Daniel Roy : « Rêver de bonheur le matin »

Le poète estrien Daniel Roy, originaire d’East Angus. Photo : Christiaan Schiepers.

Pour souligner le cinquantième anniversaire de son premier recueil, le poète estrien Daniel Roy, natif d’East Angus, fait paraître une réédition, revue et augmentée, de Bodedandoeil. Un ouvrage qui fait dialoguer le jeune poète de 1976 avec celui du XXIe siècle, nourri tout particulièrement des écrits accumulés entre 2000 et 2026.

« Un livre ouvert sur le monde »
Cette nouvelle édition, bonifiée d’une deuxième section, plonge encore avec joie les lecteurs dans une poésie souvent ludique, empreinte de jeux de mots : calembours, déformations lexicales, détournements d’expressions et jeux sur la polysémie. « Tes mains, tes cheveux si blonds / Se posent sur ma peauésie. » De plus, pour M. Roy, l’humour permet d’aborder des sujets plus sérieux ou difficiles. L’absurde devient un déclencheur qui désarme d’abord, puis laisse passer la tristesse, la joie, l’émerveillement et la lucidité.


L’écriture de Daniel Roy se construit par accumulation dans ses cahiers de notes qui l’accompagnent au fil de ses voyages et de ses rencontres. Sa pratique se nourrit d’une passion fulgurante pour les rencontres. « C’est mon métier de découvrir l’autre, de découvrir son parcours », nous lance en entrevue Daniel Roy, avec la fougue généreuse qui le caractérise.


« Je suis une rebelle personne »
Le 31 décembre 2000, un tragique incendie détruit la maison que Daniel a construite et qu’il habite depuis vingt ans à Westbury. Manuscrits, brouillons, cahiers partent en fumée. Il « se rebâtit » une vie et recommence à accumuler ses mots dans de nouveaux cahiers.


Mais après avoir autoédité 17 titres depuis le début de sa carrière, désabusé du milieu de l’édition et de la difficile diffusion de la poésie au Québec, il ne veut plus publier. Il n’écrit plus que pour lui-même. Puis un événement le pique au vif : M. Roy découvre que Bodedandoeil et plusieurs de ses titres figurent dans les collections de la New York Public Library, alors que ses livres avaient été retirés des rayons de la bibliothèque municipale de Sherbrooke et soldés à 25 cents.


« Là, c’en était trop, le vase a débordé », se souvient-il. Sa fibre « POÉlitik » se réveille. Dans la foulée, il réactive également son site Internet, « Un livre ouvert sur le monde », et décide de rééditer son premier recueil.


Une « POÉlitik » dont l’objectif, valide-t-il, est de « mordre les silences accordéonneux pour se retrouver dans l’Amour ». Tous ensemble, unis. Mais comment concrétiser un tel projet collectif? « Le partage », répond-il sans hésiter. Partager, mais aussi rêver. Dans les nouvelles pages de Bodedandoeil, Roy lance alors ce défi à son lecteur et à sa lectrice : « Rêve que tes précieux rêves te réalisent.

Louisette Gauthier-Mitchell : la mixité incarnée

Louisette Gauthier-Mitchell devant le triptyque Le voyage du peintre, 2024. PHOTO: Sylvain Dodier

Jusqu’au 4 octobre, l’Espace culturel Cookshire-Eaton propose ATLAS INTÉRIEUR, une envoûtante double exposition de la peintre Louisette Gauthier-Mitchell. Dans la salle principale, l’artiste présente une quinzaine de grandes toiles, véritables pages de l’atlas de ses pays imaginaires. Au rez-de-chaussée, Gauthier-Mitchell nous dévoile ses territoires secrets : travaux d’atelier, dessins, artefacts et sculptures. Établie à Stanstead, en Estrie, depuis 2000, l’artiste y présente l’aboutissement de quelque 25 années de recherche.

Liberté et ouverture

Artiste et professeure au Département d’arts plastiques de l’UQAM de 1969 à 1997, Louisette Gauthier-Mitchell poursuit une importante carrière de création, jalonnée d’expositions dans des musées et des centres d’art. Elle nous rappelle que ce statut professionnel lui a permis une grande liberté de création. « Ça m’a permis toujours d’avoir une position de force dans ce sens que j’ai toujours été libre. Libre financièrement […] quand on est une artiste, ça veut dire qu’on n’est soumis à rien. »

Une recherche artistique qui, pour le public, résonne avec l’univers onirique des peintres Marc Chagall et Jean Dallaire. À cette évocation, Gauthier-Mitchell répond : « Il y a de grandes familles spirituelles de peintres. Moi, je me classe beaucoup dans la famille de Chagall. Dans notre quête, on a touché les mêmes lieux. » Elle précise que Chagall et Dallaire ont été, dès sa jeunesse, deux figures marquantes dans sa façon de concevoir l’art : « Ce n’était pas une façon terre à terre, c’était une façon qui était au niveau du rêve. »

Vernissage de Louisette Gauthier-Mitchell à l’Espace Culturel Cookshire-Eaton. PHOTO : Sylvain Dodier

« Jouer, jouer, jouer pour se recréer. Jouer pour créer », dira Gauthier-Mitchell devant la cinquantaine de convives rassemblés pour son vernissage le 23 août dernier. Avec ses paysages imaginaires libérés des notions de bien ou de mal, de réel ou d’irréel, tout devient possible. On plonge dans ses tableaux comme on part en voyage dans un monde inconnu, où l’enfance et le jeu ne sont jamais bien loin.

Du particulier à l’universel

Gauthier-Mitchell revendique une création profondément personnelle, convaincue que le particulier peut rejoindre l’universel. « Si on part d’un point de vue individuel que l’on assume bien, que l’on réfléchit, cette petite parcelle de vérité peut déboucher sur beaucoup plus universel. »

« Je ne peux pas travailler dans le solide », expliquait-elle lors du vernissage. Elle dessine l’énergie, traduit la légèreté et fait surgir la joie, même lorsqu’elle aborde des sujets graves.

Cette liberté passe aussi par la mixité. Gauthier-Mitchell fait coexister dans un même tableau « plusieurs sensations différentes, plusieurs mondes différents », jusqu’à accueillir nos propres contradictions. « On ne marche pas sur une autoroute dans la vie », rappelle-t-elle. Une coexistence des mondes, des perceptions et des langages qui porte aussi un souhait d’une grande simplicité : « Si le monde pouvait accepter les différences, ça irait mieux. »

NanoFest : Des artistes émergents à Lingwick

La 5e édition du NanoFest se tiendra du 21 au 23 août prochains au pont couvert McVetty-McKenzie.
Photo NanoFest : Gracieusetée (Facebook)

Musique, poésie, conte, danse, cirque et art visuel sont au menu de l’édition 2026 du festival NanoFest les 21, 22 et 23 août prochains au Pont McVetty-Mckenzie à Gould.


« Pour Lingwick, le Nanofest est une proposition culturelle de qualité et conviviale. Nous sommes heureux que cet événement se tienne chez-nous et soit accessible gratuitement à la population du Canton. Le Nanofest vient diversifier l’offre d’activités sur notre territoire en offrant une programmation d’artistes émergents et multidisciplinaires. Le festival contribue au rayonnement de Lingwick et nous en sommes fiers! », a affirmé la mairesse de Lingwick, Caroline Poirier.


En plus d’assister et de participer à la multitude de spectacles et d’animations, les festivaliers peuvent aussi camper, manger et se baigner directement sur le site. L’organisation offre même un lien sur sa page Facebook pour covoiturer.


À l’origine de l’événement, un trio d’amis qui a depuis agrandi son équipe. Cette année, grâce à une campagne de sociofinancement (10 754$), le projet Mentorat et programmation jeunesse, qui combine mentorat professionnel et programmation relève, se concrétise.


Ainsi, 5 mentorés vont acquérir une expérience concrète en coordination événementielle, création de contenu, technique de scène et production-logistique. De plus, une programmation relève soutiendra 5 projets artistiques impliquant 11 artistes émergents, offrant des prestations rémunérées et des ateliers participatifs pour professionnaliser la relève et faciliter son intégration sur le marché du travail.

Site patrimonial
L’événement se tiendra sur le site du pont couvert McVetty-McKenzie, pont qui est fermé depuis 2024. La mairesse, a toutefois tenu à préciser que des démarches sont entamées pour entreprendre des travaux de réfection. « Malgré un deuxième avis d’ingénieur attestant que le pont peut supporter sans risque le poids de 25 personnes, notre assureur refuse d’autoriser la circulation sur le pont d’ici à ce que les travaux soient effectués. Il demeure donc fermé à toute circulation », a-t-elle ajouté.

Vendredi 21 août:
ZON BAE, Ramage, Safia Nolin, The Good Time Glas, Lysandre Chartrand, Yohann Francoz, Charles Labrèche. Veillée traditionnelle, chansons folk, ateliers de danse, jam trad, feu de joie.

Samedi 22 août:
Laetitia Francoz Lévesque, LaboKracBoom, Sonn, Benoit Paradis Trio, Maude Fillion, Fiction, Johnville, Joyslingers, Malaimé Soleil, Bibi Club, Virginie B, Jashim, Jamvvis. Ateliers de Kung-fu, ateliers de chorale, Olympiades, musique live, jeu de baseball de poche, cours de yoga, arts vivants, marionnettes, DJs.

Dimanche 23 août:
Atelier de Qi-Gong, Papillon social club. Atelier de Qi-Gong, Jazz-brunch.

En tout temps : Animation des Frayeurs d’ailleurs, Ruche d’arts des Ateliers du Pépin, sérigraphie, marché d’artisans et friperie de Fripé Événement.

Art et récits au Musée de Dudswell

Les bénévoles Jacques Robert et Nicole Guimond au Musée d’art et d’histoire de Dudswell. photo : Xania Keane

par Xania Keane
« Ce sont les outils agricoles que nous utilisions quand nous étions enfants », explique Nicole Guimond, bénévole au Musée d’art et d’histoire de Dudswell (MAHD). Sous une vitrine se trouve une maquette en bois sculptée à la main d’une machine à foin tirée par un cheval. La bénévole raconte l’histoire poignante d’un accident survenu lorsqu’elle était enfant, avec cette même machine, sur la ferme familiale.


« J’en garde encore les cicatrices », confie-t-elle. Ses récits donnent vie aux sculptures de l’artiste de Dudswell, Louis-Émile Beauregard. Une épicerie regorgeant de minuscules fruits et légumes en bois, une scène de cuisine avec du pain qui cuit dans un four à bois, et des ouvriers récoltant la sève d’une érablière figurent parmi les 64 scènes miniatures qui dépeignent la vie rurale locale des années 1920 aux années 1940.

La Reine du Vaudeville
« Eva Tanguay gagnait environ 3 000 dollars par semaine », explique Jacques Robert, bénévole au musée, « soit l’équivalent d’environ 100 000 dollars aujourd’hui. » Au fond du bâtiment, la deuxième exposition permanente du musée est consacrée à cette artiste célèbre.

Surnommée la Reine du Vaudeville au début du XXe siècle, Eva Tanguay était originaire de Dudswell (Marbleton) avant de conquérir Broadway et Hollywood. L’exposition présente des chapeaux à plumes, des fourrures, des corsets et des tableaux.
Outre les deux expositions permanentes, le point d’orgue du musée est son espace d’expositions temporaires.

Photo : Xania Keane

Que voir en ce moment ?
L’œuvre « Des brouillards disent d’eux » de l’artiste Steve Saint-Pierre est actuellement exposée dans l’espace principal du musée. Ses formes géométriques, réalisées à l’encre noire sur papier aquarelle, se fondent et se métamorphosent en formes organiques et naturelles. Bâtiments industriels, arbres, vagues déchaînées et coraux semblent s’épanouir, s’étirer et se mouvoir sur ses toiles.
L’œuvre « Résonance intérieure » de l’artiste émergente Mori7 (Christine Morissette) est présentée aux côtés de celle de Saint-Pierre. Ses pièces abstraites et colorées sur panneaux de bois évoquent des graffitis en fusion. L’exposition se poursuit jusqu’au 5 juillet.

Paysages et récits personnels des Cantons-de-l’Est
Le MAHD présentera ensuite une exposition réunissant deux artistes de générations différentes : l’un puisant son inspiration dans l’observation du paysage, l’autre s’intéressant aux expériences humaines qui le façonnent.

Stuart Main peint les Cantons-de-l’Est et les paysages ruraux du Québec depuis plus de cinquante ans. Ses toiles à l’huile représentent des fermes, des ciels dramatiques, des forêts de pins et des chemins de terre au fil des saisons. Né à East Angus et résidant actuellement à Bishopton, Stuart Main a travaillé comme illustrateur professionnel à Montréal pendant plus de trente ans avant de se consacrer entièrement à la peinture.

Outre les œuvres de Main, Katerine Boisclair présentera son exposition « Amarillo Fluo ». L’artiste utilise un unique tube de peinture acrylique jaune fluorescent et d’autres matériaux pour dépeindre sa vie personnelle paisible, affectée par des récits de guerre et de violence.

Les peintures de Stuart Main et de Katerine Boisclair seront exposées au Musée Dudwell du 11 juillet au 9 août. Un vernissage gratuit aura lieu le 11 juillet (de 13 h à 16 h) en présence des artistes.

L’artiste et sa petite-fille
La dernière exposition de l’été au MAHD mettra en vedette Manouche (Marie-Emmanuelle Jamet) et sa petite-fille, l’artiste émergente Alice Fanoni. L’exposition présentera des masques sculptés, des aquarelles en relief et des peintures inspirées par la poésie.

Les peintures à l’huile grand format et les portraits d’Alice Fanoni seront exposés aux côtés des œuvres de sa grand-mère. Alice Fanoni a récemment étudié la peinture et le dessin à l’Université Concordia.


L’exposition Manouche et Alice Fanoni se tiendra du 15 août au 20 septembre, avec un vernissage gratuit le 15 août (de 13 h à 16 h) en présence des artistes.

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell (191 rue Principale Est, J0B 1G0) est ouvert les samedis et dimanches de 10 h à 16 h jusqu’au 20 septembre 2026.

ARTS ET CULTURE | La vie est un cabaret !

Les soirées d’été du paisible village de Bury s’apprêtent à s’animer au son de la musique et des chants avec le lancement des Cabarets de Bury, une série de cinq spectacles qui se dérouleront à la chapelle historique Mackenzie.


Construite à l’origine à Gould Station en 1910, la chapelle a été déplacée et rattachée à l’Église unie de Bury en 1958. L’ensemble abrite aujourd’hui le Centre culturel de l’Église unie de Bury.
Les Bury Cabarets sont une initiative d’une petite équipe composée de Chloé Fortier, Étienne Leclerc et Ève Bossé. Tous trois sont impliqués dans le Centre culturel depuis sa relance en 2024. Les Cabarets constituent leur projet principal.


« Nous avons l’ambition d’en faire un ancrage culturel pour les gens du Haut. Je suis d’avis que la formule « micro ouvert » nous distingue en agissant comme une tribune pour la culture vivante. Prendre le micro, c’est à la fois vulnérabilisant et libérateur. Aussi, la magie du micro ouvert est de nous permettre de voir nos voisins autrement », explique Ève Bossé.

« On veut que les gens vivent des moments de tendre connivence, mais aussi que ce soit un lieu de découvertes musicales et de fête, le tout dans notre beau cœur villageois ! On a travaillé fort sur la programmation 2026 pour rassembler des artistes inspirants, aux univers variés qui pourront plaire à un large public, mais aussi ouvrir les horizons. »


Le premier spectacle de la saison 2026 est prévu le 1er mai. Selon Mme Bossé : « The Pudding chômeur, c’est deux chanteurs chaleureux aux harmonies déchirantes qui mélangent le country traditionnel et moderne dans un pudding savoureux qui fera fondre les visages en sourires. The Pudding Chômeur utilise la musique country pour aborder les problèmes de notre époque, ils affichent fièrement leurs convictions politiques et n’ont pas peur de s’affirmer. »


Le 5 juin, Georges Ouel sera présenté. « George manie les mots avec aisance et sa musique rappelle les classiques d’autrefois, avec sa poésie dense et singulière et ses rythmes de valse. Accompagné de sa guitare et un violoncelle. »


Les Cabarets de Bury sont portés par trois résidents de Bury aux compétences complémentaires qui souhaitent contribuer au développement de la vie communautaire et culturelle du village et de la région.


Ève Bossé a étudié la gestion et les technologies agricoles, ainsi que la littérature. Chloé Fortier est auteure-compositrice-interprète (N0rth). Elle a étudié la mise en scène. Étienne Leclerc est musicien professionnel. Il a étudié la gestion d’organisations culturelles à HEC Montréal.

Évaluation de 14 toiles à l’église catholique d’East Angus

Le 16 avril prochain, les restaurateurs du Centre de conservation du Québec, un organisme du Ministère de la Culture et des Communications qui a pour mission la conservation et la restauration de nos biens culturels et patrimoniaux, seront de passage à East Angus.


Leur visite a but de vérifier et d’évaluer les quatorze toiles du prolifique peintre mascouchois Georges Delfosse (1869-1939) qui illustrent le chemin de croix de l’Église Saint Louis-de-France, localisée dans cette communauté.


Selon les experts, ces toiles sont de très belles signatures. Notons que Delfosse n’a peint que deux chemins de croix : l’un à East Angus; l’autre à la cathédrale Saint Charles Borromée de Joliette.
Les toiles de l’Église Saint-Louis de France, peintes en 1921 sous la commande du Curé Plamondon au coût de 275 $ chacune, avaient engendrées un débat entre le peintre et le curé, ce dernier se plaignant d’une facture trop élevée comparativement aux statues du chœur. Notons qu’à cette époque, le salaire annuel d’un travailleur à l’usine de papier était de 1200 $.


Je tiens ici à saluer entre autres la générosité de notre député fédérale, Mme Marianne Dandurand, de M. François Jacques, notre député provincial, de la municipalité de Westbury, du Club Lions de East Angus, de la FADOQ d’East Angus, de La Paroisse de Saint-François de Laval et de donateurs particuliers de Bury, Cookshire et East Angus.


Étant soucieux de préserver la richesse de nos trésors culturels et en hommage aux citoyens qui ont contribué à leurs acquisitions, à la sueur de leur front, la Fabrique Saint François-de-Laval considère que cette église représente un trésor régional inestimable et qu’il est du devoir des citoyens du Haut-Saint-François de la conserver religieusement, pour les générations futures.

Alain Coulombe est président d’Assemblée de la Fabrique Saint-François-de-Laval

Trois livres sur l’histoire de la région traduits en français cette année

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Trois ouvrages de Gordon Parsons retraçant l’histoire de familles et de communautés pionnières de la région seront bientôt offerts en traduction française grâce à l’implication de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury (SHPB), porteuse du projet. Les livres The Community of Canterbury Quebec, The Village of Gould Station et The Early Settlers of Knicky Knocky & Herringville Quebec, jusqu’à présent seulement disponibles en langue originale anglaise, seront rendus accessibles au lectorat francophone d’ici la fin de l’année 2026.


L’annonce de ce projet de traduction a été faite à l’assemblée générale annuelle de la SHPB, qui se tenait le 10 mars dernier au Manège militaire de Bury.

Selon la présidente de la société, Praxède Lévesque, une telle initiative était nécessaire étant donné l’évolution de la population locale, qui compte désormais une grande proportion de francophones. « Il y a de plus en plus de francophones qui arrivent et s’installent à Bury et dans les environs, explique-t-elle. Ça les intéresse de savoir l’histoire de tel lieu ou de telle maison. » Elle ajoute qu’au marché estival se tenant au Centre Canterbury, de nombreuses personnes se montraient intéressées à lire ces livres de M. Parsons que vendait la Société, mais se désolaient de ne pas lire l’anglais.


Le financement pour la traduction ainsi que l’édition des trois ouvrages provient en majorité d’un don issu de la vente du Centre des loisirs de Bury (17 000 $), auquel s’ajoute un don de 1500 $ de la Fondation Bélanger-Gardner. Du financement additionnel pourrait provenir du Réseau du patrimoine anglophone (Quebec Anglophone Heritage Network.) Une requête en ce sens est en cours de traitement.

La version française des ouvrages sera publiée et distribuée par la SPHB. « M. Parsons est ravi, a dit Mme Lévesque. Il a cédé à la Société tous les droits pour la version française ainsi que les droits de vente. » Elle ajoute qu’il reste à déterminer si la Société organisera un lancement par livre, ou un seul lancement pour les trois ouvrages. « On va faire venir M. Parsons pour l’occasion », dit-elle.

Gordon Parsons

Three local history books to be translated into French this year

Gordon Parsons.

by Carolyne Weldon, Local Journalism Initiative
Three Gordon Parsons books chronicling the history of local pioneer families and communities will soon be available in French thanks to efforts by the Bury Historical and Heritage Society (BHHS). The books The Community of Canterbury, Quebec, The Village of Gould Station, and The Early Settlers of Knicky Knocky & Herringville, Quebec, currently available in English only, will be translated by the end of 2026.
The announcement was made at the BHHS’s annual general meeting on March 10 at the Bury Armoury.
According to Society president Praxède Lévesque, the initiative is important given the changing demographics of the local population, which now includes a large proportion of French speakers.

“More and more Francophones are moving here and settling in and around Bury,” she said. “They’re interested in learning about the history of this or that place or home.”


She added that at the summer market held at the Canterbury Centre, many people expressed interest in reading Mr. Parsons’ books, which the Society was selling, but they regretted not being able to read English.

Funding for the translation and publication of the three books comes mainly from a donation generated by the sale of the Bury Recreation Centre ($17,000), with an additional $1,500 donation from the Bélanger-Gardner Foundation. Additional funding may come from the Quebec Anglophone Heritage Network. A request to this effect is currently being processed.


The French-language editions of the books will be published and distributed by the BHHS.
“Mr. Parsons is delighted,” said Ms. Lévesque. “He has granted the Society all rights to the French-language editions, as well as the sales rights.”


She added that it remains to be determined whether the Society will hold a launch for each book individually or a single launch for all three. “We’re going to invite Mr. Parsons for the occasion,” she said.

Carnavals

Du plaisir en famille aux carnavals

Mathilde Coulombe-Tremblay, Lia Coulombe-Tremblay, Madeleine Coulombe-Tremblay et Zia Legros ont bien profité de la glissade sur tube au Carnaval d’hiver d’Ascot Corner le samedi 31 janvier dernier au parc Pomerleau. Photo : Carolyne Weldon

L’édition 2026 du Carnaval d’hiver d’Ascot Corner a rassemblé la fin de semaine du 31 janvier des résidents de tout âge autour d’une programmation alliant activités intérieures et sports d’hiver. Le samedi 31 janvier, de nombreuses familles ont bravé le vent et le froid pour prendre part à la journée familiale gratuite au parc Pomerleau. C’était l’occasion de se rencontrer entre voisins et de profiter des plaisirs de l’hiver, comme la glissade, le patin ou encore le vélo sur neige (« fat bike ») dans une ambiance festive avec musique, mascotte, cantine et feu de joie. Si les tout-petits ont particulièrement apprécié les jeux gonflables et le graffiti sur neige, tous ont pris grand plaisir à la descente en tube, sur la pente aménagée à cet effet derrière l’édifice Évariste Dubreuil (ancienne caisse populaire). La tire d’érable sur la neige, heureux présage du printemps à venir, a également connu un franc succès.

De gauche à droite : Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner ; Hélène Bédard, conseillère municipale responsable des loisirs ; Chantal Carrier, directrice des loisirs. Photo : Carolyne Weldon

Noel chorale 2025

L’écho des chants de Noël réverbère toujours

1re rangée avant, de gauche à droite : Thérèse Ménard, Marielle Labonté, Claude Roy, Renée Morin, Yolande B. Skelling, Lise Olivier, Diane Auger, Dolorès Patoine. 2e rangée : Richard Ravary, Léger Robert, Jean Tremblay, Francine Tétreault, Cécile Beaulieu, Lucie Foucault, Lisette Ménard. 3e rangée : Sébastien Robert, Maxime Robert, Fernand Roy, Dominic Alexandre, Luc Girard. Manquant sur la photo : Lyne Dugal, Brigitte Dugal, Thérèse Thibodeau.

Le 24 décembre dernier à l’Église Saint-Louis-de-France d’East Angus se tenait une grande célébration de Noël où plus de 300 convives étaient rassemblés afin de partager la Fête de la Nativité.


Dès 19 h a commencé un mini concert de 30 minutes, préparé par la cheffe, Renée Morin, et l’organiste, Dominic Alexandre, de la chorale de l’Église Saint-Louis-de-France (SATB) ; celui-ci comprenait des chants traditionnels de Noël, des œuvres renommés, tels que le Sanctus de Gounod, l’Alléluia de Händel, Notre Divin Maître – Extrait vidéo et bien d’autres.


Par la suite, succédant aux 12 coups de minuit, une messe de Noël, sous la direction de l’abbé retraité, Donald Thompson, a pris forme en tout début par une procession où l’Enfant Jésus fut déposé dans sa crèche. À la toute fin des célébrations, l’abbé Thompson en profita pour inviter ceux et celles présents à venir contempler le Divin Messie dans sa crèche.


Les célébrations traditionnelles de Noël sont toujours, dans notre région, très populaires, elles sont aussi, le plus souvent possible, rehaussées de chants festifs, lesquels rassemblent les plus petits jusqu’aux plus grands dans une ambiance des plus appropriées.


Pour ceux et celles qui auraient des intérêts à faire partie de la chorale Saint-Louis-de-France d’East Angus, vous êtes les bienvenues à venir chanter avec nous. Outre les cérémonies habituelles, les concerts de Pâques et de Noël sont aussi offerts.

Maxime Robert est infographiste au Journal Le Haut-Saint-François et membre de la chorale Saint-Louis-de-France d’East Angus.

Joanne Delage

Joanne Delage, artiste émergente

Joanne Delage avec sa peinture à l’huile (14 x 18 po), « Rafale de vents à Central Park ». « Il faut avoir le chaos en soi pour donner naissance à une étoile dansante » (Friedrich Nietzsche). Photo: John Mackley

La retraite peut être source d’un regain d’énergie et donner un nouveau sens à la vie. Cela n’a jamais été aussi vrai que pour Joanne Delage, qui a pris sa retraite à 61 ans pour se consacrer à sa passion, la peinture.


En novembre dernier, elle a organisé un « tour artistique » en solo de sa maison à Cookshire. Le terme « tour » est le mot juste ; sa maison est grande, baignée de lumière naturelle, et chaque pièce expose plusieurs de ses peintures à l’huile, chacune racontant sa propre histoire. « J’ai eu quarante-quatre visiteurs et neuf ventes ; un grand succès compte tenu du fait que c’était une première ! » a-t-elle écrit dans un courriel.


Delage a commencé à peindre il y a 25 ans, mais son travail et ses responsabilités parentales « laissaient peu de place à mon âme créative », a-t-elle écrit sur son site web. « Je reprends possession de cette partie de moi. […] Je renoue avec la peinture à l’huile, guidée par l’émotion, inspirée par la vie. »


Elle se définit comme une « conteuse en couleurs », et en effet, chaque tableau véhicule un souvenir personnel, ainsi qu’une parcelle de poésie ou de philosophie qui enrichit l’image. Prenons par exemple « La vieille dame aux chats », où Delage utilise ses trois chats et sa grand-mère comme modèles. À côté, on peut lire une citation de Cyntha Eden : « Elle avait toujours adoré Halloween. Une nuit magique. Une nuit où tout pouvait arriver. Les monstres pouvaient être réels. La magie pouvait murmurer dans l’air. »


Les toiles de Delage sont de taille raisonnable, généralement moins de deux pieds de haut. La plupart représentent des paysages locaux, souvent aux couleurs automnales, et son approche est expressionniste. Ses coups de pinceau vifs frôlent l’empâtement, créant une surface texturée qui confère mouvement, profondeur et une dimension tactile à l’œuvre. « J’expérimente au fur et à mesure », dit-elle.


Après avoir enseigné le français pendant 39 ans à l’école secondaire régionale Alexander Galt, elle a saisi l’opportunité de suivre son cœur, et elle l’a fait avec détermination. Passant environ deux heures par jour dans son atelier, elle a créé au moins 100 peintures à l’huile au cours des dernières années.
Elle est également devenue membre du Lennoxville Art Group, et son tableau « La vieille dame aux chats » a récemment reçu une mention honorable au 13e concours international d’art Tera Varna 2025. Ses œuvres sont visibles sur son site web bilingue (https://sites.google.com/view/100-rue-prevost/home), et elle espère organiser un nouveau « tour artistique » dans sa maison en novembre prochain.

Ecole Notre Dame de Lorette, Photo fournie

Une photographie comme source d’inspiration

Marcel Morin est photographié devant la photo « L’autobus scolaire », réalisée en 2017 à New Delhi, en Inde. Cette photo a été offerte à l’école Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie, une école qu’il a fréquentée quand il était enfant. Photo fournie

Le 17 novembre dernier, Marcel Morin, un photographe, a offert une photographie grand format intitulée L’autobus scolaire à l’école primaire Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie.


Ce photographe voulait que cette œuvre soit une « source d’inspiration pour les élèves» et qu’elle leur ouvre « une fenêtre sur le monde. »

 « Souvenez-vous que le monde vous attend, que votre curiosité est une boussole, et que chaque jour d’école peut ouvrir une porte vers l’infini », est-il écrit dans un texte d’accompagnement destiné aux élèves. Il a été remis en même temps que la photographie.


« Je suis né à La Patrie. Je suis allé à cette école-là. Je voulais remettre quelque chose à mon lieu de naissance », de dire Marcel Morin. « La remise [de la photographie] est déjà faite et elle est déjà installée dans la bibliothèque de l’école. »

Cette photographie faisait partie de l’exposition La beauté d’un peuple – Inde & Sri Lanka, présentée du 12 octobre au 16 novembre 2025 au Centre culturel de Cookshire-Eaton.


Cette œuvre est très particulière pour lui. « Je préparais l’exposition La beauté d’un peuple. C’est la première photo que j’ai prise lors de ma première journée à New Delhi, en Inde, en 2017. »
Marcel Morin est un photographe autodidacte. Sa passion pour la photographie a commencé tôt. « Mon père m’a donné une caméra quand j’avais 11 ans. C’est une passion qui fait partie de ma vie depuis ce temps. »


Son travail l’a amené à voyager dans différents pays. Il a continué à prendre des photos. « Plus j’en faisais, plus ma technique s’est développée et mon sens artistique aussi. C’est à partir des années 2000 que c’est devenu de plus en plus sérieux. » Comme il est un artiste bien occupé, il n’y a pas eu de cérémonie officielle pour souligner la remise de son œuvre à l’école. « J’aimerais vraiment ça faire une rencontre avec les élèves et les employés de l’école pour connaitre leurs réactions. Je repars bientôt en voyage. À mon retour, je vais voir comment on peut arranger ça. » Il aimerait aussi partager avec les élèves son expérience des voyages qui ont permis à un gars « de partir d’un petit village et d’explorer le monde. »

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Danika Delage, 15 ans de La Patrie, lance son premier roman

Aux côtés de l’auteure Danika Delage lors du lancement de son livre à La Patrie (de gauche à droite) : son grand-père Rejean Delage, son père Éric Delage, l’auteure, sa mère Amélie Verret, son jeune frère Yanik Delage et sa grand-mère par alliance Nicole Gagné. PHOTO : John Mackley

The War of Flames : Ce sera nous ou eux… est le titre d’un roman de 445 pages récemment publié par Danika Delage et lancé le 6 décembre à la bibliothèque municipale de La Patrie. Quelque 35 personnes ont assisté à cet événement festif, et la jeune auteure était entourée de sa famille et de ses amis. Ses parents sont originaires de La Patrie, mais vivent maintenant à Saint-Amable, et elle est étudiante au secondaire à Boucherville.


Les dragons jouent un rôle important et fougueux dans l’histoire, qui met également en scène des personnages inspirés de ses amis et des membres de sa famille, notamment son petit frère. Mais il s’agit clairement d’une œuvre de fiction et de fantasy, une « romantasy », comme la décrit Danika, destinée aux lecteurs âgés de 15 ans et plus.


 Je sais que les dragons n’existent pas, mais s’ils existaient, ce serait mon animal préféré », plaisante-t-elle.


Bien que le livre soit écrit en français, le titre est en anglais « pour des raisons esthétiques », a-t-elle déclaré, soulignant que d’autres auteurs écrivant en français utilisent parfois des titres anglais. Elle est bien placée pour le savoir, car elle est une lectrice avide, ayant l’habitude de lire un livre par jour, en français mais aussi en anglais.


Danika a écrit ce livre en trois mois, y compris la révision et la relecture par sa mère et son enseignante, « Mme Annie-Pierre ». Cet exploit est d’autant plus impressionnant que l’histoire est bien construite, avec des dialogues habiles et des descriptions vivantes.


« Je n’ai pas du tout utiliser l’IA dans mon projet, puisque je trouve que ça n’aurait pas fait de moi une vraie autrice, » a-t-elle écrit dans un courriel. La couverture du livre représente un dragon s’élevant vers le ciel, d’après une esquisse qu’elle a elle-même réalisée.


« J’ai écrit ce livre avec un plan précis en tête, soigneusement réfléchi et calculé. Mais au fil du temps, j’ai laissé l’histoire me porter, mes mains écrire une aventure au sens parfois étrange, mais qui reflète en partie ma vie, » a-t-elle écrit dans sa page de remerciements.


Mais ce n’est pas tout. Elle a déjà écrit un deuxième tome de sa nouvelle série « The Blood Series », et a bien avancé dans la rédaction du troisième. Son premier livre est auto-édité et disponible sur Amazon.ca.


Danika envisage-t-elle une carrière d’écrivaine ? Pas vraiment. Elle songe plutôt à devenir psychologue légiste.


Une chose est sûre : son intelligence et son imagination, tant à l’écrit qu’à l’oral, laissent présager un avenir très prometteur pour Danika Delage.

Objectif atteint : 50 000$ plus tôt que prévu

Marie-Noëlle Choquette et Charles Hobson. Photo et texte : Scott Stevenson

Des notes joyeuses de flûte et de guitare retentissaient comme des étincelles dans un poêle à bois sur les murs résonnants de l’église Trinity de Cookshire samedi dernier pour un concert au profit des Étincelles de bonheur du Haut-Saint-François. Mais la joie a d’abord été suscitée par l’annonce de la directrice générale Marie-Josée Pellerin que l’objectif de collecte de fonds de 50 000 $ avait déjà été atteint.

« Ce soir est notre dernière activité pour notre levée de fonds. On s’est donné comme objectif d’atteindre 50 000 $ en trois ans, qui nous amenaient au printemps 2027… Donc en un an et demi, on a atteint et même dépassé notre objectif », a déclaré Mme Pellerin sous des acclamations et des applaudissements avant le début du concert par le Duo Beija-Flor du Québec.

La campagne de financement des Étincelles servira à la création d’une salle multisensorielle pour les clients handicapés de l’organisation située à East Angus. Ce type d’environnement peut aider à soit stimuler ou calmer les sens, selon les besoins de la personne.

Un reportage complet sera publié dans notre numéro imprimé du 4 décembre et en ligne par la suite.

Boite a cadeaux

La Boîte à cadeaux à Marbleton ce week-end

Cette année, le populaire marché de Noël de Dudswell, La boîte à cadeaux, retourne à Marbleton, ce samedi 22 novembre et ce dimanche 23 novembre, de 10 h à 16 h, au Centre communautaire (193, rue Principale Est).

« Cet événement est l’occasion de mettre en valeur notre créativité locale et de célébrer la vitalité de notre communauté. Tout le monde est invité à partager ce moment avec nous ! » de dire la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, dans un communiqué.

Une vingtaine d’artisans et de producteurs seront réunis pour partager leurs trésors faits à la main et leurs délices d’ici. Un espace jeunesse inclura un coin lecture et lettres au Père Noël ainsi que du maquillage et des ballons artistiques.

À l’extérieur, les visiteurs pourront savourer un chocolat chaud ou un jus de pomme épicé à la Buvette des Mésanges et se réchauffer autour du feu de joie.

Dialogues Concert Dazzles in Cookshire

Noémie Ramond & Zhenni Li Cohen. Photo : John Mackley

Music lovers were in for a treat on October 4th at the Trinity United Church, thanks to Gilles Denis, the driving force behind the Espace Culturel Cookshire-Eaton. The Dialogues concert presented an evening of sonatas performed exquisitely by Noémie Raymond on cello and Zhenni Li-Cohen on piano.

Dialogues evokes an exploration of musical and artistic exchange between various composers from different eras, a musical conversation between the musicians, the audience, and their shared art.

The opening Sonata for alto and piano (cello and piano version) composed by Rebecca Clark (1886-1979) immediately drew this listener into the experience of the conversation.

Centuries-old interactive call and response musical dialogues that originated among sub-Saharan African cultures found their way into African American, Cuban and modern music, with ties to what is referred to as Slave Christianity. Call and response can also be heard as part of various Protestant church services as a way of encouraging more active participation among the congregants.

Christian Thomas, composer of the sonata The Secret Voices, made an in-person appearance at the concert. The audience applauded his charm and witty comments that led the conversation naturally into his musical composition.

Raymond and Li-Cohen masterfully wrapped up the evening with the 20th-century masterpiece Sonata for Cello and Piano in G minor by Sergei Rachmaninoff (1873-1943).

The concert venue was the Trinity United Church sanctuary, constructed in 1863 in the Greek revival (neo-classical) style, with a beautifully crafted stained wood interior. It provided unparalleled acoustics, ideally suited for intimate small-to-medium-sized gatherings of listeners.

Future concerts sponsored by Espace Culturel Cookshire-Eaton include a benefit concert on November 22nd for Les Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François. The Duo Beija-Flor concert features Marie-Noëlle Choquette on traverse flute and Charles Hobson on guitar. On December 7th is a Christmas concert with vocal artists Odéï Bilodeau (soprano) and Pierre Hénault (tenor), accompanied by Julien LeBlanc on piano.

Tickets and more information are at www.espaceculturelcookshireeaton.com.

Le country pour réunir familles et communauté

Le Country Music Appreciation (CMA), un organisme à but non lucratif créé par Bobbi Dee (Barbara Deslongchamps de son vrai nom), recommençait sa saison d’activités, le samedi 6 septembre dernier, avec un concert du groupe Bobbi Dee & The BillHillies au Centre communautaire Bulwer à Cookshire-Eaton.

Le but de l’évènement est que les personnes de tout âge se réunissent pour partager leur passion commune pour la musique et la danse country. « Le CMA et le band existent depuis 2017. Je voulais que les familles oublient leurs écrans pour danser et s’amuser ensemble », d’expliquer Bobbi Dee. Une soixantaine de personnes ont assisté au premier concert. « C’était plein. Il y avait du monde qui dansait », de dire Johanne Dionne, bénévole et amie de Bobbi Dee.

Le succès étant au rendez-vous, le CMA organise déjà de nouvelles représentations du groupe. Un samedi après-midi par mois, de 14 h à 18 h, les amoureux de la danse et de la musique country vont pouvoir se rassembler et s’amuser ensemble.

C’est le samedi 4 octobre prochain qu’aura lieu la prochaine prestation du groupe, toujours au Centre communautaire Bulwer. Les billets sont en vente à la porte ou au countrymusicappreciation.com.

Comme le CMA est un organisme à but non lucratif, Bobbi Dee recherche des bénévoles pour aider à l’organisation du spectacle.

The inmates

Gilles Denis, Denis Palmer, and Diane Dugal at the “Where are the children?” exhibit. Credit : John Mackley 

“Daily service is held morning and evening, at which all inmates of the institution are expected to be present.” 

It sounds like a prison, but its name was the Calgary Industrial School, and the “inmates” were Indigenous children. Where are the children? is an exhibition by the Legacy of Hope Foundation, exploring the history and impacts of Canada’s Residential School system. It’s now on at the Cookshire-Eaton Art Gallery. 

Viewing it is full of little shocks of new awareness or recognition, such as this one. It’s a bit like climbing through an electrical fence. Not fun, but unforgettable. 

Walking into the luminous gallery filled with more than 70 photos and displays is a sort of spiritual experience. A tour of the room discloses multiple views, both through a wide-angle lens of the overall system, as well as a close-up look at individual Survivor stories. Both deliver shocks. 

Revealed is a religious obsession with how people dress as a major aspect of destroying “the Indian.” How do you reconcile that with the sight of the deputy superintendent of Indian Affairs dressed in full Indian Costume for a historical ball on Parliament Hill, Ottawa, in 1869? 

What do you make of this instruction to teachers? “The unnecessary use of textbooks to be avoided.” 

In 1879, Prime Minister John A. Macdonald sent an envoy to Washington D.C. to learn about the American government “policy of aggressive civilization.” 

“The day-school did not work, because the influence of the wigwam was stronger than the influence of the school,” the report noted. Residential schools were established across Canada, 139 of them. More in the west than in the east; but then—hey!—so many Indigenous people had moved west to escape the civilization of aggression that pushed them off their lands. Still, Quebec had six residential schools. 

There is also healing. The exhibit displays a Personal Bill of Rights. Positive role models among Indigenous elders. Thoughts on healing as not only a personal process, but a collective action. 

I encourage you to take in this exhibit, to reflect on the shocks it delivers, and how they relate to our lives today. This is an important experience, and I highly recommend it. 

The Legacy of Hope Foundation is an Indigenous-led charitable organization. The exhibition is bilingual and open weekends from 12 to 4 p.m. at 125 Principale West (upstairs). It ends October 5. 

Scotstown et Hampden s’offrent leurs Murmures

L’inauguration de la troisième projection Murmures s’est faite le 28 août dernier au parc Walter-Mackenzie devant une centaine de personnes. L’installation de Scotstown-Hampden se distingue de celles de Cookshire et La Patrie en ce sens où, au lieu d’être projetée sur les murs d’un bâtiment, l’animation est diffusée sur un écran d’eau.  

Avant d’en arriver là, plusieurs options d’écran avaient été envisagées, dont l’énorme cheminée de la Guelph Cask Veneer and Plywood Company. Finalement, c’est une structure autoportante de laquelle s’écoule des centaines de jets d’eau qui fait office d’écran. La fontaine s’actionne automatiquement, au moment des projections.  

Il était important pour le réalisateur du projet, Sébastien Croteau, de rappeler l’importance qu’a eu cet élément naturel dans le développement de la communauté. « On parle d’un village qui s’est bâti autour d’une rivière ». La projection revient en détail sur l’histoire de Scotstown et Hampden, étroitement associée à la rivière au Saumon et à l’industrie du bois.  

Les Murmures de Scotstown-Hampden sont projetés sur un écran d’eau conçu sur mesure. Photo : Jean-Marc Brais

Collaboration et hommage 

Les deux municipalités ont collaboré ensemble pour ce projet afin de mettre en valeur leur patrimoine, leur culture et leur territoire communs. La cérémonie d’inauguration n’a pas manqué de souligner l’apport de Cathy Roy, conseillère municipale de Scotstown décédée au début du mois de juillet. 

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, maire de Scotstown; Sébastien Croteau, réalisateur et propriétaire de L’inconnu dans le noir; Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden; Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Photo : CLD du Haut-Saint-François

Les projections Murmures de Cookshire, La Patrie et Scotstown-Hampden sont présentées en boucle trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi) pour encore quelques jours. Les spectacles débutent de la noirceur totale jusqu’à environ 22 h 30. 

La soirée du 28 août fut aussi l’occasion d’inaugurer la Shed Scotstown, située elle aussi au bord de la rivière au Saumon. Il s’agit de la 11e du circuit des sheds panoramiques. Celle de Scotstown met en lumière des moments marquants de l’histoire locale ainsi que les oeuvres des artistes Frédérick et Djinn. 

N0rth enregistre son sixième album au Town Hall de Gould

N0rth présente TownHall Session, un mini album de cinq pièces naviguant entre folk-blues intimiste et moments plus rock. L’opus a réuni dix musiciens estriens et québécois lors de résidences de création dans le Town Hall de Gould, dans le Canton de Lingwick.

Nouvellement installée à Bury, N0rth (Chloé Fortier de son vrai nom) s’est rapidement impliquée au Centre communautaire du Manège militaire et s’est laissé inspirer par sa région d’adoption. « Je chante du blues pour parler des histoires de ma région ou sortir mes émotions et les transformer en chanson. La nature est ma muse, la forêt, mon église », confie-t-elle.

Les compositions de l’album proviennent de la passion de l’artiste pour l’autoharpe et le banjo. Comme il s’agit d’une oeuvre collective, on retrouve aussi des notes de harpe celtique, de tuba et de clarinette. Sur la pièce Been There Done That, on entend le groupe Chiendent, qui compte parmi ses membres le Lingwickois Jonatan Audet. Celui-ci s’est aussi impliqué dans la production de l’album.

TownHall Session a été lancé devant public le 13 juin dernier lors du septième Cabaret de Bury au centre communautaire de la municipalité. L’album est disponible sur les plateformes numériques Bandcamp, Spotify, Apple Music et Amazon Music.

Les Murmures du Canton se font entendre à La Patrie et Scotstown

Les Murmures du Canton sur les murs de l’Église Saint-Pierre de La Patrie. Crédit : Carole Dessureault

À l’été 2021, c’est à Cookshire-Eaton, qu’a commencé l’aventure des Murmures du Canton dans le Haut-Saint-François. Le 15 juillet dernier, lors d’une conférence de presse à La Patrie, on a appris que le circuit de projections architecturales Murmures se bonifiait de deux nouvelles municipalités : La Patrie et Scotstown.

L’église Saint-Pierre de La Patrie et la nature du parc Walter-Mackenzie de Scotstown serviront d’écran pour la projection d’images lumineuses sur fond musical. Une nouveauté par rapport au projet initial Murmures de Cookshire-Eaton est l’ajout d’une narration sous forme de conte, personnalisée à chaque lieu de projection.

« À Cookshire, on a un peu de narration. […] L’écriture du texte narratif, c’est beaucoup plus abouti dans nos deux derniers projets. Ça pris deux ans de travail pour les réaliser », d’expliquer Sébastien Croteau, directeur artistique du projet Murmures. Ce natif de Weedon dirige aussi l’entreprise de production L’inconnu dans le noir.

L’originalité de ce projet multimédia est que chaque municipalité a un produit unique, de par les images projetées, les structures utilisées pour la projection, la musique et la narration.

Pour Josée Prévost, adjointe administrative au Centre local du développement (CLD) du HSF, organisme qui coordonne Murmures, « ce projet est unique, original, grandiose. Il va éblouir autant les enfants que les adultes. […] En plus, c’est gratuit. »

Quant à la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, elle était totalement conquise. « C’est magnifique ! […] Comme on fête notre 150e, on a dit oui à ce projet. Ça raconte si bien notre histoire. […] En plus, ça devient un élément attractif pour le tourisme. »

« C’est vraiment beau. Wow! C’est notre histoire, mais c’est la façon de la raconter… Avec les images, ça met de la vie », de dire Rachel Corbeil, âgée de 18 ans et habitant à Cookshire-Eaton. Elle faisait partie de la cinquantaine de personnes ayant assisté aux Murmures à La Patrie.

Ces spectacles d’une durée de 15 minutes sont présentés en boucle, trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi), de la mi-juillet à la mi-septembre de la noirceur totale jusqu’à 23 h.

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