Sonia Desruisseaux est directrice de deux écoles totalisant 163 élèves sur le territoire du Haut-Saint-François. Photo : gracieuseté
La fin du mois d’août annonce le retour en classe de centaines d’élèves dans la région. Et depuis plusieurs semaines, le personnel scolaire prépare cette rentrée 2026 avec enthousiasme.
Pour Sonia Desruisseaux, directrice des écoles Saint-Paul de Scotstown (73 élèves) et Des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton (90 élèves), tout passe essentiellement par la passion.
Cette ancienne enseignante au secondaire est devenue directrice il y a quatre ans, et directrice de ces deux écoles il y a deux ans. « J’avais besoin d’un nouveau défi. Je souhaitais rester dans le milieu scolaire que j’aime. Je vois l’autre côté, l’arrière-scène. Et je comprends qu’il y des choses réalisables et d’autres non », explique-t-elle.
Mais être directrice de deux écoles comporte des défis, ne serait-ce qu’au niveau de la gestion du temps et de la présence physique. « Deux écoles signifient deux réalités, deux équipes, deux cultures, et il est essentiel que chacun se sente soutenu et accompagné. Il faut aussi assurer une communication fluide entre les deux milieux, harmoniser les pratiques, et maintenir une vision éducative commune, tout en respectant les particularités de chaque établissement », ajoute la directrice. Elle avoue qu’au quotidien, la rigueur et la flexibilité sont des outils essentiels pour faire face aux urgences, imprévus et besoins simultanés des deux établissements.
Mais tout cela en vaut la peine. Sonia Desruisseaux est fière « de voir les deux milieux grandir ensemble, en partageant des pratiques gagnantes, des projets communs et une culture de collaboration. C’est aussi extrêmement valorisant de constater que, malgré la distance ou les différences, les équipes développent un sentiment d’appartenance fort et que les élèves bénéficient d’un environnement cohérent, structuré et bienveillant. Enfin, accompagner deux communautés scolaires permet de multiplier les occasions de réussite, autant pour les élèves que pour le personnel. »
Pour la directrice, la prochaine année permettra de « consolider ce que nous avons construit, d’accompagner le personnel avec intention, et de mettre en place des pratiques qui soutiennent réellement les élèves. Je vois cette année comme un moment pour renforcer la cohérence, la collaboration et la qualité de nos interventions, et sans oublier le plaisir d’être à l’école ! ».
Plus de 150 personnes se sont réunies le vendredi 19 juin à la cafétéria de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent pour souligner l’obtention du diplôme d’études secondaires ou de la certification de 53 finissants 2025 de la Polyvalente et d’un finissant d’Alexander Galt. L’événement a rassemblé amis, parents, élus, représentants de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François et des membres du personnel de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent.
Sur ces photos, Alain Coulombe du conseil d’administration de la Caisse du Haut-Saint-François présente les bourses Desjardins à Emmy Charest Lussier, Mary-Laurence Lessard et Raphaël Leroux. photo : gracieuseté.
Un peu d’histoire! Les soirées de remises de bourses ont débuté en 2007-2008 avec la municipalité de Weedon en partenariat avec Desjardins. Les années suivantes, l’ensemble des municipalités du Haut-Saint-François faisant partie du Centre de services scolaires des Hauts-Cantons, ont emboité le pas.
Par le passé, les finissants de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent et d’Alexander Galt recevaient une bourse de leur municipalité et de Desjardins lors d’une cérémonie dans leur salle municipale. Plus récemment, les partenaires ont décidé de revoir la formule pour permettre à tous les finissants de se revoir et de recevoir les honneurs lors d’une grande réception. Tous les finissants 2026, ainsi que toutes les municipalités du Haut-Saint-François, ont donc été conviés à cet événement. Les villes d’East Angus et de Cookshire-Eaton ainsi que le Canton de Westbury ont choisi de remettre les bourses à leurs finissants lors de cette occasion, tandis que d’autres ont privilégié l’ancienne formule.
La mairesse de Lingwick et les maires des municipalités de Saint-Isidore-de-Clifton et de Newport étaient toutefois présents pour féliciter l’ensemble des finissants. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François a contribué financièrement à l’organisation de l’événement et a procédé au tirage de trois bourses de 500$.
Le hasard a favorisé trois finissants de Dudswell pour les bourses Desjardins : Raphaël Leroux, Emmy Charest Lussier et Mary-Laurence Lessard. L’école secondaire anglophone Alexander Galt a aussi été invitée à participer à cette nouvelle formule. Malheureusement, un seul finissant s’est prévalu de ce privilège.
La nouvelle formule a semblé très appréciée, en particulier par les finissants qui étaient tous souriants et contents de se retrouver, de revoir des membres du personnel et de constater la présence d’élus et de représentants de Desjardins… comme quoi l’éducation c’est l’affaire de tous! La soirée s’est déroulée sous le thème des retrouvailles, de la fierté et du plaisir. Une mention toute spéciale a été faite à Monsieur Charles Labrie, enseignant passionné et vaillant défenseur de la persévérance et de la réussite scolaires depuis plus de 60 ans et l’un des initiateurs des cérémonies de remises de bourses aux finissants.
Pour une première, nous pouvons affirmer que c’était une réussite et nous pouvons supposer qu’il y aura certainement une prise deux à cette nouvelle formule. Merci à notre partenaire financier, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François. Merci à tous les élus qui ont choisi de participer à cet événement, à tous les membres du personnel présents et finalement à vous tous, parents, amis qui ont soutenu les finissants du Haut-Saint-François tout au long de leur parcours scolaire.
Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire
Finissants 2025-2026 de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent
Alix Élise Allard Zakary Aubert-Cartier Olivier Authier Gaëlle Beaulieu Gabriel Beaumier Samuel Béliveau Rosalie Benoit Malko Bergeron Mathieu Bibeau Éryka Biron-Fortin Elliot Blais Mya Blais-Fiorito Kayla Boisvert Marjolaine Bouchard Emmery Bouchard Juliette Bouchard Lorie Boucher Clara Bougie Jacob Brière Liam Brière Zachary Brochu Xavier Caissie Guillaume Caron William Carrier Loïc Castonguay Jade Cloutier Lydiane Cloutier Maèva Côté Jophiel Côté Rafael Couture Louis-Charles Desmarais Eve Dodier Jacob Dostie Kamélie Drapeau Mathieu Dubuc Charles-Étienne Ducharme Alexis Durand Colin Felföldy Charly Fontaine Émerik Fontaine Vincent Fontaine-Lapointe Mary-Lou Fortier Samuel Fortin Mélina Fortin Nicolas Gagné Mavrik Gagné Sarah Gagnon Malik Gagnon Mathieu Gagnon-Beauchemin Olivier Gagnon-Landry Rosalie Gaulin Tristan Gauthier Élody Giannantonio Alycia Goyette Alexandre Goyette Edward Goyette Joliann Goyette Thomas Gravelle Nathaniel Grenier Tommy Grenier Fréchette Mya Hamel Marko Harel Ophelia Hudon Anabel Hudon Maxime Hudon Mikaël Jean Alycia Jeanson Mya Labbé Déreck Labrecque Isabella Lachance Alix Lafleur Dominick Lafleur Frédérick Laflotte Lee-Anna Lafrenière Louka Lamontagne Janne Lamothe Ariane Langlois Chloé Laperrière-Loue Sabrine Larivière Jake Lauzon Mayven Lavallière-Dusseault Arianne Lemieux William Leroux Frédérick Leroux Maigann Lessard Caleb Lévesque Étienne Lizée Joey Longtin Emrick Lupien Jules Marcoux Léane Martel Olivier Martin Élisabeth Mason Kristopher Matthews-Beaudoin Nathan Matthews-Roy Médérick Meheni Nourelhouda Mercier Thomas Miclette Aurayllie Montminy Charles Morin Mathieu Munkittrick Félix Nadeau Cédrick Pagé Leeann Pagé Labonté Lucas Paquette Maude Patry Alexia Phaneuf Kate Plouffe Julien Poliquin Rouleau Jérémy Pomerleau Blais Gérémiah Poulin Daphnée Rattelade Éthan Richard Tommy Robidas Sean Rousseau Loïc Routhier Noah Roy Julien Roy Kathleen Roy Layla Roy Lorie Roy Nathan Roy Rébecca Roy Sérena Salles Kéziah Silva Lucas St-Cyr-Gauley Clément St-Hilaire Abby St-Onge Alex St-Onge Meggie St-Onge Noah St-Pierre Nikolas Sylvester Lindsay Turcotte Alek Turcotte Marianne Vallée Romane Vallieres-Auger Mélinda Veilleux Nathan Zouaoui Elena
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local La petite comète, un tout nouveau centre de la petite enfance (CPE), a ouvert ses portes le mois dernier à Ascot Corner dans une bâtisse neuve de 3 M $. Il accueille maintenant 70 enfants de trois mois à cinq ans et emploie une quinzaine de personnes.
Le CPE, qui préconise une pédagogie par la nature, est située à l’intérieur du parc Godard, sur une nouvelle rue ouverte pour les besoins du centre et nommée en hommage à Rose-Yvonne-Bégin (1920-2011), une « citoyenne d’honneur » d’Ascot Corner célébrée pour son implication bénévole. Ce terrain, on ne peut plus calme et sécuritaire, a été offert par la municipalité. En contrepartie du don du terrain, La petite comète s’engage à opérer en tant que « CPE de proximité » et donc à réserver la moitié de ses places aux résidents d’Ascot Corner partageant le même code postal (J0B 1A0).
La direction affirme que des larmes de joie et de soulagement ont coulé quand certaines familles ont eu la confirmation qu’elles avaient obtenu une place. Toutes les places actuellement disponibles sont prises. Dès la rentrée scolaire 2027, cependant, un minimum de 20 places seront libérées chaque automne par le départ des deux groupes d’enfants de 4-5 ans pour la maternelle.
Un local du nouveau CPE, avec vue sur le parc Godard.
En entrevue, la directrice Debbie Fennety, a affirmé que le nouveau bâtiment a été conçu pour pouvoir s’allonger vers l’arrière du terrain, et à terme, accommoder 30 enfants de plus pour un total de 100 places.
Mme Fennety a ajouté que 30 000 enfants sont toujours en attente d’une place en CPE à travers le Québec.
De gauche à droite : Léa Bergeron, Mégane Côté, Mathis Fredette, Mathéo Boiteux, Marielle Caponi, Laurence Lacroix, Koralie Lepitre, Alie Leblanc, Sarah Rhéaume, Naia Ruel, Jade Castonguay, Athina Forget. Assise au sol, Mylodie Dubé et à l’arrière, l’enseignant et metteur en scène, Alexis Dalpé. photo : Gracieuseté.
La troupe de théâtre de la Cité Les Révolutionnaires a brûlé les planches les 22, 23 et 28 avril derniers lors des représentations de la pièce Le procès du fermier, de Claude Lienard.
Le défi était de taille pour les 13 comédiennes et comédiens qui devaient incarner les animaux d’une ferme en révolte contre leur fermier. Clin d’œil historique à la Révolution française, les spectateurs ont vu s’enchaîner les plaidoyers, tous aussi loufoques les uns des autres, des victimes du fermier Louis. Le « stage band » de la Polyvalente, encadré par Isabelle Cournoyer et Benoît Marquis, est venu donner la cadence avec leur interprétation de la Marseillaise, l’hymne national français qui a pris naissance durant la Révolution française.
L’enseignante en arts plastique Anne Lévesque a signé avec son groupe d’élèves passionnés les maquillages et les costumes d’animaux. Bravo aux élèves suivants : Alie Leblanc, Marielle Caponi, Olivier Perron, Mia Sabourin, Kaly Allard, Noémie Lemus Roy, Méliane Brochu et Alice Rainville. Les décors et accessoires sont une belle collaboration avec les techniciens Alexis Perreault et Mathieu Langlois (les arches), Ginette Bruyère (accessoires) et Yves Allaire (balles de foin). L’aide de Emrick Longtin a été très apprécié, tout comme le support technique d’Antoni Dumont.
Les enseignants étaient libres d’assister ou non aux représentations. Malgré une fin d’année qui arrive à grand pas et plusieurs évènements qui ont chamboulé les horaires, les deux représentations devant l’école ont fait salle comble. Comme quoi, l’art vivant à Louis St-Laurent n’est pas un écran de fumée…c’est un cœur battant.
De gauche à droite: Victoria Lamontagne, Kessy Ford, Océane Nadeau-Gabanna, Lyanne Poulin, Miraflor Dubois, Éloïse Bouthilier et Ariane Nadeau. PHOTO: Gracieuseté.
Le 29 avril dernier, l’équipe du Refuge de la polyvalente Louis Saint-Laurent d’East Angus a reçu le prix Lauréat volet scolaire échelon régional en plus du prix Coup de cœur scolaire à travers l’Estrie de la part de OSEntreprendre pour son projet de confection de bougies artisanales.
Tout au long de l’année scolaire, neuf élèves et trois éducatrices spécialisées ont investi plusieurs heures dans ce projet choisi ensemble et ont développé des compétences de travail d’équipe, de collaboration et un esprit entrepreneurial dans un contexte où la vie de groupe est parfois difficile.
« Les élèves se sont vraiment dépassés et ont beaucoup grandi de cette expérience. Ce projet a pour but de lutter contre le décrochage scolaire et d’accrocher nos élèves à un projet qui les allume, qui leur donne le goût de venir à l’école dans les jours plus difficiles. C’est aussi l’occasion pour eux de s’accomplir, de vivre des réussites. On souhaitait également que les élèves s’approprient le projet en leur allouant un budget, en leur permettant de s’investir dans un processus créatif et en menant à bien la réalisation des bougies de A à Z, passant des achats à la création et à la distribution/vente », précise Ariane Nadeau, éducatrice spécialisée.
C’est à petite échelle que le groupe a fabriqué une vingtaine de bougies pour la St-Valentin et la même quantité pour la fête des Mères. Une nouvelle production est envisagée d’ici l’été.
« Lors de la production de la St-Valentin, nous n’avons pas procédé à la vente puisque notre projet était financé par le Centre Jeunesse Emploi et devait avoir une portée communautaire. Les élèves ont distribué les bougies à un adulte significatif pour eux dans l’école. La distribution aux membres du personnel a été très touchante », se souvient Madame Nadeau.
Au moment de mettre sous presse, l’équipe du Refuge, lauréate régionale, était en attente d’une réponse pour passer à l’étape suivante, l’échelon national. Les lauréats seront dévoilés lors du Gala des Grands Prix Desjardins du Défi OSEntreprendre en juin prochain, à Montréal.
Rappelons que Le Refuge est un centre de réadaptation pour les élèves vivant des difficultés en classe régulière. « Nous intervenons en contexte de suspension interne en réadaptation comportementale. Ainsi, nous appliquons souvent des mesures correctives et coercitives. Il est important pour nous de vivre des moments positifs avec nos élèves et de leur permettre de vivre des réussites à l’école. Pour nous, c’est le moment idéal de voir nos élèves s’épanouir et se réaliser. C’est un projet qui apporte beaucoup de positif dans notre travail », conclut Ariane Nadeau. Les élèves participants se sont sentis libres dans cet espace créatif. Et même si ce n’était pas toujours facile de collaborer et cohabiter lors de la production, ils ont appris à mieux communiquer et s’organiser. La patience et la persévérance sont désormais deux outils supplémentaires pour ce groupe de jeunes.
Une rencontre organisée conjointement par le comité de sécurité publique de la MRC Haut-Saint-François et la Sûreté du Québec (SQ) s’est tenue le 15 avril 2026 à Bury afin de présenter le Plan de lutte contre l’intimidation (PLI) – Volet municipal. Cette initiative provinciale vise à mieux protéger les élus et gestionnaires municipaux contre l’intimidation, les menaces et la violence.
Les représentants de la Sûreté du Québec (SQ), section gendarmerie et enquêtes criminelles, ont présentés le plan et répondu aux questions de la trentaine d’élus présents pour l’occasion. Le PLI a pour objectifs de préserver l’intégrité physique et morale des administrateurs publics, de soutenir leur prise de décision et de sauvegarder le principe démocratique au cœur de la gouvernance municipale. Un acte d’intimidation est défini comme toute atteinte — ou tentative d’atteinte — à l’intégrité d’un élu ou de ses proches visant à influencer des décisions ou l’application de règlements. Le plan repose sur trois axes : la sensibilisation, le soutien et la protection des élus, ainsi que le recensement des incidents afin de mieux comprendre et prévenir le phénomène.
La SQ rappelle que la tolérance zéro s’applique en matière d’intimidation et invite toute personne concernée à signaler les incidents au service de police compétent. En cas d’urgence, il est essentiel de composer le 911.
Par cette démarche, les partenaires réaffirment leur engagement à assurer un climat respectueux et sécuritaire pour celles et ceux qui s’impliquent au service de leur communauté.
Stéphane Dubreuil, Sergent – Responsable de poste.
Mia Gauthier (2e année), en compagnie de la jument miniature Joséphine. PHOTO : Caterina Maillé
Le 21 avril dernier a marqué le début d’une série de visites des élèves de l’école St-Paul de Scotstown au Ranch Apollon. Mme Cyrielle Berthe, gérante du ranch, a offert la possibilité aux élèves de vivre une sortie scolaire en ses lieux. La gestionnaire et Mme Cindy Boisvert, enseignante, se sont alliées pour permettre aux enfants de l’école d’entrer en contact avec les chevaux.
Un groupe-classe à la fois, les élèves de St-Paul se rendent au ranch, visitent les lieux, apprennent des notions de base quant au monde équestre et ont même l’opportunité de brosser et de manipuler les chevaux.
Pour plusieurs enfants, il s’agit d’une première fois alors que pour d’autres, c’est un terrain connu. Toutefois, habitués ou pas, tous ceux qui ont vécu la sortie à ce jour ont véritablement adoré l’expérience. Le succès est indéniable : même le chauffeur d’autobus y a pris goût!
De gauche à droite: Guillaume Blais, psychologue; Mélissa Audet, infirmière clinicienne; Sandra Quirion, travailleuse sociale; Mélanie Legault, spécialiste en activité clinique et assistante à la coordination professionnelle; Émilie Chiasson Desloges. infirmière clinicienne; Alexandra Sivret, chef de service; Patricia Henri, psychoéducatrice; Sabrina Houde, travailleuse sociale et Caroline Ruel agente de relation humaine.
Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, du 4 au 10 mai, l’équipe de santé mentale et dépendance du CLSC de Cookshire souhaite rappeler que la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale. Comme la santé physique, elle peut fluctuer au cours de la vie et nécessite parfois du soutien.
Vivre un enjeu de santé mentale est une réalité humaine influencée par plusieurs facteurs, dont le stress, les expériences de vie, le travail, la biologie et l’environnement. Parler de sa santé mentale contribue à briser l’isolement et à favoriser le rétablissement.
La mission de l’équipe est d’offrir des services de première ligne accessibles, continus et adaptés afin de prévenir, dépister, évaluer et traiter les problématiques de santé mentale et de dépendance, tout en soutenant les personnes, leurs proches et la communauté.
Des services de soutien psychosocial sont offerts à la population selon la nature des besoins :
811, option 2;
CLSC de Cookshire : 819 821‑4000, option 0 ;
Votre médecin de famille ou le Guichet d’accès pour la clientèle orpheline (GACO);
Pour les proches : Espace Allié au 819 563-1363. L’équipe propose quelques activités de sensibilisation ouvertes à la population au cours de la semaine de la santé mentale du 4 au 10 mai. Vous pourrez notamment découvrir :
Jeu Jenga géant dans la salle d’attente du CLSC de Cookshire ;
Jeu Jenga géant au Café collectif, le 7 mai à compter de 13 h, en présence d’infirmières en santé mentale pour discuter. Des petites douceurs et du café seront offerte gratuitement ;
Collectif d’idées « Mes petits bonheurs » installés dans les CLSC du Haut-St-François et au Centre de santé de Cookshire, invitant les citoyens à partager des idées simples pour prendre soin de leur santé mentale.
Un projet à venir ce printemps : le Bureau vert Le Bureau vert, dont l’inauguration est prévue ce printemps, est un espace extérieur aménagé au CLSC de Cookshire pour les rencontres psychosociales, la détente et la mobilisation communautaire. Cet espace comprendra des jardins surélevés ainsi qu’une table de pique‑nique, favorisant un environnement accueillant, apaisant et propice aux échanges. Le projet mise sur le contact avec la nature comme source de bien‑être, de prévention et de soutien au rétablissement, en permettant d’intégrer la famille et les proches dans une démarche globale et bienveillante.
Nous sommes privilégiés de pouvoir compter sur le soutien de la Direction des programmes santé mentale et dépendance du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, ainsi que sur l’appui financier de la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint‑François. Leur contribution a permis d’innover et de mettre en place ce projet porteur pour la communauté. Nous souhaitons leur exprimer nos plus sincères remerciements pour leur engagement et leur confiance.
Ensemble, contribuons à une communauté plus ouverte, solidaire et bienveillante à l’égard de la santé mentale.
L’ Équipe Santé mentale et dépendance du CLSC de Cookshire.
Mon opinion diverge de celle de Madame Marais concernant l’entrée en vigueur du vouvoiement dans les écoles, publiée le 28 janvier dernier.
Un enseignant n’est pas l’ami de l’élève. Ce n’est ni son « chum », ni son « pote », ni son « hé ». C’est un éducateur, un professeur, une figure de confiance, de sécurité, de savoir et d’autorité. Les élèves ont besoin de balises et d’encadrement. Le vouvoiement contribue à établir cette posture professionnelle.
Dans toutes les sphères de la société, le vouvoiement s’utilise selon la hiérarchie. L’exemple des politiciens que vous évoquez n’est pas pertinent : entre eux, il n’existe pas de rapport hiérarchique. Le vouvoiement n’instaure pas la distance ; il instaure le respect.
Vous avancez que les enfants en difficulté d’apprentissage ou issus de milieux familiaux dysfonctionnels auraient besoin d’un lien d’amitié avec leur professeur. Ces enfants ont besoin d’un adulte solide, cohérent, rassurant. Ils ont besoin d’un modèle, pas d’un ami de substitution. Le vouvoiement contribue justement à clarifier ce rôle protecteur et structurant.
Vous affirmez que certains enfants immigrants auraient du mal à apprendre le vouvoiement parce qu’il n’existe pas dans leur langue maternelle. Devrait-on aussi abolir le féminin et le masculin parce qu’ils n’existent pas dans certaines langues? Soyons logiques : les nouveaux arrivants apprennent le français tel qu’il est, dans toute sa richesse. Le vouvoiement en fait partie.
Même pour nos enfants francophones, il est urgent de réapprendre le vouvoiement. Il fait partie de leur environnement quotidien : journalistes, animateurs, émissions où l’autorité est reconnue.
Le « vous », formulation empreinte de dignité et de respect, ne doit pas disparaître. Il était bien vivant jusqu’au début des années 1990, avant que ne s’installe une familiarité déconcertante.
Texte de Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire La Cité-école Louis-Saint-Laurent est une école près de sa communauté. Tous les ans, nous pouvons compter sur des membres du personnel et des élèves pour aller faire une bonne action dans la communauté. Nous vous en présentons quelques-unes.
Les classes en adaptation scolaire sont très proactives pour aider les organismes du milieu comme Moisson Haut-Saint-François et les Cuisines collectives du Haut-Saint-François. Les élèves peuvent préparer des pâtés pour des campagnes de financement, cuisiner des biscuits à vendre au Café Laurier ou préparer les boîtes de denrées à distribuer aux familles dans le besoin du HSF. Certains s’impliquent dans l’école pour préparer des petites collations lors d’événements comme les portes ouvertes, le salon cité des écoles, etc., ou dans la préparation d’activités comme la maison hantée durant l’Halloween.
En plus des élèves en adaptation scolaire, plusieurs élèves de l’école se sont impliqués auprès des personnes âgées du CHSLD d’East Angus. Certains ont contribué au marché de Noël en cuisinant des denrées à vendre pour amasser des fonds au profit du comité de loisirs du CHSLD, d’autres ont décoré les lieux pour Noël tandis que certains organisaient des activités pour les bénéficiaires à l’occasion du temps des fêtes. Plusieurs musiciens et chanteurs se sont déplacés pour faire un petit concert de Noël et ce ne sont que quelques exemples d’implications.
Bravo aux élèves de la classe de mesdames Zélia Mondo, Maud Robert, Caroline Dumas, Marie-Lou Marceau, Geneviève Lagueux, au groupe L’Alternative avec leur enseignant Dany Dassylva ainsi qu’à tous les musiciens et chanteurs et leur enseignant, monsieur Benoit Marquis. Ces personnes sont des créateurs de bonheur.
Des nouvelles de la Polyvalente Au cours des prochaines parutions, nous publierons des contributions de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus. Les textes que vous pourrez y lire seront parfois rédigés par des membres du personnel scolaire et/ou par des élèves. Une belle façon de découvrir ce qui se passe dans notre école secondaire.
Depuis deux ans, une série de mesures visant à renforcer le respect et le civisme dans les écoles de la province ont été mises en place. Après l’interdiction du cellulaire, des écouteurs et des appareils mobiles personnels du début à la fin des cours, pendant les pauses et le dîner, sur l’ensemble du terrain des écoles publiques et privées au Québec, une nouvelle mesure est entrée en vigueur en janvier : le vouvoiement. Dorénavant, les élèves « doivent » utiliser le « vous » lorsqu’ils s’adressent au personnel de l’école, tout en utilisant le titre de « madame » ou de « monsieur ».
La distance du « vous » Sur le terrain, le personnel scolaire est loin d’être unanime quant à l’application du vouvoiement. Pour plusieurs, cette distance que crée l’emploi du « vous » de politesse va à l’encontre du lien souvent essentiel et recherché, tant pour les enfants que pour le personnel scolaire. Les enfants issus de milieux familiaux dysfonctionnels ou qui sont en difficulté d’apprentissage, pensons aux classes d’adaptation, par exemple, ont besoin de ce lien avec l’adulte qu’ils côtoieront (normalement) tout au long de l’année.
Selon moi, cette distance n’implique pas nécessairement le respect. Il est possible d’être irrespectueux en vouvoyant son vis-à-vis et les enfants y sont régulièrement exposés. (Pensons aux échanges entre politiciens, par exemple). Et il en va de même pour la violence en général !
S’ajoute à cette application discutable, la barrière conceptuelle de la langue. Les écoles accueillent des enfants issus de l’immigration pour qui la règle du vouvoiement peut être difficile à comprendre, celle-ci n’existant tout simplement pas dans leur langue maternelle.
Alors oui, force est de constater qu’il faut effectivement agir devant la montée des gestes de violence et d’intimidation, particulièrement en milieu scolaire. Il semblerait que l’absence de cellulaires a des effets positifs dans les écoles. En sera-t-il de même avec le vouvoiement ? L’enseignement du respect et de la civilité ne commencerait-il pas tout simplement en dehors des murs de l’école, où il se poursuivrait ? Ne serait-il pas alors plus facile de venir en aide aux enfants « plus violents » ?
« Les enfants sont éduqués par ce que l’adulte est, et non par ses bavardages. » Carl Gustav Jung
On recommande souvent de ramoner nos cheminées deux fois par année, dont une fois au milieu de la saison de chauffage. Quand j’ai acheté ma maison en 2012, chauffée à l’époque uniquement au bois, la cheminée n’avait pas été ramonée depuis 12 ans, selon l’ancien propriétaire.
« Je la ramonerais si j’étais toi, » m’avait suggéré sa femme à la suite de cette étonnante déclaration. Je l’ai ramonée, évidemment.
Elle était presque parfaitement propre.
L’ancien propriétaire, Gérald Goddard, était de toute évidence exceptionnellement doué non seulement dans la gestion de sa cheminée, mais aussi de son poêle, de son bois de chauffage et de son feu. Malgré son succès, on recommande de ne surtout pas faire comme lui en ce qui a trait au ramonage. Au contraire, « Faites ramoner votre cheminée au moins une fois par année et selon la qualité et la quantité du bois brûlé », nous avise le Gouvernement du Québec sur sa page Internet dévoué à « Prévenir les risques d’incendie lorsque vous utilisez un foyer ou un poêle à bois ».
« Le ramonage contribue à prévenir les incendies et prévient les intoxications au monoxyde de carbone en permettant une meilleure évacuation de la fumée et des gaz. Il permet aussi d’éliminer la suie et la créosote agrippées aux parois, qui sont très inflammables. »
Les services offerts Trouver un ramoneur dans le Haut-Saint-François n’est pas chose évidente. Il n’y en a aucun qui annonce dans ce journal. Sur trois ramoneurs inscrits dans le Bottin de services de la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, l’une des rares municipalités, avec Dudswell, à offrir un bottin, deux sont situés à Sherbrooke. Seule l’entreprise Ramonage Karl St-Onge est localisée dans la région, à Saint-Isidore.
Comme beaucoup d’autres propriétaires de la région, fort probablement, je faisais jusqu’à cette année mon propre ramonage. Je montais sur le toit pour le faire, un toit bien en pente. Éventuellement, la tâche compliquée et difficile m’a trop découragé, et je ne procédais au ramonage qu’une seule fois par année. Par conséquent, la cheminée se trouvait plus sale et donc plus dangereuse.
Cet hiver, le bouche-à-oreille m’a fait découvrir le Petit ramoneur de Sherbrooke, qui est passé chez moi lundi dernier. Très sale, m’a-t-il dit.
C’est maintenant très propre, grâce à son bon travail, et je n’ai pas eu à monter sur le toit. Surtout, la cheminée respire mieux. Et moi, encore plus.
Parmi la quarantaine de personnes présentes pour souligner le début des travaux de construction du nouveau CPE Fafouin, il y avait des enfants du CPE qui étaient prêts et équipés pour la première pelletée de terre du projet.
Le 6 novembre dernier, le CPE-BC Uni-Vers d’enfants et la Ville de East Angus ont souligné le début de la construction du tout nouveau Centre de la Petite Enfance (CPE) Fafouin sur la rue Lafontaine à East Angus. Sa construction devrait être terminée à l’été 2026.
Ce nouveau bâtiment sera plus moderne, mieux adapté aux besoins des enfants et plus sécuritaire pour eux. Il permettra aussi de doubler le nombre de places, qui passera de 49 à 98.
Isabelle Poulin-Rioux, parent et présidente du conseil d’administration (CA) du CPE a souligné le rôle essentiel des CPE dans la vitalité d’une communauté. Elle a remercié Mme Lyne Boulanger, l’ancienne mairesse de East Angus, dont le leadership et sa capacité « […] à rassembler les acteurs autour d’un objectif commun a été un élément-clé de cette réussite. »
La ville de East Angus a fourni le terrain pour la construction du nouveau CPE ainsi qu’un espace de stationnement. « C’est attendu depuis un bon moment. On est super fier de participer à ce projet », de dire le nouveau maire de East Angus, Guillaume Landry.
Le ministère de la Famille du gouvernement du Québec a investi 4 millions de dollars pour financer la construction du nouveau CPE Fafouin. Il a aussi donné son accord à une entente de partenariat entre la Ville de East Angus et le CPE. Cette entente permet de donner la priorité aux enfants demeurant à East Angus pour 50 % des places disponibles au futur CPE Fafouin.
Le souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent a réuni 400 personnes le 26 septembre dernier à la polyvalente d’East Angus. Le repas méchoui était servi par le resto-bar Chez Stanley, qui a répondu présent, malgré l’incendie qui a ravagé ses locaux le 16 septembre à Sherbrooke. La partie dansante de la soirée était assurée par les Winslow Dancers.
Il s’agit de la troisième édition de l’événement sous sa nouvelle formule country, après avoir été plusieurs années un Oktoberfest. Les profits de l’événement reviennent aux élèves de la polyvalente sous la forme de diners offerts à 5 $, de fourniture scolaire ou d’inscriptions à des activités parascolaires.
Depuis la fin de la pandémie, ce sont 25 000 $ qui ont été amassés avec la formule country, dont 15 000 $ lors de l’édition de l’année dernière. « On espère grandement qu’on va dépasser le 15 000 $, puis qu’on va se rendre au-dessus de 40 000 $ ramassés. Ça permet de continuer à faire tourner la roue », a lancé en ouverture de soirée le maitre de cérémonie Marc Reid.
La présidence d’honneur était assurée par Jean-Yves Bibeau de LYB Entreposage à East Angus. Son père, Yves Bibeau, avait lui-même était président d’honneur de l’Oktoberfest 2012 en compagnie de sa conjointe Manon Côté.
Marc Reid, animateur de la soirée et président d’honneur 2024, en compagnie du président d’honneur 2025, Jean-Yves Bibeau. Photo : Jean-Marc Brais
Antoni Dumont, un des administrateurs de la Fondation Louis-Saint-Laurent se montre très satisfait de l’édition 2025. « Pour du monde bénévole et qui ne fait pas tant d’événementiel dans leur vie, […] ç’a été une édition où on n’était pas stressé. Ç’a super bien été. » Les sommes amassées lors de cette édition n’avaient pas fini d’être comptabilisées au moment de la publication.
La partie dansante de la soirée était animée par les Winslow Dancers de Stornoway. Photo : Jean-Marc Brais
Des membres du personnel et des parents impliqués bénévolement au sein du conseil d’administration du Ballon Rouge sont photographiés avec la mairesse de La Patrie, à gauche, et le député de Mégantic, à droite. Photo : Carole Dessureault
Une journée Portes ouvertes a eu lieu le 13 septembre dernier au centre de la petite enfance (CPE) Le Ballon Rouge à La Patrie pour célébrer ses 50 ans. Une cinquantaine de personnes ont assisté à l’événement. Les anecdotes sont nombreuses dans l’histoire de ce CPE, qui est intimement liée à celle de la population de La Patrie.
« Marjolaine [Vézina] a été mon éducatrice et elle a été l’éducatrice de mes enfants. […] C’est un petit milieu et on est content de l’avoir encore aujourd’hui notre CPE », de dire Émilie Faucher, une maman qui travaille et qui s’implique bénévolement comme vice-présidente du conseil d’administration du CPE.
« On a été la première garderie en milieu rural » dit-elle fièrement. Son propos est confirmé par une archive du journal La Tribune de 1985, exposée sur un des murs du CPE, qui soulignait alors le dixième anniversaire du Ballon Rouge.
Photo fournie
Au cours de ses 50 années d’existence, Le Ballon Rouge a connu trois adresses. La seconde était située au 20, rue Notre-Dame Est de 1980 à 2009. Les installations actuelles ont été inaugurées en janvier 2009, avec un agrandissement en 2015.
Il y a eu aussi des moments plus difficiles pour le CPE. En 2006, ce dernier a failli fermer ses portes, car « on a eu un moment où il y a eu moins d’enfants au village et on ne remplissait pas les [quotas] des groupes », d’expliquer Émilie.
L’organisation de cette journée a demandé beaucoup de temps de la part du comité organisateur des 50 ans du CPE Le Ballon Rouge. « C’est un dur travail de trois mois et demi et beaucoup de rencontres », de conclure Émilie.
Janie Larivière, vice-présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, et Maxime Paradis, président du Comité de parents du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) et du conseil d’établissement de l’école Saint-Camille de Cookshire.
Des acteurs du milieu de l’éducation de l’Estrie ont uni leur voix pour dénoncer les compressions budgétaires annoncées par le gouvernement du Québec, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi à l’hôtel Delta de Sherbrooke. Parmi eux, on retrouvait Maxime Paradis, président du Comité de parents du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) et du conseil d’établissement de l’école Saint-Camille de Cookshire.
« On est une petite communauté, parfois défavorisée. Souvent, les sorties scolaires et culturelles sont les seuls contacts avec la culture que les enfants peuvent avoir. […] C’est un peu ce que le ministre [de l’Éducation] nous demande de couper. »
Les compressions budgétaires, « c’est 20 % de toutes les mesures de sorties, de parascolaire, de culture et compagnie », avance de son côté Janie Larivière, responsable de la zone des Hauts-Cantons pour le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE-CSQ). À l’école Saint-Paul de Scotstown, où elle a enseigné pendant dix ans, « j’avais des élèves qui n’étaient jamais allés au musée puis qui n’iront jamais au musée si on ne les amène pas avec l’école. »
Outre la culture, les compressions entraineront « des réductions au niveau des services aux élèves », se désole David Raymond, président du SEE-CSQ. « Nous sommes donc extrêmement inquiets non seulement pour nos élèves en difficulté d’apprentissage, mais pour nos élèves immigrants et issus des milieux défavorisés. Ce sont les élèves les plus vulnérables qui paieront le prix de ces coupes. »
« En tant que parent, ça vient me chercher », explique Maxime Paradis. « J’ai des enfants en difficulté qui tombent souvent entre deux chaises. Mais là, la craque entre deux chaises fait juste s’élargir. » Alors que le début de l’été devrait rimer avec vacances, il en va tout autrement pour le personnel enseignant. « Présentement, on ne prépare pas la rentrée scolaire. On gère des coupes budgétaires », conclut David Raymond.
Au centre, Maxime Paradis est entouré, à gauche, de Yves Bisson du Syndicat des employées et employés manuels du soutien scolaire de Sherbrooke et, à droite, de Daniel Guillot de l’Association des directions d’établissement en Estrie. Crédit : Jean-Marc Brais
Les fondateurs du CSEP Robert Cyr et Édith Cournoyer ainsi que la directrice générale, Nathalie Hivert. Crédit : Scott Stevenson
Le témoignage spontané du participant Rock Côté au 40e anniversaire du Centre de services éducatifs populaires (CSEP) à East Angus lui a valu le statut de vedette inattendue lors la soirée.
« À chaque fois que j’allais à l’école, je me suis fait intimider » a-t-il raconté. « Je me suis fait une coquille en moi… pendant six ans. Cette coquille-là, ça ferme plus. Là, tu trouves pas d’option, qui chercher, quoi faire… J’étais dans cette situation-là. J’étais perdu. »
« Il y a une de mes profs, je la remercie mille fois de m’avoir présenté au Carrefour jeunesse-emploi et aux personnes gentilles comme au CSEP. Ils sont là pour écouter la personne, pour régler le problème… Ça ouvrait mon cœur. »
« J’ai presque fondu en larmes », a réagi Bianka Gelé Dupuis, qui assistait à l’AGA comme représentante du Journal Le Haut-Saint-François. Le témoignage de M. Côté en a suivi un autre, tout aussi émouvant, du participant Martin Lizotte. « Ici, tu peux pas travailler si t’as pas d’école ». Au CSEP, « tu vas à ta vitesse. Ils vont t’aider, ils vont te parler. Ils sont tout le temps très, très chaleureux. »
Martin Lizotte a témoigné de son parcours avec le CSEP : « J’ai vraiment décidé de changer ma vie. » Crédit : Scott Stevenson
Les années 1980
Comme plusieurs autres organismes communautaires ces temps-ci, le CSEP fête son 40e anniversaire. Ses origines datent d’une période d’effervescence du mouvement dit « communautaire » au Québec. Entre autres, le Centre des femmes La Passerelle a fêté son 40e en 2024; Virage Santé mentale, en 2025; le Journal régional du Haut-Saint-François le fêtera en 2026.
On réfère aux organismes nés dans les années 1970 et 1980 qui sont à but non lucratif et financés largement par l’État. Ces organismes venaient en aide à une société à la recherche de solidarité et d’entraide à la suite de la Révolution tranquille et du remplacement des services publics préalablement fournis par l’Église et désormais assurés par l’État, tels que l’éducation et les soins de santé.
Les fondateurs du CSEP, Édith Cournoyer et Robert Cyr, ont offert leur propre témoignage lors de l’anniversaire, le 13 mai dernier. « Dans les années 1970, offrir de l’instruction à tout le monde qui le voulait, c’était dans l’air », selon Édith après son survol de « la Grande noirceur » des années 1950, de « la Révolution tranquille » des années 1960 et de « la fierté québécoise, des coopératives, du féminisme », des années 1970.
« Dans ce temps-là, l’accent était beaucoup plus mis sur le collectif que le personnel », selon Robert. « Il y avait un mouvement; il y avait une espèce d’effervescence au niveau social. Il y avait quelque chose qui t’incitait à vouloir faire partie d’un mouvement de transformation, de changement. »
De gauche à droite : l’agente Julie Germain, Éva Lessard avec l’antenne du cinémomètre, la sergente Stéphanie Lemay, Henri Lupien avec le cinémomètre et l’agente Marie-Laurence Ferland. Crédit : Carole Dessureault
C’est le 21 mai dernier, pendant la période d’arrivée des élèves à l’école Notre-Dame-du-Paradis, qu’a eu lieu l’opération cinémomètre de la SQ, qui en est à sa quatrième édition.
« Pour cette opération de sensibilisation à la sécurité routière en zone scolaire, c’est Éva Lessard et Henri Lupien, deux élèves de 6e année, qui ont été choisis par l’école pour nous aider », explique la sergente Stéphanie Lemay de la Sûreté du Québec (SQ).
« L’un porte le sac à dos radar (cinémomètre) sur lequel est fixé un panneau afficheur indiquant aux conducteurs la vitesse à laquelle ils circulent. L’autre s’occupe de l’antenne qui permet de capter la vitesse des véhicules. Le sac à dos avec tout l’équipement est très lourd à porter », précise-t-elle.
Le panneau afficheur du cinémomètre indique au conducteur la vitesse de son véhicule. Ici, comme cette dernière est supérieure à la limite permise, elle s’affiche en rouge. Crédit : Carole Dessureault
« En participant à cette activité, j’ai appris que les conducteurs ne respectent pas toujours la vitesse près des écoles », de dire Éva Lessard. Henri Lupien, lui, trouve « que les gens font plus attention à la vitesse quand il y a des policiers. Des fois, le matin, il y a des gens qui roulent pas mal vite près de l’école. »
« Le matériel de prévention pédagogique est dispendieux. Comme la SQ ne dispose que de cinq trousses pour tout le Québec, elle fait le prêt de quatre d’entre elles aux corps de police municipaux qui n’ont pas cet équipement », de poursuivre la sergente Lemay.
« Ces trousses sont très populaires, surtout lors de la rentrée scolaire. Moi, j’aime faire cette activité de sensibilisation au printemps, car avec le retour du beau temps, les gens oublient parfois les règles de sécurité routière près des établissements scolaires. On doit régulièrement rappeler les bons comportements aux conducteurs de véhicules routiers. »
En 2025, la sergenteStéphanie Lemay a fait huit opérations du même genre à travers l’Estrie. Le territoire compte cinq postes dans autant de MRC. Celui du Haut-Saint- François fait partie du lot.
De gauche à droite : Isabelle Côté, adjointe administrative du CPE; Vicky Champagne, directrice générale; et Renée Tremblay, architecte. Crédit : Jean-Marc Brais
Les travaux de construction du futur CPE Il était une fois à Johnville ont débuté à la mi-avril. Ils devraient s’étirer jusqu’au 19 novembre pour une utilisation des nouveaux locaux début 2026.
« Idéalement, ce serait bien de déménager dans le temps des fêtes pour pouvoir rentrer dans la nouvelle bâtisse avec la nouvelle année », explique la directrice générale du CPE, Vicky Champagne.
La future installation totalisera 6000 pi2 et comportera six locaux multiâges, une pouponnière triple et une salle multifonctionnelle s’apparentant à un mini gymnase.
De gauche à droite : Vicky Champagne, directrice générale du CPE; Isabelle Côté, adjointe administrative; Renée Tremblay, architecte; et Jules Groleau, contremaitre. Crédit : Jean-Marc Brais
Bien que le CPE bénéficie de 63 places subventionnées, le gouvernement ne s’implique que très peu dans les installations extérieures des centres de la petite enfance. « Le financement du ministère est pas très élevé pour l’achat de jeux éducatifs pour la cour extérieure », reconnait Mme Champagne.
« Depuis qu’on est ouvert ici, chaque fois qu’on a fait des campagnes de financement, c’est dans ce but-là. » La prochaine se tiendra le 16 mai sous une formule de danse country au centre communautaire de Johnville.
La construction de la rue qui permettra de relier le CPE au chemin Gendron est prévue pour l’automne. D’ici là, la future bâtisse est accessible via le stationnement de l’ancienne église convertie en installation temporaire d’Il était une fois.
De gauche à droite : Rayan Grondin, élève de 6e année; Valérie Boucher, technicienne en éducation spécialisée; et Nathan Bélisle, élève de 6e année, derrière le projet « Les jeux de poches pas poches! » de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon. Crédit : Défi OSEntreprendre – Estrie
Les lauréats régionaux de la 27e édition du Défi OSEntreprendre Estrie ont été dévoilés le 24 avril dernier lors d’un gala tenu à Bromont. Parmi eux, on retrouve deux projets de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon.
Le premier est le bingo intergénérationnel de Noël des élèves du préscolaire. Ceux-ci ont invité les citoyens de Weedon et des environs à une soirée bingo dont le cout d’entrée était des denrées non périssables remises à Moisson Haut-Saint-François pour la création de paniers de Noël.
De gauche à droite : les enseignantes au préscolaire Andréanne Lasnier, Marie-Ève Paré (accompagnée de sa fille Ariane Coates) et Kelly Binette derrière le projet de bingo intergénérationnel de Noël à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon. Crédit : Défi OSEntreprendre – Estrie
Le second projet est « Les jeux de poches pas poches! » des élèves de 5e et 6e année. Les grands du troisième cycle voulaient d’une nouvelle activité dans la cour d’école. Ils ont construit plusieurs jeux de poches puis ont animé des tournois sur les heures de diner. Ils se sont impliqués à toutes les étapes, allant du plan de construction jusqu’à la couture des poches.
Avant le gala régional du 24 avril, un jury local avait déterminé les finalistes du Haut-Saint-François. Ce groupe était composé d’Isabelle Couture de la SADC; Alexandra Jacquet de la Chambre de commerce; Annie Lacroix, directrice de l’école Saint-Camille de Cookshire; et Maxime Mainville du CJE.
Lauréat local du volet Faire affaire ensemble, le Domaine du Coq à l’Âne de Bury s’est incliné face au Groupe Megarbane de Coaticook. La finale provinciale du Défi OSEntreprendre aura lieu le 11 juin prochain à Québec.
« Quel honneur ! Quel bel hommage ! Déjà 20 ans pour ce beau projet de la classe-musée. Ça ne me rajeunit pas ! », de dire en riant Angèle Desgagnés. C’est ainsi qu’elle a remercié la dizaine de personnes réunies le 3 avril dernier à l’auditorium pour célébrer la classe-musée et pour lui rendre hommage.
« Quand j’ai commencé à enseigner l’histoire en 4e secondaire [à la Polyvalente], je voulais que les élèves deviennent comme moi des passionnés de l’histoire. Mais comment y parvenir ? J’ai trouvé la réponse dans un atelier du professeur Gaétan St-Arnaud, lors d’un congrès pour les professeurs d’histoire. C’est lui le créateur de la première classe-musée au Québec. »
La célébration s’est poursuivie dans la classe-musée où on a procédé au dévoilement d’une plaque commémorative. Cette dernière sera installée à côté de la porte de la classe-musée afin de souligner l’apport important de Madame Desgagnés à la Cité-École.
Maïka Baillargeon, première ministre du Parlement de la Cité 2024-2025, et Annabelle Bourgoin, la ministre des Activités culturelles, ont remis à Madame Desgagnés une petite réplique de la plaque. « À l’aide de photos, d’illustrations et d’objets, la classe-musée montre quatre différentes périodes de l’histoire et de la culture du Québec », d’expliquer Angèle Desgagnés au public présent.
Pour avoir des objets, des photos, « j’ai fait appel aux parents, au personnel de la polyvalente et à toute la population du Haut-Saint-François. C’est vraiment toute la communauté du HSF qui a fait la classe-musée. »
Maïka Baillargeon est en 5e secondaire. « L’année prochaine, je vais au Cégep de Sherbrooke en Histoire et civilisation. Ensuite, je veux aller à l’université en enseignement de l’histoire. C’est la classe-musée de Madame Desgagnés qui a développé ma passion pour l’histoire » a-t-elle confié.
« Chaque année, pour les familiariser avec « la grande école », les élèves de la 5e et de la 6e annéede toutes les écoles primaires du HSF viennent visiter la Polyvalente. Quand ils voient la classe-musée, ils sont impressionnés », de confier Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire à Louis-Saint-Laurent.
Claude Giguère, directeur de la Polyvalente pendant dix ans, assistait à la cérémonie. « J’étais là quand la classe-musée a été créée. C’est à partir de l’idée de la classe-musée que le concept de la Cité-école est né. Pour que les élèves aient un milieu signifiant », a-t-il dit. « Si vous remarquez, chaque corridor porte le nom d’une municipalité du HSF. […] Chacun a été aménagé par des élèves qui viennent de cette municipalité et il en raconte l’histoire. »