La courgette… ou le légume qui fait naître la créativité en cuisine

Comme tous les ans, ou presque, la courgette (ou zucchini) semble pousser dès qu’on a le dos tourné. On dirait qu’il suffit d’une journée sans aller au potager pour qu’elle se multiplie et atteigne parfois des tailles impensables. Mais que faire de ce légume ?

Connaissez-vous la courgette?
Elle fait partie de la famille des plantes cucurbitacées, tout comme le melon, la courge et le concombre. La courgette est en fait une courge qui est consommée avant qu’elle atteigne sa maturité. C’est en Amérique centrale et au Mexique qu’elle aurait d’abord été cultivée. Souvent appelée zucchini, les italiens auraient initié l’habitude de la consommée immature et plusieurs catégories de courges d’été auraient ainsi été développées. Donc, il va sans dire que si vous oubliez votre courgette au potager, elle sera comestible, mais il faudra alors l’éplucher et enlever les graines comme on le fait avec une courge d’hiver.

Et en cuisine?
Tout d’abord, la polyvalence de la courgette est un de ses principaux atouts: elle se mange crue, grillée, râpée, gratinée, farcie et elle se congèle même pour que vous puissiez l’utiliser toute l’année. Sa fleur aussi peut se déguster farcie, en friture…


Facile à préparer, elle ne demande pas à être épluchée ni épépinée. Il faut simplement la faire dégorger (enlever le surplus d’eau, pour les recettes de desserts principalement) en laissant reposer avec un peu de sel.


Vous pouvez facilement la cuisiner en frittata (omelette garnie), en galettes style grecques, farcie et gratinée avec sauce tomate et basilic, dans un tian, une tarte, une ratatouille, un mijoté, une relish, une soupe, un curry, râpée dans une sauce à spaghetti ou un chili végé. Et dans les desserts, qu’il s’agisse de muffins, de pancakes ou de pains moelleux…


Pour la congeler, il vous suffit de l’égoutter pour retirer l’excès d’eau, en utilisant une passoire ou un linge propre et en pressant doucement. Vous pouvez décider de la portionner râpée pour l’utiliser plus facilement dans vos recettes ou de la congeler en vrac dans des sacs de congélation. La courgette peut aussi être congelée en rondelles, en cubes, en bâtonnets ou même en spirales.


Cette courge d’été pourrait bien vous faire oublier l’hiver… le temps d’un potage, d’un dessert ou de l’une des nombreuses recettes possibles selon votre inspiration.

Recettes coup de cœur avec la courgette

Le pain au zucchini, orange et chocolat. Un dessert moelleux, aux délicates saveur d’agrumes et de chocolat…

Des galettes-pancake aux légumes. Zucchini râpé et dégorgé, un œuf, un peu de farine. Déguster le tout avec une bonne sauce style tzatziki…

La relish préparée avec courgette et poivrons qui se marie tellement bien avec le poisson…

Une nouvelle appli pour soutenir la santé mentale des agriculteurs

Hélen Bourgouin est la présidente d’Okérico, OSBL a l’origine de la nouvelle appli en santé mentale agricole. Photo : gracieuseté.

Une nouvelle application pour téléphone cellulaire dédiée à la santé mentale des producteurs et agricoles de la province vient d’être lancée. Nommée Okérico, l’appli vise à encourager nos agriculteurs et agricultrices à prendre soin de leur santé mentale au quotidien.


Malgré les différents outils déjà mis à la disposition de ces travailleurs, le milieu agricole demeure encore trop souvent touché par le stress, l’anxiété et la détresse psychologique.


C’est pourquoi depuis près de 4 ans, l’équipe de bénévoles qui forme Okérico développe une application pour leur venir en aide.
« C’est un outil qui vient avant l’intervention. Il est personnalisé. Le producteur peut programmer l’appli pour que ça pop et ça prend seulement quelques minutes à remplir. En répondant honnêtement à la question ‘‘Es-tu ok aujourd’hui?’’ de l’outil d’auto-évaluation de l’humeur quotidienne, le Ok-o-mètre, la personne a accès à un graphique de ses réponses, ce qui permet de voir quand sont les périodes les plus difficiles, de comprendre pourquoi et de prendre les moyens pour les alléger », explique Hélen Bourgoin, travailleuse de rang et présidente d’ Okérico.


Cela permet d’entamer la réflexion, mais aussi de lire des témoignages qui peuvent aider et de trouver une multitude de ressources (110 outils fiables et 450 ressources d’aide spécialisées).


« Okérico ne remplace pas les conseils des professionnels de la santé. L’application agit pour prévenir la dégradation des problèmes et promouvoir une saine santé psychologique », précise-t-elle.


Une chargée de projet aide actuellement les producteurs à télécharger l’application. Après un mois d’utilisation, ils sont invités à remplir un sondage pour permettre à l’équipe d’Okérico de réajuster l’appli selon les besoins des producteurs et productrices et de la rendre ainsi encore plus interactive.


Disponible en français, elle peut être téléchargée à travers tout le pays. Des traductions anglaise et espagnole sont en cours.
« C’est simplement de prendre le temps de faire un pas de recul qui peut être nécessaire et bénéfique », poursuit la présidente.
« Le Québec est un leader mondial en santé mentale agricole. Nos fermes comptent sur des travailleuses de rang dans chaque région, une maison de répit et des milliers de sentinelles agricoles à l’affut tous les jours des signes de détresse psychologique et d’idées suicidaires chez nos gens de la terre. Il ne manquait qu’un outil complémentaire comme une appli », conclut Étienne Gosselin, agronome et chargé de projet chez Okérico.

Okérico c’est…
un organisme sans but lucratif fondé en 2022 et une application faite par des bénévoles.

un conseil d’administration composé d’agriculteurs et agricultrices, de gens formés en psychologie, en agronomie et en communications.

le récipiendaire en 2026 d’une bourse de 50 000 $ (projet « La Bêche » à l’époque).

l’un des 20 demi-finalistes canadiens de l’Initiative sur le bien-être mental des producteurs, financée par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

un projet-pilote au Centre-du-Québec rendu possible par l’Entente de développement bioalimentaire du Centre-du-Québec et le Fonds de santé psychologique pour les producteurs du Centre-du-Québec

Kiosques libre-service : quand la confiance a bon goût

Le kiosque libre-service des Maraîchers de l’or vert, à Sawyerville. PHOTO : CAROLYNE WELDON

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Dans la région, de nombreux producteurs maraîchers osent parier sur une qualité humaine que l’on pourrait croire en voie de disparition : l’honnêteté. À Cookshire-Eaton, les Maraîchers de l’or vert, le Jardinier déchainé, Les hôtes épinettes et la Ferme les 4 piments ont tous emboîté le pas à ce modèle qui semble tout droit sorti d’une utopie : le kiosque libre-service où le client vient faire ses emplettes et règle avec intégrité sa facture – sans supervision ni contrainte.

Système basé sur la confiance
L’idée de se fier sur des inconnus pour mettre en marché de précieuses récoltes ou produits de la ferme pourrait sembler saugrenue, voire insensée. Des échanges avec ces maraîchers locaux confirment cependant que la méthode fonctionne à merveille et que les mauvaises surprises sont rares.

Souvenir de voyage
C’est en Islande en 2016 que Sammuel Tanguay et Jason Lessard, des Maraîchers de l’or vert, ont rencontré le concept du libre-service pour la première fois. « Il y avait des serres sur un site de sources thermales et un tout petit kiosque qui vendait des sacs de tomates, raconte Sammuel Tanguay. On a trouvé ça inspirant que les gens fassent confiance au monde. Ça nous a donné le goût d’essayer. » Leur premier kiosque libre-service a vu le jour quelques années plus tard, à Sawyerville.


Pour ce dernier, l’un des principaux atouts de son kiosque est de diversifier l’offre d’aliments frais et sains au village. « Ici, il y a le dépanneur, qui peut dépanner, mais les légumes sont chers. Pour une personne qui n’a pas de voiture, on est à six minutes à pied du centre du village. L’idée avec ça, c’est de servir notre communauté. »

Vols anecdotiques
Yannick Côté, du Jardinier Déchaîné, à Eaton Corner, opère un kiosque libre-service depuis 2023. Pour lui, les avantages de ce type de vente sont évidents. « C’est facile d’utilisation et ne requiert pas plus de travail, explique-t-il. Ça me permet de focuser sur autre chose, comme les cultures. Et je n’ai pas besoin de payer un employé pour être sur place. » Il affirme qu’au fil des ans, un seul vol aurait été constaté.

PHOTO : CAROLYNE WELDON


Même son de cloche aux Maraîchers de l’or vert. Une seule situation « louche » aurait été déplorée depuis l’ouverture du premier kiosque libre-service, en 2019. « On offre toujours le bénéfice du doute, mais il y deux ans, il y avait de l’argent et des légumes qui manquaient, deux semaines de suite, se souvient Sammuel Tanguay.


Du côté de la Ferme l’Étincelle, à Johnville, Sarah Morin songe à ajouter cette forme de mise en marché à celles déjà mises en place par l’entreprise, comme les marchés fermiers et les paniers bio sur abonnement.


« Nous avons un espace dédié ; il nous reste à l’aménager », affirme cette dernière en entretien téléphonique. Ce futur kiosque, ouvert à l’année, offrira des légumes de saison, de la viande d’agneau et de poulet, des produits transformés ainsi que les produits d’autres producteurs « comme l’idée de ce genre d’espace est de travailler ensemble », selon l’agricultrice.


« Les gens ont besoin d’avoir accès à des aliments frais plus facilement, poursuit Sarah Morin. Mais c’est plus simple pour nous, aussi. Ça nous permet de pouvoir dire aux gens de passer n’importe quand, de laisser des commandes. » En tant que petit producteur, attendre le client à un lieu fixe durant des heures fixes peut représenter un défi. « On ne peut pas faire autre chose en même temps ! », illustre-t-elle.


Un autre avantage, inquantifiable celui-là, est de s’inscrire dans une mouvance dans laquelle on croit. « Le principe basé sur la confiance, c’est dans nos valeurs », conclut-elle.

Miel Les Butineuses de l’Estrie : un projet de retraite inspirant

Infirmier gestionnaire de profession, Bruno Lavoie souhaitait une retraite agréable où il pourrait à la fois garder un contact avec les gens tout en demeurant proche de la nature. C’est ainsi que le projet Miel Les Butineuses de l’Estrie est née.


« Je me suis lancé dans l’aventure en étudiant à l’école d’agriculture du CEGEP Lévis-Lauzon à Québec. Mon premier rucher comptait 2 ruches et était situé chez un de mes amis à Stoke. Suite à mon déménagement dans la municipalité de Weedon, le rucher compte aujourd’hui 11 ruches, un petit cheptel d’environ 4 millions d’abeilles », nous explique M. Lavoie. Située aux abords du lac Louise et entourée de terres agricoles, l’entreprise offre donc eau et nourriture en abondance pour ses « filles ailées ».


Depuis, Miel Les Butineuses de l’Estrie s’est donné comme mission d’éduquer et de sensibiliser le public à l’importance des abeilles. Spécialisée dans les cadeaux tant pour les particuliers que pour les entreprises, son objectif demeure de « renseigner les gens sur l’utilité des insectes pollinisateurs et des bienfaits pour les humains », précise Bruno Lavoie.


Pour ce faire, l’équipe a mis sur pieds des ateliers éducatifs qui permettent une initiation à l’apiculture. Au programme, visite et manipulation des abeilles au rucher, prélèvement de miel et dégustation.


Mentionnons que cette activité a une double fonction : faire découvrir le monde des abeilles tout en soutenant la recherche médicale. « J’ai perdu l’audition à 50 ans, greffé l’an dernier d’un implant cochléaire, explique M. Lavoie. Quand les gens nous visitent, ils en apprennent plus sur les abeilles, ils dégustent du miel et ils participent à la collecte de fonds de la Fondation du CIUSSS pour la recherche sur la surdité lors de l’activité Apiculteur d’un jour », ajoute le fondateur de l’entreprise.

La santé des abeilles
Bactéries, virus, champignons, parasites et insectes sont des agents pathogènes qui peuvent s’attaquer aux abeilles, affaiblir les colonies et causer une mortalité élevée dans les ruchers.


« Le varroa et le coléoptère de la ruche peuvent faire des ravages. Ici, les seules pertes ont été en raison d’un printemps tardif l’an dernier. Cette année, nous allons nourrir les ruches plus tôt avec un supplément de sucre et la collecte de miel sera moindre pour laisser de la nourriture aux abeilles pour l’hiver », explique l’apiculteur. Le printemps hâtif, chaud mais pluvieux a réduit la capacité des abeilles de prélever le nectar de pissenlit et d’érable par exemple. Ce qui pousse
Bruno Lavoie à dire que le changement le plus important des dernières années pour la santé de ses abeilles est sans aucun doute le climat.

Le saviez-vous ?

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), on estime que les populations d’abeilles diminuent à un taux annuel d’environ 10 % à 30 % dans certaines régions en raison de divers facteurs, notamment la perte d’habitat, l’utilisation de pesticides, les maladies et le changement climatique. Alors si vous voyez une abeille vaguer à ses occupations, laissez-la butiner tranquillement.

De toute beauté… / Sit back and enjoy!

Photo : Scott Stevenson

Les vendredi, samedi et dimanche en après-midi, profitez de l’abri de la grande estrade pour apprécier toute la beauté et l’élégance des chevaux de trait et d’autres classes. Ces deux ont défilé leur magnifique chariot de la Ferme Lanctôt et Fils de Compton lors de l’Expo Cookshire 2025.

On Friday, Saturday, and Sunday afternoons, you can enjoy the grace and beauty of draught and other classes of horses as they parade in front of the grandstand. These two showed their equally superb wagon from Ferme Lanctôt et Fils in Compton at last year’s 2025 Cookshire Fair.

Main building… / Édifice principal

The Main Building is full of great food, too. A wide range of carefully grown or prepared produce competes for top prizes in the annual judging. Be sure to look—but no tasting here! Photo: Scott Stevenson.

L’Édifice principal est plein de bons produits aussi. Les récoltes et les transformations sont soumises aux jugements pour des prix annuels. Venez voir, mais ne goûtez pas !

Good eats, great families, a grand tradition

Three generations of the Lowry-Hartwell-Aubin family at the Cookshire Fair’s Bulwer QFA canteen: Janice Lowry, Caitlin Aubin, Adam Hartwell, and Abigail Hartwell. Photo: Scott Stevenson.

It’s not just the burgers that make a visit so appealing to the canteen of the Bulwer Quebec Farmers’ Association (QFA) at the Cookshire Fair. It’s the people serving them.


Janice Lowry’s family of volunteers spans three generations, and Theda Lowry’s four.


Theda’s daughter, Christine Robinson, 66, said she’s been helping at the booth for as long as she can remember. That would make the fundraiser canteen an institution of the Fair with likely a 70-year history or more.


Robinson said the booth does well financially, with its offering of not only cheeseburgers and other lunch items, but also breakfast, drinks, and its popular strawberry shortcake with Coaticook ice cream.


Funds raised go toward various organizations and needs in the farming community, including bursaries for students in Agriculture programs at many local and other cegeps and universities.


“It’s money that we put back into the agricultural community,” Robinson said in an interview during last year’s 2025 Cookshire Fair.


Family members are all ready to get cooking and welcoming visitors again this year to their canteen August 20 to 23 at the north end of the grandstand.

Quatre générations à la cantine

La famille de Theda Lowry en compte quatre : Nora and Raya Gerard, Jody Robinson, Christine Robinson, Garth Lowry et Alexandria Lowry. Photo : Scott Stevenson.

Ce n’est pas que de la bonne bouffe qui nous attire à la cantine de la Quebec Farmers’ Association (QFA) de Bulwer à l’Expo Cookshire chaque année, ce sont les gens qui nous l’offrent.


La famille de bénévoles de Janice Lowry compte trois générations. Celle de Theda Lowry en compte quatre.


La fille de Theda, Christine Robinson, 66 ans, raconte qu’elle travaille à la cantine depuis aussi longtemps qu’elle se rappelle. La cantine est une institution de l’Expo depuis probablement plus de 70 ans. Elle est exploitée pour amasser des fonds communautaires.


En entrevue, Mme Robinson dit que la cantine réussit bien financièrement avec son offre de cheeseburgers et autres pour le dîner, de déjeuners, de boissons, et du très populaire shortcake aux fraises avec la crème glacée Coaticook.


Les fonds amassés bénéficient à plusieurs besoins et organismes dans la communauté agricole, incluant des bourses pour les élèves qui étudient l’agriculture dans les cégeps et universités de la région et ailleurs.


« C’est de l’argent qu’on remet dans la communauté agricole », nous a dit Mme Robinson lors de l’Expo Cookshire 2025.
Les multiples générations de la famille sont toutes prêtes encore cette année pour servir le public à leur cantine à l’extrémité nord de la grande estrade, du 20 au 23 août.

Discover 4-H at the Cookshire Fair : Growing leaders through agriculture and community

4-H member Brianna Coates lent her project to Ben Coates to compete in the Pre 4-H show at the 2025 Cookshire Fair. PHOTO: Sam Oliveras

Sawyerville 4-H Club Reporter
When the Cookshire Fair returns from August 20 to 23, visitors can see firsthand how 4-H is helping young people develop valuable skills while building a strong connection to agriculture and their community.


The Sawyerville 4-H Club is proud to be part of this long-standing local tradition. 4-H encourages youth to learn through hands-on experiences, guided by its motto, “Learn to Do by Doing.” Through livestock projects, leadership activities, competitions, and community events, members gain confidence, responsibility, teamwork skills, and friendships that often last a lifetime.


The Cookshire Fair is one of the highlights of the 4-H year. It gives members the chance to showcase the dedication and hard work they put into their projects while sharing their passion for agriculture with fairgoers.


4-H events at the Fair
Activities begin Thursday evening with the annual 4-H Judging Competition and Farmer Olympics. Participants evaluate classes of livestock and agricultural products before presenting and defending their decisions to a judge. This helps develop observation, critical thinking, and public-speaking skills.


The evening continues with the popular Farmers Olympics, where members take part in agriculture-themed games and team challenges. The event promotes teamwork, lots of laughter, and often gets very dirty, which is so much fun!


On Friday, Show Day takes centre stage as members proudly exhibit the animals they trained throughout the year. Visitors can watch conformation and showmanship classes featuring dairy cattle, beef cattle, sheep, rabbits, and more.


One of the highlights of the Fair is the Pre-4-H Showmanship Class, where some of our youngest participants can step into the show ring and experience what it’s like to exhibit an animal. This fun, non-competitive event helps children build confidence while introducing them to the exciting world of agriculture and livestock.


Throughout the Fair, visitors are encouraged to stop by the 4-H Barn to learn more about farming, livestock, and the role agriculture plays in everyday life.


Be sure to visit the 4-H Ice Cream Booth as well, where every purchase helps support youth programs, leadership opportunities, and educational experiences!


Come meet our members and discover how 4-H is helping grow the leaders of tomorrow! We look forward to seeing you there.

Annabelle Delaney, Sawyerville 4-H Club Reporter

4-H : des leaders de demain dans l’agriculture et la communauté

Des membres des clubs 4-H de Sawyerville et Hatley participent aux Olympiades des agriculteurs lors de la Foire de Cookshire 2025. De gauche à droite : Colten McCully, Peyton Delaney, Charlotte Cox, Nicholas McClure, Alice Cox, Brynn Matthews, and Taylor Matthews. PHOTO: Sam Oliveras

Lors de la prochaine édition de la Foire de Cookshire, du 20 au 23 août, les visiteurs auront l’occasion de constater comment 4-H aide les jeunes à développer des compétences précieuses tout en tissant des liens solides avec l’agriculture et leur communauté.


Le Club 4-H de Sawyerville est fier de participer à cette longue tradition locale. Guidé par sa devise « Apprendre en faisant », 4-H encourage les jeunes à faire des apprentissages à travers des expériences pratiques. Grâce à des projets d’élevage, des activités de leadership, des compétitions et des événements communautaires, les membres gagnent en confiance et en sens des responsabilités, acquièrent des compétences en travail d’équipe et développent des liens d’amitié qui durent souvent toute une vie.


La Foire de Cookshire est l’un des faits saillants de l’année 4-H. Elle donne aux membres l’occasion de mettre en valeur leur dévouement et le dur labeur qu’ils ont investi dans leurs projets, tout en communiquant aux visiteurs leur passion pour l’agriculture.


Les activités débutent le jeudi soir avec le Concours annuel d’évaluation de 4-H et les Olympiades des agriculteurs. Durant les séances d’évaluation, les participants évaluent des catégories de bétail et de produits agricoles, avant de présenter et de défendre leurs décisions devant un juge. Cela contribue au développement de l’observation, de l’esprit critique et de l’aptitude à s’exprimer en public.


La soirée se poursuit avec les populaires Olympiades des agriculteurs, où les membres participent à des jeux sur le thème de l’agriculture et à des défis d’équipe. Cette activité qui favorise l’esprit d’équipe se déroule dans la bonne humeur. On rit beaucoup et on se salit souvent énormément, ce qui est très amusant!


Le vendredi, le Jour de l’Exposition occupe le devant de la scène alors que les membres présentent fièrement les animaux qu’ils ont entraînés tout au long de l’année. Les visiteurs peuvent observer les concours de conformation et de présentation mettant en vedette des bovins laitiers, des bovins de boucherie, des ovins, des lapins et d’autres projets. L’un des faits saillants de la Foire est l’Épreuve de présentation (catégorie pré-4-H), où quelques-uns de nos participants les plus jeunes peuvent entrer sur la piste et faire l’expérience de la présentation d’un animal. Cet événement amusant et non compétitif aide les enfants à renforcer leur confiance en eux tout en leur faisant découvrir le merveilleux monde de l’agriculture et de l’élevage.


Tout au long de la Foire, les visiteurs sont invités à s’arrêter à l’Étable 4-H pour en savoir plus sur l’agriculture, l’élevage et le rôle que jouent les activités agricoles dans la vie quotidienne. N’oubliez pas de faire un arrêt au stand de crème glacée 4-H, où tous les achats contribuent à soutenir les programmes pour la jeunesse, les activités de leadership et les expériences éducatives.


Venez rencontrer nos membres et découvrir comment 4-H contribue à former les leaders de demain. Au plaisir de vous voir à la Foire!

Annabelle Delaney,
reporter, Club 4-H Club de Sawyerville

Horses, dogs, and hoping for Fair weather

Photo : Scott stevenson

The horses just might steal the show at this year’s Cookshire Fair.


President Brandon Ward and his team of volunteers are working to bring fairgoers all the joy of watching light and heavy horses at the grandstand and in the equestrian ring.


“This year will be an extremely good show,” Ward told the Journal during a pre-Fair interview. Four new teams and up to 60 draught horses are expected.


The Fair’s Beef Show, featuring some of the best cattle from near and far, is also expected to draw more interest this year. “Our Beef Show is becoming one of the biggest in Quebec,” Ward said.


Like all the agricultural fairs with a long history in the Eastern Townships, the Cookshire Fair offers visitors and participants more than horses and beef cattle, of course. Fairgoers and participants will watch and show their sheep, dairy cows, goats, rabbits, and more. Even a dog show is scheduled this year—while non-participating dogs are not allowed on the fairgrounds.


The Cookshire Fair is also an important place for local youth to cut their teeth in the agricultural world. Many are showing their animals at an early age.


That’s how Brandon Ward got his start, showing horses from his father Ricky’s farm in Johnville. Like other Fair volunteers, he started out at such an early age he doesn’t remember how long he’s been involved.

All volunteer
The non-profit Compton County Agricultural Society, which runs the Fair, is led by a 16-member board of directors. Another 20 or more volunteers help make the Fair possible, Ward said.


‘‘Without volunteers, the Fair doesn’t exist. Everybody tries their best to make it for next year.’’
In fact, very few events the size of the Cookshire Fair—and with a 180-year history—operate without employees.
Don’t say rain!


But volunteers aren’t enough to guarantee its success. ‘‘It’s Cookshire Fair, so it has to rain, right?!’’ Ward commented, as he likes to each year. During the three-day 2025 event, Sunday was a rain day.


‘‘Last year, it was a very good Fair,’’ he said. ‘‘It would have been excellent without rain on Sunday. We’re always hoping to have three full days of participation.’’


All monies made by the event are reinvested in activities and the grounds, Ward added. The Main Building, for example, is patiently waiting for an extra fundraising event to give it a new coat of paint.


Or, maybe this year the sun will shine—not too hot—for three days!

Des chevaux, des chiens et de l’espoir pour la Foire

Brandon Ward, président de la Société agricole du Comté de Compton. Photo: Scott Stevenson.

Les chevaux pourraient bien être les vedettes à l’Expo de Cookshire cette année.


Le président Brandon Ward et son équipe travaillent sans arrêt ces jours-ci pour que les visiteurs puissent apprécier les chevaux légers et de traits, entre autres, devant la grande estrade et ailleurs.


« Ce sera un très beau spectacle, » a-t-il dit au Journal dans une entrevue la semaine dernière. Quatre nouvelles équipes et jusqu’à soixante chevaux de trait sont attendus.


Aussi, l’exposition des bovins de boucherie est devenue l’une des plus importantes au Québec, selon M. Ward.


Comme toutes les expositions agricoles avec une longue histoire aux Cantons de l’Est, l’Expo Cookshire offre aux participants et visiteurs bien plus que les chevaux et bovins. Les moutons, les vaches laitières, les chèvres et les lapins, entre autres, sont également mis en vedette. Il y aura aussi une compétition canine cette année, malgré le fait que les autres chiens ne sont pas permis sur le site de l’Expo.


L’évènement est une occasion clé pour former les jeunes dans le milieu agricole. Plusieurs exposent leurs animaux dès un très jeune âge.


Brandon Ward en était un, lorsqu’il présentait les chevaux de la ferme de son père Ricky à Johnville, dans le temps. M. Ward a commencé si jeune qu’il ne se rappelle pas le moment où il n’était pas impliqué dans l’Expo agricole.

Entièrement bénévole
La Société agricole du Comté de Compton est l’organisme à but non lucratif, géré par un conseil d’administration de 16 membres, organise l’Expo de Cookshire. Une vingtaine d’autres bénévoles s’ajoute pour rendre l’Expo possible, selon M. Ward.


« Sans les bénévoles, il n’y aurait pas d’Expo. Tout le monde travaille pour qu’on puisse poursuivre d’année en année. »
En fait, très peu d’évènements de l’importance de l’Expo Cookshire — avec ses 180 ans d’histoire — opèrent sans employés.

Pas de pluie, svp !
Mais le bénévolat n’est pas assez pour assurer le succès de l’évènement. « C’est l’Expo Cookshire, alors il faut qu’il pleuve, n’est-ce pas ?! » commente M. Ward, comme il aime faire chaque année. Lors de l’évènement 2025, le dimanche était pluvieux.


« L’année dernière était une très bonne année », a-t-il dit. « Il aurait été excellent sans la pluie le dimanche. Nous espérons toujours pour trois jours de pleine participation. »


Tous les revenus générés par l’Expo sont réinvestis dans les activités et le lieu, a ajouté M. Ward. L’Édifice principal, par exemple, attend patiemment pour une nouvelle couche de peinture — après une levée de fonds spéciale en 2027.
Ou peut-être cette année, il y aura trois jours de soleil du 20 au 23 août !

Semer l’innovation dans les champs d’ici

Les semis par drone font partie des innovations agricoles des dernières années. Photo: gracieuseté

Les changements climatiques obligent de nouvelles pratiques agricoles. Le semis par drone en fait partie. Mis en place depuis 2024 par le Centre d’innovation agricole de Coaticook, il est maintenant accessible à l’ensemble du territoire estrien.


« Les semis par drone sont une technologie qui permet une meilleure résilience envers les changements climatiques. Un des avantages du drone semoir est de ne plus être à la merci de la météo : contrairement aux tracteurs, il est possible d’entrer au champ immédiatement après une pluie sans craindre la compaction du sol », explique Alexandra Poulin Brodeur, technicienne en plantes fourragères pérennes et agriculture régénératrice.


Et le service semble faire ses preuves. « J’étais un des premiers à faire affaire avec le service de semis par drone. On l’a utilisé les deux dernières années pour semer des intercalaires dans le maïs. Le drone et l’équipe du Centre d’innovation agricole font un bon travail pour bien couvrir les hectares. On va certainement en refaire cette année ! », témoigne Pierre Couture, producteur agricole.

Le drone
Le DJI AGRAS T40 est une machine quasi autonome pouvant effectuer des semis dans les champs indépendamment de la condition du sol. « Doté d’un diamètre de plus de trois mètres, incluant les quatre bras supportant les rotors, l’engin a une capacité de charge utile allant jusqu’à 50 kg et peut semer jusqu’à 15 hectares à l’heure. Le pilote de drone Mitch Jean est là pour aider les producteurs à l’utiliser dans leurs champs », ajoute la technicienne.


Rappelons que le Centre d’innovation agricole de Coaticook a pour mission d’accompagner les acteurs agricoles actuels et futurs estriens dans l’adoption de nouvelles pratiques et dans la mise en place de technologies afin de répondre aux défis liés aux changements climatiques et à leur productivité, en facilitant les liens avec la formation, la recherche et les réels besoins du milieu.


Communiquez avec le Centre pour obtenir plus d’informations.

Dans un centre jardin près de chez vous

Mary Neville, propriétaire des Serres Mary Neville présente une jardinière de supertunias dans ses serres du chemin Dillon, à Cookshire-Eaton. PHOTO CAROLYNE WELDON.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Ce printemps, pas besoin d’aller en ville pour vous procurer fleurs, arbustes et plants pour le potager. Dans le Haut-Saint-François, des entreprises d’ici ont tout ce qu’il vous faut pour démarrer votre saison de jardinage en beauté.


Chez ses passionnés des végétaux, vous trouverez un large éventail de plantes vigoureuses et chouchoutées mais aussi des conseils personnalisés qui vous assureront les meilleures chances de succès au jardin, tout au long de la belle saison.


Encourager nos centres de jardinage locaux c’est aussi permettre à leurs propriétaires de poursuivre leur mission d’embellir notre région et de mettre de la couleur dans nos vies. Mais faites vite! La saison est déjà entamée et les quantités sont limitées.

Serre Tomalie
1586, route 112 Ouest à Weedon
(819) 314-6146
Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h jusqu’au 1er juillet 2026.

La Serre Tomalie est le « rêve de toujours » de sa propriétaire, Catherine Tubie. Après une saison 2025 écourtée en raison de soucis de santé, cette battante revient ce printemps avec une grande offre de fleurs annuelles, de jardinières suspendues, de plants pour le potager et de fines herbes. La Serre Tomalie se spécialise également dans les petits fruitiers rustiques (bleuets, framboises, etc.). Une pro de la préservation des semences, Catherine Tubie démarre environ 60 % de sa production à partir de la graine. Autre fait à mentionner : elle recycle d’année en année les pots pour éviter de contribuer à la charge environnementale de son activité. Selon elle, 90-95 % des pots de plastique de pépinière (qui ne sont pas recyclables) finissent au site d’enfouissement. Ses arrangements en bac ou en jardinières suspendues embellissent de nombreux commerces (restaurants et autres) de Weedon et des environs.

Serres Mary Neville
4025, chemin Dillon à Cookshire-Eaton
(819) 432-4106
Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h.

Mary Neville a grandi dans les serres parmi les fleurs. Ses parents, Cathy et Chuck Neville, étaient propriétaires des célèbres Serres Neville sur la rue Wellington Sud, entre Sherbrooke et Lennoxville, jusqu’en 2020. Depuis 2024, Mary a repris le flambeau familial dans de vastes serres situées sur le chemin Dillon, à Cookshire-Eaton. (Le chemin Dillon s’emprunte à partir du chemin Spring, qui relie la route 108 près d’Alexander Galt à Ascot Corner.) Chez elle, on trouve une grande quantité de fleurs annuelles, dont certaines plus rares. Elle privilégie les espèces robustes et prolifiques, idéales pour les jardins de fleurs coupées, en vogue en ce moment. Elle offre aussi des jardinières suspendues de différentes tailles, des vivaces, des plants de légumes et fines herbes, des arbustes et des arbres fruitiers.

Les plantes de Mary fleurissent les rues, bâtiments et parcs de nombreuses municipalités du coin. Cette année, ses arrangements floraux en bacs, jardinières suspendues et plates-bandes feront le bonheur des résidents et des passants à La Patrie, St-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton, Waterville et Eastman. Dire que Mary Neville a le pouce vert serait un euphémisme. Ses plantes sont réputées à travers la région pour leur vigueur, leur beauté et la longue durée de leur floraison.

Horti-Plus
68 route 112 à Westbury
819-640-9011
Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h.

Cette entreprise familiale, bien connue pour l’autocueillette de sapins de Noël, produit et offre environ 200 variétés de plantes ornementales pour l’extérieur. Cette vaste sélection inclut des vivaces, des arbustes, des annuelles avec un grand choix de couleurs, des arbres en pot (lilas, pommiers, cerisiers, etc.) ainsi qu’un grand choix d’arbres de gros calibre. Fait à noter : Horti-Plus offre également les services de livraison et d’aménagement paysager.

Le Dépanneur East Angus offre un grand choix, dont ces jardinières aux couleurs de la Sainte-Flanelle. Photo : DÉPANNEUR EAST ANGUS.

Dép East Angus
95, rue Angus Sud, à East Angus
(819) 832-2351
Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h.

Dans le stationnement du Dépanneur East Angus, à l’entrée du village, un bâtiment doublé d’une serre offre une belle sélection de fleurs annuelles (quelques vivaces), des plantes suspendues, des plantes tropicales et des plants de légumes et fines herbes. Pour les vrais fanatiques du Canadien de Montréal, le dépanneur offre notamment des jardinières suspendues aux couleurs du Tricolore, soit des mini-pétunias mélangés dans les tons de bleu, de blanc et de rouge. On retrouve également sur place du compost et du terreau de jardinage.

Pépinière North Hill
14, chemin North Hill à Lingwick
(819) 640-9933
Ouvert sur rendez-vous seulement ; journée portes ouvertes le 13 juin de 9 h à 17 h.

La pépinière North Hill produit des végétaux indigènes adaptés au climat québécois. Elle offre plus de 150 variétés d’arbres, d’arbustes et de vivaces (incluant des plantes médicinales) pour des travaux de revégétalisation (reconstitution d’une couverture végétale sur un terrain partiellement ou totalement dénudé), de renaturalisation, d’aménagement de bandes riveraines, d’implantations de haies brise-vent ou tout autre projet nécessitant des végétaux issus du patrimoine rustique du Québec.

sucres

Quelques endroits où se sucrer le bec cette année

La partie de tire de Newport en 2025. Archives : scott stevenson

Les glaces se brisent, la sève d’érable coule : le temps des sucres est bel et bien commencé. Pour ceux d’entre nous qui n’ont pas entaillé cette année, ou qui n’ont pas la chance d’avoir une cabane à sucre familiale où faire la traditionnelle partie de sucre, voici une liste purement locale et 100 % délicieuse pour profiter des délices de l’érable ce printemps.

Cabanes à sucre qui servent des repas
L’érablière du Lac d’Argent : 1050 chemin Carette, à Marbleton. (819) 887-6623
Chaleureuse cabane à sucre au cachet d’antan avec vue sur le lac, menée d’une main de maître par la charmante Murielle Carette-Rodrigue. Repas traditionnels servis les vendredis, samedis et dimanches jusqu’à la fin avril, sur réservation. Possibilité de réserver en semaine pour les groupes de 20 personnes ou plus.

Chalet des Érables :
323 chemin Smith, à Cookshire-Eaton. (819) 875-5315


Cabane à sucre de la famille Gonzalez-Paquette. Repas servis les samedis et dimanches jusqu’au 26 avril 2026, sur réservation seulement. Des boîtes-repas pour 2, 4 ou 6 personnes sont également disponibles pour ceux qui souhaitent déguster le festin à la maison.
Cabane chez Arthur : 830 Rue Pope, à Cookshire. (819) 875-385


Une cabane à sucre conviviale très appréciée en région : les réservations pour les repas servis les vendredis soirs, samedis et dimanches sont déjà complètes jusqu’à la fin avril. Il est conseillé de vérifier la disponibilité des repas servis les mercredis et jeudis par téléphone.


Érablières qui vendent des produits de l’érable sur place
Virgin Mady : 750, route 108, à Bury. (819) 674-1070


Érablière familiale de 52 000 entailles qui se démarque par des produits de l’érable haut de gamme qui sortent de l’ordinaire. Une boutique sur place permet de découvrir leurs sirops infusés au piment fort ou à la vanille, entre autres, ainsi que leur meilleur vendeur du moment, un sirop infusé 12 mois en fûts de whisky. Du lundi au vendredi de 8 h à 17 h.
Érablière Nouvelle Génération : 238 chemin des Perron, à Saint-Isidore-de-Clifton.
(819) 238-4230


Belle gamme de produits d’érable, incluant des spécialités telles la gelée, le caramel, les meringues, divers chocolats fourrés et leur fameux « Gars de bois », un authentique réduit comme à la cabane. Commandes en ligne (www.erabliereng.com) ou par téléphone.
Érablière Paré : 155, route 112 Est, à Dudswell. (819) 887-6621
Vente sur place de divers produits d’érable incluant sirop d’érable, beurre, sucre granulé, petits cornets et tire d’érable. Téléphonez avant de vous présenter.

Ferme MC Lemieux, 16 chemin Robinson, à Saint-Malo. (819) 570-0020
Produits de l’érable certifiés biologiques par Écocert depuis 2018. Aux classiques tel le sirop, le sucre ou la tire s’ajoutent le beurre d’érable aux pommes et le caramel à l’érable et fleur de sel. Commandes par téléphone.

Événements communautaires
Fête du printemps au Manège militaire à Bury, le 28 mars 2026 de 10h à 15h.
Une grande fête pour célébrer l’arrivée du printemps aura lieu à Bury avec de nombreuses activités pour les enfants sur le thème de Pâques et une dégustation gratuite de tire d’érable.
Repas cabane à sucre du centre communautaire de Lingwick, le 29 mars 2026 à 11 h.
Un dîner style cabane à sucre sera servi à la cafétéria du Centre communautaire de Lingwick (72, route 108 à Lingwick.) Les profits seront versés pour l’entretien du cimetière Sainte-Marguerite.
Événement cabane à sucre avec tire sur la neige à Newport le 12 avril 2026 à partir de 13 h 30.
Un après-midi de festivités incluant tire sur la neige, beignes maison et boissons chaudes se tiendra au bureau municipal de Newport, au 1452, route 212. Tous sont les bienvenus.

L’encan d’Eaton Corner transféré à Danville

Un incendie dévastateur, survenu un après-midi ensoleillé en septembre dernier dans la grange de la Sawyerville Auction Inc. à Eaton Corner, a laissé la communauté agricole de notre région en quête de services de vente aux enchères de bétail. À l’avenir, les agriculteurs du Haut-Saint-François devront accéder aux enchères de bétail à Danville.


Lors de sa séance ordinaire du 8 décembre, le conseil municipal de Cookshire-Eaton a exercé son droit de préemption, donnant à la municipalité la priorité sur l’achat de la propriété. Il prévoit la possibilité d’un développement résidentiel sur le site, mais surtout, « on ne veut pas que ça se vend et qu’il n’y a jamais rien qui se passe là », a déclaré la mairesse Daphné Raymond.


La cause de l’incendie n’a pas été déterminée, bien que la Sûreté du Québec ait écarté un incendie criminel dès le début de l’enquête. L’incendie a totalement détruit les installations d’élevage Lafaille & Fils, où la famille Lafaille a commencé à organiser des ventes aux enchères en 1968.


Selon André Tessier, président des Producteurs de bovins de l’Estrie, cette nouvelle est tout sauf encourageante pour le secteur, tant au niveau régional que provincial.


« Pour la saison 2025-2026 seulement, entre 18 000 et 20 000 veaux nourriciers devaient passer par le marché », a-t-il déclaré dans une interview à Radio-Canada. « Chaque semaine, Lafaille & Fils vendait également plus d’une centaine de vaches et tout autant de veaux laitiers lors de la vente aux enchères de Sawyerville. »


Une vente aux enchères spécialisée de veaux nourriciers destinés aux parcs d’engraissement était programmée toutes les deux semaines chaque automne. Au moment de l’incendie, la saison actuelle des ventes venait de commencer. Tessier a noté que les veaux ne cessent pas de pousser et n’ont pas besoin d’être vendus.


Après de longues consultations avec la coopérative des Producteurs de bovins, les administrateurs de Sawyerville Auction Inc. prirent la difficile décision de ne pas reconstruire. Des plans de contingence ont dû être élaborés pour répondre aux besoins pressants des éleveurs régionaux.
L’entreprise Réseau Encans Québec a pris en charge la gestion des enchères régionales à compter du 11 novembre 2025.


« L’horaire et les conditions des ventes aux enchères demeurent inchangés à Danville, tous les mardis pour les bovins de réforme et les veaux laitiers, et comme précédemment établi pour les veaux d’engraissement », a annoncé Sawyerville Auction Inc. sur son site Web. « La vente aux enchères de Coaticook, qui sert de point de collecte, demeure accessible aux mêmes conditions. »
On peut joindre Réseau Encans Québec au 819-875-3577 ou au 819-839-2781.

Coop transfo Cookshire alimentaire, AJ

Le Centre de transformation agroalimentaire est à la recherche de membres-gestionnaires

Le 26 novembre dernier, une quinzaine de producteurs-rices, transformateurs-rices et autres intéressés ont pu en apprendre un peu plus sur le projet de centre de transformation agroalimentaire du Haut-Saint-François, situé à Cookshire-Eaton, lors d’une première séance d’information.

Pourquoi ?
Gilles Denis, promoteur du projet depuis plusieurs années, souhaite aider les producteurs-rices de la région à tirer leur épingle du jeu en transformant, valorisant et commercialisant leurs produits à l’année. En effet, alors que plusieurs peinent à se verser un salaire décent, ils mentionnent être aux prises avec des surplus de denrées. Monsieur Denis s’est alors dit que s’il pouvait offrir un lieu de transformation pour ces producteurs, cela leur permettrait de rentabiliser davantage leur production.

« Si les produits en surplus sont transformés, entreposés et vendus, les revenus générés pourraient se répartir sur une année complète », ajoute Daniel Bérubé, conseiller aux entreprises au CLD du Haut-Saint-François, qui travaille en étroite collaboration avec monsieur Denis sur ce projet. De plus, le promoteur aimerait que, par le biais de ce centre, le travail et les produits de producteurs-rices, transformateurs-rices de la région soient mis en valeur.

Sur le terrain
Un centre comme celui-ci répond à un besoin régional urgent d’infrastructures de transformation, confirmé par des lettres d’appui de plusieurs producteurs, de l’UPA du Haut-Saint-François et d’organisations régionales. Le lieu et le zonage sont déjà déterminés (12 000 pi², initiative de monsieur Denis) ; une subvention du MAPAQ de 300 000 $ est déjà approuvée (actuellement en mode prolongation) pour la construction et l’opération d’une cuisine C1 (permettant la commercialisation des aliments transformés) avec des équipements professionnels, des chambres froides et des espaces d’entreposage. Il ne manque que la mise sur pied de la coopérative de solidarité pour opérer le centre. Monsieur Bérubé se plaît à penser à la création d’une image de marque regroupant tous les producteurs-rices membres de la coopérative.

Il précise toutefois que, après consultation de plusieurs projets similaires au Québec, la viabilité-rentabilité d’un tel projet se fait sur du long terme et repose essentiellement sur l’implication des producteurs-rices et la gestion de la coopérative de solidarité.

La suite
La rencontre avait pour but d’informer les participants, de penser à la création d’un comité provisoire et de fonder une coopérative de solidarité qui opérerait le centre.
« Les gens sont partis en réflexion, une seconde rencontre est prévue, la date n’est pas encore déterminée. Le comité provisoire peut déjà compter sur les appuis du CLD du Haut-Saint-François, du MAPAQ et de la CDRQ. Tous sont prêts à travailler en collaboration sur le dossier. Le but de la création de ce centre est qu’il serve, et ce sera à la coopérative de solidarité de le faire vivre », précise Daniel Bérubé.

Peut-on espérer que ce centre soit fonctionnel pour recevoir les prochaines récoltes de l’automne 2026 ?

« Monsieur Denis va construire un centre pour qu’il serve et qu’il permette aux producteurs-rices de mieux vivre. La construction du centre pourra débuter lorsque la coopérative de solidarité sera prête, tout est interrelié. On a besoin de l’implication des producteurs-rices », conclut monsieur Bérubé.

UPA

UPA Estrie : l’importance de demeurer unis 

C’est lors de la plus récente assemblée générale annuelle et du congrès de la Fédération de l’UPA-Estrie, tenu le 23 octobre dernier à Sherbrooke, qu’une centaine de délégués et une trentaine d’invités ont pu échanger sur les défis actuels et futurs qui guettent le milieu agricole et forestier. Les producteurs et productrices agricoles de l’Estrie s’entendent pour dire que c’est en demeurant solidaires et unis qu’ils pourront faire face aux enjeux de rentabilité des entreprises, d’adaptation aux changements climatiques ou de guerre commerciale, et ainsi assurer leur survie et celle de l’autonomie alimentaire du Québec. 

« Nous avons relevé bien des défis depuis 101 ans. Poursuivons ce travail collectif qui assure à la fois la défense, la promotion et le développement de notre agriculture », a déclaré Michel Brien, réélu par acclamation à la présidence de la Fédération de l’UPA-Estrie pour un mandat de deux ans.  

Katia Gagné-Dubois, productrice laitière à Sainte-Edwidge-de-Clifton, a pour sa part été élue par acclamation à la vice-présidence pour un mandat d’un an, en remplacement de Christian Kaiser.  

Rappelons que cette année, en participant à l’ensemble des rencontres du conseil des maires de la MRC du Haut Saint-François, le syndicat local a permis d’y soulever des enjeux concrets et des questions pertinentes. Il y a entre autres fait la présentation du taux de taxation agricole distinct, une mesure plus équitable pour l’ensemble des contribuables. Il a su démontrer en quoi cette approche permettrait de mieux refléter les particularités du secteur agricole. L’organisation syndicale a également mené une consultation auprès des producteurs concernant le projet d’élargissement de la route 112 à Ascot Corner et Westbury, en vue de préparer des représentations appropriées le moment venu. 

Au cœur des familles agricoles (ACFA) 

Solidairement, les producteurs ont organisé des activités de financement afin que les services d’aide psychosociale adaptée aux enjeux du milieu rural offerts par ACFA demeurent disponibles.  

Sur les 534 interventions réalisées cette année, 60 nouveaux clients (63 % d’hommes et 37 % de femmes) ont eux aussi pu bénéficier des services de la travailleuse de rang, appuyée au besoin par deux ressources à temps partiel. Plus de 40 % des interventions ont eu lieu à la ferme. Ce sont les producteurs et productrices âgés de 36 à 55 ans qui ont bénéficié de plus de la moitié des interventions. 

Une bourse hommage 

C’est en l’honneur de son ancien président, François Bourassa, producteur laitier, homme engagé et respecté, décédé en juillet 2024, que le conseil d’administration de la Fédération de l’UPA-Estrie a décidé de mettre sur pied la Bourse de la présidence. « Cette bourse annuelle de 1 000 $ vise à reconnaître et à célébrer le leadership d’une personne qui, par son engagement, son influence et sa vision, contribue positivement au milieu agricole estrien. Les candidatures se distingueront par leur influence positive, leur capacité à inspirer et à mobiliser leur milieu. L’ouverture des candidatures est prévue en début d’année 2026 », peut-on lire dans le communiqué de presse.  

La Fédération de l’UPA-Estrie regroupe et représente les 5 098 producteurs agricoles propriétaires des 2 842 fermes sur le territoire de sept MRC de l’Estrie. Dans le Haut-Saint-François, on retrouve 562 fermes, une hausse de 3 %, 972 producteurs et productrices et un taux d’adhésion à l’organisation syndicale de 87 %. 

AGA de l’UPA : plus de fermes malgré l’effondrement des revenus

Le nouveau président de l’UPA HSF, Yves Vaillancourt, pose en compagnie de sa conjointe Nathalie Laplante à la ferme Les 3 pouces verts. Photo fournie

L’assemblée générale annuelle du syndicat local de l’UPA Haut-Saint-François s’est tenu le 23 septembre dernier. La soirée s’est étirée sur une période de cinq heures, alors que la consultation sur le nouveau régime de cotisation par palier a amené son lot de discussion et de résolutions.

Les élections de cette AGA ont nommé Yves Vaillancourt à la présidence du syndicat local. Celui-ci vise « la continuité de ce qu’on fait présentement. Bernard Lapointe, j’étais son bras droit comme vice-président. Bernard était un excellent président qui a fait un excellent travail. J’aspire à suivre ses traces », indique celui qui est propriétaire de la ferme Les 3 pouces verts du secteur Birchton, à Cookshire-Eaton.

Concernant la durée de 5 h de l’AGA, M. Vaillancourt indique que « l’année prochaine, on va limiter le nombre de résolutions parce que c’est beaucoup trop. » Le sujet du nouveau régime de cotisations était attendu de pied ferme, alors que le Haut-Saint-François a été le premier syndical de l’Estrie a rejeté le nouveau plan de financement de la Confédération de l’UPA à pareille date l’an dernier.

Une nouvelle mouture est donc présentement soumise aux syndicats locaux. Celle-ci sera débattue lors de l’AGA de la Fédération de l’UPA-Estrie le 23 octobre prochain à Sherbrooke. Le nouveau régime de cotisation par palier se veut plus équitable envers les fermes de proximité, qui forment 50 % des membres de l’UPA.

Le directeur général de l’UPA-Estrie, Étienne Frémond, rappelle qu’à l’heure actuelle, « 65 % des revenus de l’UPA sont financés par les cotisations fixes », qu’elles soient simples ou doubles. « On a 35 % restants qui sont payés par les contributions en fonction des plans conjoints » des producteurs de lait, de sirop, de porc, etc. Ainsi, le nouveau régime viendrait instaurer un système à six paliers de revenus pour les producteurs hors plan conjoint, tels que les producteurs de sapins, de canneberges et maraichers.  

Effondrement des revenus

Les cotisations et contributions versées à l’UPA sont un sujet sensible, alors que les dépenses augmentent et que les revenus baissent pour les producteurs agricoles. Le président que l’UPA-Estrie, Michel Brien avance que l’année 2025 s’aligne pour être la pire des 100 dernières années. « Les entreprises sont plus endettées », rappelle-t-il. « Une des principales causes, c’était les taux d’intérêt. Là, ça se replace. Mais avec la mauvaise saison qu’on vit, probablement que ça va se réaliser. »

M. Brien a présenté des données en provenance de Statistique Canada retraçant l’évolution du revenu net des fermes québécoises. Pour la première fois depuis le krach boursier de 1929, on s’attend à des pertes de revenus de l’ordre de 130 M $. Ces mêmes revenus étaient supérieurs à 1 milliard pas plus tard qu’en 2022.

Malgré cette chute vertigineuse, le nombre de fermes est à la hausse en Estrie, qui est à contre-courant du reste de la province. « Depuis quelques années, on est la région au Québec qui a la plus grande augmentation du nombre de fermes », indique Michel Brien. Dans le Haut-Saint-François, ce sont 34 nouvelles entreprises qui se sont établies sur le territoire entre le 1er août 2024 et le 31 juillet dernier, pour un total de 564 entreprises comprenant 976 producteurs. Le Québec compte approximativement 28 500 fermes.

Un leader exemplaire quitte son poste à l’UPA 

Photo : Fédération de l’UPA-Estrie

Le Syndicat local de l’Union des producteurs agricoles du Haut-Saint-François perdra un président important ce mois-ci avec la retraite de Bernard Lapointe. 

Ma première rencontre avec lui est survenue un soir en 2018 ou 2019, après l’enregistrement de ma petite ferme. Il est venu de Bury spécialement pour me souhaiter la bienvenue comme agriculteur, au nom de l’UPA. 

J’avais déjà fait un peu de production agricole avant cette date, mais avec un plan d’affaires et des ventes qui dépassaient finalement le seuil de 5000 $ pour l’enregistrement avec le ministère de l’Agriculture, j’étais devenu officiel et alors desservi par l’UPA. 

Maintenant, j’avais le choix de devenir un membre votant ou non. Quelle que soit la décision, les fermes enregistrées doivent payer la cotisation de l’UPA. 

M. Lapointe est venu m’encourager à exercer mon droit de vote et de participation active. 

J’avais déjà entendu et lu des critiques envers l’UPA : trop de pouvoir, trop cher, pas assez de liberté de choix. 

À l’encontre de ces critiques, la visite de M. Lapointe m’a montré un organisme humain et démocratique. Il donnait un visage à l’UPA. Je me suis senti accueilli et respecté malgré la réputation mitigée. Il m’encourageait même à joindre le conseil d’administration local. 

Je n’avais malheureusement pas le temps pour une telle implication. Lui non plus, peut-être, mais il s’est engagé quand même dans le rôle important de président. 

Chaque fois que je croisais Bernard Lapointe après, c’était toujours le même leader souriant, accueillant, gentil et respectueux.  Comme on aimerait voir ces traits et valeurs plus souvent dans les gens avec qui on s’entretient et fait affaire! 

À l’assemblée générale de notre UPA locale l’année passée, M. Lapointe devait présider un débat difficile et un vote contre le plan de financement de la confédération de l’UPA. Encore une fois, il a démontré son équité et son respect, ainsi que son désir de représenter les besoins et demandes de ses membres lors de leur rejet du plan. 

À l’assemblée générale de cette année, le 23 septembre prochain, il ne se représentera pas pour la présidence. On le remercie pour son travail et son leadership exemplaires et on espère que son exemple sera suivi par ses successeurs et tout le monde au sein de l’organisme. 

600 personnes aux portes ouvertes de la Ferme Le Sabot d’Or

De gauche à droite : Jacques Dubois et Arianne Caron, propriétaires de la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et Chantal Jeanmonod, mère de Jacques.

La 21e édition de la journée Portes ouvertes Mangeons local se déroulait le 7 septembre dernier partout au Québec. Cet événement annuel est organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA). Parmi les 56 fermes qui y participaient, il y en avait quatre en Estrie. Dans le Haut-Saint-François, seule la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et son élevage de cerfs rouges accueillait les visiteurs. 

Photo : Fédération de l’UPA-Estrie

Arianne Caron et Jacques Dubois sont les fiers propriétaires du Sabot d’Or depuis 2022. Ils ont soumis leur candidature pour participer aux Portes ouvertes et ont été choisis. « C’est beaucoup de travail pour préparer cette journée. Mais c’est un plaisir de recevoir les gens ici », d’expliquer Arianne. 

« Les gens s’intéressent à notre ferme, mais aussi au milieu agricole en général. Ils avaient beaucoup de questions à nous poser. Beaucoup de gens étaient contents de voir des moutons, des chèvres, des cerfs ou des canards », de poursuivre Jacques. 

Des visiteurs lors de la journée Portes ouvertes qui admirent les chèvres. Photo : Carole Dessureault

« On a une belle affluence aujourd’hui », de dire Arianne, puisque 590 personnes se sont déplacées pour visiter leur ferme, voir leurs animaux et acheter leurs nombreux produits.  

De l’aide appréciée et nécessaire 

L’aide des bénévoles, pour la plupart des voisins, des amis ou des membres de leur famille, leur a donné un bon coup de pouce pour réaliser cette journée Portes ouvertes. 

Parmi eux, il y avait Chantal Jeanmonod, la mère de Jacques, qui passe quatre mois par année au Québec pour aider Arianne et Jacques à leur ferme. Le reste de l’année, elle retourne en Suisse où résident ses trois autres garçons et ses petits-enfants. 

Chantal connait bien le travail de la ferme, car elle est elle-même « fille, femme et maman d’agriculteurs. Deux de mes garçons ont repris une ferme en France. Avoir une ferme, c’est du travail 365 jours par année. »  

C’est difficile de prendre des vacances et d’être malade quand tu es agriculteur ou agricultrice. « Les animaux, il faut bien les nourrir et s’en occuper tous les jours », de dire Chantal. 

De gauche à droite : Jacques Dubois et Arianne Caron, propriétaires de la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et Chantal Jeanmonod, mère de Jacques. Photo fournie

Benoît était aussi à la Ferme Le Sabot d’Or en tant que bénévole. « Mon garçon est leur voisin. […] Aujourd’hui, je m’occupe du corral (parc à bestiaux). Jacques m’a fait une petite formation ce matin. Je connais ça un peu parce que j’ai grandi sur une ferme, mes parents en avaient une. »  

Son père est décédé et son frère aîné, qui a pris la relève, vieillit. Comme il se retrouve seul pour s’en occuper et « […] qu’il n’a pas de relève, il commence à se départir de ses terres. Ce matin, j’ai demandé à Jacques s’il aimait ça travailler sept jours par semaine. C’est un travail très accaparant être fermier », de conclure Benoît. 

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