membres du personnel scolaire et/ou par des élèves. Une belle façon de découvrir ce qui se passe dans notre école secondaire.

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