Ken Cameron, SVS

Quand la pluie était tant souhaitée 

Ken Cameron devait prendre son eau d’une source au rang 10 à Chartierville.

Les rencontres au puits public se sont multipliées ; les demandes d’aide entre voisins aussi. Mais les récentes pluies ont finalement rempli les puits de surface à Chartierville, Newport, et ailleurs.  

Lors d’un appel de suivi au bureau du Journal il y a quelques semaines, le résident de Chartierville Ken Cameron se frustrait de connaître comment on peut se sentir comme un « vieil homme » qui se perd dans sa propre « croûte de saleté ». M. Cameron et sa conjointe ont deux puits sur leur terrain, mais chacun était vide depuis la fin août jusqu’à récemment.  

Lors de mon échange avec M. Cameron, il m’a raconté l’histoire de plusieurs nouvelles rencontres au puits disponible au public au bord du Rang 10 à Chartierville. Un jour plus tard, près d’Island Brook à Newport, des voisins m’ont aussi demandé de l’aide pour un approvisionnement en eau. D’autres voisins ont parlé des puits vides à la Lawrence Colony. 

« Du jamais vu », m’a-t-on dit. 

Selon l’Outil de surveillance des sècheresses au Canada, du gouvernement fédéral, le sud du Québec, incluant le Haut-Saint-François, était dans une « sècheresse grave », qui est pourtant moins pire que les sècheresses extrêmes et exceptionnelles vécues cette année dans des parties du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi qu’en Gaspésie et près de Val-d’Or. 

En Nouvelle-Écosse, plusieurs municipalités sont venues en aide aux citoyens, en leur offrant de l’eau potable pour boire ainsi que des douches, selon un reportage de la CBC en ligne au mois d’août. 

Heures réduites au poste frontalier de Chartierville

Crédit photo : Google Street View

Depuis le 6 janvier, le poste frontalier de Chartierville a vu ses heures d’ouverture être réduites. Celles-ci sont passées d’un horaire de 8 h à minuit à un de 8 h à 20 h, sept jours sur sept, pour les particuliers. 

Il y a quelques semaines, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) annonçait réduire les heures de service de 35 points d’entrée au pays, dont ceux de Chartierville, Saint-Herménégilde et Potton. De l’autre côté de la frontière, les États-Unis ont aligné les heures de service des postes concernés en conséquence. Ces décisions ont été prises avant l’élection américaine du 5 novembre.

En entrevue à l’émission Par ici l’info, le directeur du District frontière est de l’ASFC, Miguel Bégin, expliquait que « à Chartierville, par exemple, nous avons réduit le service qu’on offrait de 20 h à minuit puisque, durant cette période, nous ne traitions qu’un seul véhicule à tous les quatre jours en moyenne. »

Selon le maire de Chartierville, Denis Dion, « ça va être plus l’été que ça va être un peu plus plate. » Le restaurant Grampy’s, situé à Pittsburg, n’est qu’à 30 minutes de voiture de la municipalité. « On sait qu’il y a des citoyens qui allaient manger là, écouter de la musique puis ils revenaient vers 10 h-10 h 30. » Le New Hampshire est aussi une destination populaire pour les pêcheurs, avec ses nombreux lacs.

Depuis cette semaine, les voyageurs nocturnes peuvent se rabattre sur les postes de Woburn et de East Hereford, qui demeurent ouverts 24 h sur 24, bien que situés à une soixantaine de kilomètres de Chartierville. Les passagers commerciaux, quant à eux, ont des horaires distincts de 8 h à 17 h, les jours de semaine.

Chartierville

Nouveaux sentiers pédestres à Chartierville

Selon un communiqué de presse de Monique Sholz de Sentiers Frontaliers (SF)

Sentiers frontaliers est fier d’inaugurer officiellement de nouveaux sentiers pédestres dans le secteur Brise-Culotte, à Chartierville, dans la MRC du Haut-Saint-François. Cette zone étant auparavant utilisée seulement par les adeptes de longues randonnées, des boucles permettent maintenant d’atteindre les sommets des monts Salmon (1054 m) et Trumbell (997 m) en formule « rando d’un jour ».


Ces aménagements ont été rendus possibles grâce à une subvention de 41 623 $ du Programme d’aide financière pour les sentiers et les sites de pratique d’activités de plein air (PAFSSPA) du ministère de l’Éducation, ainsi qu’à une somme de 11 339 $ gracieusement octroyée par la municipalité de Chartierville. La Fondation Louise et Jean-Paul Fontaine et SF ont finalement complété le financement, totalisant ainsi des investissements de près de 67 000 $.

Lors d’une activité portes ouvertes qui s’est tenue dimanche, le 8 septembre dernier, près de 25 randonneurs ont bravé les averses et un temps froid et sont partis à la découverte de notre réseau tout en bénéficiant de la présence de bénévoles-accompagnateurs.


« Les marcheurs sont venus des communautés locales et d’aussi loin que Victoriaville et Saint-Hyacinthe », a déclaré Monique Scholz, présidente bénévole de SF. « Ils ont adoré la nature sauvage de notre arrière-pays et le défi de nos hauts sommets. Ils l’ont dit, et je l’ai vu dans leurs yeux. Leur enthousiasme, c’est là le salaire des bénévoles ».


« Notre région est une destination exceptionnelle pour la randonnée pédestre et nous sommes fiers de la faire connaitre davantage », a renchéri Claude Sévigny, conseiller de la municipalité de Chartierville et infatigable bénévole chez SF. « Les Sentiers frontaliers sont plus qu’une promenade tranquille ; c’est une grande aventure de découvertes et de défis ».


Fondé en 1995, Sentiers frontaliers compte plus de 200 membres, dont près de 10 % s’impliquent activement en participant à son conseil d’administration, en mettant les mains à la pâte lors de corvées, en offrant différents services aux membres, en organisant des sorties et en réalisant des projets spéciaux.


Le réseau, qui compte environ 150 km de sentiers, est situé dans la MRC du Haut-Saint-François (Chartierville et La Patrie) ainsi que dans celle du Granit (Notre-Dame-des-Bois et Saint-Augustin-de-Woburn). Plusieurs de ses tronçons permettent de gravir les plus hauts sommets du sud du Québec : le mont Gosford (1193 m), Cap-Frontière (1154 m) et Pic-Frontière (1175 m). La montagne de Marbre (920 m) et le mont Saddle (970 m) gagnent en popularité, été comme hiver. Et les monts Salmon (1054 m) et Trumbell (997 m) s’ajoutent désormais à cet ensemble de défis.

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