Bois traité : Tred’si menacée de fermeture

Mohika Tremblay a repris l’entreprise familiale Tred’si en 2015. PHOTO : TRED’SI.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
L’entreprise Tred’si pourrait devoir cesser ses activités à cause d’une nouvelle réglementation fédérale encadrant le recyclage des poteaux de téléphone en bois traité. À moins d’un revirement, l’entreprise locale basée à Westbury, qui emploie normalement 20 personnes et recycle plus de 40 000 poteaux par année, devra mettre la clé sous la porte en octobre.


Depuis bientôt 30 ans, l’entreprise Tred’si récupère le bois traité et le revend sous forme de matériaux dédiés à la construction. Mais voilà qu’un nouveau règlement fédéral encadrant l’usage du PCP (pentachlorophénol, un agent de traitement du bois utilisé depuis 1936), vient lui couper l’herbe sous le pied.

« C’est très particulier les processus au fédéral, affirme Mohika Tremblay, présidente directrice générale de Tred’si. L’usage du PCP, comme tous les agents de traitement du bois, devait être révisé tous les 5 ans. C’est en 2023 qu’on a reçu la brique », se souvient Mme Tremblay.


Le gouvernement fédéral homologue alors sa décision de non seulement d’interdire la production de nouveaux poteaux traités au PCP, mais également le recyclage des poteaux déjà existants, qui devront désormais être « éliminés », donc soit enfouis ou incinérés.


Débute alors une période de grâce de trois ans où Mme Tremblay remue ciel et terre pour tenter de se faire entendre. Elle participe à une pré-consultation publique en juin 2025, puis forme un groupe de travail regroupant des acteurs de tous les niveaux de sa chaîne de valeur. En juin dernier, la « vraie » consultation a lieu. Immense déception pour Mme Tremblay : « Il y avait eu beaucoup de coupures [de postes] au fédéral l’hiver précédent. Santé Canada n’avait pas travaillé sur le dossier. Le dossier était tombé entre deux chaises. »


Depuis, Tred’si ne prend plus de contrats pour les poteaux d’Hydro-Québec, l’un de ses clients principaux avec Bell et Telus, et sa survie même est en jeu. « On avait une entreprise avec une circularité parfaite, en plein sur son X. C’est sûr qu’il y a toujours des risques à gérer des contaminants. Mais Tred’si prenait en charge ce risque-là, de prolonger la vie utile du bois de manière sécuritaire. »


« On ne le réalise pas toujours mais un poteau, c’est un arbre qui a des qualités très rares. Va marcher en forêt, c’est dur à trouver un arbre pour un poteau !, s’exclame Mme Tremblay. Les standards sont très sévères. Les poteaux, c’est une pure ressource, c’est le high grade. C’est impensable de gaspiller une ressource comme ça. »


« Sans la permission d’opérer, il n’y a pas de possibilité de continuer » pour Tred’si affirme-t-elle. « Avec ce règlement, c’est un signal que le gouvernement envoie à tout un secteur d’activité. Même si de petits entrepreneurs ont tout donné et tout investi : rien n’est sûr, tout peut arriver demain matin », laisse tomber la femme d’affaires, qui dit vivre avec un grand sentiment d’impuissance.


« Moi, je suis la relève ! ajoute Mohika Tremblay. Je regarde ça et il faut que je dise à mon père, ‘‘P’pa, on l’a échappé’’».


Il reste 1,2 millions de poteaux de bois traités au PCP en circulation au Québec, et plus de 12 millions à travers le Canada.

East Angus retire son intention d’annexer des rues de Westbury

Pour être “égal à égal”, selon le maire Guillaume Landry, la Ville de East Angus a abrogé sa résolution qui menaçait l’annexion d’une partie de la municipalité de Westbury.


M. Landry et son conseil municipal ne voulaient pas que leur voisin soit soumis à des négociations sous pression, a ajouté le maire. Aussi, dans une entrevue avec le Journal en janvier, le maire de Westbury, Pierre Reid, avait déjà rejeté cette approche.


« Il faut que ça meure dans l’œuf », a déclaré M. Reid. « C’est non négociable, l’annexation. »
L’abrogation adoptée par le conseil municipal d’East Angus a eu lieu lors de sa séance régulière du 2 février dernier.

La résolution originale avec l’intention d’annexer trois rues de Westbury—De La Tuilerie, Martineau et Angus Nord—date du mois de septembre dernier.


Cette résolution a suivi une décision de la part de l’ancien conseil municipal d’East Angus de relier un résident de Westbury, Cédérick Ménard, à l’approvisionnement en eau municipal d’East Angus.
M.  Ménard avait travaillé pendant un an pour trouver une solution à ses deux puits vides, demandant de l’aide aux deux municipalités sans succès jusqu’en septembre dernier.

En entrevue avec le maire et la directrice générale : « Westbury, ça reste Westbury »

La directrice générale de Westbury, Annik Desrosiers, avec le maire, Pierre Reid. Photo: Scott Stevenson

L’indépendance de Westbury et une approche amicale, constructive et d’affaires avec les municipalités voisines constituent le principe directeur de Pierre Reid en tant que nouveau maire de la municipalité rurale de 1209 habitants, qui entoure la ville d’East Angus. Mais depuis que M. Reid a pris ses fonctions en novembre, cette approche a été mise à l’épreuve.


L’annexation, même de petites parties de son territoire, reste un sujet sensible et pressant. En septembre dernier, juste avant les élections municipales, la Ville d’East Angus a adopté une résolution exprimant son intention d’annexer trois rues de Westbury—De La Tuilerie, Martineau et Angus Nord. (Notez que l’article de notre numéro du 18 décembre dernier indiquait que l’annexation avait déjà eu lieu, ce qui n’est pas le cas.)


Dans une entrevue accordée au Journal le mardi 6 janvier, le maire Reid et la directrice générale de Westbury, Annik Desrosiers, ont déclaré que la résolution d’East Angus est entre les mains du ministère des Affaires municipales du Québec, mais que Westbury s’y opposerait.


« Il faut que ça meure dans l’œuf », a déclaré M. Reid. « C’est non négociable, l’annexation. »
Avoir la question au début de son mandat, « […] mettait un peu de pression sur les épaules pour moi », a-t-il noté.


Il s’attend à rencontrer le nouveau maire d’East Angus, Guillaume Landry, et espère que le nouveau conseil de cette ville de 4267 habitants adoptera une approche différente de la précédente.
Quoi qu’il en soit, Mme Desrosiers a déclaré que de telles décisions impliquent de nombreuses étapes aux niveaux provincial et municipal, et « on est vraiment loin d’une décision ».


La sensibilité de Westbury remonte, en partie, à une annexation par East Angus du territoire de Westbury pour la construction du restaurant McDonald’s à l’angle d’Angus Sud et de la Route 112. « On a perdu une pointe de territoire », a noté M. Reid.


« On s’entend que c’est la dernière pointe de territoire qu’on va laisser céder », a ajouté Mme Desrosiers, avec l’appui de M. Reid.

Les maires se parlent
Malgré cette question délicate qui subsiste entre les deux municipalités, M. Reid et Mme Desrosiers voient tous deux une nouvelle ère dans les relations avec les voisins de Westbury et d’autres municipalités du Haut-Saint-François.


« Les maires se parlent. C’est déjà une nouvelle dynamique », a déclaré Mme Desrosiers, exprimant son optimisme quant à la prochaine renégociation des accords intermunicipaux.


« Il y a une belle ouverture d’esprit », selon M. Reid au sujet de sa première discussion avec le maire Landry d’East Angus. « Je vais le rencontrer, et je vois qu’on veut aller de l’avant, mais le mot clé de tout ça, c’est respecter nos souverainetés… Westbury, ça reste Westbury, mais on peut faire affaire. »
« Je veux faire affaire et non qu’on soit encore en discorde… On peut faire plein de choses ensemble, mais il faut se respecter », ajoute-t-il.

Cédrick Ménard-1

Après un an sans eau, la famille Ménard sera finalement raccordée

Cédrick Ménard pose devant son système de réservoirs d’eau à pompe externe lui ayant permis de s’approvisionner en eau depuis plus d’un an. Photo : Jean-Marc Brais

La Ville d’East Angus a autorisé le branchement d’une résidence du Canton de Westbury à son réseau d’aqueduc. Cela signifie un retour à la normale pour la famille de Cédrick Ménard, qui n’a pas accès à l’eau depuis l’été 2024. Parallèlement, la Ville d’East Angus a fait part de son intention d’annexer les rues Angus Nord, Martineau et de la Tuilerie, qui font présentement partie du territoire de Westbury et sur lesquelles East Angus fournit l’eau à certaines résidences. 

Historique 

C’est en 2022 que Cédrick Ménard s’est construit une maison sur la rue Angus Nord, dans le Canton de Westbury. À ce moment, il fait creuser un puits profond de 457 pieds qui le fournira en eau pendant deux ans. Puis, « du jour au lendemain, on est revenu des commissions. Mon gars embarque dans la douche : une minute de douche, puis plus rien », se remémore Cédrick Ménard. 

C’est à ce moment que débute son parcours du combattant. Nous sommes à l’été 2024 et la maisonnée de la rue Angus Nord s’approvisionne chez un voisin via un boyau d’arrosage pour ce qu’elle croit être une situation temporaire. Le forage d’un second puits de 500 pieds ne permet pas d’atteindre une veine d’eau suffisante. Les premiers gels arrivent à l’automne 2024 et la solution temporaire du boyau d’arrosage atteint ses limites.  

Cédrick Ménard se procure des réservoirs GRV à bétail qu’il remplit à l’immeuble qu’il possède à East Angus. Pendant ce temps, il entame des démarches auprès du Canton de Westbury et de la Ville d’East Angus, qui a une conduite d’eau qui passe de l’autre côté de la rue, la station de traitement étant située à 100 mètres de là. Aucun des deux ne peut l’aider. 

En mai dernier, la Ville d’East Angus avait même adopté une résolution qui confirmait « qu’elle n’autorisera plus le branchement d’immeubles situés hors de son territoire », chose qu’elle a faite par le passé.  

Eau stagnantes et rebrassage 

La famille Ménard se débrouille donc pendant des mois à l’aide d’un système élaboré de six réservoirs, quatre demeurant dans le garage et deux autres servant au transport et au remplissage. « C’est tout branché en série avec la pompe externe, ce qui fait qu’on peut avoir de la pression puis prendre des douches », explique Cédrick Ménard. Pour la nourriture et l’hydratation, il préfère ne pas prendre de chance et acheter de l’eau embouteillée. Son système de réservoirs confère une autonomie de 5 à 6 jours à la famille de quatre. 

Après un an, son dossier débloque, chose qu’il attribue aux changements d’administration qu’ont connu East Angus et Westbury. Marie-Pier Dupuis est la nouvelle directrice générale d’East Angus depuis le 22 avril. À Westbury, Annik Desrosiers l’est depuis le retour des vacances estivales. Peu importe la raison exacte, son calvaire tire à sa fin. « Le plus gros, c’est que je le sais que je vais l’avoir. La résolution a été faite. Ça, c’est déjà très bon. Mais quand, comment et tout ça, j’ai pas vraiment plus de détails encore », partage Cédrick Ménard. 

« Depuis qu’on n’a plus d’eau, il y a pas personne qui a pris de bain chez nous. C’est des douches rapides. Quand on aura l’eau, je peux te dire qu’on bon bain aux chandelles avec ma blonde, c’est sûr qu’il va y en avoir un! » 

Photo : Jean-Marc Brais

Enerkem Westbury poursuit ses activités malgré la faillite

Enerkem s’est placé à l’abri de ses créanciers à la mi-mai. La directrice des communications de l’entreprise, Amélie Desrosiers, confirme que « nous poursuivons nos activités à notre centre d’innovation à Westbury ainsi qu’à notre bureau à Sherbrooke. » Un « plan clair de relance » a été proposé par les sociétés qui reprendront les rênes de l’entreprise. L’usine de Westbury a débuté ses activités en 2009 en produisant des gaz de synthèse. Elle a été modernisée pour produire du méthanol en 2011, puis de l’éthanol à partir de 2012.  

Nouveau départ à la Vallée du Mont-Élan

Line Savard et sa fille Karina Ortega, copropriétaires de la Vallée du Mont-Élan depuis 2020.

Après une année de pause, la Vallée du Mont-Élan a rouvert ses portes le 17 avril dernier à Westbury.  Le sujet de l’incendie survenu sur le site le 11 avril 2024 et qui a coûté la vie à Jérémie Ortega demeure sensible. « Pendant la fermeture, on s’est fait offrir énormément d’aide. Il y a eu beaucoup de solidarité. Il y a eu des beaux mouvements d’entraide », se remémore la sœur du défunt, Karina Ortega. 

« On a fermé pendant un an, puis je dirais que notre mission s’est solidifiée. On a fait une restructuration », poursuit-elle. Auparavant associé au camping et au disque golf, la Vallée du Mont-Élan mise désormais sur sa mission de centre de villégiature, de ressourcement et de mieux-être. Un sanctuaire pour que « les gens qui viennent aient une belle cohabitation, une belle vibe, puis une belle cohérence », explique celle qui est copropriétaire avec sa mère depuis 2020. 

La pandémie comme déclic 

L’achat du site de Westbury concorde avec le début de la pandémie et une écœurantite de la ville. « Ça fait cinq ans qu’on reste ici, puis des fois, quand on va quelque part puis qu’on revient, on se dit : « C’est fou comment on se sent à la maison. Plus que n’importe où on a pu habiter » », poursuit celle qui est instructrice de yoga. 

La région leur rend bien, à elle et sa mère, cet attachement puisqu’une bonne partie de leur clientèle provient du Haut-Saint-François. « Il y a des voisins qui viennent dormir! Du monde de Cookshire! », s’enthousiasme Line Savard, la mère de Karina. « On a toutes sortes de gens qui viennent, [mais] une grande partie de notre clientèle, c’est des gens de Sherbrooke. » Le reste de la clientèle provient des grands centres, soit Montréal, Québec et Trois-Rivières. 

Cela n’est pas surprenant aux dires des deux femmes, puisque plusieurs citadins ont un ras-le-bol de la ville, qui s’est exacerbé depuis la pandémie. « C’est de plus en plus demandé et important pour les gens de se retrouver dans un domaine de nature qui n’est pas axé sur la consommation », explique Line Savard. Et par « nature », elle fait autant référence à la nature extérieure qu’à celle intérieure.  

Si on peut facilement se retrouver en nature dans un parc de la Sépaq, ce qui distingue la Vallée du Mont-Élan, c’est la communauté qui entoure cette nature. S’il est facile pour quelqu’un de se rendre sur le site de Westbury pour se retrouver et se ressourcer, la disposition du site et la nouvelle grille d’activités rendent plus faciles le contact avec autrui. Comme le résume Line Savard, ici « on prend le temps de vivre ensemble. On prend le temps de se connaitre. On prend le temps de connecter. » 

La Vallée du Mont-Élan est un vaste site de 76 hectares où il est possible de séjourner en chalet ou en camping. Certes, il est possible d’y faire de la randonnée, mais le sanctuaire est l’un des rares endroits dans la région où il est possible de s’adonner à des séances de yoga, de méditation, à des activités de respiration ou à des retraites en silence. Le duo mère-fille composé de Line Savard et Karina Ortega se fera un plaisir de vous guider.  

Cerfs

Citrouilles et sapins recyclés pour les cerfs

Léopold et Anne-Sophie se font des amis, les cerfs rouges, à la Ferme Boucherie le Sabot d’Or.

La Ferme Boucherie le Sabot d’Or peut recycler vos citrouilles. Les propriétaires Jacques et Arianne invitent la population à venir nourrir leurs cerfs rouges avec des citrouilles et autres légumes.

« C’est une activité amusante pour les enfants qui peut être jumelée à une visite éducative de la ferme », ont-ils fait valoir au Journal.

« Il est possible pour les gens de venir gratuitement en visite libre ou de prendre la visite guidée qui est payante. La visite guidée dure une heure à une heure et demie. Nous faisons la tournée des animaux de la ferme avec une chaudière de moulée pour les nourrir en donnant un maximum d’informations et d’anecdotes drôles», ajoute Arianne Caron. 

L’activité des citrouilles se fait après l’Halloween et aussi longtemps que les gens auront des citrouilles et autres légumes. « Ils peuvent venir pour les donner ou juste voir les animaux. Après Noël, nous récupérons aussi les sapins naturels dont les cerfs raffolent. » 

Giratoire

Rond-point ou carrefour giratoire ?

Bonjour Monsieur Stevenson,
Dans l’article du Journal régional Le Haut-Saint-François du 11 septembre dernier intitulé : Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112, j’aimerais savoir si ce sont vraiment des ronds-points qui seront installés ou des carrefours giratoires ?

À la page 2 (suite de l’article), vous écrivez « Aussi les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610… ». N’est-ce pas plutôt un carrefour giratoire ?
Je vous remercie de bien vouloir éclairer ma lanterne !
Bonne journée.

Lucie Duquette,
Ascot Corner

Notre réponse
Merci pour votre question, Madame Duquette !
Selon nos recherches dans le Grand dictionnaire terminologique du Québec, publié par l’Office québécois de la langue française (OQLF) :

« Qu’on l’appelle carrefour giratoire, en circulation routière, ou rond-point, dans la langue courante, ce type de carrefour présente une configuration annulaire typique et il a pour fonction de rendre la circulation fluide ; mais, selon les pays, il y a parfois des distinctions quant au sens de la priorité des voitures qui s’y engagent ou y circulent. Une signalisation adéquate est nécessaire pour lever les ambiguïtés et réduire le risque d’accident. »

Le terme privilégié et recommandé par l’OQLF est « carrefour giratoire ».

Mais, notre lectrice assidue a approfondi ses propres recherches :
« Je vous invite à regarder ce reportage de Radio-Canada Sept-Îles où la distinction est très claire », a écrit Mme Duquette par la suite à notre première réponse à sa lettre. « https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/682505/carrefour-rond-point-sept-iles. La différence se fait selon la priorité. À ce que je comprends, dans le rond-point c’est l’usager qui s’engage qui a priorité. Dans le carrefour giratoire, c’est l’usager qui est déjà engagé qui a priorité».

« J’ai aussi trouvé ceci aujourd’hui sur le site de l’Association québécoise des transports (même si cela date de 2010), https://aqtr.com/association/actualites/synthese-memoire-decennie-giratoires-quebec-bilan-comportement-usagers»  « Le réseau routier québécois compte trois types d’aménagements circulaires : le carrefour giratoire, le rond-point et les autres aménagements circulaires. Considérés comme des synonymes par l’Office québécois de la langue française, le giratoire et le rond-point présentent peu de différences. Leurs dissemblances sont d’ordre technique : le rond-point est régi par la règle de priorité à droite et le giratoire par la règle de priorité à l’anneau. »

« Est-ce que cela vous éclaire autant que moi ? Je crois que je n’ai jamais eu affaire à un rond-point. Si c’est vraiment un rond-point qui sera sur la 112, les gens devront apprendre l’ordre de priorité. Tout comme moi. »

Trois giratoires prévus aux chemins Paul, de l’Aéroport et des Pins 

On en connait un peu plus sur le projet de réaménagement de la route 112 entre Ascot Corner et East Angus. Outre l’élargissement à quatre voies avec séparation par terre-plein, trois carrefours giratoires doubles sont prévus le long du tronçon de 6 km. Ceux-ci sont envisagés aux intersections de la rue des Pins, du chemin Paul et du chemin de l’Aéroport.  

Les travaux seraient réalisés sur plusieurs années, soit au plus tôt à partir de 2028 pour se terminer en 2032. Les premières interventions réalisées seraient la construction des carrefours giratoires doubles aux intersections des chemins Paul et de l’Aéroport, de même que le doublement de la route 112 entre ces deux intersections, indique l’avis de projet soumis par le MTMD. L’intervention suivante serait la construction du carrefour giratoire double à l’intersection de la rue des Pins. La dernière intervention serait le doublement de la route 112 entre la rue des Pins et le chemin Paul.  

Dangereux depuis plusieurs années 

Le projet vise à sécuriser le tronçon et à augmenter sa capacité routière. On se rappellera que la vitesse a été réduite de 90 à 70 km/h entre le chemin Talbot et la route 214, à la suite d’un accident mortel survenu près du chemin Paul en septembre 2019. Dans son rapport publié en août 2020, le coroner avait recommandé de sécuriser la route 112 à cet endroit. 

De 2015 à 2019, il s’est produit 45 accidents, dont 3 mortels, sur ce tronçon de route. Le débit moyen y est de 15 000 véhicules/jour, ce qui représente une augmentation de 85 % sur 25 ans. Après des rencontres avec les élus municipaux et des consultations publiques en 2023, le projet de réaménagement est à l’étape de l’étude d’impact sur l’environnement.  

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112

Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112

D’ici 2027, on devrait commencer à voir la construction d’un rond-point à Ascot Corner et quatre voies jusqu’à Westbury, selon la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. À l’endroit de cette dernière municipalité, « ici, ça va être un autre projet », a-t-elle mentionné en entrevue le 30 août.

« Les plans sont sur la table. C’est un gros travail ». Madame Boulanger a expliqué que l’agrandissement de la route 112 se fera graduellement de Ascot Corner en allant vers East Angus. Le premier projet consiste en un rond-point à Ascot Corner ainsi que les quatre voies et un terre-plein, et sera mis en œuvre dans les prochaines années.

« Ça prend beaucoup de planification, mais je suis plus confiante maintenant que ça va se faire ».
L’article du Haut-Saint-François sur le développement résidentiel à East Angus, dans le numéro du 28 août, a sollicité plusieurs commentaires de lecteurs et lectrices sur la page Facebook du journal, incluant quelques craintes pour l’effet sur le trafic.

« Va falloir faire une amélioration de l’accès sur la 112 pour plus de sécurité », qu’un lecteur a commenté.
« C’est une promesse électorale et c’est en cheminement… un long processus ! », que la mairesse a répondu.

Pour la question de ronds-points à East Angus, « c’est envisagé, mais sur la table », ajoute-t-elle. Ils feront partie d’un projet suivant celui de Ascot Corner et la route 112 à Westbury.

Chemin Spring et la 610

La réouverture du chemin Spring à Ascot Corner devrait se faire cette semaine, selon un avis de la Municipalité.

Aussi, les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610 devraient déjà être terminés, selon les informations du ministère des Transports du Québec, au moment de mettre sous presse.

Westbury démission

Westbury : des citoyens demandent la démission du maire et de la DG

Plusieurs citoyens présents se sont levés lors de la dernière séance du conseil municipal du Canton de Westbury pour appuyer la demande du citoyen, Shane Coates, pour la démission du maire et de la directrice générale de la municipalité.

Se sentant bâillonné lors de la période de questions et frustré de la situation qui semble se répéter aux séances du conseil municipal du Canton de Westbury, le citoyen, Shane Coates, appuyé de plus d’une quinzaine de contribuables, a réclamé la démission du maire, Gray Forster, et de la directrice générale, Nathalie Audet, lors de la séance du conseil municipal qui se déroulait la semaine dernière.

L’ensemble des citoyens présents, une vingtaine, semblait en avoir lourd sur le cœur. La récente lettre acheminée, le 10 octobre, à toute la population rappelant la politique de tolérance zéro en matière de harcèlement et d’intimidation envers les employés municipaux et les élus semble avoir été plutôt mal reçue par les citoyens présents. Ces derniers reprochent au maire ainsi qu’à la directrice générale de travailler en tandem en ne donnant pas toute l’information pertinente et d’être intransigeants en distribuant des lettres d’avocat à certains entrepreneurs.

Jocelyn Ménard et Stéphane Nadeau, deux entrepreneurs ayant des contrats avec la municipalité, disent avoir reçu respectivement une lettre d’avocat leur précisant de ne plus poser de questions relativement à leur champ de compétences et de ne pas intervenir auprès de l’administration et des élus dans leur gestion quant à la planification des mandats. Ces derniers s’offusquent en soutenant qu’ils ne tentaient pas d’intimider les élus, mais bien d’obtenir des réponses relativement à ce qu’ils avaient observé.

D’autres citoyens ont questionné le maire pour en savoir davantage sur la justification de l’envoi postal. Ce dernier a répliqué qu’il s’agissait d’un simple rappel des règles établies par le ministère des Affaires municipales du Québec. Certains ont même demandé s’ils pouvaient encore poser des questions par crainte de recevoir une lettre d’avocat. Le maire précise que tout citoyen peut poser les questions qu’il désire. Il rappelle que les entrepreneurs ne peuvent poser de questions relativement à leur champ de compétences. À cela, les entrepreneurs Ménard et Nadeau mentionnent préférer cesser leurs liens d’affaires avec la municipalité afin de préserver leurs droits de questions lors des séances municipales.

Suspension

Considérant que la période de questions tournait en rond et que la même question revenait régulièrement et l’insistance de certains citoyens à obtenir des réponses, le maire Forster a suspendu la séance du conseil pour une période de 15 minutes. Il a également sollicité la présence de la Sûreté du Québec. Deux agents se sont présentés sur place au moment de la reprise de la séance. Malgré l’insistance des questions, les citoyens se sont montrés tout de même respectueux. Si les questions étaient dirigées principalement en direction du maire, le travail des élus n’a jamais été mis en question au cours de la dernière séance.

En suspendant la séance, M. Forster mentionne qu’il n’a fait qu’appliquer une suggestion du bureau régional des Affaires municipales dans ce genre de situation. Quant à la demande de démission formulée à son égard et de la directrice générale, le maire mentionne ne pas être étonné. « Ça fait une escousse qu’on entendait parler de ça. » Quant à la municipalité, le maire insiste « on suit les règlements, on suit le code de déontologie et le code d’éthique pis on suit ça à la lettre. » Pour sa part, il entend bien poursuivre son travail dans le respect des règles, précise-t-il. « Nous autres, on veut faire avancer la municipalité, le Canton, on a des projets et ça, ça retarde tout », précise-t-il.

Démission

M Coates quant à lui a la ferme intention de poursuivre les démarches pour obtenir la démission du maire et de la directrice générale. Outre l’atmosphère qui règne lors des séances du conseil municipal, ce dernier reproche à la municipalité d’être responsable d’une série de démissions. Ce que le maire rejette et refuse de commenter, précisant qu’il s’agit de dossiers sous le couvert de la confidentialité.

« Je demande les démissions parce que j’ai peur de l’avenir de la municipalité. Lorsqu’on creuse un trou, c’est facile à creuser, mais très long à sortir. On veut de la cohérence avec les citoyens. On veut une municipalité en harmonie qui travaille ensemble », d’exprimer M. Coates. Ce dernier semble déterminé à aller au bout de sa démarche. « Ensemble, on va essayer de travailler et faire ce que ça prend pour que ça marche. », complète-t-il.

Enerkem

Enerkem remporte le défi Visez Haut ! pour son carburant d’aviation durable

L’usine d’Enerkem de Westbury

L’entreprise Enerkem a remporté le défi Visez haut ! organisé par Ressources naturelles Canada en partenariat avec CRB Innovations (CRB), en produisant du carburant d’aviation durable (SAF) à partir du carbone contenu dans la biomasse forestière.

Quatre finalistes étaient en lice et c’est la compagnie estrienne qui a été sélectionnée, par un panel d’experts indépendants internationaux en aviation. Pour son premier prix, Enerkem se mérite une subvention de 5 M$ pour poursuivre la commercialisation de son carburant innovant.

C’est au Centre d’innovation d’Enerkem à Westbury, qu’a été menée la majorité des recherches ayant abouti à la production du carburant d’aviation durable. La déconstruction et le fractionnement de la biomasse en intermédiaires valorisables ont été réalisés par CRB.

« Je suis extrêmement fier de la reconnaissance que nous offre cette victoire au défi Visez haut ! » s’est exprimé Dominique Boies, chef de la direction et chef de la direction financière d’Enerkem.

M. Boies poursuit : « Pour réduire l’empreinte carbone de l’aviation commerciale, nous avons proposé avec notre partenaire CRB, une approche réaliste, fondée sur des technologies reconnues et utilisant de manière durable des ressources forestières abondantes chez nous. C’est ce qui a fait la force de notre solution et c’est ce que le jury du concours a confirmé. »

« Les recherches que nous avons menées nous ont permis d’exploiter une autre source de biocarburant, la biomasse forestière. Celle-ci a souvent été qualifiée d’avantage ‘vert’ canadien. Son coût est abordable et elle a été utilisée chez nous depuis des générations dans des applications diversifiées », a précisé Esteban Chornet, cofondateur d’Enerkem et de CRB.

Le secteur de l’aviation représente à lui seul 3 % des émissions totales de GES à l’échelle mondiale et son empreinte carbone paraît difficile à réduire.

« Le carbone de la biomasse forestière provient du CO2 atmosphérique capturé et converti en molécules constitutives par photosynthèse. C’est ainsi que nous sommes parvenus à produire du carburant d’aviation durable (SAF) permettant de réduire les GES du transport aérien de 93 % », conclut M. Chornet.

En partenariat avec Shell, Enerkem travaille déjà à un autre projet pour produire, à partir de déchets urbains triés, des biocarburants pour l’aviation à Rotterdam, aux Pays-Bas, par une voie quelque peu différente de celle basée sur la biomasse forestière. Les démarches pour l’homologation du carburant d’aviation produit à partir de biomasse forestière sont déjà en cours auprès des instances canadiennes, américaines et européennes.

Mont Élan

La Vallée heureuse du Mont Élan : Un nouvel élan vers la santé holistique

La famille Ortega-Savard, nouveaux propriétaires de la Vallée heureuse du Mont Élan, au fond, Karina et Jonathan, devant, Jérémie et Line.

Promouvoir l’holisme, telle est le but de la famille Ortega-Savard. Elle le vise depuis qu’ils ont acquis le domaine de la Vallée heureuse du Mont Élan à Westbury. Line et ses enfants, Karina, Jérémie et Jonathan l’ont acheté de Nil Levesque et Andrée Boisvert, il y a plus d’un an.

Holisme ! Il s’agit d’une théorie qui définit l’humain comme une entité indivisible et que, pour la maintenir en santé, tous ses aspects doivent être pris en considération. Le Wim Hof aide à atteindre cet objectif, entre autres. Eux qui ont longuement cherché l’endroit idéal pour développer cette complétude de l’humain, ils y ont trouvé leur bonheur. Tout y est aménagé pour parvenir aux bienfaits intégraux de cette philosophie de vie.

Après une recherche de deux ans pour trouver l’endroit idéal, c’est par un concours de circonstances qu’ils ont découvert leur futur coin de paradis. Jamais entièrement satisfaits des endroits qu’ils visitaient, le hasard a permis que Jérémie tombe sur la page d’un agent immobilier qui mettait pour la dernière journée l’annonce de la Vallée heureuse du Mont Élan. Soixante-treize acres de terrain dans un milieu, qui après quelques recherches sur l’internet semblait correspondre à toutes leurs attentes. Voulant revoir la page le lendemain, il a constaté qu’elle avait disparu. Après quelques démarches, il a renoué contact avec les propriétaires et conclure le marché.

Chacun des membres de cette famille s’est attribué un rôle précis afin d’utiliser tous les équipements que les anciens propriétaires avaient implantés. Salle de recueillement, nombreux lieux d’hébergement «glamping» (contraction de l’anglais glamour et camping), disc golf de 18 trous, etc., tout peut servir à se recréer, se reposer, méditer, pour que le cœur, l’âme, le psychique et le corps retrouvent la paix.

Méthode Wim Hof

Mme Savard décrivait la méthode Wim Hof. Celle-ci consiste en une exposition au froid pratiquée avec des techniques de respiration et de méditation consciente pour soulager les maux physiques, moraux, spirituels du cœur.

Le Hollandais Wim Hof, issu d’une famille catholique a commencé vers la vingtaine à s’immerger dans de l’eau glacée. Grâce à la méditation consciente, il peut demeurer durant de longues périodes, plongé dans des bains remplis de glace, racontait la mère qui semble avoir découvert la fontaine de Jouvence.

Mme Savard a suivi, en Hollande, sa formation pour en transmettre les techniques. Elle-même a gravi un sommet en altitude en Pologne pour en vérifier les aspects positifs. Légèrement vêtue, elle a pu réaliser cet exploit supervisé et entrecoupé de pauses. Elle ne tarit pas d’éloges sur les bienfaits de cette méthode pour soulager des douleurs chroniques, des blessures ou les conséquences des sports extrêmes. Les sportifs de haut niveau utilisent régulièrement les bains glacés pour atténuer les effets de leurs abus. Selon les experts, ceci permet de calmer les maux durant deux jours, ce qui favorise la restructuration des muscles froissés. « On souhaite devenir un centre dédié à la méthode Wim Hof », concluait-elle.

Méditation et yoga

Pour pratiquer la méditation ou réaliser les figures yogiques, la grande salle est tout indiquée. Dégagée, elle sert maintenant de lieu de ressourcement et de yoga. Meublé de fauteuils confortables, de sièges propices à la concentration, le plancher y est recouvert d’un superbe tapis qui en cache la majeure partie. Bien éclairé, à une température agréable, « on vient s’y déposer », décrit Jérémie.

Quand le temps le permet, ce ne sont pas les places qui manquent pour se recueillir. Les pelouses sont bien entretenues de même que les sous-bois les espaces autour des lieux d’hébergement.

Activités récréatives

À la vallée, les sentiers de randonnées et les pistes d’hébertisme permettent de déposer les fardeaux de la journée ou de la semaine. Le tracé du disc golf, l’un des mieux aménagés au Québec, selon les experts, rassemble les mordus de tous âges et de toutes conditions. Ce sport assez récent se pratique avec un frisbee (disque volant) qu’il faut lancer avec des techniques différentes pour qu’il atteigne les paniers plantés à des endroits stratégiques.

Pour les amateurs de géologie, l’interprétation de la faille de la Guadeloupe qui draine le ruisseau Big Hollow (le grand trou) vaut le détour. Les Sentiers de l’Estrie s’y rendent. À partir de la vallée, les randonneurs ont accès à des kilomètres de sentiers, dont un beau tracé vers les monts Stoke.

Hébergement

La vocation première définie par les anciens a évolué avec l’arrivée des nouveaux acquéreurs qui en conservent les grandes lignes. M. Levesque et Mme Boisvert, expliquait Jérémie, ont toujours aimé leur milieu. Ils en étaient fiers. Quand ils les ont rencontrés la première fois, la communication a été facile à établir, rapportait ce dernier. Le fait que les deux parties prônent la même philosophie d’utilisation du terrain tout en y ajoutant leur touche personnelle a créé de bons liens d’amitié.

Tous les autres sites d’hébergement ont reçu une cure de jouvence. Inspiré de différentes thématiques, chacun peut accueillir deux, quatre ou six personnes. Pour du «glamping», rien de mieux que les camps prospecteurs, les cabanes dans les arbres, la Wi-tente de conception québécoise, la yourte et les refuges scandinaves. Puis, petit secret entre nous, il y a aussi celui des «mille et une nuits».

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