par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Les visiteurs et randonneurs pourront désormais connaître les conditions exactes au sommet du Mont Gosford avant d’en entreprendre l’ascension. Une toute nouvelle station météorologique composée d’équipements à la fine pointe de la technologie fournit depuis l’accueil de la ZEC Louise-Gosford (secteur Gosford) des informations en temps réel sur les conditions météo observées au sommet, à une altitude de 1193 mètres.
Les données sont également disponibles en ligne sur le site Web de Sentiers Frontaliers (https://sentiersfrontaliers.com/informations/station-meteo-gosford). De plus, un météorologue avec 40 ans d’expérience contribue maintenant de façon bénévole à la diffusion de prévisions quotidiennes, aussi disponibles en ligne.
« Cette station météo, avec les données sur la température, le vent et les précipitations aide à sensibiliser les visiteurs. Le message est qu’en altitude, les conditions sont loin d’être les mêmes qu’à la base de la montagne ou que celles de Montréal », explique Julie Demers, chargée de projet chez Sentiers frontaliers, l’OBNL à l’origine du projet.
Selon Sentiers Frontaliers, les plus hauts sommets sont de plus en plus fréquentés et il est essentiel que le maximum de randonneurs entame leur randonnée bien informé et adéquatement équipé. L’organisme souhaite également éviter des appels au 911 et des opérations de secours qui peuvent s’avérer très laborieuses et coûteuses.
Le projet représente un investissement de 30 000 $. Il a été réalisé en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), et avec l’appui financier de Desjardins, du député sortant de Mégantic François Jacques, de la municipalité de St-Augustin-de- Woburn, et de l’Association Louise-Gosford.
Fondé en 1995, Sentiers frontaliers est à la fois un club de randonnée et un réseau de sentiers pédestres. Le réseau de près de 150 km est situé dans la MRC du Haut-Saint-François (Chartierville et La Patrie) et la MRC du Granit (Notre-Dame-des-Bois et Saint-Augustin-de-Woburn). Les sentiers donnent accès aux plus hauts sommets du sud du Québec : le mont Gosford (1193 m), Cap Frontière (1154 m) et Pic Frontière (1175 m).
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Les restrictions strictes concernant le déplacement et la relocalisation de certains animaux sauvages vivants a été prolongée jusqu’au 6 octobre 2026 dans le but de freiner la progression de la rage du raton laveur.
Ces restrictions, émises par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatique, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), visent les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards roux et gris ainsi que les coyotes et leurs hybrides (coyloups).
Elles s’appliquent à de nombreuses municipalités de l’Estrie, de la Montérégie et du Centre du Québec et sont passibles d’amendes de 1000 à 5 000 $ pour les contrevenants. L’interdiction s’applique même pour un animal blessé, malade ou orphelin, et l’acheminement vers un refuge ou un centre de réhabilitation est interdit.
En août, neuf municipalités ont été ajoutées au secteur visé pour l’Estrie. Parmi celles-ci, on recense trois municipalités du Haut-Saint-François : East Angus, Westbury et Newport. (Les autres municipalités nouvellement ciblées sont Kingsbury, Melbourne, Richmond, Ulverton, Val-Joli et Windsor.)
Selon Louis Potvin, relationniste et porte-parole au MELCCFP, les particuliers, agriculteurs ou non, qui déplacent les animaux en question en dehors des limites de leur propriété seraient « la cause la plus probable de la propagation du virus de la rage » au Québec.
En effet, déplacer un animal importun, blessé ou en apparence orphelin peut contribuer à propager la rage dans des secteurs actuellement exempts de cas.
« Si une personne déplace un animal à un kilomètre de chez lui, cet animal peut par la suite parcourir de 10 à 12 kilomètres par jour à la recherche d’un nouveau milieu de vie qui lui convient, libre de prédateurs », explique M. Potvin. Le relationniste ajoute cependant que le public fait également partie de la solution. « Les gens collaborent, dit M. Potvin. Les derniers cas recensés sont des cas qui ont été signalés par des particuliers. »
À ce chapitre, un site web du ministère fait état de plusieurs cas confirmés en Estrie en 2026. Les municipalités suivantes sont touchées : Granby, Bedford, Farnham, Brigham, Stanbridge East, Stanstead, Dunham et Cowansville. À proximité du Haut-Saint-François, deux cas de rage du raton laveur ont été confirmés à Coaticook les 3 et 12 juillet dernier.
Le MELCCFP recommande donc de vérifier les propriétés pour bloquer de possibles accès à de la nourriture (poubelles, compost ou autre) et évidemment de ne jamais nourrir les animaux sauvages de manière intentionnelle. Il est également recommandé de ne toucher à aucun animal sauvage « même s’il paraît en parfaite santé » car il est possible qu’il soit en train d’incuber le virus de la rage. Un animal peut effectivement être atteint du virus pendant plusieurs mois sans présenter de symptômes visibles.
Les citoyens des secteurs concernés et avoisinants sont donc invités à signaler tout animal trouvé mort ou présentant un comportement inhabituel, comme de la désorientation, de l’agressivité anormale ou de la paralysie en appelant au 1 877 346-6763 (du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30).
Ces nouvelles directives arrivent dans le contexte où deux cas de rage ont été confirmés chez des chats (l’un domestique et l’autre errant) dans la région de la Montérégie.
Cheminée de l’Église Unie Chalmers à Lingwick. Photo: Sylvain Dodier
Les martinets ramoneurs qui ont élu domicile dans la cheminée de l’Église Unie Chalmers à Lingwick en 2025 appartiennent à une espèce considérée comme menacée au Canada. C’est pour faire découvrir ces oiseaux de plus en plus rares que la municipalité, propriétaire des lieux depuis 2012, a décidé d’apposer sur la porte de l’église une affichette de Mission Faune – Zoo de Granby portant le message : « J’abrite des martinets ramoneurs dans ma cheminée », explique M. David Fournier, directeur.
Le site d’Environnement et Changement climatique Canada nous informe qu’entre 1968 et 2004, le nombre de martinets ramoneurs a diminué de 95 % au pays. Si historiquement ces petits êtres, dont le vol rapide et changeant est facilement reconnaissable, nichaient dans les grands arbres creux, au fil du développement urbain, ils ont migré vers les longues cheminées de brique se dressant de village en village. Le martinet est devenu ramoneur plus de force que de gré. Les cheminées sont lentement devenues son nouveau sanctuaire, d’où son nom.
Il est facilement reconnaissable à son corps fuselé, véritable « oiseau cigare », à ses longues ailes étroites en forme de boomerang et à sa queue très courte.
Certains craignent que la présence d’un nid dans leur cheminée crée des problèmes. Pourtant, celle-ci n’est utilisée que par un seul couple, qui n’y construit qu’un très petit nid de la taille d’un quart de pamplemousse. Le nid n’occupe qu’une infime partie de l’ouverture.
Pour protéger le martinet ramoneur, le site QuébecOiseaux suggère de maintenir votre cheminée accessible et d’éviter d’y installer une gaine métallique. Il recommande aussi d’effectuer le ramonage ou tout travail entre septembre et mai pour éviter la période de nidation, de conserver les gros arbres creux et de limiter l’utilisation d’insecticides.
En Estrie, depuis 2017, l’équipe du Zoo de Granby a mené de nombreuses recherches, effectué du baguage et même construit des cheminées artificielles pour favoriser la conservation des martinets ramoneurs. Si ces oiseaux adoptent votre cheminée ou le creux de votre vieil arbre, prenez le temps de le signaler à l’équipe du Zoo.
Le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE) vient de mettre à jour sa liste des plans d’eau contaminés par des espèces aquatiques envahissantes (EAE).
Dans le Haut-Saint-François, deux plans d’eau sont à ce jour identifiés au niveau de risque « rouge » dans la liste des plans d’eau contaminés en Estrie.
Il s’agit du Lac Aylmer et de la rivière Saint-François. Plusieurs espèces aquatiques envahissantes y sont présentes, comme la vivipare géorgienne et le myriophylle à épis.
Ce que signifient les codes Rouge : Présence d’une EAE invisible à l’œil nu, nécessitant absolument une décontamination à l’eau chaude.
Jaune : Présence d’une EAE visible à l’œil nu, plus facile à repérer et retirer.
Trois lacs sont classés niveau de risque « jaune », soit le lac Louise (myriophylle à épis), le lac d’Argent (myriophylle à épis) et un étang sur le chemin du bassin à Cookshire-Eaton (méduse d’eau douce).
Ces espèces causent des dommages environnementaux, économiques et sociaux considérables, menaçant nos écosystèmes, nos infrastructures et nos activités récréatives.
Vivipare géorgienne (Crédit : David O’Connor)
Ce que vous devez faire La bonne nouvelle, c’est que chaque utilisateur de nos lacs et rivières a le pouvoir d’agir.
Le principe est simple : laver, vider, sécher toute embarcation et tout équipement avant de passer d’un plan d’eau à un autre.
Il est important de laver votre embarcation avant de naviguer sur un plan d’eau du Haut-Saint-François, mais aussi lorsque vous voyagez dans les régions voisines : les EAE ne connaissent pas de frontières administratives.
Pour les embarcations motorisées ayant fréquenté un plan d’eau rouge, un lavage à l’eau chaude à haute, puis à basse pression est indispensable, notamment pour les ballasts et les compartiments intérieurs.
Pour trouver la station la plus proche de vous, une carte interactive des stations de lavage du Québec est disponible ici : Atlas de l’eau
Lavage de bateau (Crédit : David O’Connor)
Chaque lavage compte. En adoptant ce réflexe simple, les usagers des plans d’eau contribuent à protéger la qualité de nos lacs et rivières, aujourd’hui et pour les saisons à venir.
Le bon réflexe : Laver – vider – sécher
Une mobilisation régionale
Au-delà des gestes individuels, l’Estrie se mobilise collectivement.
Le CREE, appuyé par la Table estrienne sur les espèces exotiques envahissantes (TEEEE), à laquelle collabore la MRC Le Haut-Saint François, a développé une stratégie régionale de lutte contre les EAE.
Cette stratégie vise à :
– Prévenir les introductions; – Sensibiliser le public; – Mettre en commun les connaissances.
Cette mobilisation rejoint aussi l’une des orientations du Plan régional des milieux humides et hydriques de la MRC: maintenir la biodiversité et lutter contre les espèces exotiques envahissantes dans un contexte de changements climatiques.
Les îlots de chaleur ne concernent pas juste les grandes villes Le phénomène est aussi bien présent ici, dans le Haut-Saint-François. Les surfaces peu végétalisées, les grands stationnements ou certains espaces fortement exposés au soleil peuvent accumuler la chaleur et rendre les canicules plus difficiles à supporter.
Des projections qui portent à réflexion Avec les changements climatiques, cette réalité risque de s’accentuer. Les projections indiquent que le nombre de journées dépassant 30°C pourrait être multiplié par 13 d’ici la fin du siècle. Les vagues de chaleur, déjà perceptibles aujourd’hui, deviendront plus fréquentes et plus intenses.
C’est pourquoi des initiatives comme celle de la polyvalente Louis-Saint-Laurent de East Angus méritent d’être soulignées! Cet été, en collaboration avec l’organisme Arbre-Évolution, la polyvalente entreprendra un important projet de reboisement sur son terrain. L’objectif est de réduire un îlot de chaleur présent sur le site, tout en favorisant la biodiversité et en offrant un milieu de vie plus agréable aux élèves et à la communauté.
Concrètement, des arbres seront plantés sur une importante portion des espaces gazonnés et une partie du terrain sera progressivement retournée à l’état naturel. Au fil des années, ces nouveaux espaces verts procureront davantage d’ombre, contribueront à fraîchi le secteur et créeront des habitats pour de nombreuses espèces.
Lors de la consultation citoyenne réalisée en 2025 par la MRC dans le cadre de l’élaboration du plan climat, les vagues de chaleur figuraient parmi les aléas climatiques les plus souvent mentionnés par la population.
Chiffres clés du projet 1 600 arbres et arbustes plantés 49 505 m² de surface gazonnée où pousseront désormais des arbres
La MRC adoptera bientôt son plan climat, qui proposera des actions pour mieux s’adapter aux changements climatiques. Les risques liés à la chaleur ne sont qu’un des nombreux défis à relever. Gestion des pluies intenses, protection des milieux naturels, résilience des infrastructures feront également partie des solutions à mettre en œuvre pour préparer notre territoire aux réalités climatiques futures.
Recherchez les feuilles luisantes et les boutons floraux, comme illustré au printemps, et les baies rouges à noires de la taille d’un pois à l’automne. PHOTO : John Mackley.
Les ingénieurs forestiers locaux recensent actuellement les arbres et arbustes susceptibles de concurrencer le nerprun envahissant, qui menace les forêts du Haut-Saint-François.
À Cookshire-Eaton, Ascot Corner et Bury, des experts expérimentent différentes combinaisons de cultures de couverture indigènes (herbes et arbustes) afin de déterminer quelles espèces végétales locales sont les plus efficaces pour lutter contre le nerprun à l’échelle d’une exploitation forestière commerciale. Fétuques, graminées, trèfles et ivraie vivace («ray grass» anglais) figurent parmi les espèces testées. Les chercheurs ont également planté des feuillus indigènes, tels le peuplier, le chêne rouge et d’autres arbres d’ombrage, ainsi que des arbustes indigènes locaux, dans d’autres zones expérimentales.
À Johnville, l’arrachage régulier des jeunes plants de nerprun est également testé pour son efficacité à long terme. Selon les experts, les résultats préliminaires sont encourageants pour plusieurs de ces méthodes, mais d’autres recherches de terrain sont requises pour atteindre la certitude scientifique.
Le problème est que le nerprun pousse plus vite en plein soleil que les jeunes arbres, les privant ainsi de lumière. Ses racines modifient également la composition du sol, inhibant la germination et la croissance des arbres indigènes. Les arbustes abritent des pucerons ravageurs. La décomposition des feuilles produit de l’émodine, un composé toxique pour les amphibiens. Le nerprun se propage rapidement ; les oiseaux consomment ses baies et disséminent ses graines au loin.
Importé d’Europe, « le nerprun envahissant menace l’ensemble des écosystèmes forestiers d’Amérique du Nord », affirme Marie-Josée Martel, ingénieure forestière à l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. Cela vaut tant pour la variété luisante présente dans les Cantons-de-l’Est que pour la variété commune que l’on trouve ailleurs au Canada et aux États-Unis. L’Agence et le Groupement forestier des Cantons ont tous deux des bureaux à Cookshire et mènent des essais sur le terrain afin de déterminer comment maîtriser cette menace. Il s’agit d’un engagement à long terme qui exige du temps, de l’énergie et de la recherche. « Il n’y a pas de solution miracle », prévient Mme Martel. Confirmant la présence de cette plante envahissante chez moi, Martel m’a avertie : « Ne coupez surtout pas le nerprun sans connaître la méthode et le moment opportuns. Il ne fera que se propager et revenir plus vigoureux ! » Toute personne possédant un terrain dans la région devrait vérifier la présence de nerprun, même s’il ne se limite qu’à une mince bande de verdure autour d’une maison ou d’un chalet. Martel conseille aux propriétaires qui découvrent un arbuste suspect sur leur propriété de le faire identifier, puis de suivre les instructions du guide local Nerprun luisant : Guide de gestion pour les propriétaires forestiers, afin d’éradiquer la plante efficacement et en toute sécurité.
« Nous devons tous faire notre part », a-t-elle conclu.
Le Marché de Sawyerville fait partie des marchés publics de la région qui offrent des produits frais et locaux tout au long de la saison. Crédit photo: gracieuseté.
La saison des marchés publics est enfin de retour. C’est le moment idéal pour aller à la rencontre de vos producteurs locaux et déguster des produits frais. Des équipes de bénévoles s’affairent d’ores et déjà à recevoir les visiteurs durant les belles fins de semaines estivales et automnales dans la MRC du Haut-Saint-François.
À Sawyerville, le Marché villageois « se tient au cœur de notre jardin communautaire, explique la présidente Kylee Martin. Nous avons à tous nos marchés des musiciens qui viennent partager leur passion. Il y a des pizzas faites au four à bois, un four qui a été fabriqué dans les débuts du jardin par des gens de la communauté. »
Tout a commencé avec la création du jardin communautaire, puis en 2014, il y a eu la vente de semences et par la suite les débuts du marché. Celui-ci aura lieu tous les samedis du 27 juin au 26 septembre, de 10 h 30 à 13 h. Le 20 juin, en partenariat avec les loisirs de la municipalité, se tiendra la Fête du solstice avec jeux gonflables, zoo miniature et musique en plus du marché. Le 5 septembre, il y aura une projection cinéma extérieure pour tous les âges sur grand écran.
Depuis 2021, La Patrie a aussi son marché estival. Cette année, c’est tous les jeudis de 16 h 30 à 18 h 30, sous l’Abri-Bois, que les visiteurs pourront rencontrer les 11 producteurs-artisans de la saison. De plus, en achetant une carte de proximité de Moisson Haut-Saint-François au coût de 20 $, 10 $ supplémentaires vous seront remis pour faire vos achats chez les producteurs-artisans invités. Lors de vos visites, vous pourrez aussi encourager divers organismes en passant par la cantine. À noter, l’épluchette de blé d’inde du 13 août et la fête des récoltes, le 10 septembre.
Pour sa 7e année, le Marché public de Dudswell se tiendra quant à lui tous les samedi matins jusqu’au 26 septembre, de 9 h à 11 h 30, dans le parc en avant des bureaux de la municipalité sur la rue Main. « Le marché est alimentaire seulement, mais nous aurons un marché spécial incluant des artisans le 20 juin prochain », précise Ingrid Hochuli, coordonnatrice de l’organisme. Vous pourrez profiter de matins zen (yoga) une fois par mois. À noter aussi le concours de pâtisseries du 4 juillet ainsi que la fête des enfants le 15 août.
La chrysomèle rayée du concombre peut détruire les feuilles et les fleurs des cucurbitacés. photo : site Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Cultiver un petit bout de jardin est sans aucun doute l’un des plaisirs les plus naturels dès le retour des beaux jours. Fleurs, légumes, petits fruits, il y a de quoi être comblé. Il se peut toutefois que ça ne se passe pas tout à fait comme vous l’aviez imaginé. La présence de ravageurs (insectes, acariens, oiseaux et mammifères) peut rapidement gâcher votre saison. Mais avant de commencer, il faut accepter que vous aurez des ravageurs dans vos plates-bandes et vos potagers. À vous de décider si vous contrôlez frénétiquement leur apparition ou si vous apprenez à tolérer leur présence.
Dépistage et astuces Afin de savoir si votre jardin est infesté de ravageurs, voici quelques petits trucs à vérifier.
Vous pouvez débuter par un dépistage visuel (sur ou sous les feuilles, fleurs et à la base du sol). Vous pouvez frapper légèrement le plant au-dessus d’une feuille blanche et constater la quantité de ravageurs qui tombent. Vous pouvez utiliser des pièges à phéromones, des pièges collants ou des plantes trappes pour comptabiliser leur présence. Ces techniques vous permettront dans un premier temps de voir à qui vous avez affaire et si l’infestation est importante ou tolérable.
Une fois le ravageur identifié, vous pourrez trouver une solution naturelle adaptée pour minimiser les dégâts. Souvent, il s’agit de trouver un organisme bénéfique (prédateur du ravageur en question) et de chercher à l’attirer pour contrôler la population des ravageurs. Cela peut se faire au moyen de solutions à base de plantes en pulvérisation ou en utilisant des insecticides naturels. La Fédération biologique du Canada (FBC) peut être une bonne ressource pour cette étape.
Quelques exemples Vous trouvez des chrysomèles rayées du concombre sur vos plants. Vous pouvez y installer un filet que vous enlèverez avant la floraison afin de permettre la pollinisation. Vous pourriez aussi enlever les indésirables manuellement ou planter des cultures-appâts comme la courge « Blue Hubbard ». Pour le charançon de la carotte, une rotation de culture autre que des ombellifères (panais, persil, aneth, coriandre, fenouil) peut aider. En effet, celui-ci hiverne sous forme adulte dans les champs cultivés en carotte l’année précédente. Le filet vous sera très utile pour contrôler la piéride du chou, et ce dès l’apparition des papillons blancs marqués de points noirs au bord des ailes. C’est la chenille qui grignotera les feuilles de chou et y invitera des maladies. Et finalement, le ramassage manuel est le meilleur moyen de contrôler le doryphore de la pomme de terre, larve ou adultes, qui s’attaque aussi aux tomates et aux aubergines.
Il existe bien d’autres ravageurs et bien d’autres techniques pour les contrôler. Les coccinelles se régalent des pucerons, les limaces détestent les coquilles d’œufs émiettées, etc. Mais le meilleur moyen demeure encore de favoriser la biodiversité dans votre environnement. N’oubliez pas que les oiseaux mangent une quantité phénoménale d’insectes, que les araignées en attrapent beaucoup aussi dans leur toile, que les serpents mangent les rongeurs, etc. Tout est une question d’équilibre… et de tolérance.
Dispersion des appâts vaccinaux contre la rage. photo : Mathilda Renneteau.
Dans le cadre de son plan de lutte annuel contre la rage du raton laveur, le ministère a mis sous surveillance rehaussée la Montérégie, l’Estrie et le Centre-du-Québec, particulièrement dans les MRC où les cas de rage du raton laveur sont les plus élevés. La rage, maladie contagieuse mortelle, peut affecter tous les mammifères, même les humains. C’est pourquoi le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) déploie chaque année des outils de lutte et de prévention.
Transmis habituellement par la salive à travers une plaie ou une muqueuse, le virus de la rage s’attaque au système nerveux. Les symptômes sont irréversibles et entrainent la mort. Il existe des variants du virus de la rage qui sont nommés en fonction de la principale espèce animale responsable de la transmission du virus. Toutefois, il est possible qu’une espèce animale soit infectée par un variant habituellement associé à une autre espèce.
De nouveau cette année, un périmètre a été identifié afin d’éviter la propagation des cas de rage au Québec. Il est donc actuellement « interdit de déplacer ou de relocaliser les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités situées autour des cas connus de rage du raton laveur.
« La réhabilitation des animaux déplacés illégalement est interdite », peut-on lire sur le site du gouvernement du Québec. Vous y trouverez aussi des recommandations sur quoi faire si vous capturez ou trouvez un raton laveur, une mouffette rayée, un renard gris ou roux ou un coyote.
Le gouvernement demande la participation citoyenne pour signaler les animaux suspects tout au long de l’année. Rappelons qu’en décembre 2024, un cas de rage du raton laveur a été détecté sur le territoire québécois, premier cas détecté depuis celui découvert dans le sud-ouest de la Montérégie en 2015, et ce, malgré les opérations de contrôle réalisées au Québec et au Vermont.
Outils de lutte Les opérations de contrôle ont pour but de contenir, de réduire ou d’éliminer la rage du raton laveur dans un territoire donné en immunisant des ratons laveurs, des mouffettes et des renards contre cette maladie. La vaccination des animaux sauvages par épandage manuel et aérien d’appâts vaccinaux est le moyen principal d’intervention.
En 2026, deux opérations de contrôle sont prévues, en avril et en août. Un épandage manuel d’appâts vaccinaux a eu lieu en Estrie et en Montérégie en avril et mai derniers. Ces appâts, qui attirent spécifiquement certaines espèces, contiennent un vaccin destiné aux animaux sauvages. Celui-ci « est considéré comme sécuritaire pour les humains, les animaux domestiques et l’environnement. Il ne peut pas transmettre la rage aux humains ou aux animaux », peut-on lire dans la documentation gouvernementale. On recommande toutefois de ne pas les manipuler ou de le faire avec précaution.
Ces appâts, qui ressemblent à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki, sont déposés près des zones boisées, des cours d’eau et des poubelles ainsi qu’autour des champs, des installations agricoles et des bâtiments abandonnés. Plus de 206 000 appâts vaccinaux seront dispersés sur près de 2 500 km² dans 55 municipalités de l’Estrie et de la Montérégie par les équipes du MELCCFP.
De plus, pour éviter la propagation de la rage vers les zones urbaines de la couronne sud de Montréal, les équipes du ministère procéderont à une opération de vaccination supplémentaire en Montérégie jusqu’au 23 juin 2026. Des ratons laveurs et des mouffettes seront capturés à l’aide de cages, pour être vaccinés et relâchés sur place. « L’objectif est d’immuniser le plus d’animaux sauvages possible. Le travail sera réalisé par des techniciens de la faune et des professionnels en santé animale », est-il expliqué.
En chiffres 2025 93 cas en 2025 au Québec 84 en Estrie, principalement dans la MRC de Brome-Missisquoi 79 ratons laveurs et 5 mouffettes rayées 6 cas chez la chauve-souris, en Montérégie et Centre-du-Québec 2026 (au moment de mettre sous presse) 71 cas depuis le 1er janvier 21 en Estrie, principalement dans la MRC de Brome-Missisquoi 21 ratons laveurs et 1 mouffette rayée 3 cas chez la chauve-souris, en Mauricie, Montérégie et Estrie
Après deux ans et demi de consultations, un rapport final sera présenté au Comité Plan Climat de la MRC du Haut-Saint-François pour discussion et approbation. Puis, ce sera au Conseil des maires de l’adopter, en vue d’une entrée en vigueur en mars 2027.
« À l’hiver 2024, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a envoyé une communication à toutes les MRC du Québec pour offrir un financement afin d’élaborer un plan climat », explique Naomi McMahon, chargée de projet en environnement à la MRC.
La MRC a ainsi obtenu un budget de 1,1 million de dollars : 300 000 $ pour la préparation et la rédaction du plan et 800 000 $ pour des projets d’atténuation des gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation aux changements climatiques.
Le Comité qui a été créé regroupe des représentants d’organismes régionaux, notamment l’Union des producteurs agricoles (UPA), le Conseil de gouvernance des bassins versants de la rivière Saint-François et la Direction de la santé publique de l’Estrie. Quatorze personnes y siègent, sous la présidence du préfet, M. Robert Roy.
Le Comité a fait appel à ADDERE, une entreprise d’économie sociale spécialisée en développement durable. « Il y a des questions qui demandent une expertise pointue dont la MRC ne dispose pas, ADDERE l’a… », explique Jean-Paul Gendron, membre du Comité.
Une subvention supplémentaire de 38 000 $, accordée dans le cadre du programme Défis innovation du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), a permis de développer un outil de collecte de données pour les inventaires municipaux de GES et d’ajouter un volet de consultation publique et de mobilisation à la démarche, précise Mme McMahon.
La lutte aux changements climatiques demeure complexe. Dans notre région, le transport est l’une des trois principales sources d’émission de GES, avec les procédés industriels et l’agriculture. Le Comité Plan Climat de la MRC l’a rappelé lors d’une rencontre publique le 14 avril dernier à la salle Guy- Veilleux de Cookshire-Eaton.
Impliqué dans la démarche, M. Gendron s’interroge sur l’impact réel du plan. « On a parlé du transport… mais jusqu’à quel point on a véritablement prise là-dessus ? Par exemple, il y a 17 transporteurs forestiers dans le HSF, ça correspond à 25 ou 30 camions. Quel impact ou quel contrôle nous, les contribuables, et même la MRC, on a sur les émissions des gaz à effet de serre du camionnage ? On n’en a pas, finalement. »
Mme McMahon est plus enthousiaste. « Les élus sont très motivés, on a eu une rencontre en février avec toutes les municipalités, on a établi de grandes orientations pour la dernière année d’élaboration du plan, ça m’a rendu optimiste. »
Il faudra attendre mars 2027 pour en évaluer l’efficacité et les impacts sur l’air que nous respirons.
par Josée Boily Fraîchement débarquée de Montréal et accroupie dans mes platebandes à Shefford, je reçois la visite d’une grosse bibitte qui me frôle et me fait sursauter. Je me dis qu’il y a probablement d’énormes papillons en Estrie. Comme certains s’en doutent, il s’agit d’un colibri, une première pour la fille de la ville que je suis.
Cette rencontre a éveillé chez moi une passion dévorante pour l’observation des oiseaux. J’ai alors écumé le Web et adhéré à différents regroupements pour en savoir plus. Voici donc mes coups de cœur et mes astuces pour attirer et fidéliser certains oiseaux.
Colibri à gorge rubis Arrivée : début à mi-mai. Un site nord-américain (www.projetcolibris.org) permet de suivre les déplacements vers le nord et de signaler l’arrivée du premier mâle (gorge rouge qui brille au soleil) et de la première femelle (gorge blanche). Monsieur se pointe en premier et établit son territoire selon les sources de nourriture. Les abreuvoirs sont donc très convoités, car il n’y a presque pas de fleurs à cette époque.
Oriole de Baltimore Arrivée : mai Je sais maintenant reconnaître immédiatement le chant mélodieux de ce magnifique oiseau. Le mâle a une teinte orangée vibrante, tandis que la femelle est plus discrète. Pour attirer cet oiseau, je dépose un peu de gelée de pomme ou de raisin dans mon mortier en marbre, qui résiste aux grands vents. On peut aussi piquer une moitié d’orange sur un bâton planté dans le sol. L’an dernier, les oisillons se chamaillaient sur le balcon pour avoir accès à la gelée!
Cardinal à poitrine rose Arrivée : mai Baptisé autrefois « gros-bec à poitrine rose », cet oiseau en jette moins que son cousin le cardinal rouge, mais nous transporte avec son chant harmonieux. Le mâle est flamboyant et la femelle affiche des tons de brun. Cet oiseau généralement calme vous laissera l’admirer de près en train de déguster des graines de tournesol.
Trucs additionnels : Sauf exception, nul besoin d’acheter des mélanges spécialisés, car la plupart des oiseaux raffolent du tournesol noir. Pour éviter d’avoir des fientes à nettoyer, placez la mangeoire sur un coin gazonné ou à l’orée d’un boisé. Les modèles avec protection anti-écureuils peuvent vous éviter des frustrations. Deux horloges « chantantes » Audubon de 12 oiseaux m’ont aidée à reconnaître 24 types de chants. On peut ainsi savoir à quel oiseau on a affaire avant même de le voir en plumes et en os.
Our new young hens were shocked to see little green shoots emerging from the blanket of brown leaves in the back yard. Not just grass. Clover. Dandelions and fawn lilies. Oh yes, Japanese knotweed, too, delicious when it’s small and tender.
Scratch a bit here, peck a bit there, discuss it with a friend. It was fun to watch their curiosity turn to glee.
Turns out we’ve been «rewilding» our four acres over the past 30 years. Not that we knew what to call it; we just wanted nature around us. So we planted trees, as many different kinds as possible, bushes and other plants.
Then about five years ago, we joined the no-mow-May movement, to give bees and other pollinators a source of food at a time when flowers are scarce. (Yes, dandelions are flowers, too!) Then we learned about rewilding, and discovered we really don’t need to create a green desert lawn in any of the other months, either.
Yes, I’m talking deserts. There’s a whole movement of people aiming to remedy the monoculture lawns of the 1950s, with their artificial fertilizer, weedkillers, and mowing. They mean to rescue nature, one yard at a time, urban and rural. Cemeteries, too, or balconies and window boxes.
In a TED Talk last summer, Isabella Tree gave three tips to re-wild your yard. First, she said, the earth is not flat; lumps and bumps provide sun and shade for small animals. We’ve built a few small hills by piling up compost or old branches. Or you could build a bump by mixing old building materials with sand, and covering it with compost.
Second, think like a herbivore. If you mow, be a cow; nibble here and there, and leave some areas long. Mix it up. Variety is natural. If you have an invasive species crowding out everything else, be a wild bore and root it out.
Third, Ms. Tree said, find life in death. Leave dead trees, branches and old leaves lie around. They provide habitat for small animals and natural fertilizer for next year, and the seed-heads are food for winter birds.
In short, she said, think of yourself as a «keystone species» whose job is to restore your ecosystem. It’s the least we can do.
«It’s more than romance. It’s science,» I tell our hens. They pay no mind. They’re too busy rewilding themselves.
Le comptage de 1000 coccinelles (dans l’assiette à tarte) plus environ 400 autres dans le bol. Photos: Scott Stevenson
Selon Santé Canada, « les coccinelles sont au nombre des insectes les plus bénéfiques ». Pourtant, une étude publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology en 2007 démontre que l’espèce de coccinelle qui envahit nos maisons chaque automne peut déclencher des allergies et de l’asthme. Dans le Haut-Saint-François l’hiver dernier et ce printemps, l’invasion est devenue tout sauf « bénéfique » pour nombreux de nos citoyens. Les médias sociaux témoignent en fait d’un grand malheur.
« Le printemps est là et depuis des semaines je les ramasse encore à coup de centaines à l’heure », témoigne l’administrateur du groupe Babillard Weedon.
« Quelqu’un de plus obstiné que moi intenterait un recours collectif au gouvernement pour avoir introduit cette espèce envahissante au Canada au détriment de notre belle coccinelle indigène. » « Débile ici aussi », a répondu la membre du groupe Vicky Chabot, parmi une soixantaine d’autres. « On est sur le bord du burnout !!! On en a eu tout le cr*** d’hiver et là c’est pire que pire !!! » En toute transparence, je fais partie de ces citoyens affectés, et comment! J’ai passé mon hiver avec des symptômes de rhume quand j’étais à la maison ; j’ai développé un asthme important et j’ai dû passer l’aspirateur pour me débarrasser des coccinelles deux fois par jour, au rythme d’environ 500 coccinelles à la fois, sinon plus.
Pour le vérifier, j’en ai aspiré trois fois le samedi 11 avril dernier, toujours environ la même quantité. La troisième fois, je les ai laissés dans la balayeuse (portative, avec une valve qui les empêche de sortir) dehors pour les faire geler, du moins un peu. Le lendemain, je les ai comptées, une quantité un peu supérieure à la moyenne de ce que j’aspirais quotidiennement cet hiver. Dans le comptage, je me suis arrêté à 1000 coccinelles (voir la photo). J’estime qu’il en restait encore 400 autres. Le résultat : j’ai aspiré environ 4000 coccinelles le samedi 11 avril dernier.
En tout cet hiver et début de printemps, ça fait un total estimé de 100 000 coccinelles déjà aspirées (et brûlées dans mon poêle à bois). Il y en a encore comme si je ne les avais pas touchées.
Les recommandations des autorités comme Santé Canada pour la prévention et le traitement seraient drôles si elles n’étaient pas aussi insensibles. Aspirer les coccinelles avec une balayeuse empire les allergies et l’asthme. Les jeter dans un sac hermétique envoie le problème ailleurs, lorsque les sacs sont brisés dans le camion de déchets ou au site d’enfouissement. Et sceller toutes les fentes dans les vieilles maisons comme nous avons dans le Haut-Saint-François est presque impossible. Plusieurs personnes, en ligne et en personne, recommandent l’extermination, un traitement qui est fait normalement au printemps et à l’automne, lorsque les coccinelles cherchent à entrer dans nos maisons pour passer l’hiver à la chaleur.
Mais selon le site de Santé Canada, « Aucun pesticide n’est homologué pour lutter contre les coccinelles », ce qui ne veut pas dire que nos exterminateurs n’utilisent pas des produits efficaces. Les coccinelles sont considérées bénéfiques par Santé Canada et des acteurs du secteur agricole parce que “Ce sont des prédateurs voraces et efficaces contre les insectes ravageurs” qui nuisent à la culture de légumes, entre autres. Mais elles causent aussi des problèmes dans les vergers et les vignobles.
Des reportages dans plusieurs médias démontrent aussi l’envergure du problème : le Journal de Montréal en 2017 et 2025, CBC News en 2017, Radio-Canada en 2021, TVA Nouvelles en 2017, 24 Heures en 2025, le Val-Ouest en 2024 et les Nouvelles d’Ici en 2020, entre beaucoup d’autres. « Véronique Dubois habite une maison centenaire dans le Canton de Valcourt depuis plus de 20 ans, » selon le Val-Ouest. « Depuis une quinzaine d’années, cette femme vit un véritable « calvaire », selon ses dires ».
« Une résidente de Bonsecours … doit passer l’aspirateur une à trois fois par jour. S’ajoute à cela un nettoyage fréquent des fenêtres, murs et plafonds. « C’est une énorme perte d’heures brutes dans une année, que je pourrais passer à faire autre chose », exprime-t-elle », encore au Val-Ouest dans son reportage en profondeur sur le sujet.
Plusieurs des reportages font l’erreur, par contre, de suggérer, comme Santé Canada, que la coccinelle n’est pas un problème pour la santé. « La coccinelle asiatique n’est pas dangereuse pour les humains » selon les Nouvelles d’Ici, à Montréal.
Depuis quand l’asthme n’est pas un danger pour la santé? Aussi, il faut le dire, être envahi par des centaines de milliers d’insectes qui nous vole au visage ou dans les cheveux lorsqu’on essaie de lire au lit le soir; devoir les aspirer deux ou trois fois par jour pendant tout l’hiver… ce n’est pas ce qui contribue à la santé mentale. « Bénéfique » devient alors plutôt « nocive ».
Denis Fortier et Pierre Dominique Savard de La Veille Cabane Érablière. PHOTO : John Mackley.
Un hiver exceptionnellement froid a considérablement retardé le début de la saison de l’érable. Cependant, des acériculteurs ingénieux comme Praxède Lévesque Lapointe de la Ferme Delapointe à Bury ont su tirer profit de ce retard.
« Cette année comme c’était froid, nous avons réussi à entailler tous les érables avant que la premiere coulée commence. De plus, l’eau était sucrée alors bonne nouvelle », explique-t-elle. D’autres producteurs ont indiqué que lorsque l’eau d’érable coulait, elle coulait « en masse », ne laissant que peu de temps pour dormir.
Denis Fortier et Pierre Dominique Savard de l’érablière La Vieille Cabane à Saint-Isidore-de-Clifton, ainsi que Jamie Coates de l’Érablière Coates à Bury, ont confirmé que l’eau d’érable contenait un pourcentage de sucre élevé cette année. Cela leur a permis de produire plus de sirop et d’autres produits avec moins d’eau, en moins de temps et avec moins de combustible. De l’avis général des personnes que j’ai rencontrées, malgré les difficultés, 2026 s’annonce comme une année acéricole supérieure à la moyenne.
Parcourir le Haut-Saint-François pour visiter ne serait-ce que quelques-uns des nombreux producteurs d’érable et cabanes à sucre s’est révélé être l’un des défis les plus doux que je n’aie jamais relevés. Le nombre et la variété des établissements m’ont stupéfié. Le site web de la MRC recense plus de 100 producteurs «agroalimentaires » sur le territoire du Haut-Saint-François. On ne dispose pas d’un décompte précis du nombre d’entre eux impliqués dans la production acéricole, mais bon nombre d’entre eux le sont, sans compter les cabanes à sucre privées.
Il existe de nombreuses méthodes de production de sirop d’érable. J’ai visité de petites exploitations familiales avec une petite érablière et des méthodes traditionnelles de récolte, d’entaille et de transport de l’eau d’érable. Souvent, un évaporateur artisanal est installé dans une cabane à sucre centenaire en pleine forêt. À l’opposé, on trouve de nouvelles exploitations industrielles avec des milliers d’érables, des kilomètres de canalisations modernes d’entaille et des méthodes industrielles de production et d’emballage. Il est illogique de les mettre tous dans le même panier.
J’ai beaucoup apprécié rencontrer les producteurs à Marbleton, Scotstown, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et dans de nombreux autres endroits. J’avoue avoir particulièrement apprécié de me replonger dans l’atmosphère d’une authentique cabane à sucre québécoise traditionnelle du siècle dernier, avec ses odeurs et ses sensations caractéristiques.
Le Haut-Saint-François s’étend sur environ 2 300 km² et son altitude varie de 147 mètres près de l’école secondaire régionale Alexander Galt jusqu’à 1 110 mètres au sommet du mont Mégantic. Cette grande amplitude altitudinale, combinée à une géographie variée, engendre d’importantes variations climatiques locales, ce qui représente un défi pour les producteurs acéricoles. Certaines parties de leurs érablières seront enneigées plus longtemps, tandis que d’autres recevront un ensoleillement plus direct, ce qui influe sur les arbres et la circulation de l’eau d’érable.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Les propriétaires de terres qui font face à des problèmes de dindons sauvages mais qui ne pratiquent pas eux-mêmes ce type de chasse seront heureux d’apprendre l’existence de Mirador.ca. Ce site web permet aux propriétaires d’entrer en contact avec des chasseurs qui souhaitent louer leurs terres durant la période de la chasse au dindon qui ouvrira du 24 avril au 18 mai cette année.
Selon un article paru dans le numéro d’avril 2026 de Solidarité agricole, le magazine de l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie, 22 % des dommages causés par la faune seraient causés par les dindons sauvages en Estrie, selon les producteurs. La chasse demeure la méthode la plus probante pour réduire le nombre d’individus d’une volée (groupe de dindons) et ainsi contrôler leur impact sur les cultures.
Comme le rapporte Solidarité agricole, l’accès aux terres demeure un enjeu de taille pour les chasseurs, celles-ci se faisant de plus en plus rares. Plusieurs personnes du coin et des régions avoisinantes sont donc à la recherche de terres pour la pratique de la chasse au dindon sauvage. Le site web Mirador.ca permet aux propriétaires intéressés de les identifier et les contacter pour conclure une entente de location.
Trois options pour trouver des chasseurs :
Annoncer ses terres sur Mirador.ca
Parcourir la section Annonces de Mirador.ca pour trouver des chasseurs
Contacter le service Environnement et faune de la Fédération de l’UPA-Estrie afin d’obtenir un accompagnement. Julie Duquette : jduquette@upa.qc.ca, 819 346-8905, poste 5147. Valérie Audet : valerieaudet@upa.qc.ca, 819 346-8905, poste 5100
par Josée Boily Si le superpif de votre chien déniche des ossements de chevreuil durant votre promenade matinale, cela pourrait être l’œuvre d’un coyote. Cet hiver, j’ai d’ailleurs découvert sur les sentiers d’East Angus plusieurs carcasses éviscérées ou coupées en deux (sans pattes) de jeunes « bambis ». Mon chien a même fièrement rapporté une peau d’animal scalpée que n’ai pas pu ni voulu identifier!
Cousin du loup et du chien, le coyote fait partie de la famille des canidés. Originaire de la côte ouest de l’Amérique du Nord, ce grand prédateur est présent au Québec depuis une cinquantaine d’années seulement. Intelligent et plus rusé que le renard, le coyote est surtout actif au lever et au coucher du soleil. Comme il a très peu de prédateurs naturels, il a tendance à demeurer sur un même territoire. Stanley Gerht, biologiste à l’Université d’État de l’Ohio, croit qu’ils se sont multipliés au début des années 1990 après la dégringolade des ventes de fourrures qui a entraîné une diminution des activités de chasse. Certaines personnes avancent qu’il y a une surpopulation de coyotes et qu’on doit en éliminer un maximum.
Or, selon Martin-Hugues St-Laurent, professeur en écologie animale à l’Université du Québec à Rimouski, le milieu peut tout à fait s’adapter à l’augmentation du nombre de coyotes. Ce sont plutôt les populations urbaines comme rurales qui redoutent de les cotoyer, malgré la rareté des comportements agressifs envers des humains.
Le coyloup : mythe ou réalité
Suivant la chute du marché des fourrures, les coyotes ont agrandi leur territoire et se sont retrouvés à des endroits inusités. Se dirigeant vers l’est, ils ont fait la rencontre du loup de l’est; leur accouplement a donné naissance à une espèce hybride, soit le coyloup.
Loin d’être une version « diminuée » de ses parents, le coyloup a su magnifier la sociabilité, l’adaptabilité et les techniques de chasse de ses géniteurs.
Contrairement à de nombreux hybrides stériles, le coyloup peut se reproduire, permettant une hybridation continue.
Selon Anne-Marie Demers, propriétaire du refuge Lobadanaki à Saint-Étienne de Bolton, les coyloups seraient observés de plus en plus fréquemment. « Nous recevons beaucoup de photos, de vidéos et de traces de pas qui pointent vers le coyloup. En raison de l’extermination croissante du loup, les spécimens restants s’accouplent avec avec des coyloups avec lesquels ils ont des affinités. »
Aujourd’hui, c’est le Jour de la Terre, une journée où l’on réfléchit généralement à ce que l’on peut faire pour l’environnement. Adoptons un autre point de vue : que peut faire la nature pour nous ? Bien des choses, en fait. De plus en plus de recherches menées au cours de la dernière décennie indiquent que le contact avec la nature peut favoriser la santé physique et mentale. Selon le programme « Santé mentale verdoyante » du CIUSSS-Estrie, 9 Canadiens sur 10 se disent plus heureux après avoir passé du temps en nature. Même un bref moment passé en plein air peut constituer un remède efficace contre le stress intense et l’exposition excessive aux écrans dans notre quotidien.
En effet, seulement 20 minutes par jour, ou deux heures par semaine, peuvent mener à des résultats tangibles : réduction de l’anxiété et des émotions négatives, et amélioration de la confiance en soi, du bien-être et du rythme cardiaque. Un chercheur a rapporté que le fait d’être entouré de 10 arbres peut améliorer le sentiment de bien-être autant que recevoir 10 000 $ de plus par an, ou avoir sept ans en moins.
Le guide de « Santé mentale verdoyante » présente quatre façons de se rapprocher de la nature. L’immersion aventureuse consiste en une activité physique en plein air, comme la marche, le yoga, le vélo, le camping ou les sports d’hiver. L’immersion simple est moins exigeante : lecture, pique-nique, dessin, photographie, ou observation des étoiles.
L’exposition quasi-passive comprend pour sa part l’observation des oiseaux depuis sa terrasse, le jardinage, la culture d’herbes aromatiques ou la visite d’une cabane à sucre. Quant à l’exposition simple, il s’agit simplement de s’exposer à la lumière naturelle, d’écouter les sons de la nature, de regarder par la fenêtre ou un tableau dépeignant un paysage, de lire un livre sur la nature, de regarder un documentaire sur la nature, ou même, croyez-le ou non, d’avoir des images de nature comme fond d’écran.
Ces deux dernières méthodes sont très similaires au « bain de forêt » (ou médecine forestière, shinrin-yoku), une pratique japonaise qui consiste à faire de promenades lentes et conscientes en forêt, en mobilisant les cinq sens. En flânant sans but précis, on hume le parfum des arbres, on écoute le chant des oiseaux, et on touche les feuilles. L’idée est d’être attentif et contemplatif, comme pour la méditation. En 1982, le bain de forêt a été intégré au programme national de santé publique du Japon, selon globalwellnessinstitute.org.
La bonne nouvelle, c’est que la nature est abondante et généreuse ici, dans le Haut-Saint-François, pourvu qu’on en prenne soin ! Certains professionnels de la santé mentale prescrivent désormais l’exposition à la nature (une « ordonnance de parc »), indique l’Association canadienne de psychologie. Mais après tout, c’est quelque chose que nous pouvons nous prescrire nous-mêmes !
Je suis écolo depuis l’époque où le recyclage individuel à la maison était rare. Après une soirée arrosée, je ramenais les bouteilles de vin vides pour les déposer dans un bac collectif. Évidemment, j’ai pris le virage énergétique à pleins gaz et adopté la voiture électrique (VE).
Je suis débarquée en Estrie avec ma nouvelle LEAF et loué un appartement dans un immeuble doté de deux bornes de recharge. J’étais ainsi rassurée, sauf que… les bornes n’étaient pas publiques et devaient être raccordées à mon panneau électrique (de 600$ à 1 000$ environ). Prévoyant déménager à la fin du bail, j’ai choisi de passer l’hiver sans borne, car il y avait des bornes rapides au village.
C’était mal connaître les effets du froid sur les recharges… Avant de pester contre les bornes rapides, il faut savoir que par temps glacial, les capteurs de température de la voiture diminuent le courant de recharge jusqu’à ce que la batterie se réchauffe. À –20 degré C, la batterie part de tellement loin que les bornes rapides (niveau 3) sont pratiquement inutiles, à moins d’avoir énormément de temps.
C’est là qu’entre en jeu la borne résidentielle de niveau 2. Plusieurs étaient disponibles dans les environs, à une vingtaine de minutes à pied. J’ai donc fait plusieurs allers-retours au froid, et même en pleine tempête, pour charger mon véhicule. Du coup, l’installation d’une borne de niveau 2 est devenue une priorité dans ma nouvelle demeure!
J’adore conduire mon VE et je me suis bien adaptée pour le conserver. Considérant les prix de l’essence qui explosent en ce moment, je ne regrette nullement mon achat et je conseille vivement de faire la transition!
Denis Boisvert, résident d’Eaton Corner, a appris lors de la séance ordinaire du conseil municipal du 2 mars que des puces électroniques peuvent déjà recueillir des données dans ses bacs roulants situés en bordure de route.
Il a déclaré qu’il conservait son compost chez lui et qu’il ne souhaitait pas être facturé pour un service dont il n’avait pas besoin. Il a également mis en garde contre l’installation de puces électroniques dans les bacs municipaux, mais le personnel municipal lui a répondu que Cookshire-Eaton pouvait déjà compter le nombre de levées des bacs roulants grâce à des puces électroniques.
À partir de 2027, les citoyens seront facturés en fin d’année en fonction du nombre de levées dépassant le quota annuel de 12.
Les préoccupations entourant la qualité de l’eau potable à Cookshire ont été soulevées lors de la période de questions publiques à la séance du conseil municipal du 2 mars. « On paie des taxes pour l’eau, pour l’aqueduc ; sera-t-elle buvable un jour ? », a demandé Sébastien Fortin. « On travaille là-dessus », a répondu la mairesse Daphné Raymond.
« L’eau est potable », a déclaré le directeur général par intérim, Jessy Létourneau. Il a ajouté qu’après le dégel, des caméras seront envoyées dans les aqueducs municipaux pour identifier les problèmes. Ceux-ci seront ensuite signalés au gouvernement provincial, qui offre un soutien financier pour les réparations.
Eaton Corner resident Denis Boisvert learned at the regular council meeting March 2 that smart chips are already reading data in his roadside waste bins.
He said he keeps his compost at home and doesn’t want to be paying for a service on his tax bill that he doesn’t need. He also warned about smart chips being installed in municipal bins but was told by municipal staff that Cookshire-Eaton can already measure the number of lifts roadside collection makes for each bin.
Starting in 2027, bin owners will be charged according to the number of lifts, beyond an annual quota of 12, at the end of the year.