CantineAscotCorner

Apprendre sur le terrain : Maude Maher de La Cantine 

Propriétaire de La Cantine à Ascot Corner, Maude Maher continue de cultiver sa passion pour la cuisine et son désir de rassembler les gens autour d’un bon repas. Ce plaisir de cuisiner, c’est entre autres avec sa mère et sa grand-mère qu’elle l’a développé. Ça l’a suivi toute sa vie.


Après un cours en cuisine afin de maîtriser plusieurs techniques, elle enchaîne les expériences de travail dans des cuisines gastronomiques sherbrookoises pendant 5-6 ans. Elle est devenue responsable de cuisine, une belle opportunité pour s’initier à la gestion d’un restaurant.


Puis Maude a voyagé, en gardant en tête le projet d’ouvrir un jour son propre établissement. En revenant de l’un de ses voyages, elle a appris que le restaurant du village était en vente. « Ça a sonné une cloche. Je ne pensais pas que ça serait aussi vite. C’était une belle opportunité. Je ne souhaitais pas nécessairement ouvrir une cantine, mais le côté resto familial, que je pouvais mettre à ma manière et que ce soit le fun, était intéressant », explique la propriétaire. En 2020, La Cantine ouvrait ses portes.

Les valeurs de La Cantine
L’approvisionnement local fait partie des valeurs de Maude. De la viande aux patates en passant par le fromage, elle s’efforce de remplir l’assiette d’aliments qui proviennent de la région.


Maude est aussi assez fière de ce que propose le menu: « J’essaie d’être la plus inventive possible. J’essaie de ne pas trop regarder ailleurs parce que je veux être différente d’ailleurs ». C’est sans aucun doute pour cela que La Cantine a reçu de belles mentions au courant des derniers mois, dont celle de meilleure poutine de l’Estrie. Et puis il y a l’énergie de l’équipe, qui projette une ambiance agréable dès que l’on pousse la porte du restaurant.

Faire des affaires en mode apprentissage
« L’école, c’était pas pour moi. Je suis allée au Cégep et j’ai quitté rapidement. Dans le concret, j’apprends vite. » Et elle a dû apprendre vite puisqu’en 6 ans, le restaurant est passé de 6 à 23 employés. Elle ne cache pas que cela a été parfois difficile: « Il y a eu beaucoup d’ajustements à faire. Mais nous avons toujours eu une belle équipe stable, ce qui est un défi dans le milieu de la restauration. »


Serge Maher, son père, est à ses côtés et l’aide dans différentes tâches depuis les tout débuts. Maude avoue que le fait de bien s’entourer fait partie de la clé du succès. Toute seule, ce serait difficile.


« Ça prend du courage, de la discipline, de la confiance en soi. Il faut être convaincue et convaincante ! La pire affaire en affaires, c’est de penser que tu sais tout. J’ai énormément appris depuis les 6 dernières années. Il faut que je prenne ma place. Mais, la vie passe vite en maudit! J’ai 29 ans. Je n’ai plus les mêmes priorités qu’au début. J’essaie de me prioriser, de me libérer plus de temps. Mon travail est tellement le fun, tellement valorisant. J’apprécie ma situation actuelle », conclut Maude Maher.

125 ans d’histoire à Ascot Corner

Photo d’époque de l’église et du presbytère d’Ascot Corner. PHOTO : Gracieuseté.

La municipalité d’Ascot Corner, créée en 1901, célèbre ses 125 ans cette année. Plusieurs événements ont déjà eu lieu pour souligner cet anniversaire et d’autres restent à venir.


Le 28 mars dernier, une soirée festive s’est déroulée au centre Paul-Lessard, rassemblant quelque 150 personnes. C’est lors de cette occasion que l’historienne et citoyenne d’Ascot Corner Colette Pomerleau a lancé son livre sur l’histoire de la municipalité.


Il y a une vingtaine d’années, elle a commencé à écrire des articles dans le journal communautaire Aux Quatre Coins sur les faits marquants de la municipalité, ce qui lui a permis d’accumuler beaucoup d’informations.

À la suite d’une rencontre avec Hélène Bédard, conseillère municipale et éditrice du journal communautaire, et d’un groupe de recherche de Montréal qui documente l’histoire de différentes municipalités du Québec, son travail de recherche est validé et c’est « le coup de pied » nécessaire pour Colette Pomerleau. Elle rédige le livre en quatre mois et le présente au comité des loisirs de la municipalité, qui lui demande de patienter un an et demi pour faire le lancement lors du 125e anniversaire de la municipalité.


« Ça a été une soirée magique. Les commentaires des lecteurs sont positifs. Je raconte la naissance d’Ascot jusqu’aux années ‘60. J’aime la période de 1850, l’ouverture au modernisme. La voie était libre, tout était à construire. Je voulais démontrer par mes recherches et documents que la ville n’a pas toujours été aussi tranquille qu’on le pense. Il y a eu de nombreux commerces et beaucoup d’effervescence », explique l’auteure. Pour elle, la fondation de la paroisse en 1894 demeure l’élément le plus marquant parce que l’église a permis la formation de regroupements et de mouvements, qui rassemblaient les femmes, les hommes, les jeunes, les familles. C’est ce qui a tissé la vie sociale d’Ascot Corner.

Événements à venir
Cassandre Baillargeon, directrice des loisirs, des sports, de la culture et de la vie communautaire à la municipalité, mentionne que d’autres activités sont prévues. Un grand pique-nique familial se tiendra en même temps que la Fête des nouveaux voisins, le 26 septembre prochain, pour clore les festivités du 125e.


La mise en place d’un panneau d’interprétation devrait également avoir lieu cette même journée.
D’autres petits clins d’œil se glisseront dans les activités, comme par exemple la présence d’un espace photo thématique (« photobooth ») spécial 125e lors de la Fête nationale le 19 juin. Elle mentionne également que la chanson écrite spécialement par le conseiller Stéphane Rioux devrait se faire entendre à nouveau.


« Aussi, un pamphlet historique pour visualiser comment c’était avant. Par exemple, voir ce qu’il y avait à la place de l’école avant, faire le parallèle entre le passé et le présent. Nous aimerions le rendre disponible à l’hôtel de ville et à la bibliothèque », conclut Cassandre Baillargeon.

70 nouvelles places en CPE pour les familles d’Ascot Corner

Debbie Fennety, directrice générale (à gauche) et Marie-Ève Poulin, directrice adjointe (à droite).

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
La petite comète, un tout nouveau centre de la petite enfance (CPE), a ouvert ses portes le mois dernier à Ascot Corner dans une bâtisse neuve de 3 M $. Il accueille maintenant 70 enfants de trois mois à cinq ans et emploie une quinzaine de personnes.


Le CPE, qui préconise une pédagogie par la nature, est située à l’intérieur du parc Godard, sur une nouvelle rue ouverte pour les besoins du centre et nommée en hommage à Rose-Yvonne-Bégin (1920-2011), une « citoyenne d’honneur » d’Ascot Corner célébrée pour son implication bénévole.
Ce terrain, on ne peut plus calme et sécuritaire, a été offert par la municipalité. En contrepartie du don du terrain, La petite comète s’engage à opérer en tant que « CPE de proximité » et donc à réserver la moitié de ses places aux résidents d’Ascot Corner partageant le même code postal (J0B 1A0).


La direction affirme que des larmes de joie et de soulagement ont coulé quand certaines familles ont eu la confirmation qu’elles avaient obtenu une place. Toutes les places actuellement disponibles sont prises.
Dès la rentrée scolaire 2027, cependant, un minimum de 20 places seront libérées chaque automne par le départ des deux groupes d’enfants de 4-5 ans pour la maternelle.

Un local du nouveau CPE, avec vue sur le parc Godard.


En entrevue, la directrice Debbie Fennety, a affirmé que le nouveau bâtiment a été conçu pour pouvoir s’allonger vers l’arrière du terrain, et à terme, accommoder 30 enfants de plus pour un total de 100 places.


Mme Fennety a ajouté que 30 000 enfants sont toujours en attente d’une place en CPE à travers le Québec.

Route 112 Ascot Corner

Travaux sur la 112 jusqu’au 29 juin : Des nouvelles d’Ascot Corner

La séance du conseil municipal d’Ascot Corner du 4 mai dernier a débuté par la présentation de la Trousse de sensibilisation, accueil, intégration et relations interculturelles en milieu rural par Dhiaeddine Ouaja, agent de développement à la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François (HSF). Cet outil, destiné aux élus.es des municipalités et de la MRC du HSF, vise à les sensibiliser et à les outiller tout en démystifiant les enjeux liés à l’immigration en milieu rural et en proposant des pistes d’action concrètes.


Par la suite, quelques questions ont été soulevées concernant le règlement entourant la mise et le retrait au chemin des bacs de collecte, le nombre élevé de camions de remblais qui circulent sur le chemin Galipeau et les règles de communication concernant le dynamitage sur ce même chemin. Les élus ont rappelé les travaux de surface sur le pont enjambant la rivière Saint-François. Ceux-ci se dérouleront jusqu’au 29 juin prochain. La circulation passe donc de 50 km/h à 30 km/h et s’effectue sur deux voies en contresens au lieu des quatre voies habituelles.

Bâtisseuses d’Ascot
La municipalité a par ailleurs souhaité rendre hommage aux femmes impliquées, fondatrices et entrepreneures ayant vécu sur son territoire. Ainsi, dans le nouveau développement domiciliaire du chemin Galipeau, quatre rues et un parc porteront le nom de ces femmes ayant chacune à sa façon participé au développement communautaire, social et économique d’Ascot Corner. Les rues Jeannine Veilleux, Marie-Jeanne Doyon, Antoinette Rouleau, Thérèse Talbot et le parc Rose Caron verront le jour prochainement.

Boucherie

EN BREF | La boucherie d’Ascot Corner revampée

La boucherie d’Ascot Corner, sur la route 112. PHOTO : JOSÉE BOILY

par Josée Boily

Quiconque traverse régulièrement la route 112 par le village d’Ascot Corner a probablement remarqué le bœuf noir massif aux cornes blanches qui nous salue au passage. C’est là que se situe la boucherie du Groupe Mario Côté, dont le siège social se trouve à Stoke.


Ayant connu ces dernières années une pénurie de personnel et des délais d’approvisionnement, la boutique a récemment été réimaginée pour mettre en valeur les produits locaux.
En poste depuis un an, le gérant Stéphane Bourque se charge de la réorganisation, du réapprovisionnement et de la mise en valeur des produits.

« Le Groupe Mario Côté est le plus important producteur indépendant de porc au Québec et compte plus de 300 fermes porcines », précise M. Bourque.


Le Groupe est aussi propriétaire de Canard du Lac-Brome et de différentes fermes de la région.
L’entreprise propose des viandes de la marque maison Théberge, produites sur place (jambon, bacon, oreilles de crisse, côtelettes de porc, etc.). La boutique offre aussi des produits d’érable de l’érablière Bernard à Granby ou de la Ferme 222, du canard frais ou congelé et une foule de propositions majoritairement locales.

Carnavals

Du plaisir en famille aux carnavals

Mathilde Coulombe-Tremblay, Lia Coulombe-Tremblay, Madeleine Coulombe-Tremblay et Zia Legros ont bien profité de la glissade sur tube au Carnaval d’hiver d’Ascot Corner le samedi 31 janvier dernier au parc Pomerleau. Photo : Carolyne Weldon

L’édition 2026 du Carnaval d’hiver d’Ascot Corner a rassemblé la fin de semaine du 31 janvier des résidents de tout âge autour d’une programmation alliant activités intérieures et sports d’hiver. Le samedi 31 janvier, de nombreuses familles ont bravé le vent et le froid pour prendre part à la journée familiale gratuite au parc Pomerleau. C’était l’occasion de se rencontrer entre voisins et de profiter des plaisirs de l’hiver, comme la glissade, le patin ou encore le vélo sur neige (« fat bike ») dans une ambiance festive avec musique, mascotte, cantine et feu de joie. Si les tout-petits ont particulièrement apprécié les jeux gonflables et le graffiti sur neige, tous ont pris grand plaisir à la descente en tube, sur la pente aménagée à cet effet derrière l’édifice Évariste Dubreuil (ancienne caisse populaire). La tire d’érable sur la neige, heureux présage du printemps à venir, a également connu un franc succès.

De gauche à droite : Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner ; Hélène Bédard, conseillère municipale responsable des loisirs ; Chantal Carrier, directrice des loisirs. Photo : Carolyne Weldon

De grands honneurs attribués à Ascot Corner

Suzanne Hardy est Bénévole de l’année.

Environ 110 personnes se sont réunies le samedi 26 avril dernier pour la soirée annuelle de reconnaissance des bénévoles d’Ascot Corner, avec une dizaine de prix décernés, de la musique par le groupe Soul Station et un buffet par le Café l’Orchidée de Cookshire.

Suzanne Hardy a été reconnue Bénévole de l’année par la Ville d’Ascot Corner pour son implication depuis les années 1980 au sein de plusieurs organismes, incluant l’AFÉAS et le journal Aux Quatre Coins.

« Mais c’est au sein de la Corporation des loisirs d’Ascot Corner qu’elle a laissé son empreinte la plus marquante. Depuis 30 ans, elle s’y investit avec constance, occupant divers postes », selon la présentation officielle faite lors de la soirée.

L’évènement a aussi inclus le dévoilement du citoyen d’honneur, décerné à Claude Goulet à titre posthume.

« Claude est malheureusement décédé prématurément à l’âge de 52 ans… Son implication bénévole dans la municipalité remonte au milieu des années 1970 et prend de multiples formes. Bien que tardive, cette nomination … est fidèle au devoir de mémoire. »

L’appui mutuel entre le journal communautaire d’Ascot Corner et le Journal régional Le Haut-Saint-François était aussi en évidence avec la présentation par son directeur, Scott Stevenson, du prix du Bénévole du journal Aux Quatre Coins à John St-Cyr.

« Grâce à lui, le journal Aux Quatre Coins poursuit sa mission. À chaque parution, il nous offre la rubrique « Le coin de John », qui nous fait rire et réfléchir toujours avec humour et humanité. Sa passion et son amour pour sa communauté inspirent tous ceux qui l’entourent », selon la présentation de la Ville.

Maurice Breton reconnu comme bénévole VTT

Maurice Breton pose à côté de la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault. À sa gauche, on retrouve un second lauréat, Clément Gauthier, des Motoneigistes du Corridor permanent d’Acton Vale. Celui-ci est entouré par François Jacques, député provincial de Mégantic. Crédit : MTMD 

Le président du Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner, Maurice Breton, s’est vu décerner le titre de bénévole estrien de l’année pour les véhicules tout-terrain (VTT) par le ministère des Transports. 

Les 15e Prix de reconnaissance des bénévoles en matière de véhicules hors route se sont tenus le 21 novembre dernier au Capitole de Québec. Le ministère des Transports et de la Mobilité durable y a souligné l’implication de 28 bénévoles provenant de toutes les régions du Québec. 

Maurice Breton est un adepte du quad depuis plusieurs années. D’abord actif au sein du Club Quad du Haut Saint-François à compter de 2008, il se joint au Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner en novembre 2020. 

Il a participé à la mise en place de l’Escouade régionale de l’Estrie, qui offre des services de surveillance de sentiers à l’ensemble des clubs de la région en déployant des agents spécialisés. 

L’implication de Maurice Breton avait été reconnue en juin 2022 lors de l’hommage aux bénévoles de la municipalité d’Ascot Corner. Le Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner aura 40 ans en mai prochain. 

La station 24 h de l’écocentre d’Ascot Corner se démarque

De gauche à droite :  Stéphane Roy, directeur de l’urbanisme et de l’environnement à la municipalité d’Ascot Corner; Nathalie Bresse, mairesse; et Stéphane Baillargeon, conseiller municipal. Crédit : Gen Studio Design

Un an après son ouverture, l’écocentre d’Ascot Corner s’est mérité un Prix Distinction lors du 30e gala de la Fondation Estrienne en Environnement (FEE). Plus précisément, c’est sa station libre-service 24 h qui s’est vue récompensée dans le cadre de l’événement qui a réuni 230 participants, le 7 novembre, à Magog.  

« On a dix stations, mais la première est ouverte 24 h sur 24, 365 jours par année. C’est pour cette partie-là qu’on a gagné le prix », explique la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse.  

Cette station libre-service reçoit une vaste gamme de produits tels que les résidus domestiques dangereux (RDD), la peinture, l’électronique et même les vêtements. Les neuf autres stations de l’écocentre récupèrent les matériaux traditionnels comme le bois, le métal et le béton. 

La localisation du site – en plein cœur du village, derrière le garage municipal – en fait un lieu accessible pour les citoyens.  

Nathalie Bresse sera candidate pour le Bloc Québécois 

La mairesse d’Ascot Corner est la candidate à l’investiture de Compton-Stanstead pour le Bloc Québécois en vue des prochaines élections fédérales. Il s’agira de sa deuxième tentative de remporter le siège de députée de circonscription.  

Lors de sa première tentative en 2021, Nathalie Bresse était arrivée seconde derrière l’actuelle députée Marie-Claude Bibeau. Cette dernière a annoncé il y a un mois qu’elle ne se représentera pas aux prochaines élections fédérales et tentera sa chance à la mairie de Sherbrooke.  

En septembre 2021, Mme Bresse avait récolté 31% des votes avec 17 681 électeurs en sa faveur. Malgré ce résultat honorable, la candidate dit avoir fait preuve de naïveté. « En 2021, j’avais été un petit peu parachutée là. Je suis arrivée puis l’élection a commencé pas très longtemps après. Ç’a été assez rush », se remémore Nathalie Bresse.  

« À ce moment-là, je savais pas dans quoi je m’embarquais. Là, je le sais plus. Et en plus, j’ai une plus grande équipe pour m’aider. » Cette équipe qui aura grandi en trois ans reflète le niveau d’implication de Mme Bresse au sein du Bloc. « Depuis fin 2021, je suis secrétaire sur le comité exécutif du Bureau national » du parti, indique-t-elle. 

Une retraite occupée 

Que ce soit au Bloc Québécois ou à la mairie d’Ascot Corner, ces multiples responsabilités ont amené Nathalie Bresse à faire des choix. Elle vient d’officiellement prendre sa retraite de la coiffure, après y avoir consacré 35 années. « J’ai fermé mon salon le 11 octobre ».  

En n’ayant plus le salon de coiffure Cocorico à gérer, « je me consacre à la municipalité à 100% pour finaliser mes dossiers » avant de commencer à se préparer aux élections. Celles-ci doivent avoir lieu au plus tard le 20 octobre 2025, mais pourraient être déclenchées entretemps, avec l’insatisfaction montante envers le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau. 

De son côté, le Bloc Québécois jouit d’un regain d’intérêt. Une élection partielle dans LaSalle–Émard–Verdun le 16 septembre dernier a porté au pouvoir le bloquiste Louis-Philippe Sauvé dans ce qui était considéré jusqu’alors un château fort libéral.  

Le vent est favorable selon Nathalie Bresse. « Si on regarde les sondages, oui il y a de bonnes chances. Les astres sont bien alignés. Mais je pense qu’il reste du travail sur le terrain. C’est pas gagné d’avance. C’est loin d’être dans la poche. » 

Giratoire

Rond-point ou carrefour giratoire ?

Bonjour Monsieur Stevenson,
Dans l’article du Journal régional Le Haut-Saint-François du 11 septembre dernier intitulé : Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112, j’aimerais savoir si ce sont vraiment des ronds-points qui seront installés ou des carrefours giratoires ?

À la page 2 (suite de l’article), vous écrivez « Aussi les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610… ». N’est-ce pas plutôt un carrefour giratoire ?
Je vous remercie de bien vouloir éclairer ma lanterne !
Bonne journée.

Lucie Duquette,
Ascot Corner

Notre réponse
Merci pour votre question, Madame Duquette !
Selon nos recherches dans le Grand dictionnaire terminologique du Québec, publié par l’Office québécois de la langue française (OQLF) :

« Qu’on l’appelle carrefour giratoire, en circulation routière, ou rond-point, dans la langue courante, ce type de carrefour présente une configuration annulaire typique et il a pour fonction de rendre la circulation fluide ; mais, selon les pays, il y a parfois des distinctions quant au sens de la priorité des voitures qui s’y engagent ou y circulent. Une signalisation adéquate est nécessaire pour lever les ambiguïtés et réduire le risque d’accident. »

Le terme privilégié et recommandé par l’OQLF est « carrefour giratoire ».

Mais, notre lectrice assidue a approfondi ses propres recherches :
« Je vous invite à regarder ce reportage de Radio-Canada Sept-Îles où la distinction est très claire », a écrit Mme Duquette par la suite à notre première réponse à sa lettre. « https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/682505/carrefour-rond-point-sept-iles. La différence se fait selon la priorité. À ce que je comprends, dans le rond-point c’est l’usager qui s’engage qui a priorité. Dans le carrefour giratoire, c’est l’usager qui est déjà engagé qui a priorité».

« J’ai aussi trouvé ceci aujourd’hui sur le site de l’Association québécoise des transports (même si cela date de 2010), https://aqtr.com/association/actualites/synthese-memoire-decennie-giratoires-quebec-bilan-comportement-usagers»  « Le réseau routier québécois compte trois types d’aménagements circulaires : le carrefour giratoire, le rond-point et les autres aménagements circulaires. Considérés comme des synonymes par l’Office québécois de la langue française, le giratoire et le rond-point présentent peu de différences. Leurs dissemblances sont d’ordre technique : le rond-point est régi par la règle de priorité à droite et le giratoire par la règle de priorité à l’anneau. »

« Est-ce que cela vous éclaire autant que moi ? Je crois que je n’ai jamais eu affaire à un rond-point. Si c’est vraiment un rond-point qui sera sur la 112, les gens devront apprendre l’ordre de priorité. Tout comme moi. »

Disparu

Un ado, Anthony Jocas-Poulin d’Ascot Corner manque à l’appel

Au moment d’aller sous presse.

Plus de deux semaines après son signalement, Anthony Joncas-Poulin, 15 ans, n’a pas été retrouvé. Il a été vu la dernière fois le 27 août dernier à Ascot Corner. « Ses proches ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité », indique la Sûreté du Québec. L’adolescent mesure 1,78 m (5 pi 10 po) et pèse 66 kg (120 lbs). Si vous croyez apercevoir Anthony, communiquez avec le 911. De plus, il est possible de fournir de manière confidentielle toute information en lien avec cette disparition à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Trois giratoires prévus aux chemins Paul, de l’Aéroport et des Pins 

On en connait un peu plus sur le projet de réaménagement de la route 112 entre Ascot Corner et East Angus. Outre l’élargissement à quatre voies avec séparation par terre-plein, trois carrefours giratoires doubles sont prévus le long du tronçon de 6 km. Ceux-ci sont envisagés aux intersections de la rue des Pins, du chemin Paul et du chemin de l’Aéroport.  

Les travaux seraient réalisés sur plusieurs années, soit au plus tôt à partir de 2028 pour se terminer en 2032. Les premières interventions réalisées seraient la construction des carrefours giratoires doubles aux intersections des chemins Paul et de l’Aéroport, de même que le doublement de la route 112 entre ces deux intersections, indique l’avis de projet soumis par le MTMD. L’intervention suivante serait la construction du carrefour giratoire double à l’intersection de la rue des Pins. La dernière intervention serait le doublement de la route 112 entre la rue des Pins et le chemin Paul.  

Dangereux depuis plusieurs années 

Le projet vise à sécuriser le tronçon et à augmenter sa capacité routière. On se rappellera que la vitesse a été réduite de 90 à 70 km/h entre le chemin Talbot et la route 214, à la suite d’un accident mortel survenu près du chemin Paul en septembre 2019. Dans son rapport publié en août 2020, le coroner avait recommandé de sécuriser la route 112 à cet endroit. 

De 2015 à 2019, il s’est produit 45 accidents, dont 3 mortels, sur ce tronçon de route. Le débit moyen y est de 15 000 véhicules/jour, ce qui représente une augmentation de 85 % sur 25 ans. Après des rencontres avec les élus municipaux et des consultations publiques en 2023, le projet de réaménagement est à l’étape de l’étude d’impact sur l’environnement.  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

112

Quatre voies et des ronds-points envisagés sur la 112

D’ici 2027, on devrait commencer à voir la construction d’un rond-point à Ascot Corner et quatre voies jusqu’à Westbury, selon la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. À l’endroit de cette dernière municipalité, « ici, ça va être un autre projet », a-t-elle mentionné en entrevue le 30 août.

« Les plans sont sur la table. C’est un gros travail ». Madame Boulanger a expliqué que l’agrandissement de la route 112 se fera graduellement de Ascot Corner en allant vers East Angus. Le premier projet consiste en un rond-point à Ascot Corner ainsi que les quatre voies et un terre-plein, et sera mis en œuvre dans les prochaines années.

« Ça prend beaucoup de planification, mais je suis plus confiante maintenant que ça va se faire ».
L’article du Haut-Saint-François sur le développement résidentiel à East Angus, dans le numéro du 28 août, a sollicité plusieurs commentaires de lecteurs et lectrices sur la page Facebook du journal, incluant quelques craintes pour l’effet sur le trafic.

« Va falloir faire une amélioration de l’accès sur la 112 pour plus de sécurité », qu’un lecteur a commenté.
« C’est une promesse électorale et c’est en cheminement… un long processus ! », que la mairesse a répondu.

Pour la question de ronds-points à East Angus, « c’est envisagé, mais sur la table », ajoute-t-elle. Ils feront partie d’un projet suivant celui de Ascot Corner et la route 112 à Westbury.

Chemin Spring et la 610

La réouverture du chemin Spring à Ascot Corner devrait se faire cette semaine, selon un avis de la Municipalité.

Aussi, les travaux sur la route 112 autour du rond-point de l’autoroute 610 devraient déjà être terminés, selon les informations du ministère des Transports du Québec, au moment de mettre sous presse.

Assez d’eau pour accueillir 80 logements à Ascot Corner?

Le citoyen Jacques Gourde a fait valoir son point de vue lors de l’assemblée publique de consultation.

Une trentaine de citoyens ont témoigné de leur opposition à un projet de dix immeubles locatifs dans le secteur du chemin Galipeau, à Ascot Corner, lundi soir. Leur crainte? Que l’arrivée potentielle de 145 nouveaux résidents mette en péril leur accès à la nappe phréatique.

« Chacun des bâtiments va être alimenté par un puits artésien », explique Jean-Philippe Robidoux, urbaniste et représentant d’Innoplex Immobilier, derrière le projet. Or, des résidents actuels du secteur font déjà part de difficulté d’approvisionnement.

« J’ai déjà eu à faire recreuser mon puits, puis à faire fracturer en plein hiver. J’aimerais vraiment pas que ça me réarrive », a témoigné une résidente de la rue Georges, laquelle serait prolongée dans le cadre du projet. « On pense tous que ça va avoir un impact négatif sur nos vies », s’est exclamé un autre.

À l’étape du changement de zonage

La consultation tenue lundi à l’hôtel de ville d’Ascot Corner constitue une première étape dans le cadre du PPCMOI (Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble). Le promoteur Innoplex devra entre autres réaliser une étude hydrogéologique avant de pouvoir aller de l’avant.

Une telle étude doit être remise à la municipalité « pour déterminer la capacité du secteur à fournir les immeubles projetés sans affecter le milieu actuellement bâti. »

« On a l’obligation en tant que municipalité de fournir en eau », explique la mairesse Nathalie Bresse. S’il y en n’a pas assez, « est-ce qu’on est prêt à payer pour ça? Pas vraiment. » Elle confie qu’un projet d’aqueduc est envisagé dans le secteur de la rue Georges.

Les citoyens directement touchés par le projet auront la possibilité de faire valoir leur opinion lors d’un éventuel référendum. De son côté, Innoplex Immobilier devra réaliser l’étude hydrogéologique. Le promoteur dit qu’il vérifiera également le niveau de contamination des sols, après que plusieurs citoyens eurent fait part que l’endroit était un ancien dépotoir à ciel ouvert.

Outre ce projet de 80 logements locatifs, la municipalité d’Ascot Corner compte prolonger les rues Darche et Dubé au centre du village, en plus d’y implanter les réseaux d’aqueduc et d’égout.

On aperçoit, en couleurs, les terrains que souhaite vendre et développer la municipalité d’Ascot Corner, au coeur du village. Photo tirée du site web de la municipalité
©2026 Journal Le Haut-Saint-François