Les Jardins de Victoria et ses sentiers écothérapeutiques

Lors de l’ouverture officielle des sentiers, on a procédé au dévoilement d’une fresque de l’artiste Nathalie Ledoux. Photo : Carole Dessureault

Claire-Marie Laplante est la présidente du conseil d’administration (CA) de la coopérative de solidarité Les Jardins de Victoria, une ferme de plus de 200 acres située à Saint-Isidore-de-Clifton. C’est là qu’elle a procédé à l’ouverture officielle de trois nouveaux sentiers écothérapeutiques, le 26 septembre dernier.

Ces sentiers sont écothérapeutiques, car ils sont spécifiquement conçus pour favoriser la santé physique et mentale en permettant aux personnes de se connecter avec la nature. « Ça faisait longtemps qu’on voulait donner accès aux sentiers de la ferme à la population. On voulait offrir un parcours naturel enrichi d’activités de ressourcement », d’expliquer Diane Pouliot, secrétaire du CA et membre de la famille fondatrice de la ferme.

Tout au long des sentiers, il y a des panneaux explicatifs qui présentent des suggestions d’exercices d’introspection et de visualisation. On y trouve aussi des informations sur la biodiversité pour favoriser la protection et la conservation de la faune et de l’environnement.

Ces sentiers ont été aménagés entre 2023 et 2025 et sont le fruit d’une collaboration entre la coopérative et deux autres organismes à but non lucratif. Le premier est Nature-Cantons de l’Est qui a pour mission de conserver le patrimoine naturel des Cantons-de-l’Est au bénéfice des générations actuelles et futures. Le second OBNL est Terre Libre, un organisme que Marc-Sylvain Pouliot a créé et dont il est le président. Il est aussi le trésorier du CA et membre de la famille fondatrice de la ferme.

« On veut promouvoir le développement durable de la coopérative en la rendant accessible à la relève », indique M. Pouliot. « On désire aussi protéger le patrimoine agro-forestier de la terre d’où le projet de la fiducie d’utilité sociale agroécologique (FUSA), en partenariat avec Terre libre et avec l’organisme de bienfaisance Protect-Terre. » Ce dernier est un organisme qui se consacre à la protection des terres agricoles biologiques au Québec.

L’engagement bénévole de la quarantaine de membres de la coopérative et le soutien financier de la Fondation Canadienne des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus (FCSCJ) et de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets de l’Estrie ont rendu possible la réalisation des sentiers écothérapeutiques.

Le Tournoi El-Toon à Saint-Malo le temps d’une édition

L’équipe gagnante dans la catégorie mixte, les Dinger Daddies, a redonné l’entièreté de sa bourse au tournoi afin qu’elle soit réinvestie dans la communauté. Photo : Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton

Le tournoi de balle molle El-Toon a rassemblé 15 équipes et plus de 200 spectateurs durant les trois dernières journées du mois d’août. L’événement s’est exceptionnellement tenu à Saint-Malo cette année, en raison de la construction du nouveau centre communautaire de Saint-Isidore-de-Clifton.  

Le comité organisateur dit mission accomplie. « Cet événement demeure l’un des plus populaires de l’année pour la municipalité et les environs ». La soirée du samedi a récompensé Noah Olsson lors du concours de coups de circuit. Dimanche, le duo Two of a Kind est venu clôturer les festivités. Les profits générés par le tournoi sont réinjectés dans la municipalité pour soutenir la mise en place d’infrastructures de loisirs.  

Médaille du député 

Le député de Mégantic, François Jacques a remis la Médaille du député à Sarah Lévesque, directrice générale de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton. Photo : Équipe du député François Jacques

Le match d’ouverture du vendredi s’est fait en présence du député provincial de Mégantic, François Jacques, qui a remis une médaille de l’Assemblée nationale du Québec à Sarah Lévesque, directrice générale de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton.  

« Sarah s’investit bien au-delà de son rôle au sein de la municipalité. C’est une citoyenne qui a à coeur le développement de sa municipalité et de sa communauté », a indiqué le député. Mme Lévesque a occupé un rôle de premier plan dans divers dossiers, tels que la Coop de solidarité et le futur centre communautaire. Elle s’implique également depuis plusieurs années dans l’organisation du tournoi de balle lente. 

Rappelons que le Tournoi à El-Toon, qui existe depuis 1972, avait été renommé en l’honneur d’Anthony Labranche, décédé accidentellement le 24 juin 2014 à l’âge de 19 ans. L’événement sera de retour à Saint-Isidore-de-Clifton en 2026 dans un nouveau centre communautaire. 

Saint-Isidore-de-Clifton souhaite toujours quitter la MRC

Même si elle ne travaille pas activement sur le dossier, la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton entretient toujours le souhait de quitter la MRC du Haut-Saint-François pour rejoindre celle de Coaticook.  

« On en entend parler régulièrement », affirme le maire André Perron. « C’est une demande citoyenne aussi. Les citoyens disent qu’ils ont beaucoup plus d’affinités avec Coaticook. Si tu prends des gens de Cookshire, lorsqu’ils disent qu’ils vont en ville, c’est Sherbrooke. Nous autres, quand on dit qu’on va en ville, c’est Coaticook. »  

Saint-Isidore-de-Clifton collabore beaucoup avec sa voisine immédiate, la municipalité de Saint-Malo. Elles partagent un service incendie commun. « On a des ententes d’incendie aussi avec Compton pour le secteur Martinville [et] Coaticook pour le secteur Sainte-Edwidge », rappelle le maire Perron.  

Des activités de loisir, telles que le prochain camp de relâche, sont faites en partenariat avec Saint-Malo. « Avec les années, il s’est développé autant d’affinités dans le Haut-Saint-François que dans Coaticook », reconnait M. Perron. 

D’autres priorités 

En juillet 2022, Saint-Isidore-de-Clifton avait présenté une demande d’étude d’impact auprès de la MRC du Haut-Saint-François pour quitter le territoire. Celle-ci avait été rejetée par l’ensemble des maires de la MRC, sauf celui de Cookshire-Eaton. André Perron avait alors porté le dossier au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). 

Depuis ce temps, « on n’a pas retravaillé ce dossier-là », admet M. Perron. « On n’a pas poursuivi les démarches parce que, au conseil municipal, on a jugé qu’on avait d’autres intérêts plus pertinents. » 

Ces autres dossiers incluent entre autres le futur centre communautaire, la coop de solidarité et l’ancienne Caisse Desjardins. La construction du centre communautaire devrait débuter en mars pour se terminer à la fin de l’automne. La coopérative de solidarité tenait la première assemblée générale de sa nouvelle mouture à la mi-février. Le retour de postes de pompes à essence en début d’année était une bonne nouvelle pour la municipalité.  

La bâtisse de l’ancienne Caisse Desjardins a été acquise par la municipalité l’automne dernier. « Le rez-de-chaussée sera dédié au bureau municipal et le sous-sol servira à des fins communautaires », telles que la friperie et une possible relocalisation de la bibliothèque, qui est présentement à l’école des Trois-Cantons, indique le maire André Perron. 

La directrice générale et greffière-trésorière, Sarah Lévesque, et le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron à l’automne 2024.

Le futur centre communautaire de Saint-Isidore-de-Clifton dérange 

Le projet de centre communautaire de Saint-Isidore-de-Clifton crée des remous, bien qu’il soit annoncé depuis déjà deux ans. Cet été, un scrutin référendaire autour du règlement d’emprunt de 4 958 000 $ est passé à cinq votes de se concrétiser. Plus récemment, la conseillère Marie-Michèle Turgeon a publié une lettre et la municipalité a dédié une section de son site internet afin d’informer les citoyens.  

Le maire André Perron le rapportait ainsi dans la plus récente parution du journal municipal : « Il y a eu beaucoup de mensonges et de fausses informations qui ont circulé à propos du projet ». Parmi celles-ci, on retrouve la crainte que le compte de taxes municipal augmente drastiquement. En entrevue, le maire Perron avance que « en réalité, ça changera pas grand-chose sur le compte de taxes. Ça va être échelonné sur plusieurs années, puis le montant va être minime. » 

Malgré cela, des citoyens ont commencé à s’intéresser au dossier lorsqu’un règlement d’emprunt de 4 958 000 $ échelonné sur 25 ans a été adopté par le conseil municipal le 15 juillet. Certains ont alors voulu s’opposer ou, du moins, mettre le projet sur pause. Une demande de référendum s’est donc tenue le 29 juillet. Pour qu’il puisse avoir lieu, 70 personnes avec droit de vote devaient se manifester. Il y en a eu 65 sur les 586 inscriptions de la liste électorale.  

Bien qu’insuffisante pour freiner le processus en cours, cette mobilisation citoyenne, « c’était quand même nouveau », admet la directrice générale Sarah Lévesque. « Normalement, quand il y a eu l’adoption de règlements […], il y avait souvent personne. C’est sûr que ça a étonné plusieurs membres du conseil. » 

Mieux de rebâtir en neuf 

Cela fait plus de deux ans que l’ancienne salle des loisirs n’est plus accessible « en raison de divers problèmes soulevés par la compagnie d’assurances de la municipalité ». Dans sa lettre, la conseillère Marie-Michèle Turgeon en fait l’énumération : « la fondation prend l’eau, le toit s’écroule et prend aussi l’eau. Il y a aussi l’électricité et la cuisine qui sont très désuètes. » 

Par conséquent, la simple rénovation de la salle actuelle n’était pas envisageable. Selon le maire André Perron, « on pouvait pas réutiliser cette salle à moins d’injecter beaucoup d’argent et beaucoup moins de subventions ». Parce que oui, sur la somme de 4 958 000 $, 83% seront défrayés par des programmes gouvernementaux.  

Pour le coût réel qui sera assumé par Saint-Isidore-de-Clifton, le maire préfère ne pas s’avancer pour le moment. « J’aime autant qu’on mette pas de chiffre. Mais selon moi, ça ne coûtera pas plus cher à la population que ça aurait coûté faire la réfection de cette salle-là. » 

Une fois terminé, le centre communautaire sera l’une des salles majeures du Haut-Saint-François. D’une capacité de 250 places assises, il rivalisera avec les centres communautaires de Dudswell et du secteur Johnville. Sa structure sera entièrement en bois.  

Aperçu de l’intérieur du futur centre communautaire. Crédit : Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton

« L’objectif, c’est toujours de pouvoir offrir quelque chose qui va nous distinguer des municipalités autour », avance la DG Sarah Lévesque. « C’est la porte d’entrée du village », résume le maire André Perron. À cet effet, le site de la rue Principale deviendra une sorte de mini complexe sportif puisque, outre la présence actuelle des terrains de volleyball et de baseball, la patinoire y sera déménagée. Celle-ci sera utilisable à l’année avec une surface de dek hockey qui y sera aménagée l’été.  

La directrice générale et greffière-trésorière Sarah Lévesque et le maire André Perron entourent un mot important pour les élus et employés municipaux. Crédit : Jean-Marc Brais 
El Toon

Tournoi de balle apprécié des amateurs depuis plus de 50 ans !

La famille d’Anthony Labranche, honoré par le nouveau nom du Tournoi à El-Toon.

Selon un communiqué de la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton

Le comité organisateur peut dire « mission accomplie » encore une fois pour le traditionnel tournoi de balle El-Toon à Saint-Isidore-de-Clifton. Ce tournoi de balle lente est l’un des plus populaires événements de l’année pour la municipalité et les environs.


Ce sont 22 équipes qui se sont donné rendez-vous du vendredi 30 août au dimanche 1er septembre.
Cette année, les équipes se divisaient en deux catégories : une catégorie homme et une catégorie mixte. Le tournoi a été renommé le Tournoi à El-Toon, en l’honneur d’Anthony Labranche, un jeune citoyen de Saint-Isidore qui était un passionné de la balle lente. En ce 10e anniversaire du Tournoi à El-Toon, un hommage spécial a été rendu à la mémoire d’Anthony.

Durant ces trois journées de festivités, c’est plus de 200 personnes qui ont assisté aux matchs malgré la mauvaise température du samedi.


Le fameux concours de coup de circuit a eu lieu samedi soir et c’est Dylan Arel qui a été déclaré grand vainqueur. La soirée de clôture a été fièrement présentée par les Équipements Cardinal, le nouveau partenaire officiel du tournoi.


Le feu d’artifice a été suivi de la musique entraînante du duo Two of a Kind qui a offert, encore une fois, une prestation endiablée aux gens présents sur place.


Ce tournoi est une grande fierté pour les membres du comité organisateur, car il permet de rassembler les gens des régions avoisinantes autour d’une passion commune, la balle lente.


Autre fait intéressant, tous les profits générés par le tournoi sont réinjectés dans la municipalité pour soutenir la mise en place d’infrastructures de loisir. Cette façon d’utiliser les profits contribue fortement à l’engouement des commerces et entreprises de la région à participer financièrement au succès de l’événement.


Au total, ce sont encore 17 partenaires qui ont répondu à l’appel cette année, à la grande joie du comité organisateur. Les principaux partenaires de l’édition 2024 furent les Équipements Cardinal, le député François Jacques, Membranes F.R. Liners, Caisse Desjardins des Verts-Sommets et les Camions Daviault.


Le comité organisateur souhaite remercier tous les autres partenaires de leur confiance ainsi que les nombreux bénévoles qui s’impliquent, année après année, dans l’organisation de cet événement.
André Perron, maire de Saint-Isidore-de-Clifton, se joint au conseil municipal pour remercier et féliciter tous les bénévoles et tous les participants qui font en sorte que ce tournoi est un incontournable depuis tant d’années.

St-Isidore

Terre libre de Saint-Isidore reçoit 114 000 $ de financement

Des membres de la famille Pouliot et de Terre libre en présence des élus municipal et fédéral : de g. à d., Germaine Pouliot, Émile Pouliot, le maire André Perron, la députée Marie-Claude Bibeau, Claire-Marie Laplante, Marc-Sylvain Pouliot, Patrick Brodeur et Diane Pouliot.

L’organisme Terre libre, membre de la Coopérative les Jardins de Victoria à Saint-Isidore-de-Clifton, a reçu ce mois-ci une importante aide financière du gouvernement fédéral dans la poursuite de leur sauvegarde des terres agricoles et de l’ancienne ferme Bégin-Pouliot.

Le financement de 113 941 $ du Fonds des infrastructures alimentaires locales, annoncé par la députée Marie-Claude Bibeau, aux Jardins de Victoria sur le rang 9 au début août, permet dans l’immédiat la production d’aliments pour Moisson Haut-Saint-François.

Déjà, plus de 300 livres de concombres et d’autres légumes avaient été livrés à la banque alimentaire à East Angus lors de la conférence de presse. Environ 450 plants de tomates, 100 plants de tomates cerises et 100 plants de poivrons poussaient à bon rythme dans la serre de 3000 pieds carrés, financé par le Fonds fédéral.

Le financement contribue aussi aux investissements dans une chambre froide, un puits artésien, un tracteur et ses attaches et l’agrandissement des parcelles de terre en production. Terre libre loue ses terres de la Coopérative les Jardins de Victoria, elle-même l’évolution de la ferme originale sur le 9e rang, défrichée par Victoria Bégin et Louis Pouliot à partir de 1910.

« Les descendants de Victoria et Louis se sont succédé pour cultiver et entretenir la terre familiale. Ce sont trois générations qui ont vécu de la terre et qui lui ont donné différentes vocations » selon le site Internet des Jardins de Victoria.

Mais vivre de la terre sur une petite ferme familiale n’est plus ce qu’il était. « On était tanné de perdre de l’argent », dit le descendant Marc-Sylvain Pouliot en entrevue lors de l’annonce du financement le 9 août. Marc-Sylvain et sa famille opéraient un jardin maraîcher avant de créer la Coopérative en 2011.

« Tout le noyau familial a embarqué dans ce projet », a dit Diane Pouliot, soeur de Marc-Sylvain. Justement, plusieurs membres louent maintenant des parcelles de terre de la Coopérative. « Mais il y a de l’ouverture pour de nouveaux membres… et pour beaucoup de projets. »

Terre libre est aussi membre de la Coopérative. L’organisme à but non lucratif a été créé en 2007 pour « préserver la terre pour les générations futures », de dire Mme Pouliot en entrevue; et « à la suite du constat de la dégradation du domaine agricole au Québec et de la nécessité de rapprocher les gens de la nature et de l’abondance qu’elle nous offre » selon le site Internet de Terre libre.

L’organisme se définit comme un projet de Fiducie d’utilité sociale agricole (FUSA) « visant à faciliter l’accès à la terre pour des projets d’agriculture à l’échelle humaine ». Au terme des démarches, la ferme originale de 200 acres de Victoria et Louis appartiendra alors à une fiducie établie par Terre libre en collaboration avec l’organisme québécois Protec-Terre.

« En établissant une FUSA, la propriété de la terre n’est plus détenue par une personne, mais par une entité à but non lucratif qui doit apporter des avantages à la communauté. Les FUSA contribuent à prévenir la spéculation foncière en garantissant que les terres demeurent réservées à l’agriculture, en préservant les écosystèmes et en générant des bénéfices à long terme pour la société » selon le site Internet de Protec-Terre.

Plusieurs petites fermes du Haut-Saint-François cherchent leurs propres solutions pour la viabilité et la pérennité. Aux Jardins de Victoria et Terre libre, les démarches, complexes qu’elles soient, portent fruit.

St-Isidore de Clifton

Plusieurs projets majeurs en jeu, incluant la patinoire à Saint-Isidore-de-Clifton

De gauche à droite, André Perron, maire; Sarah Lévesque, directrice générale, et Isabelle Bibeau, agente des communications.

On dirait que le fait de se trouver à côté d’une patinoire fait bouger l’équipe municipale au plus haut niveau. À la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, ce sont des joueurs comme les meilleurs d’une ligue nationale. Ça bouge et ça compte.

Et ils en veulent ! La patinoire même fait partie des buts comptés dans cette phase de vie d’une toute petite (710 habitants) municipalité de notre région. Elle recevra une nouvelle surface avec des tuiles pour le dek hockey, qui « vient à la mode » selon le maire André Perron, en entrevue avec deux membres de son équipe, Sarah Lévesque, directrice générale, et Isabelle Bibeau, agente de communication.

Cette rénovation de 350 000 $ permettra à la patinoire « d’être utilisée toute l’année », ajoute Mme Bibeau. Elle suivra un plus grand jeu d’équipe, celui de la construction d’un centre communautaire qui remplacera l’actuelle salle des loisirs.

Préapprouvé pour un projet de 4 $ millions et subventionné à 83 %, la municipalité espère voir la construction du bâtiment de 972 mètres carrés débutée au mois d’octobre. La date de tombée pour les appels d’offres est le 27 août. L’ouverture est prévue pour juillet 2025.

Et ça inclura une salle des patineurs. Pour les joueurs et joueuses du hockey, deck hockey et autres à Saint-Isidore, rien de moins que le meilleur. Une nouvelle belle ère des Canadiens à venir !
Mais on n’arrête pas là.

Une démarche d’achat de l’ancienne caisse, fermée depuis mars dernier, à côté de l’Hôtel de Ville, est bien partie. La municipalité l’utilisera pour agrandir son espace de bureau sur le rez-de-chaussée et pour un plus grand espace communautaire au sous-sol… pour la friperie, la bibliothèque et autres.

Entretemps—c’est l’été—ça roule aussi. Une piste cyclable entre le terrain municipal Camping Vert de Saint-Isidore et le Jardin Communautaire de Sawyerville, 11 kilomètres de long, est 90 % complétée, avec le dernier 10 % à finir en poussière de roche dans les prochains mois.

Est-ce que tout ce développement attirera du nouveau monde à la municipalité ? C’est l’espoir de cette équipe. Déjà la population est légèrement à la hausse depuis quelques années, selon M. Perron. « Il y a quelques constructions, quelques maisons. C’est bon pour notre école, c’est bon pour nos commerces. Et il y a de la place pour de nouvelles constructions, dans le périmètre urbain. Les prix sont très raisonnables. »

Une équipe qui vise les buts veut se présenter professionnellement aussi. Depuis février dernier, la municipalité s’est dotée d’une nouvelle image de marque, incluant logo, site Internet, banques de photos, nouvelles pancartes et plus… un bel exemple, même une inspiration, pour toute équipe qui veut viser haut. Le maire André Perron l’a dit : « Ça bouge chez nous ! »

ACTU-Fosse

Plainte de non-respect de fosses septiques à St-Isidore-de-Clifton

Normand Drouin, domicilié sur le chemin de la Nation à Saint-Isidore-de-Clifton, réclame depuis plusieurs mois pour ne pas dire années, de la municipalité, qu’elle applique la réglementation concernant les fosses septiques. Ce résidant mentionne que des voisins déverseraient leurs eaux usées dans les ruisseaux et rien n’est fait alors que lui se conforme aux règles établies.

Drouin se sent lésé en regard des autres. « Moi, je suis pénalisé. Je paie plus cher parce que je suis conforme. Ça donne une plus-value à ma propriété, parce que je respecte les lois. Les autres, qui sont non conformes, ne sont pas évalués aussi cher et paient moins de taxes. J’ai demandé à la municipalité d’envoyer une lettre aux citoyens leur demandant de se conformer le 2 février 2016. J’ai fait plusieurs sorties, mais ça ne grouille pas. J’ai fait une demande à la MRC pour avoir la liste des citoyens qui ne sont pas conformes. J’ai demandé à l’environnement d’obliger des personnes à se conformer. L’environnement a contacté la municipalité par téléphone. » M. Drouin mentionne avoir adressé une plainte au ministère de l’Environnement concernant trois voisins. « Un seul s’est conformé. On fait quoi avec les deux autres », de questionner M. Drouin.

Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, Yann Vallières, dit comprendre le sentiment de M. Drouin, mais assure que la municipalité intervient dans le dossier. « On a envoyé des lettres à ceux qui ne sont pas conformes » tout en assurant que le suivi serait fait. « Les gens doivent se conformer à la réglementation », d’insister M. Vallières. D’ailleurs, la municipalité travaille présentement sur une réglementation pour forcer les contribuables récalcitrants à se conformer. Le maire est clair « tous les citoyens non conformes devront se conformer. On va commencer par ceux qu’on connaît. Après, on va faire tous les rangs et résidences. »

Programme d’aide

  1. Vallières mentionne que la municipalité est consciente des coûts qu’engendre une telle mesure pour les citoyens. C’est pourquoi, explique-t-il, que les élus sont à concocter un programme d’aide financière qui pourrait alléger le fardeau monétaire. « On prépare une façon qu’on pourrait financer sur 10 ans. Ça pourrait être la municipalité qui prêterait aux résidents. » Pour ceux qui se conformeraient rapidement, il pourrait même y avoir une forme de ristourne, d’ajouter le maire tout en précisant que le programme est toujours à l’étude. Dans le souci de réduire les coûts, le maire mentionne que les employés municipaux pourraient effectuer des travaux avec l’excavatrice. « On veut aider le plus possible », insiste le maire.
  2. Vallières assure que la démarche est sérieuse. Les citoyens auront l’opportunité de s’inscrire au programme d’aide qui se fera en deux vagues; d’abord vers la fin de septembre ou octobre prochain et l’autre le 31 décembre « pour ceux qui n’auraient pas embarqué », d’exprimer le maire. M. Vallières mentionne que la démarche vise tous les résidences et chalets. Les travaux devront s’amorcer au printemps 2018, précise le maire. Ce dernier mentionne que tous les citoyens devront se conformer à la nouvelle réglementation sous peine de pénalités et amendes sévères. « Il y aura des amendes salées pour ceux qui ne seront pas conformes », d’assurer M. Vallières.

Pour sa part, M. Drouin s’interroge sur l’efficacité de la nouvelle mesure envisagée. « C’est la même chose qu’en 2009 et ça n’a pas fonctionné. » M. Vallières prétend que la démarche est différente. Dans l’ancienne formule, la municipalité procédait par appel d’offres et devait faire un devis. « Les contracteurs chargeaient le double et le triple. On a essayé de faire une zone cible, mais le coût était trop élevé. On est retourné au système individuel avec une forme de financement supportée par la municipalité » d’expliquer le maire.

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