par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Des hommes célibataires seront « mis aux enchères » à la Fête de la Saint-Jean de La Patrie le 19 juin prochain dans le but d’amasser des fonds pour un organisme qui soutient les jeunes du coin.
Rassurez-vous, aucun homme ne sera vendu ni acheté ce jour-là. La personne qui aura fait la mise gagnante remportera plutôt une consommation gratuite au bar sur place ainsi qu’un « tête à tête » de 30 minutes avec le célibataire de son choix.
Le tout se déroulera à l’Abri-Bois du parc Armand-Prévost (57, rue Chapleau) à partir de 20 h 45. Des célibataires intéressés pourront se manifester le soir même et se prêter au jeu de cette « vente aux enchères ».
Rejointe au téléphone, Marie-France Gaudreau, directrice générale adjointe et greffière trésorière, explique que l’idée de cette collecte de fonds un peu loufoque germe depuis l’an dernier et émane de « demandes de citoyens ».
« Il y a quand même beaucoup de célibataires à La Patrie », dit-elle, ajoutant que le concept d’enchères a pris naissance lors de discussions avec une inspectrice municipale.
Cette dernière assure par ailleurs que le comité organisateur encadrera la « vente » et « fera en sorte que tout se passe bien et reste dans une ambiance conviviale et funny ».
À en juger par l’engouement que suscite déjà l’événement sur les réseaux sociaux, ces enchères seront un moment fort de cette Fête Nationale, qui offrira également des tours de montgolfières à prix modiques, un taureau mécanique et des feux d’artifices en fin de soirée.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Un tout nouveau parc urbain verra bientôt le jour à La Patrie. Situé à côté de la salle multifonctionnelle (FADOQ) au bureau municipal, ce parc offrira aux résidents un terrain de jeu polyvalent comprenant des installations pour le minivolley, la pétanque (terrain double), le jeu de palet américain (« shuffleboard ») et les échecs (deux tables d’extérieur en béton).
Le parc mettra également à disposition une balançoire, un exerciseur de type elliptique, des tables de pique-nique et de nombreux bancs.
Si le parc sera ouvert à tous, il a été conçu avec les aînés en tête. C’est en effet grâce à une subvention du PRIMA, le Programme d’infrastructures municipales pour les aînés, du gouvernement du Québec, qu’il sera financé. Une moitié de la subvention servira en outre à la rénovation de la salle de toilette de la salle multifonctionnelle, à proximité, qui triplera de taille et sera rendue accessible aux personnes à mobilité réduite.
Les travaux commencent à la mi-mai. Le parc devrait donc être prêt au début de l’été. Depuis 2020, La Patrie est officiellement une Municipalité amie des aînés (MADA). Cette accréditation vise à encourager le vieillissement actif des aînés au sein de la communauté par le biais, entre autres, de l’adaptation des programmes, des infrastructures et des services.
Comme l’explique Patrice Amyot, agent de développement à La Patrie, ce projet de parc, inspiré de la démarche MADA, est un peu la « phase deux » d’un autre projet d’envergure visant les aînés, piloté par la bénévole Micheline Claing en 2025. Aidée par une subvention du Programme Nouveaux Horizons pour les Aînés (PNHA) du gouvernement fédéral, Mme Claing avait alors lancé une série d’activités pour les aînés axée sur la créativité.
Par la suite M. Amyot, et deux gestionnaires de projet, Nathalie Lavallée et Kassiopée Duff, ont repris la balle au bond et mis sur pied une riche gamme d’activités gratuites pour les 55 ans et plus. Cette programmation, incluant le Qi Gong, le yoga sur chaise, une chorale, un cercle de lecture et un espace création (peinture, sculpture, origami, perlage, mosaïque, etc.) a été offerte en continu, à raison d’une activité par jour, de novembre 2025 à la fin mars 2026. Certaines des activités se poursuivent jusqu’à la fin mai.
Le nouveau parc de La Patrie sera donc l’heureuse suite de ces initiatives en faveur du vieillissement actif.
« L’idée c’est de les faire bouger un peu, tant mentalement que physiquement », indique M. Amyot.
La Municipalité de La Patrie demande des soumissions pour la fourniture et la pose de matériaux granulaires. Les documents d’appel d’offres sont disponibles exclusivement sur le SEAO (www.seao.ca) à compter du 9 février 2026. (Addenda-2 – Ouverture retardée)
-Les soumissions scellées doivent être déposées au 18, rue Chartier, La Patrie (Québec) J0B 1Y0, au plus tard le 19 mars 2026 à 10 h 00.
Ouverture publique le même jour à 10 h 05.
La Municipalité ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.
Marcel Morin est photographié devant la photo « L’autobus scolaire », réalisée en 2017 à New Delhi, en Inde. Cette photo a été offerte à l’école Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie, une école qu’il a fréquentée quand il était enfant. Photo fournie
Le 17 novembre dernier, Marcel Morin, un photographe, a offert une photographie grand format intitulée L’autobus scolaire à l’école primaire Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie.
Ce photographe voulait que cette œuvre soit une « source d’inspiration pour les élèves» et qu’elle leur ouvre « une fenêtre sur le monde. »
« Souvenez-vous que le monde vous attend, que votre curiosité est une boussole, et que chaque jour d’école peut ouvrir une porte vers l’infini », est-il écrit dans un texte d’accompagnement destiné aux élèves. Il a été remis en même temps que la photographie.
« Je suis né à La Patrie. Je suis allé à cette école-là. Je voulais remettre quelque chose à mon lieu de naissance », de dire Marcel Morin. « La remise [de la photographie] est déjà faite et elle est déjà installée dans la bibliothèque de l’école. »
Cette photographie faisait partie de l’exposition La beauté d’un peuple – Inde & Sri Lanka, présentée du 12 octobre au 16 novembre 2025 au Centre culturel de Cookshire-Eaton.
Cette œuvre est très particulière pour lui. « Je préparais l’exposition La beauté d’un peuple. C’est la première photo que j’ai prise lors de ma première journée à New Delhi, en Inde, en 2017. » Marcel Morin est un photographe autodidacte. Sa passion pour la photographie a commencé tôt. « Mon père m’a donné une caméra quand j’avais 11 ans. C’est une passion qui fait partie de ma vie depuis ce temps. »
Son travail l’a amené à voyager dans différents pays. Il a continué à prendre des photos. « Plus j’en faisais, plus ma technique s’est développée et mon sens artistique aussi. C’est à partir des années 2000 que c’est devenu de plus en plus sérieux. » Comme il est un artiste bien occupé, il n’y a pas eu de cérémonie officielle pour souligner la remise de son œuvre à l’école. « J’aimerais vraiment ça faire une rencontre avec les élèves et les employés de l’école pour connaitre leurs réactions. Je repars bientôt en voyage. À mon retour, je vais voir comment on peut arranger ça. » Il aimerait aussi partager avec les élèves son expérience des voyages qui ont permis à un gars « de partir d’un petit village et d’explorer le monde. »
Le Père Noël est surpris sur le fait de quitter son atelier. Il part, en avance, distribuer des cadeaux aux personnes qui ne verront pas Noël parce que la maladie les aura emportés. J’espère que cette pensée saura mettre un peu de baume sur celles et ceux qui restent. PHOTO JEAN-CLAUDE VÉZINA.
Aux côtés de l’auteure Danika Delage lors du lancement de son livre à La Patrie (de gauche à droite) : son grand-père Rejean Delage, son père Éric Delage, l’auteure, sa mère Amélie Verret, son jeune frère Yanik Delage et sa grand-mère par alliance Nicole Gagné. PHOTO : John Mackley
The War of Flames : Ce sera nous ou eux… est le titre d’un roman de 445 pages récemment publié par Danika Delage et lancé le 6 décembre à la bibliothèque municipale de La Patrie. Quelque 35 personnes ont assisté à cet événement festif, et la jeune auteure était entourée de sa famille et de ses amis. Ses parents sont originaires de La Patrie, mais vivent maintenant à Saint-Amable, et elle est étudiante au secondaire à Boucherville.
Les dragons jouent un rôle important et fougueux dans l’histoire, qui met également en scène des personnages inspirés de ses amis et des membres de sa famille, notamment son petit frère. Mais il s’agit clairement d’une œuvre de fiction et de fantasy, une « romantasy », comme la décrit Danika, destinée aux lecteurs âgés de 15 ans et plus.
Je sais que les dragons n’existent pas, mais s’ils existaient, ce serait mon animal préféré », plaisante-t-elle.
Bien que le livre soit écrit en français, le titre est en anglais « pour des raisons esthétiques », a-t-elle déclaré, soulignant que d’autres auteurs écrivant en français utilisent parfois des titres anglais. Elle est bien placée pour le savoir, car elle est une lectrice avide, ayant l’habitude de lire un livre par jour, en français mais aussi en anglais.
Danika a écrit ce livre en trois mois, y compris la révision et la relecture par sa mère et son enseignante, « Mme Annie-Pierre ». Cet exploit est d’autant plus impressionnant que l’histoire est bien construite, avec des dialogues habiles et des descriptions vivantes.
« Je n’ai pas du tout utiliser l’IA dans mon projet, puisque je trouve que ça n’aurait pas fait de moi une vraie autrice, » a-t-elle écrit dans un courriel. La couverture du livre représente un dragon s’élevant vers le ciel, d’après une esquisse qu’elle a elle-même réalisée.
« J’ai écrit ce livre avec un plan précis en tête, soigneusement réfléchi et calculé. Mais au fil du temps, j’ai laissé l’histoire me porter, mes mains écrire une aventure au sens parfois étrange, mais qui reflète en partie ma vie, » a-t-elle écrit dans sa page de remerciements.
Mais ce n’est pas tout. Elle a déjà écrit un deuxième tome de sa nouvelle série « The Blood Series », et a bien avancé dans la rédaction du troisième. Son premier livre est auto-édité et disponible sur Amazon.ca.
Danika envisage-t-elle une carrière d’écrivaine ? Pas vraiment. Elle songe plutôt à devenir psychologue légiste.
Une chose est sûre : son intelligence et son imagination, tant à l’écrit qu’à l’oral, laissent présager un avenir très prometteur pour Danika Delage.
Des membres du personnel et des parents impliqués bénévolement au sein du conseil d’administration du Ballon Rouge sont photographiés avec la mairesse de La Patrie, à gauche, et le député de Mégantic, à droite. Photo : Carole Dessureault
Une journée Portes ouvertes a eu lieu le 13 septembre dernier au centre de la petite enfance (CPE) Le Ballon Rouge à La Patrie pour célébrer ses 50 ans. Une cinquantaine de personnes ont assisté à l’événement. Les anecdotes sont nombreuses dans l’histoire de ce CPE, qui est intimement liée à celle de la population de La Patrie.
« Marjolaine [Vézina] a été mon éducatrice et elle a été l’éducatrice de mes enfants. […] C’est un petit milieu et on est content de l’avoir encore aujourd’hui notre CPE », de dire Émilie Faucher, une maman qui travaille et qui s’implique bénévolement comme vice-présidente du conseil d’administration du CPE.
« On a été la première garderie en milieu rural » dit-elle fièrement. Son propos est confirmé par une archive du journal La Tribune de 1985, exposée sur un des murs du CPE, qui soulignait alors le dixième anniversaire du Ballon Rouge.
Photo fournie
Au cours de ses 50 années d’existence, Le Ballon Rouge a connu trois adresses. La seconde était située au 20, rue Notre-Dame Est de 1980 à 2009. Les installations actuelles ont été inaugurées en janvier 2009, avec un agrandissement en 2015.
Il y a eu aussi des moments plus difficiles pour le CPE. En 2006, ce dernier a failli fermer ses portes, car « on a eu un moment où il y a eu moins d’enfants au village et on ne remplissait pas les [quotas] des groupes », d’expliquer Émilie.
L’organisation de cette journée a demandé beaucoup de temps de la part du comité organisateur des 50 ans du CPE Le Ballon Rouge. « C’est un dur travail de trois mois et demi et beaucoup de rencontres », de conclure Émilie.
Johanne Delage en février dernier lors d’une conférence à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Photo : Jean-Marc Brais
Outre son rôle de mairesse de La Patrie, Johanne Delage porte plusieurs chapeaux. Elle est entre autres présidente du comité MADA (Municipalités amies des aînés) et Famille pour la MRC du Haut-Saint-François. Sa conviction profonde? Qu’il faut recréer des liens entre les gens.
Mme Delage vient d’une famille nombreuse. Chaque année, ils sont près de 88 à se retrouver. « Pour moi, tout part de la famille. C’est la racine, c’est la relève. On ne peut pas mettre la famille de côté », dit-elle avec assurance.
On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que la mairesse est la proche aidante d’une tante âgée. « Souvent, c’est la méconnaissance des ressources… ou la honte de demander de l’aide. Les gens craignent d’être jugés, parfois même parce qu’ils ne veulent pas admettre que leur proche perd ses facultés. Mais il faut apprendre à tendre la main, à aller chercher du répit. »
« Aujourd’hui, les gens se sentent plus seuls que jamais », insiste Mme Delage. « On a besoin de se rassembler, du plus petit au plus vieux, de prendre soin les uns des autres. » Cette conviction trouve un écho dans la démarche MADA-Famille, qui prend la forme d’un projet qui unit les municipalités du Haut-Saint-François. « Ce qui est beau, c’est qu’on apprend à travailler ensemble », explique Mme Delage. « En regroupant nos forces, on peut offrir davantage aux citoyens que si chacun restait isolé. »
Photo : Patrice Amyot
À La Patrie, cette philosophie se reflète concrètement dans la programmation du 150e anniversaire. Le 27 septembre, un spectacle de magie avec le célèbre Alain Choquette accueillera gratuitement les enfants de 13 ans et moins. Et le 4 octobre, tout près de la Journée internationale des aînés, Patrick Normand et sa conjointe viendront offrir un concert exclusif. Penser aux enfants comme aux aînés, c’est construire un territoire plus uni, selon Johanne Delage. « C’est ça, MADA-Famille : réapprendre à vivre ensemble. »
Les Murmures du Canton sur les murs de l’Église Saint-Pierre de La Patrie. Crédit : Carole Dessureault
À l’été 2021, c’est à Cookshire-Eaton, qu’a commencé l’aventure des Murmures du Canton dans le Haut-Saint-François. Le 15 juillet dernier, lors d’une conférence de presse à La Patrie, on a appris que le circuit de projections architecturales Murmures se bonifiait de deux nouvelles municipalités : La Patrie et Scotstown.
L’église Saint-Pierre de La Patrie et la nature du parc Walter-Mackenzie de Scotstown serviront d’écran pour la projection d’images lumineuses sur fond musical. Une nouveauté par rapport au projet initial Murmures de Cookshire-Eaton est l’ajout d’une narration sous forme de conte, personnalisée à chaque lieu de projection.
« À Cookshire, on a un peu de narration. […] L’écriture du texte narratif, c’est beaucoup plus abouti dans nos deux derniers projets. Ça pris deux ans de travail pour les réaliser », d’expliquer Sébastien Croteau, directeur artistique du projet Murmures. Ce natif de Weedon dirige aussi l’entreprise de production L’inconnu dans le noir.
Sébastien Croteau lors de la conférence de presse du 15 juillet. Crédit : Patrice Amyot Photographe/ARTEFIA
L’originalité de ce projet multimédia est que chaque municipalité a un produit unique, de par les images projetées, les structures utilisées pour la projection, la musique et la narration.
Pour Josée Prévost, adjointe administrative au Centre local du développement (CLD) du HSF, organisme qui coordonne Murmures, « ce projet est unique, original, grandiose. Il va éblouir autant les enfants que les adultes. […] En plus, c’est gratuit. »
Quant à la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, elle était totalement conquise. « C’est magnifique ! […] Comme on fête notre 150e, on a dit oui à ce projet. Ça raconte si bien notre histoire. […] En plus, ça devient un élément attractif pour le tourisme. »
Crédit : Patrice Amyot Photographe/ARTEFIA
« C’est vraiment beau. Wow! C’est notre histoire, mais c’est la façon de la raconter… Avec les images, ça met de la vie », de dire Rachel Corbeil, âgée de 18 ans et habitant à Cookshire-Eaton. Elle faisait partie de la cinquantaine de personnes ayant assisté aux Murmures à La Patrie.
Ces spectacles d’une durée de 15 minutes sont présentés en boucle, trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi), de la mi-juillet à la mi-septembre de la noirceur totale jusqu’à 23 h.
Entourée de sa famille, au CIUSSS-CHUS Hôpital Fleurimont de Sherbrooke, le dimanche 25 mai 2025, à l’âge de 72 ans et 11 mois, est décédée Mme Lisette Meunier, épouse de M. Léo Blais, demeurant à La Patrie.
Elle laisse dans le deuil outre son époux Léo Blais, ses enfants Mélanie Blais, Jonathan Blais (Amélie Talbot St-James), Valérie Blais (Jasmin Brière), Jowel Blais. Ses petits-enfants Anaïs (Marguerite), Maxime, Kalix, Amy, Delya, Emerick, Lisa-Marie et Julian.
Elle était la fille de feu Anysie Potier (feu Jean-Noël Delafontaine) et feu Thomas-Louis Meunier, ainsi que la belle-fille de feu Adrienne Choquette et feu Englebert Blais. Elle était la sœur de feu Roger Meunieur, Marlène Meunier (Martin Corriveau). Elle était la belle-sœur de feu Jeanne d’Arc Blais, Isabelle (feu Marc Dupont), Mariette, Gaétane (Luc Tardif), Lise (René Beloin), Denise (Jacques Brochu), Jean-Paul (Sylvie Breault), feu Jean-Guy (feu Nicole Brochu), Gemma, Ginette (Jean-Louis Gobeil), Louise (Grégoire Audet). Elle laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines ainsi que de nombreux parents et ami(e)s.
Funérailles
Le service religieux sera célébré le samedi 14 juin 2025 à 11 h en l’église St-Pierre de La Patrie.
Visites
La famille recevra les condoléances : le vendredi 13 juin de 14 h à 16 h 30 et de 19 h à 21 h, le samedi jour des funérailles de 9 h à 10 h 30, en présence du cercueil. Au Centre communautaire de La Patrie au 18 rue Chartier, La Patrie.
Inhumation
L’urne cinéraire sera inhumée ultérieurement au cimetière de La Patrie.
Don
Votre témoignage de sympathie peut se traduire par un don à Fondation du CHUS et/ou à la Société Alzheimer de l’Estrie.
Renseignements
Direction des funérailles Centre Funéraire Coopératif du Granit Manon Grenier, directrice générale
Pour tous renseignements additionnels, composez le 819-583-2919 ou sans frais le 1-800-667-2919.
Brigitte Savoie et Yvan Pion interprétant la chanson-thème du 150e de La Patrie. Crédit : Jean-Marc Brais
La Patrie a maintenant sa chanson-thème soulignant ses 150 ans de fondation. L’hymne a été présenté aux citoyens le mois dernier.
En tant que musiciens, Yvan Pion et Brigitte Savoie sont des habitués de l’église Saint-Pierre de La Patrie. Ils y ont entre autres chanté la messe du Nouvel An. Au mois de février, M. Pion a approché la municipalité en avançant que « un 150e, ça prend une chanson. »
En quelques semaines, le musicien a écrit des paroles et une mélodie qu’il a enregistrées dans le studio de Mario Hébert. « C’est lui qui a réalisé l’album Miserere de Bruno Pelletier », indique M. Pion.
Le résultat final embrasse le style country avec une forte présence de guitares pour faire un clin d’œil à Guitabec. « On voulait que ce soit festif, pas trop de paroles. Avec des petites images qui évoquent la région : les montagnes, les champs, les étoiles, les enfants », indique celui qui est conseiller en emploi chez Intro-travail et CJE du Granit.
Brigitte Savoie et Yvan Pion à l’église Saint-Pierre de La Patrie.
En compagnie de sa conjointe Brigitte Savoie, il a tout d’abord présenté son œuvre aux élèves de l’école Notre-Dame-de-Lorette. Le dévoilement officiel s’est fait à la salle municipale la fin de semaine de Pâques.
Ce genre de projet est très significatif pour l’auteur-compositeur-interprète. « Pour moi, c’est important parce que je me questionne toujours sur « Quel est l’avenir des villes en périphérie »»? À tel point qu’il s’est donné la mission de créer un diaporama constitué de photos de la municipalité ainsi que d’images d’archive pour accompagner visuellement sa chanson.
La municipalité de La Patrie propose une année entière d’activités spéciales afin de souligner son 150e anniversaire. Elle inaugurera son arbre emblématique, un érable rouge, le 15 mai dernier à la Halte Éva-Senécal en présence du député provincial de Mégantic, François Jacques. Le 7 juin, une exposition de voitures antiques se tiendra à l’atelier RPL au cœur du village. Une projection son et lumière devrait être dévoilée sur les murs de l’église au courant de l’été. Celle-ci sera signée L’Inconnu dans le noir.
Son emplacement actuel n’étant plus aux normes, le CLSC de La Patrie envisage de déménager ses services dans l’ancienne Caisse Desjardins, fermée il y a un an. C’est la Municipalité qui se porterait acquéreur de l’immeuble et qui louerait l’espace au CIUSSS de l’Estrie–CHUS.
Annoncé à la va-vite en novembre dernier, le déménagement du CLSC devait initialement se faire avant le 31 mai 2025, le bail des installations de la rue Dumoulin étant venu à échéance. Or, depuis ce temps, les Immeubles MN, propriétaires des lieux, ont extensionné gratuitement le bail jusqu’en 2026.
L’ancienne Caisse Desjardins de La Patrie est affichée au prix de 350 000 $ sur le site de Proprio Direct. Une récente contre-offre de Desjardins laisserait l’immeuble à la Municipalité de La Patrie pour une somme de 225 000 $. Vu que « c’est un projet qui va bénéficier à la population, ils ont laissé 125 000 $ sur la table », explique le directeur général de la municipalité, Antoine Prévost.
Un aperçu de l’intérieur des anciens locaux de la Caisse Desjardins de La Patrie fermée en 2024. Crédit : Proprio Direct
Toutefois, le bâtiment datant de 1964 affiche plusieurs réparations. En mars, le conseil municipal avait mandaté la firme Inspectech de Sherbrooke pour inspecter l’ancienne institution financière. « Dans les travaux immédiats, c’est la membrane au toit, ajouter de l’aération dans l’entretoit », du drainage vu les infiltrations d’eau et des fenêtres à remplacer, a expliqué M. Prévost lors d’une séance extraordinaire tenue le 29 avril.
Outre ces travaux estimés à 28 000 $, il resterait également des analyses d’amiante et de moisissure dans les murs. Le directeur des travaux publics de La Patrie, Mathieu Carrier, s’est montré réaliste. « Il reste bien des travaux à faire, on va se le dire. Il y a beaucoup plus de travaux que le drainage et l’amiante. L’entretoit, on n’a même pas été capable d’aller dedans. On sait même pas s’il y a des infiltrations d’eau.»
La séance extraordinaire du 29 avril visait donc à autoriser « un budget pour qu’on fouille plus loin », comme l’a présenté le DG Prévost. « On a un délai d’acceptation qui est au 30 de mai […] pour faire nos vérifications puis voir comment on peut ajuster le prix sur l’offre d’achat qui a été faite », conclut ce dernier.
L’enseigne indiquant le chemin vers l’actuel CLSC de la rue Dumoulin à La Patrie. Crédit : Jean-Marc Brais
La tête d’une guitare de marque Godin. Photo provenant de l’entreprise
On accuse le journal de publier des « commérages de perron d’église », et le professionnalisme de notre journaliste, Jean-Marc Brais, est attaqué au sujet de notre article la semaine dernière sur l’avenir des usines de Guitabec à La Patrie. Notre première publication à ce sujet suivait une semaine d’enquête par M. Brais, par téléphone, par courriel, sur Internet et sur le terrain, en personne, à La Patrie. Son travail et la crédibilité du Haut-Saint-François à travers la région parlent d’eux-mêmes, mais je vous offre ici quelques aperçus pour aider à mieux comprendre et pour corriger les accusations.
Les gens de La Patrie et de la région se questionnent depuis un certain temps sur l’avenir des usines de Guitabec, et on nous a demandé récemment pourquoi on ne s’intéressait pas à cette question. M. Brais l’a alors abordée, en commençant par contacter l’usine de La Patrie. On lui a dit que les gens de l’usine ne pouvaient pas répondre à ses questions et qu’il devait plutôt s’adresser à la direction de l’entreprise à Montréal. M. Brais l’a fait une dizaine de fois en sept jours ouvrables, sans réponse. Il a enregistré ses messages. Il a aussi continué ses recherches sur le terrain.
Peut-être le sujet est-il délicat ? La gestion d’une entreprise d’envergure internationale, avec des installations dans des petites communautés comme La Patrie, doit impliquer des enjeux parfois difficiles, en termes de main-d’œuvre, tarifs américains, perception de la communauté et plus. On peut comprendre que ce n’est pas évident de gérer les communications autour de ces enjeux. On peut aussi comprendre le milieu local, sa fierté envers une entreprise, ses espoirs de préserver des emplois et une institution centrale.
D’où les questions qui circulaient. Et d’où l’importance de bien communiquer, par l’entreprise, par la communauté, les employés, et par le journal communautaire. Sans communications saines et ouvertes, les doutes, les peurs et la confiance se dégénèrent.
Après notre publication sur Internet le 31 mars, la direction de l’entreprise ne nous a toujours pas contactés, mais a émis un mémorandum à ses employés à l’effet que notre article constitue des « commérages de perron d’église » et qu’elle est « surprise » de la nouvelle.
L’article a fait fureur, attirant une attention hors norme comparativement à nos publications régulières; aussi des critiques inhabituelles, incluant cette réaction si ancienne et simpliste de tirer sur le messager.
Radio-Canada s’est ensuite intéressée à l’histoire et a fait un suivi. À notre grande surprise, leurs journalistes ont réussi à parler au responsable de l’entreprise à qui nous avons laissé tant de messages. La question demeure : pourquoi ne nous a-t-il pas répondu ? Si les usines ne ferment pas, c’est une simple et heureuse réponse à donner, n’est-ce pas ? Nos lecteurs aimeraient bien l’entendre. C’est dommage qu’on ne nous offre pas ce respect, au journal local, et à son journaliste professionnel qui est maintenant attaqué, d’offrir cette réponse qui aurait été si simple à donner.
L’intérêt et la sensibilité autour de notre article parlent peut-être aussi fort que la version des faits que nous avons pu déterminer avant publication. Jean-Marc Brais a bien fait ses recherches et est même allé au-delà pour pouvoir répondre aux questions qui circulaient quant à l’avenir de cette institution importante. Que les porte-paroles de cette institution ne soient pas disponibles pour répondre à nos questions n’aide évidemment pas la communauté à comprendre des évènements qui l’affectent. Un moment donné, le messager, qui est le journal communautaire, doit publier les faits au meilleur de sa connaissance, ce que nous avons fait par Internet en premier, selon ma décision, et que nous continuerons à faire.
D’après un communiqué émis par le bureau du député François Jacques.
Le député de Mégantic, François Jacques, a annoncé le 25 mars dernier des investissements de 7 978 561$ pour les routes de la circonscription. Ce montant vise à assister les municipalités de La Patrie, Bury, Cookshire-Eaton, Weedon, Lac-Drolet et Stratford dans l’amélioration ou le maintien des chemins locaux et municipaux.
Ces sommes proviennent du programme d’aide à la voirie locale (PAVL). Pour l’année financière 2025-2026, plus de 384,2 M$ seront investis dans le cadre d’une version bonifiée du PAVL, de manière à préserver l’efficacité et la sécurité des transports au Québec.
Pour l’année 2024-2025, ce sont actuellement près de 1 047 bénéficiaires qui ont reçu un financement dans le cadre du PAVL, pour une somme totale de 369 M.
« Dans un vaste et beau territoire comme le nôtre, la mobilité est extrêmement importante. Grâce à une enveloppe de plus de 384 M$ cette année, nous contribuons à offrir aux Québécois des infrastructures de qualité et sécuritaires, qui répondent à leurs besoins » de dire la vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.
« Plus que jamais, nous sommes à l’écoute des besoins des municipalités et de leurs résidents dans Mégantic pour l’optimisation de leurs infrastructures routières, essentielles aux déplacements. Je remercie ma collègue et salue l’excellente collaboration des autorités locales, qui partagent notre volonté de garantir un réseau routier sûr et efficace », selon M. Jacques, qui est aussi président du caucus du gouvernement.
La version originale de cet article, publiée le 31 mars, parlait de la fermeture prochaine des deux usines de Guitabec de La Patrie. Lisez la lettre du directeur à ce sujet.
À La Patrie, plusieurs sources s’entendent pour dire que Guitabec, derrière les Guitares Godin, fermerait son établissement de la rue Principale Sud (route 257). La direction, dont le siège social est situé à Baie-d’Urfé sur l’île de Montréal, répond toutefois que non.
Pendant une semaine, le Journal a tenté de joindre la direction de Guitabec, en vain. Ensuite, le 1er avril, à la suite de la parution d’un article sur notre site Internet, Daniel Roy, le directeur financier de l’entreprise, a acheminé un mémo aux employés de La Patrie. Dans celui-ci, il stipule qu’ « il n’est aucunement question que votre usine cesse ses opérations » et que « nous prévoyons amener de nouvelles étapes de production à votre usine ».
Mauvais présage ?
En 2020, Guitabec a fermé son usine de Berlin au New Hampshire qui s’occupait de l’assemblage. Au Registraire des entreprises du Québec, Guitabec ne recense que trois établissements, soit l’usine de la route 212 (« en haut du village ») de La Patrie ainsi que celles de Richmond et Princeville. Nulle mention de l’établissement sur la route 257 « en bas du village ».
Les mises à pied se sont aussi accumulées au fil des années. « L’inspectrice [en bâtiment] qu’on est en train de former, elle était chez Guitabec », indique la mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Ils ont fait des mises à pied l’été dernier. »
Sans être au courant de la gestion interne des usines, Mme Delage dit avoir observé une baisse marquée du nombre de véhicules dans les stationnements. « Il n’y a pas foule avec les autos qui sont là. Il y a des autos, mais c’est pas à pleine capacité. »
C’est ce que nous avons pu constater lors de notre passage le jeudi 27 mars en après-midi. Une dizaine de voitures étaient garées aux abords de l’usine d’en haut (route 212) et seulement trois l’étaient à l’usine d’en bas (route 257).
Voisine de cette usine depuis 55 ans, Louise Verret y a travaillé et a été la conjointe de Claude Boucher, fils de Normand Boucher à qui l’on doit la ligne de guitares Norman, aujourd’hui produites par Guitabec. À ses yeux, « les deux shops sont fermées ».
L’usine de Guitares Norman sur la rue Principale Sud (route 257) avant son incendie en septembre 1980. Crédit : Famille Boucher
« Ça fait plusieurs fois qu’ils avertissent que c’est fini. Avant les fêtes, c’était vraiment fini. Finalement, après les fêtes, il en est rentré 10-12 en haut. » Lors des belles années, « ici en bas, ils étaient 85-100, puis en haut, ils étaient 200 [employés] ».
Louise Verret est voisine depuis 55 ans de l’usine Guitabec de la rue Principale Sud (route 257). Elle s’apprête elle aussi à tourner une page d’histoire puisqu’elle a récemment mis sa maison en vente. Crédit : Jean-Marc Brais
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C’est cette période de l’histoire que continue de mettre de l’avant les guitares Seagull, l’une des cinq marques de Guitabec. Sur son site internet, on lit que « La Patrie compte une population d’environ 475 habitants dont environ la moitié fabrique des guitares avec une fierté peu commune ». Ces données sont obsolètes puisque la population de la municipalité est aujourd’hui évaluée à 815 personnes, mais démontrent tout de même l’importance qu’ont eu les usines à une certaine époque.
Des publications datées du 7 et du 13 mars sur la page Facebook de Seagull parlent de guitares « fabriquées à la main dans le village de La Patrie, un lieu où la tradition artisanale s’épanouit. Avec ses 800 habitants, ce village incarne l’âme de nos instruments. […] Chaque guitare raconte l’histoire d’un village et d’une passion pour la musique. »
Un employé du siège social de Guitabec qui a demandé l’anonymat reconnait que le contexte politique actuel favorise les guitares québécoises. « Nos guitares sont en demande, surtout en ce moment. Les détaillants et les clients recherchent plus que jamais des produits fabriqués au Canada. »
Malgré ce contexte à première vue favorable, une visite sur la section Carrières du site Internet de Guitares Godin n’affiche qu’une seule offre d’emploi pour ses quatre lieux de travail, en comptant le siège social de Baie-d’Urfé : accordeur de guitares à l’usine de Richmond.
En entrevue avec Radio-Canada Estrie pour démentir les rumeurs de fermeture d’usines, le directeur financier de Guitabec, Daniel Roy, disait « attendre le retour au pays d’un membre de la haute direction pour connaître concrètement les plans d’avenir de l’entreprise. » Le membre en question est Simon Godin, directeur général et fils du fondateur Robert Godin, qui est en Europe jusqu’à la fin de cette semaine.
Citoyens et citoyennes de La Patrie et des environs,
Nous comprenons que l’annonce concernant la fin du bail du CLSC dans les locaux actuels ait pu générer des questions, des incompréhensions et des préoccupations au sein de la communauté. En aucun moment, il n’a été dit ou a été de notre intention de retirer la présence des services actuels de santé et de service sociaux de la municipalité de La Patrie. Contrairement à certains messages véhiculés au sein de la municipalité, nous tenons à vous réaffirmer que notre priorité a toujours été de maintenir les services de santé et les services sociaux dans votre municipalité.
Nous souhaitons souligner notre appréciation concernant l’offre des propriétaires des lieux actuels du CLSC qui permet aux équipes de rester dans les locaux actuels le temps de préparer le nouvel emplacement.
Cette entente facilitera la transition prochaine vers de nouveaux locaux à La Patrie. Soyez assurés que vous serez informés de la progression des démarches.
François Harvey et Zakary Prévost, tous deux du Haut-Saint-François, se sont distingués à la compétition de biathlon à La Patrie le 11 et 12 janvier, alors que leurs pairs de l’équipe de l’Estrie ont rendu compétition forte à l’équipe de Chelsea de l’Outaouais.
Huit équipes ont participé à l’évènement, venues des coins aussi loin que le nord-ouest de l’Ontario et le Vermont, à travers cette frontière de plus en plus difficile à franchir.
Plus de 75 médailles ont été remises aux compétiteurs pour leurs performances aux premiers rangs, incluant une dizaine d’athlètes de chacune des équipes de Chelsea et de l’Estrie, les deux équipes qui ont le plus dominé les podiums.
Mais c’est la joie de vivre et d’y participer qui régnait au site de biathlon, caché entre La Patrie et Chartierville, dans des conditions d’hiver parfaites. Plusieurs skieurs continuaient à patiner le long des sentiers bien après les compétitions; les jeunes glissaient à droite, à gauche et partout dans leurs immenses tubes; la salle à manger bouillonnait d’athlètes et leurs membres de famille à l’heure du dîner; d’autres appréciaient le feu de joie ensemble dehors en cercle avec leurs chocolats chauds; et, même notre ancien collègue, Jean-Claude Vézina, était déguisé en père Noël, pour circuler dans la foule et offrir des cadeaux en remerciements aux bénévoles.
Ensuite, le tout s’est répété en fin de semaine dernière, le 25 et 26 janvier, après que ce journal soit sous presse. Lisez notre numéro du 12 février pour les résultats et notre reportage!
Il reste moins de six mois aux installations du CLSC de la rue Dumoulin à La Patrie. D’ici la fin mai 2025, le centre de services devra se reloger dans un endroit inconnu dans la municipalité. L’annonce de ce déménagement via les réseaux sociaux le 13 novembre dernier a grandement fait réagir la population.
Après 40 années installé dans une ancienne résidence, le CLSC change de lieu à cause d’une hausse de loyer et des exigences élevées du Ministère de la Santé et des Services sociaux. « Les couts ont doublé », explique Karine Duchaineau, directrice générale adjointe des programmes sociaux au CIUSSS de l’Estrie – CHUS.
De gauche à droite : Karine Duchaineau, directrice générale adjointe des programmes sociaux au CIUSSS de l’Estrie – CHUS; Antoine Prévost, directeur général de La Patrie; et Johanne Delage, mairesse.
Les propriétaires des locaux actuels du CLSC, Mario Audet et Nicole Labrecque, ont acquis l’immeuble il y a bientôt 20 ans. « Entre 2005 et aujourd’hui, le pied carré a triplé », indique M. Audet. Cet écart reste supérieur au tarif qu’il a proposé au Ministère lors du renouvellement. « J’ai été au minimum. […] On l’a même pas doublé. »
Le dernier bail signé entre les deux parties date de 2011 et était fixé pour une durée de dix ans. Le futur bail de 2025 comporte 40 pages d’exigences du Ministère. Il aurait fallu que de nombreuses améliorations soient faites à l’ancienne résidence de la rue Dumoulin. En ce sens, la situation du CLSC de La Patrie demeure unique.
« C’est quand même rare qu’il y ait des services qui soient pas dans un immeuble », reconnaît la directrice générale adjointe au CIUSSS. « En 2011, c’était correct. Aujourd’hui, c’est différentes circonstances. C’est vrai qu’il y a une évolution des exigences du Ministère. C’est pas nous, le Ministère, mais on applique ce cadre-là ce qui fait en sorte que c’est de plus en plus exigeant. »
Le CLSC loge depuis 40 ans dans cette ancienne résidence de la rue Dumoulin à La Patrie. La bâtisse n’atteint plus les normes fixées par le Ministère de la Santé.
Chaise musicale et sauce piquante
Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a pris la décision de déplacer le CLSC de La Patrie le 22 octobre, après des négociations entamées en février dernier. Il devra avoir quitté ses locaux actuels le 31 mai 2025.
« L’échéancier, c’est un défi », admet le directeur général de La Patrie, Antoine Prévost. « Malheureusement, on connaît pas encore l’emplacement aujourd’hui, mais on travaille là-dessus. »
Divers locaux ont été envisagés dans la municipalité ces dernières semaines. « Ce qui est le plus probable à date dans la première visite, c’est le centre communautaire », poursuit M. Prévost.
Or, de nombreux organismes sont déjà installés dans ce centre. Ainsi, l’aménagement du CLSC « va causer un mouvement des organismes communautaires » selon M. Prévost, une possibilité qui n’a guère réjoui les citoyens présents à la séance d’information du 25 novembre.
Une cinquantaine de personnes ont assisté à la séance d’information tenue le 25 novembre à la salle municipale de La Patrie.
Outre ces possibles évictions et le trop court délai, les gens ont aussi critiqué la façon dont a été annoncé le projet. « Au lieu qu’on apprenne ça sur les réseaux sociaux, je pense qu’il aurait été plus sage d’en parler avec les citoyens. Ça aurait peut-être enlevé un certain doute, certaines idées préconçues », s’est exprimé un membre de l’assistance le 25 novembre.
La mairesse Johanne Delage a reconnu que « les médias sociaux ont été inondés » de fausses informations. Certains y ont vu un prétexte à fermer le point de service de La Patrie, chose qu’a démentie à plusieurs reprises Karine Duchaineau du CIUSSS de l’Estrie – CHUS au cours de la séance d’information. « Les services vont rester à La Patrie. »
De même, « on ne prévoit pas de diminution de services » autres que dans les périodes de vacances d’été du personnel, comme ce fut le cas ces deux dernières années. Si l’objectif de la séance d’information était de rassurer les citoyens, force est d’admettre que plusieurs sont restés avec de nombreuses questions.
Pour le locateur actuel du CLSC, Mario Audet, « la sauce va commencer à être piquante tout à l’heure ». « J’ai pas le sentiment qu’au bout de la ligne, je vais avoir gagné quelque chose. Juste des pertes de santé et de temps. »
Crédit photo : Aménagement forestier coopératif des Appalaches
Malgré le début de la saison de la chasse à l’orignal, l’Abri-bois de La Patrie grouillait de gens venus souligner les 50 ans d’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA) le 28 septembre dernier. Le groupement a tenu son assemblée générale annuelle en avant-midi, avant que la journée ne se poursuive avec des activités et des compétitions amicales de sciotte, de clou dans la buche et de godendart. Fait à mentionner, cette dernière épreuve a été remportée par deux septuagénaires!
La Patrie se mobilise
Bien qu’AFCA ait son bureau principal à La Patrie, la majorité des 19 municipalités de son territoire est située dans la MRC du Granit. Néanmoins, c’est la mobilisation des gens de la communauté de La Patrie qui a mené à la fondation de la coopérative, il y a 50 ans.
À ce moment, plusieurs municipalités rurales font face au même problème : l’abandon des fermes et l’exode rural. Il y a également beaucoup de pillage de bois sur les lots abandonnés.
« Les pilleurs de lots étaient très dérangés par la philosophie d’aménagement du groupement. […] Ils contrôlaient l’offre sur le marché et nous sommes venus influencer les cartes », se rappelle Robert Proteau, premier directeur général d’AFCA.
Face au pillage et à l’abandon des terres, le comité de développement économique de la paroisse de La Patrie se forme. « On voulait créer des fermes forestières, des unités de production pour remplacer les agriculteurs qui s’en allaient », indique Marius Blais, l’un des fondateurs du groupement.
En 1974, AFCA est le premier groupement forestier en Estrie et seulement que le quatrième dans la province. Si le but premier est de permettre aux propriétaires de lots boisés de vivre de leur propriété, aujourd’hui, la valeur de ces mêmes lots ne le permet plus. La clientèle a beaucoup changé et les besoins aussi. « Aujourd’hui, le groupement forestier donne des services surtout à du monde de la ville qui achète des lots en campagne », confie Marius Blais, à qui on a rendu hommage pendant la journée.
Tournée vers l’avenir
La coopérative est dirigée par Nicolas Fournier depuis 2020. Celui-ci a commencé à y travailler il y a 25 ans, alors qu’il n’était âgé que de 20 ans. Il a pu autant vivre le débardage avec des chevaux que la mécanisation des opérations de récolte. Sous sa gouverne, l’AFCA s’est doté du Centre acéricole, qui permet entre autres de bouillir l’eau d’érable des producteurs, en 2021.
Malgré une diversification de ses activités en vue d’affronter l’avenir, le 50e d’AFCA aura servi à « mettre l’emphase sur l’historique du groupement forestier. […] Ce qu’on a organisé, c’était vraiment pour les anciens, les fondateurs », assure M. Fournier.
« Il y a un mouvement vers la coopération de plus en plus. On pense que ça perd de la vitesse. Mais c’est prouvé que la coopération mène toujours plus loin qu’une organisation inc. Une coop, ça n’appartient à personne, mais à tout le monde. »
À l’extrême gauche, les frères Gilles et Gaston Langlois portent leur médaille d’or, aux côtés de Robert Proteau et de leurs plus jeunes compatriotes. Leur « meilleure technique de coupe » leur a permis de se démarquer. Crédit photo : Aménagement forestier coopératif des Appalaches