Sur la photo de gauche à droite: Alexandre Binet-Patoine, Olivier Binet-Patoine, Samuel Carrier et Hélène Binet. PHOTO : Gracieuseté.
Le magasin Carrier Sport de Cookshire, qui se spécialise dans la vente de véhicules hors-route, de motos et d’équipements dédiés à la chasse, la pêche et la foresterie, s’est démarqué lors d’un événement CFMOTO à Québec en août.
Carrier a reçu le titre de meilleur concessionnaire CFMOTO («top off-road dealer») 2026 au Québec en raison de l’excellence de son service et du nombre d’unités vendues. Bravo à Samuel et à Simon Carrier!
Propriétaire de La Cantine à Ascot Corner, Maude Maher continue de cultiver sa passion pour la cuisine et son désir de rassembler les gens autour d’un bon repas. Ce plaisir de cuisiner, c’est entre autres avec sa mère et sa grand-mère qu’elle l’a développé. Ça l’a suivi toute sa vie.
Après un cours en cuisine afin de maîtriser plusieurs techniques, elle enchaîne les expériences de travail dans des cuisines gastronomiques sherbrookoises pendant 5-6 ans. Elle est devenue responsable de cuisine, une belle opportunité pour s’initier à la gestion d’un restaurant.
Puis Maude a voyagé, en gardant en tête le projet d’ouvrir un jour son propre établissement. En revenant de l’un de ses voyages, elle a appris que le restaurant du village était en vente. « Ça a sonné une cloche. Je ne pensais pas que ça serait aussi vite. C’était une belle opportunité. Je ne souhaitais pas nécessairement ouvrir une cantine, mais le côté resto familial, que je pouvais mettre à ma manière et que ce soit le fun, était intéressant », explique la propriétaire. En 2020, La Cantine ouvrait ses portes.
Les valeurs de La Cantine L’approvisionnement local fait partie des valeurs de Maude. De la viande aux patates en passant par le fromage, elle s’efforce de remplir l’assiette d’aliments qui proviennent de la région.
Maude est aussi assez fière de ce que propose le menu: « J’essaie d’être la plus inventive possible. J’essaie de ne pas trop regarder ailleurs parce que je veux être différente d’ailleurs ». C’est sans aucun doute pour cela que La Cantine a reçu de belles mentions au courant des derniers mois, dont celle de meilleure poutine de l’Estrie. Et puis il y a l’énergie de l’équipe, qui projette une ambiance agréable dès que l’on pousse la porte du restaurant.
Faire des affaires en mode apprentissage « L’école, c’était pas pour moi. Je suis allée au Cégep et j’ai quitté rapidement. Dans le concret, j’apprends vite. » Et elle a dû apprendre vite puisqu’en 6 ans, le restaurant est passé de 6 à 23 employés. Elle ne cache pas que cela a été parfois difficile: « Il y a eu beaucoup d’ajustements à faire. Mais nous avons toujours eu une belle équipe stable, ce qui est un défi dans le milieu de la restauration. »
Serge Maher, son père, est à ses côtés et l’aide dans différentes tâches depuis les tout débuts. Maude avoue que le fait de bien s’entourer fait partie de la clé du succès. Toute seule, ce serait difficile.
« Ça prend du courage, de la discipline, de la confiance en soi. Il faut être convaincue et convaincante ! La pire affaire en affaires, c’est de penser que tu sais tout. J’ai énormément appris depuis les 6 dernières années. Il faut que je prenne ma place. Mais, la vie passe vite en maudit! J’ai 29 ans. Je n’ai plus les mêmes priorités qu’au début. J’essaie de me prioriser, de me libérer plus de temps. Mon travail est tellement le fun, tellement valorisant. J’apprécie ma situation actuelle », conclut Maude Maher.
Jocelyne Giroux dans son atelier de Bury. PHOTO : Carolyne Weldon
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Au cœur de Bury, une petite entreprise d’ébénisterie et de rembourrage participe à allonger la vie utile de nos meubles et autres surfaces coussinées, trop souvent relégués aux gros rebuts lorsqu’un peu abîmés ou défraîchis.
Jocelyne Giroux, résidente de Bury depuis plus 25 ans, est copropriétaire des Becs-Scies. Après une carrière en éducation, qui l’a emmenée jusque dans le Grand Nord québécois, elle s’offre un nouveau départ avec une formation en finition de meubles à l’École nationale du meuble, à Victoriaville.
« Je me suis dit, ‘’il faut aller chercher des expertises’’ », se souvient-elle.
Son conjoint Serge Lemay, l’autre moitié des Becs-Scies, est pour sa part détenteur d’une technique en ébénisterie architecturale et passé maître dans la fabrication des canots de cèdre entoilé (voir notre article de 2019 sur les canots de M. Lemay).
Tout s’enchaîne à la suite de cette prise de contact avec le monde du meuble et du bois : Jocelyne Giroux poursuit avec la formation de 2 ans en ébénisterie, puis « termine en beauté » avec la formation en rembourrage.
« Je voyais des gens [qui étudiaient] en rembourrage. Je trouvais ça merveilleux. C’est capoté ! C’est si silencieux, le rembourrage, comparé à l’usine de fabrication ! », se remémore-t-elle.
Ce qui à l’origine était supposé être une formation en rembourrage industriel sera éventuellement adapté en formation en rembourrage artisanal, comme la moitié des inscrits souhaitaient à terme démarrer leur propre entreprise à petite échelle.
« On a appris, à coudre : droit, les passe-poils, à faire des coussins, des bras de chaise, le pouf capitonné, le pouf rond, la chaise bergère, la causeuse… »
Au terme de sa formation, elle effectue un stage dans une entreprise de Thetford Mines spécialisée dans la réparation des toiles de recouvrement et coussins de bateaux.
Celle qui dit avoir une affection particulière pour les chaises a retiré de ce parcours une grande polyvalence. Elle peut aussi bien retaper et rembourrer une antiquité que redonner forme à une surface coussinée moderne.
« Comme récemment, on est venu me voir pour refaire le siège d’un quatre-roues, raconte Mme Giroux. Un ours avait mangé la rembourrure en mousse jusqu’au plastique ! »
Que ce soit pouvoir profiter plus longtemps d’un meuble à valeur sentimentale, le personnaliser à 100%, ou contribuer à préserver l’environnement, redonner vie à nos meubles en les réparant ou les faisant rembourrer est un geste qui fait du sens.
« Réutiliser, récupérer, recycler… c’est notre pensée à mon conjoint et moi », explique Jocelyne Giroux en pointant tous les éléments recyclés intégrés à son atelier de travail.
« Je m’amuse, s’exclame-t-elle les yeux brillants. C’est ça que je voulais ! »
Mohika Tremblay a repris l’entreprise familiale Tred’si en 2015. PHOTO : TRED’SI.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local L’entreprise Tred’si pourrait devoir cesser ses activités à cause d’une nouvelle réglementation fédérale encadrant le recyclage des poteaux de téléphone en bois traité. À moins d’un revirement, l’entreprise locale basée à Westbury, qui emploie normalement 20 personnes et recycle plus de 40 000 poteaux par année, devra mettre la clé sous la porte en octobre.
Depuis bientôt 30 ans, l’entreprise Tred’si récupère le bois traité et le revend sous forme de matériaux dédiés à la construction. Mais voilà qu’un nouveau règlement fédéral encadrant l’usage du PCP (pentachlorophénol, un agent de traitement du bois utilisé depuis 1936), vient lui couper l’herbe sous le pied.
« C’est très particulier les processus au fédéral, affirme Mohika Tremblay, présidente directrice générale de Tred’si. L’usage du PCP, comme tous les agents de traitement du bois, devait être révisé tous les 5 ans. C’est en 2023 qu’on a reçu la brique », se souvient Mme Tremblay.
Le gouvernement fédéral homologue alors sa décision de non seulement d’interdire la production de nouveaux poteaux traités au PCP, mais également le recyclage des poteaux déjà existants, qui devront désormais être « éliminés », donc soit enfouis ou incinérés.
Débute alors une période de grâce de trois ans où Mme Tremblay remue ciel et terre pour tenter de se faire entendre. Elle participe à une pré-consultation publique en juin 2025, puis forme un groupe de travail regroupant des acteurs de tous les niveaux de sa chaîne de valeur. En juin dernier, la « vraie » consultation a lieu. Immense déception pour Mme Tremblay : « Il y avait eu beaucoup de coupures [de postes] au fédéral l’hiver précédent. Santé Canada n’avait pas travaillé sur le dossier. Le dossier était tombé entre deux chaises. »
Depuis, Tred’si ne prend plus de contrats pour les poteaux d’Hydro-Québec, l’un de ses clients principaux avec Bell et Telus, et sa survie même est en jeu. « On avait une entreprise avec une circularité parfaite, en plein sur son X. C’est sûr qu’il y a toujours des risques à gérer des contaminants. Mais Tred’si prenait en charge ce risque-là, de prolonger la vie utile du bois de manière sécuritaire. »
« On ne le réalise pas toujours mais un poteau, c’est un arbre qui a des qualités très rares. Va marcher en forêt, c’est dur à trouver un arbre pour un poteau !, s’exclame Mme Tremblay. Les standards sont très sévères. Les poteaux, c’est une pure ressource, c’est le high grade. C’est impensable de gaspiller une ressource comme ça. »
« Sans la permission d’opérer, il n’y a pas de possibilité de continuer » pour Tred’si affirme-t-elle. « Avec ce règlement, c’est un signal que le gouvernement envoie à tout un secteur d’activité. Même si de petits entrepreneurs ont tout donné et tout investi : rien n’est sûr, tout peut arriver demain matin », laisse tomber la femme d’affaires, qui dit vivre avec un grand sentiment d’impuissance.
« Moi, je suis la relève ! ajoute Mohika Tremblay. Je regarde ça et il faut que je dise à mon père, ‘‘P’pa, on l’a échappé’’».
Il reste 1,2 millions de poteaux de bois traités au PCP en circulation au Québec, et plus de 12 millions à travers le Canada.
Par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local L’inventaire de maisons à vendre ne suffit pas à la demande et les prix demeurent en hausse dans le Haut-Saint-François (HSF) cette année. « Ça reste un marché de vendeurs », affirme le courtier immobilier indépendant David Frazer. M. Frazer cumule 16 ans d’expérience en immobilier. Il cultive un « intérêt particulier » pour les secteurs de Lennoxville, Waterville, Cookshire-Eaton et Bury, qu’il connait comme le fond de sa poche. Il a récemment répondu à nos questions sur les tendances immobilières actuelles, les vieilles maisons patrimoniales et les invasions de coccinelles.
Qui achète des maisons dans le HSF en 2026? David Frazer : Depuis un bout, c’est un secteur qui est plus recherché. On remarque une belle augmentation dans des villages comme Bury ou Sawyerville, qui auparavant avaient une certaine réputation. On voit un beau changement.
D’abord, je vois beaucoup de jeunes qui travaillent à Sherbrooke. Des jeunes couples, parfois avec des enfants. De nombreux endroits dans le HSF sont à même distance de Sherbrooke que par exemple, Deauville. Mais en même temps, comme on a la quiétude, les gens sont prêts à conduire 10 minutes de plus.
L’autre groupe sont ceux qui cherchent des maisons de campagne. Ce sont des personnes à la retraite, ou pré-retraités qui veulent habiter en campagne après avoir vécu en ville. Ce groupe cherche des maisons sur un chemin de terre, en assez bon état, avec des arbres matures. Ils ont le budget pour acheter. Car dès que la propriété a plus d’un acre, les prix montent en fou!
Une propriété patrimoniale à vendre à Newport. Photo: CAROLYNE WELDON
Ces maisons continueront-elles de coûter de plus en plus cher? David Frazer : Il faut savoir que depuis qu’on tient des statistiques sur l’immobilier en Estrie, on n’a jamais enregistré de baisse dans le prix de vente moyen d’une propriété résidentielle.
Dans le secteur, on remarque que le prix des propriétés a monté en flèche depuis 2021.
Ces augmentations auraient déjà dû avoir lieu avant cela, selon moi.
Depuis 2026, l’augmentation s’est stabilisée, mais les prix restent à la hausse. En immobilier, ce que l’on observe d’abord, c’est que les délais de vente commencent à augmenter [nombre de jours entre la mise en vente d’une propriété et sa vente finale], ensuite, les prix se stabilisent. Ici, les ventes sont toujours aussi rapides qu’en 2025.
L’âge et le caractère patrimonial des maisons sont-ils des enjeux? David Frazer : Oui, ça a des impacts. Les gens qui souhaitent rénover trouvent que [les exigences liées à préservation du caractère patrimonial d’une propriété] représentent une restriction. Ceux qui veulent acheter le feront normalement quand même, mais ça introduit une hésitation.
Mais la vente de bâtiments patrimoniaux demeure rare dans le HSF. Ce n’est pas la majorité de ce qui est sur le marché.
Est-ce que la présence de coccinelles doit être déclarées à la vente? David Frazer : Aussitôt qu’on est en Estrie, il y a des coccinelles, surtout en campagne. On dit que certaines maisons sont plus sujettes aux coccinelles. Les maisons blanches ou pâles notamment, et celles près d’un champ. À la vente, la présence de mouches, de coccinelles ou de souris doit normalement être déclarée. Mais certains vendeurs ne le font pas, considérant que c’est mineur.
Les cas graves demeurent rares dans mon expérience. Des gens de la ville peuvent parfois s’étonner, mais ça fait partie de vivre à la campagne. La question bien entendu, c’est la quantité.
Le 28 septembre prochain constitue la date butoir où nous devrions enfin connaître l’identité du repreneur de l’ancien site de l’usine de Graphic Packaging à East Angus, fermée en janvier 2026.
Comme nous l’indiquait en avril dernier M. Guillaume Landry, maire d’East Angus, ce n’est pas la Ville qui pilote la démarche, mais bien l’équipe économique de la MRC du Haut-Saint-François, par l’entremise du Centre local de développement (CLD). En entrevue avec le Journal, le 5 août, Mme Chantal Ramsey, conseillère aux entreprises au CLD, nous indique qu’il y a de bonnes nouvelles et que « dans 55 jours, il y aura levée de la confidentialité ». Ce qui nous mène au 28 septembre prochain, date à encercler dans notre agenda collectif pour découvrir l’avenir de cette importante zone industrielle qui se dresse en plein cœur d’East Angus.
« Actuellement, tout peut arriver, évidemment. On n’est jamais sûr de rien. C’est en procédure légale… », précise Mme Ramsey. D’ici là, peut-être le nouvel acquéreur se fera-t-il connaître de lui-même ?
Annexé au populaire Restaurant des Cantons, l’Hôtel W des Cantons a récemment ouvert ses portes sur la 2e Avenue à Weedon. « Nous étions des leaders en alimentation, nous serons maintenant aussi des leaders en hôtellerie », dit le propriétaire des deux établissements, Serge Roy.
L’hôtel tout neuf offre 20 chambres, dont deux suites, à proximité de tous les services et de la route 112, l’une des routes les plus achalandées du sud du Québec.
Il emploiera quatre personnes pour le moment ; plus si l’achalandage le requiert.
Depuis la fermeture des grands hôtels d’antan, l’offre en hébergement est mince en région. La proposition d’un hôtel doublé d’un restaurant est « unique dans le coin », selon M. Roy, qui se dit confiant que les chambres trouveront preneur tout au long de l’année.
« De mai à octobre, c’est les noces, la saison des mariages, explique l’entrepreneur weedonais. On a déjà des réservations pour ça. Ensuite, c’est la chasse, à l’automne. L’hiver, bien entendu, c’est la saison de la motoneige. La piste passe directement dans le stationnement! Il y a aussi, à l’année, la clientèle des travailleurs en déplacement, du CHSLD ou du gouvernement, entre autres. » Pour les visiteurs venus en motoneige, en quad ou en moto, l’hôtel met à disposition un enclos sécurisé pour garer ces véhicules. Autre aspect intéressant, l’hôtel est « sans contact », ce qui signifie qu’il sera possible d’y obtenir une chambre en dehors des heures d’ouverture de l’accueil, comme dans le cas d’un imprévu, d’un changement de plan ou d’un pépin mécanique survenu en pleine nuit. En effet, toutes les entrées (porte principale et chambres) sont électroniques et s’ouvrent grâce à un code envoyé au client au moment de la réservation.
Le site transactionnel de l’hôtel est opérationnel et il est maintenant possible de réserver les chambres.
Rappelons que la construction de cet hôtel, un projet d’une envergure de 3 millions de dollars, avait débuté le 1er octobre 2025. Il s’agit d’un partenariat réalisé en collaboration avec Sherplex, le promoteur de Destination W, situé à proximité.
Le Restaurant des Cantons en a également profité pour transformer sa terrasse avant en verrière quatre-saisons, ce qui a ajouté 35 places.
Pour les intéressés et les curieux, une journée portes ouvertes grand public aura lieu au début septembre. Restez à l’affût de l’annonce de la date.
Chantal Ladouceur, directrice du Mini Compostelle et Christophe Morassut, président. photo: Gracieuseté.
par Sophie Marais Du 16 mai au 30 septembre, c’est en vélo électrique, offert gratuitement, que Mini Compostelle Mégantic vous invite à vivre une nouvelle expérience de découverte du territoire. Les participants sont conviés à vivre une expérience unique alliant nature, dépassement de soi, ressourcement et découverte des communautés locales au fil de ce parcours de longue randonnée qui traverse notamment les municipalités de Hampden, Scotstown, La Patrie et Chartierville.
Les itinéraires proposés permettent de découvrir la région de manière durable, en mettant en valeur son riche patrimoine naturel et culturel.
« Pour notre 11e saison, le Mini Compostelle Mégantic, c’est bien plus qu’un parcours de marche. C’est une expérience humaine qui transforme, qui reconnecte et qui fait du bien. On va encore plus loin : on ouvre le chemin à davantage de gens, tout en restant fidèles à notre essence. Marcher, ralentir et se retrouver », a précisé le président du conseil d’administration de l’organisme, Christophe Morassut.
Des nouveautés « L’arrivée de vélos électriques permet désormais de découvrir le parcours autrement, en rendant l’expérience accessible à un plus grand nombre, tout en favorisant une approche de mobilité durable. Cette initiative a été rendue possible grâce au soutien financier de l’organisme Circonflexe – Prêt-pour-bouger », a ajouté la directrice générale Chantal Ladouceur.
En juillet, Patricia Larocque Desmarais animera une fin de semaine guidée de 3 jours (33 kilomètres), combinant marche et développement personnel.
Trois capsules vidéo éducatives, disponibles sur le site web de l’organisation, ont aussi été réalisées sur le thème « Sans trace », afin de sensibiliser les randonneurs à la pratique d’un tourisme respectueux de la nature et des communautés locales. De nouveaux partenaires bonifieront l’accompagnement des randonneurs : Patrick Auger, fondateur de l’entreprise Kilomètre ; Paule Rochette, spécialisée en marche afghane, marche nordique et approche Sans Trace ; et Patricia Larocque Desmarais, mentore en méditation pleine conscience et docteure en psychologie.
Et finalement, le Mini Compostelle se dote d’une chanson thème originale « J’ai pris le bois », composée et interprétée par Yvan Pion et Brigitte Savoie.
L’organisation souligne l’appui financier de SADC de Mégantic dans la réalisation de ce projet qui permet de renforcer les actions de sensibilisation et de promotion d’un tourisme durable, conscient et respectueux de l’environnement.
Une belle abondonnée du Haut-Saint-François. PHOTO : JOHN MACKLEY.
par John Mackley Depuis des années, des rumeurs selon lesquelles le gouvernement pourrait saisir nos vieux bâtiments ou notre droit de leur apporter des modifications circulent. Mais qu’en est-il vraiment?
Selon la MRC du Haut-Saint-François, tant que les taxes foncières et scolaires sont payées en totalité et à temps, la MRC ou la municipalité n’interviendra que si un bâtiment représente un danger pour la sécurité publique, comme par exemple un risque d’incendie ou d’effondrement.
Si un bâtiment n’est pas utilisé, il doit être dûment verrouillé ou sécurisé afin d’empêcher tout accès non autorisé.
Si un propriétaire ne remédie pas à une situation problématique qui lui aurait été signifiée, la municipalité peut ordonner que des travaux soient effectués par des entrepreneurs, et les frais lui seront facturés.
Ceci s’applique aux structures construites avant 1940, à celles inscrites à l’Inventaire des bâtiments patrimoniaux de la MRC et aux bâtiments plus récents.
Dans le pire des cas, une propriété peut être vendue aux enchères pour défaut de paiement de taxes foncières. Chaque année en septembre, la MRC publie la liste des propriétés à vendre et la date de l’enchère sur son site Web ainsi qu’à deux reprises dans le Journal. Le paiement intégral des taxes avant l’enchère permettra de retirer la propriété de la vente.
Si un propriétaire est incapable de payer ses taxes foncières ou scolaires à l’échéance, le site Web de la MRC recommande de communiquer avec la MRC ou sa municipalité à l’avance pour établir des modalités de paiement.
Nouveaux règlements Depuis le 18 mars dernier, les propriétaires doivent se conformer aux nouveaux règlements concernant la démolition, l’occupation et l’entretien des bâtiments sur leur terrain, explique Chloë Southam, agente de développement en patrimoine immobilier à la MRC.
Ces règlements, adoptés en 2023 par toutes les municipalités de la MRC, confèrent de nouveaux pouvoirs et responsabilités aux comités régionaux du patrimoine (CRP), en collaboration avec les municipalités relevant de leur compétence. Ce rôle était auparavant du ressort du gouvernement du Québec.
Les CRP sont chargés d’inventorier tous les bâtiments construits avant 1940 sur leur territoire et d’en déterminer la valeur patrimoniale. Ces mesures donnent aux municipalités et au CRP le pouvoir de désigner toute structure comme édifice patrimonial protégé et d’empêcher la modification, la rénovation ou la démolition de tout bâtiment patrimonial situé sur leur territoire. De plus, le CRP peut révoquer tout permis de démolition accordé antérieurement et veille au respect des permis délivrés par les municipalités.
Lynn Rothney et Annie Deblois devant Bertha, le véhicule de compétition piloté par Annie. Photo : Carolyne Weldon.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Pour une quatrième année, l’événement de tires de camion Tires de Truck de Cookshire revient le samedi 11 juillet prochain au terrain de l’Exposition agricole de Cookshire avec une pleine journée d’activités hautes en couleur, en intensité, en boucane et en décibels.
« Organiser ça, c’est six mois de chaos », dit en riant Annie Deblois, qui coordonne l’événement avec son conjoint, le garagiste Lynn Rothney, propriétaire du Centre de l’auto Rothney–Le Spécialiste, à Birchton, ainsi que Steven Marquis. « Et le dernier petit bout, c’est Holy Moses ! »
Les tires de camion ou de tracteur (« truck pull ») sont une épreuve de force dans laquelle des véhicules de différentes catégories, classés selon le type de véhicule et le poids, s’affrontent pour parcourir la plus grande distance possible en tirant une lourde charge (une traîne lestée, ou « sled ») sur une piste en terre battue.
Au fur et à mesure que le véhicule avance, le poids de la traîne est transféré vers l’avant, ce qui augmente exponentiellement la résistance et la friction jusqu’à l’arrêt complet. Celui qui a tiré la charge le plus loin de sa catégorie l’emporte.
« Tout le monde est bienvenu », indique Annie Deblois en expliquant que les concurrents ne sont pas connus d’avance. « Les participants peuvent se présenter sur place pour la pesée, de 10 h 30 à 13 h 30. Le premier tire est à 14 h. » En cas de pluie, l’événement sera remis au lendemain.
Bien que l’épreuve de tire soit au programme de l’Expo de Cookshire, le véhicule de compétition de Lynn, une camionnette Dodge Power Wagon surnommée Mistress qui lui a valu de nombreux trophées, n’y était admissible dans aucune des catégories. C’est ce qui a donné l’envie au couple de créer leur propre événement, entièrement dédié aux tires, plus tôt dans l’été.
Les organisateurs avaient vu juste : l’événement connait une grande popularité depuis ses débuts, avec environ 3000 spectateurs dans les estrades à chacune de ses éditions.
« On voulait faire un tire comme ça devrait, explique Lynn Rothney, avec des règlements simples et justes pour tout le monde. On voulait aussi pouvoir démontrer notre appréciation aux tireurs, parce que sans eux, il n’y a pas d’événement. » C’est pourquoi les Tires de Truck de Cookshire remet des prix en argent aux huit meilleurs dans la majorité des catégories, au lieu de récompenser seulement les trois finalistes, comme c’est le cas habituellement. Les prix vont de 200 à 350 $ pour une première place, selon la catégorie.
L’événement inclura un concours d’esthétique automobile (« Show & Shine »), où des trophées seront attribués dans diverses catégories (plus beau camion, plus chromé, meilleure flotte de camions, etc.) Cinq différents camions de cuisine de rue (« food truck ») seront également sur place, dont celui de la Cabane Chez Arthur. En soirée, les Winslow Dancers mèneront la danse dans le Centre McAuley, de 19 h à minuit.
Depuis plus de quinze ans, la destinée de l’Aéroport de Sherbrooke – niché au coeur de la forêt de Cookshire-Eaton – vacille d’études économiques en stratégies de développement. En mars dernier, désireuse de bénéficier des investissements massifs en défense annoncés par le gouvernement canadien, la Ville de Sherbrooke présentait sa Stratégie DEFSEC Sherbrooke.
L’aéroport en est un des éléments structurants à travers son Plan d’utilisation et de développement des infrastructures et terrains (PUDIT), publié en juillet 2025. Serait-ce le virage tant attendu ou une nouvelle étape dans une longue succession de projets de relance?
Mis en service en 1965, l’aéroport de Sherbrooke n’a jamais obtenu la désignation permanente de l’ACSTA, l’organisme responsable du contrôle de sécurité des passagers et des bagages dans les aéroports canadiens. Depuis la faillite d’Air Sherbrooke en 2010, aucun vol commercial régulier n’y a été offert.
Tentatives infructueuses « On a tenté dans les dernières années, pour ne pas dire décennies, de trouver finalement la raison d’être de cet aéroport. À une époque, ça a été de regarder pour des lignes commerciales régulières… là on est ailleurs », nous indique en entrevue Marie-Claude Bibeau, mairesse de la Ville de Sherbrooke. Le nouveau projet phare pour le développement de l’aéroport est celui de Flying Whales et de ses dirigeables-cargo.
Le chantier de l’usine devrait être lancé en 2027 et les opérations débuter en 2029. Mais l’incertitude est au programme, puisque le gouvernement québécois, qui a déjà injecté 75 millions dans le projet, a annoncé récemment ne plus avoir l’intention d’en octroyer davantage.
Une gestion régionale de l’aéroport? « Non, c’est une infrastructure municipale de la Ville [de Sherbrooke], répond Mme Bibeau. L’aéroport, c’est un organisme sans but lucratif indépendant qui l’administre et qui va bientôt mettre à jour ses règlements généraux. Je crois qu’on peut dire qu’il va toujours y avoir un observateur de la MRC du Haut-Saint-François qui va être au conseil d’administration, c’était le cas avant et j’ai confiance que ça va demeurer ainsi. »
Selon Mme Bibeau, des discussions embryonnaires sont déjà en cours avec Mme Daphnée Raymond, mairesse de Cookshire-Eaton, etM. Robert Roy, préfet de la MRC, pour développer ensemble une zone industrielle cohérente avec les opérations de l’aéroport. Comme indiqué dans le PUDIT, celle-ci jouxterait la zone d’activité aéroportuaire et pourrait notamment accueillir Flying Whales. L’objectif de Mme Bibeau : convenir d’une entente intermunicipale.
Malgré plusieurs demandes d’entrevue adressées à la Ville de Cookshire-Eaton afin de connaître sa position sur le dossier, aucun retour n’a été obtenu.
Si du côté de la mairie de Sherbrooke le processus semble clair, le propos est plus nuancé du côté de la MRC du Haut-Saint-François. Bien qu’en accord avec un « développement intelligent » de cette zone industrielle, le préfet nous indique en entrevue ne jamais avoir encore travaillé avec Mme Bibeau à titre de mairesse. Il ne connaît donc pas précisément ses intentions. Par exemple, à l’évocation du DEFSEC, M. Roy répond spontanément : « J’ai jamais entendu parler de ça, ils ne m’ont jamais approché pour ça ».
La DEFSEC intègre quatre documents structurants du développement économique de Sherbrooke, dont le PUDIT. Associés au sein d’une même stratégie, ils convergent aujourd’hui vers une vision commune : « la défense, la sécurité et les technologies duales constituent un levier naturel de résilience, d’innovation, de diversification et de montée en valeur pour Sherbrooke », comme l’indique le document officiel publié en mars 2026.
Pour élaborer cette stratégie, les auteurs se sont appuyés sur une cinquantaine de documents provenant notamment du gouvernement fédéral, de l’OTAN, des Services canadiens du renseignement et de la Ville de Sherbrooke. Aucune référence recensée ne provient toutefois de la MRC du Haut-Saint-François et le document ne mentionne aucune consultation formelle d’organismes ou d’individus du territoire.
La mairesse de Sherbrooke insiste pour distinguer la DEFSEC du PUDIT, mais il n’en demeure pas moins que ce plan de développement de l’aéroport et de son territoire est aujourd’hui entièrement intégré à la DEFSEC par son administration. Ainsi, l’aéroport est présenté comme un actif stratégique, une infrastructure critique à sécuriser. « Le PUDIT vise entre autres à moderniser et à sécuriser les infrastructures aéroportuaires afin de soutenir notamment des projets industriels exigeants. La logique de DEFSEC s’arrime pleinement à ces ambitions, notamment pour le développement de zones consacrées aux manufacturiers de pointe et aux activités aériennes et logistiques sécurisées ou sensibles », indique-t-on dans le document de présentation.
Questionnée à savoir si des études environnementales et d’acceptabilité sociale avaient été réalisées avant l’adoption de la Stratégie DEFSEC Sherbrooke, Mme Bibeau explique : « Ben non… on parle d’une stratégie de développement. Il y aura des études au moment venu si on a un projet concret sur la table. »
Simon Daigle et Serge Roy du nouvel Hôtel W des Cantons de Weedon, qui s’ajoute à l’offre touristique de la région. PHOTO CAROLYNE WELDON.
La circulation était dense sur les routes menant vers le Haut-Saint-François samedi matin dernier. Notre nouvelle saison touristique est bel et bien ouverte.
Le jeudi 11 juin en soirée, Tourisme Haut-Saint-François a officiellement lancé sa saison estivale à Cookshire-Eaton en présence d’une quinzaine de personnes et a dévoilé sa nouvelle image de marque, qui met en vedette nos montagnes et notre ciel étoilé. « Le lancement de saison est un moment important pour rassembler les entreprises touristiques du Haut-Saint-François. En se connaissant mieux, nous pouvons mieux travailler ensemble, mieux référer les visiteurs et faire rayonner l’ensemble du territoire », a souligné Isabelle Couture, responsable de la promotion touristique du Haut-Saint-François.
Comme si les intéressés à l’extérieur de la région avaient capté le message, les routes 108 et 112 circulaient à la queue leu leu au début de la fin de semaine, ce qui a stimulé l’achalandage de nos stations d’essence, épiceries et restaurants.
La vue du rang 2 à Weedon. PHOTO CAROLYNE WELDON.
Le lancement de jeudi soir a eu lieu sur la nouvelle terrasse de la Cidrerie Pomme Sauvage, qui a récemment été couronnée Lauréat National du prix OsEntreprendre.
« Avec ses paysages de campagne, ses attraits culturels, ses marchés publics, ses circuits vélo, ses producteurs locaux, ses hébergements et ses nombreuses expériences de plein air, le Haut-Saint-François invite les visiteurs à prendre le temps de découvrir un territoire vrai, généreux et profondément ancré dans les Cantons-de-l’Est », selon Tourisme Haut-Saint-François.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local À la fin mai, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie Bernard Drainville a annoncé la fin des investissements supplémentaires du gouvernement du Québec dans Flying Whales, la firme française de dirigeables-cargos qui projette de construire une usine de 300 employés près de l’aéroport de Sherbrooke, à Cookshire-Eaton.
Plus de 75 millions de dollars de fonds publics ont déjà été offerts au constructeur français depuis 2019 dans l’espoir de l’attirer au Québec et de faire décoller le projet.
« Nous avons choisi de ne pas réinvestir l’argent des Québécois dans Flying Whales, alors que les retombées d’un nouvel investissement se feraient principalement à l’extérieur du Québec », a indiqué Bernard Drainville, dans une déclaration citée par La Presse. « Notre responsabilité, c’est d’investir l’argent des Québécois là où les retombées sont directes pour le Québec. »
Fondée en 2012, l’entreprise développe des ballons dirigeables capables de transporter jusqu’à 60 tonnes de marchandises dans des zones isolées dépourvues de pistes d’atterrissage ou de décollage. Ces dirigeables serviraient par exemple à transporter des charges surdimensionnées comme des pales d’éoliennes, des turbines hydrauliques ou de l’équipement minier dans des endroits peu accessibles, tel le Grand Nord québécois.
Comme le rapporte Radio-Canada, Flying Whales confirme que l’usine prévue à l’aéroport de Sherbrooke serait compromise advenant l’abandon définitif du financement par Québec.
Pour sa part, la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, croit que l’on peut espérer que lorsque Flying Whales créera des emplois ici, le gouvernement du Québec pourrait ouvrir certains programmes à de nouveaux investissements, selon Radio-Canada.
En entrevue à la radio du 107.7 Estrie, le préfet de la MRC, Robert G. Roy, admet que le projet s’essouffle mais estime qu’il faut faire preuve de patience dans un dossier de cette envergure.
Selon lui, le contexte des échecs comme North Volt influence les décisions actuelles du gouvernement.
« Il faut juste ne pas lâcher, a indiqué M. Roy, en ajoutant que la région allait « continuer de travailler avec Flying Whales ». « On dit souvent qu’on est une région dévitalisée, a-t-il affirmé. Moi je dis qu’on est une région qui se prend en main. »
Rappelons que le début de la construction de l’usine, d’une superficie de 70 terrains de soccer, était prévue pour 2027 avec un lancement des opérations en 2029.
Mary Neville, propriétaire des Serres Mary Neville présente une jardinière de supertunias dans ses serres du chemin Dillon, à Cookshire-Eaton. PHOTO CAROLYNE WELDON.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Ce printemps, pas besoin d’aller en ville pour vous procurer fleurs, arbustes et plants pour le potager. Dans le Haut-Saint-François, des entreprises d’ici ont tout ce qu’il vous faut pour démarrer votre saison de jardinage en beauté.
Chez ses passionnés des végétaux, vous trouverez un large éventail de plantes vigoureuses et chouchoutées mais aussi des conseils personnalisés qui vous assureront les meilleures chances de succès au jardin, tout au long de la belle saison.
Encourager nos centres de jardinage locaux c’est aussi permettre à leurs propriétaires de poursuivre leur mission d’embellir notre région et de mettre de la couleur dans nos vies. Mais faites vite! La saison est déjà entamée et les quantités sont limitées.
Serre Tomalie 1586, route 112 Ouest à Weedon (819) 314-6146 Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h jusqu’au 1er juillet 2026.
La Serre Tomalie est le « rêve de toujours » de sa propriétaire, Catherine Tubie. Après une saison 2025 écourtée en raison de soucis de santé, cette battante revient ce printemps avec une grande offre de fleurs annuelles, de jardinières suspendues, de plants pour le potager et de fines herbes. La Serre Tomalie se spécialise également dans les petits fruitiers rustiques (bleuets, framboises, etc.). Une pro de la préservation des semences, Catherine Tubie démarre environ 60 % de sa production à partir de la graine. Autre fait à mentionner : elle recycle d’année en année les pots pour éviter de contribuer à la charge environnementale de son activité. Selon elle, 90-95 % des pots de plastique de pépinière (qui ne sont pas recyclables) finissent au site d’enfouissement. Ses arrangements en bac ou en jardinières suspendues embellissent de nombreux commerces (restaurants et autres) de Weedon et des environs.
Serres Mary Neville 4025, chemin Dillon à Cookshire-Eaton (819) 432-4106 Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h.
Mary Neville a grandi dans les serres parmi les fleurs. Ses parents, Cathy et Chuck Neville, étaient propriétaires des célèbres Serres Neville sur la rue Wellington Sud, entre Sherbrooke et Lennoxville, jusqu’en 2020. Depuis 2024, Mary a repris le flambeau familial dans de vastes serres situées sur le chemin Dillon, à Cookshire-Eaton. (Le chemin Dillon s’emprunte à partir du chemin Spring, qui relie la route 108 près d’Alexander Galt à Ascot Corner.) Chez elle, on trouve une grande quantité de fleurs annuelles, dont certaines plus rares. Elle privilégie les espèces robustes et prolifiques, idéales pour les jardins de fleurs coupées, en vogue en ce moment. Elle offre aussi des jardinières suspendues de différentes tailles, des vivaces, des plants de légumes et fines herbes, des arbustes et des arbres fruitiers.
Les plantes de Mary fleurissent les rues, bâtiments et parcs de nombreuses municipalités du coin. Cette année, ses arrangements floraux en bacs, jardinières suspendues et plates-bandes feront le bonheur des résidents et des passants à La Patrie, St-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton, Waterville et Eastman. Dire que Mary Neville a le pouce vert serait un euphémisme. Ses plantes sont réputées à travers la région pour leur vigueur, leur beauté et la longue durée de leur floraison.
Horti-Plus 68 route 112 à Westbury 819-640-9011 Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h.
Cette entreprise familiale, bien connue pour l’autocueillette de sapins de Noël, produit et offre environ 200 variétés de plantes ornementales pour l’extérieur. Cette vaste sélection inclut des vivaces, des arbustes, des annuelles avec un grand choix de couleurs, des arbres en pot (lilas, pommiers, cerisiers, etc.) ainsi qu’un grand choix d’arbres de gros calibre. Fait à noter : Horti-Plus offre également les services de livraison et d’aménagement paysager.
Le Dépanneur East Angus offre un grand choix, dont ces jardinières aux couleurs de la Sainte-Flanelle. Photo : DÉPANNEUR EAST ANGUS.
Dép East Angus 95, rue Angus Sud, à East Angus (819) 832-2351 Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h.
Dans le stationnement du Dépanneur East Angus, à l’entrée du village, un bâtiment doublé d’une serre offre une belle sélection de fleurs annuelles (quelques vivaces), des plantes suspendues, des plantes tropicales et des plants de légumes et fines herbes. Pour les vrais fanatiques du Canadien de Montréal, le dépanneur offre notamment des jardinières suspendues aux couleurs du Tricolore, soit des mini-pétunias mélangés dans les tons de bleu, de blanc et de rouge. On retrouve également sur place du compost et du terreau de jardinage.
Pépinière North Hill 14, chemin North Hill à Lingwick (819) 640-9933 Ouvert sur rendez-vous seulement ; journée portes ouvertes le 13 juin de 9 h à 17 h.
La pépinière North Hill produit des végétaux indigènes adaptés au climat québécois. Elle offre plus de 150 variétés d’arbres, d’arbustes et de vivaces (incluant des plantes médicinales) pour des travaux de revégétalisation (reconstitution d’une couverture végétale sur un terrain partiellement ou totalement dénudé), de renaturalisation, d’aménagement de bandes riveraines, d’implantations de haies brise-vent ou tout autre projet nécessitant des végétaux issus du patrimoine rustique du Québec.
Daphnée Doré et Marc-Antoine Provencher à la boutique de la Ferme au Fond du 2. PHOTO : CAROLYNE WELDON.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local Au fond du 2e Rang Sud, à Weedon, se cultive le temps de quelques brèves semaines un légume raffiné et singulier qui gagne à être redécouvert : l’asperge. Tendre, savoureuse et certifiée bio, elle goûte décidément le printemps.
L’Aspergeraie de Weedon, maintenant aussi connue sous le nom de La Ferme au Fond du 2, vit au rythme de l’asperge des derniers gels jusqu’à la Saint-Jean Baptiste. Et il faut dire que ce rythme est fulgurant.
« Dans des conditions idéales, les asperges peuvent pousser de 6 à 7 pouces par jour, s’exclame le propriétaire, Marc-Antoine Provencher. Surtout les nuits plus chaudes. » On pourrait presque s’asseoir et les regarder pousser. Mais l’heure n’est pas à la contemplation. Dans une bonne saison, il se récoltera ici environ trois tonnes d’asperges. Celles-ci doivent être récoltées à la main une à une à l’aide d’un petit couteau recourbé, lavées, puis rapidement réfrigérées.
« Ça goûte presque le pois sucré! » dit Marc-Antoine, qui assure ne manger des asperges que lorsqu’elles sont en saison.
Ici, l’asperge se cultive de père en fils. Le père de Marc-Antoine, Léo, ancien professeur de géographie à l’Université de Sherbrooke, avait démarré cette culture au milieu des années 1980, en parallèle de ses nombreuses activités.
Pourquoi l’asperge ? Son fils explique que ce choix s’était fait en fonction du sol, qui a la particularité d’être sablonneux. Un désir de se démarquer et d’offrir quelque chose d’original, différent des cultures plus répandues comme la tomate ou la fraise, a aussi pesé dans la balance.
À la boutique directement à la ferme, Marc-Antoine, sa conjointe Daphnée et un voisin de rang venu en renfort trient et regroupent les asperges en sacs d’une livre ou deux. Certains calibres d’asperges, plus costauds, sont destinés au barbecue. Des clients réguliers viennent et repartent, les bras chargés du précieux légume vert, porte-étendard du printemps.
Les asperges fraîches sont lavées, triées et emballées. PHOTO : CAROLYNE WELDON.
En plus de la boutique « au fond du 2 », ouverte tous les jours de 9 h à 18 h jusqu’au 24 juin, les asperges sont disponibles dans de nombreux points de vente de la région et des alentours, comme le Marché de la Ferme Patry, le Marché Tradition (Weedon), Intermarché Poirier et Fils (Lambton), le Marché Locavore (Racine), le Marché le Saisonnier (Val-des-Sources) et la Coopérative La Manne, à Victoriaville.
Le couple livre aussi ses asperges dans deux points de chute chaque semaine, soit Mégantic le jeudi et Sherbrooke le vendredi. Il suffit de passer une commande en ligne deux jours à l’avance pour en profiter.
Les asperges et autres produits de la ferme (rhubarbe, relish, ail noir, aillet et fleur d’ail, tous bio) sont de plus en plus en demande chez les restaurateurs. Cette année, ces produits se retrouveront sur les tables du Tapageur, à Sherbrooke, de la Cantine, à Ascot Corner, mais aussi Chez Boulay et L’Orygine, deux établissements réputés de la ville de Québec.
La majorité des récoltes est destinée à la vente, mais une part finira marinée, par les bons soins de Daphnée. On dit que les asperges marinées entières sont incomparables dans un « Bloody Caesar » ou remplacent à merveille les olives, en tronçons dans un « Dirty Martini ».
L’Aspergeraie de Weedon / La Ferme au Fond du 2 1113 2e Rang S, Weedon www.lafermeaufonddu2.ca (819) 640-9486
Aline Plamondon, 18 ans, travaille au Dépanneur depuis ses 14 ans.
Cédrick Lachance, propriétaire du Dépanneur C.P.L Lachance à Sawyerville s’est mérité les honneurs de l’employeur le plus engagé pour la réussite des jeunes d’ici lors de la 7e édition du concours Mon boss c’est le meilleur.
Du 16 mars au 12 avril, des jeunes de toute la région ont été invités à souligner les gestes concrets posés par leur employeur pour soutenir leur conciliation études-travail.
Cette année, le concours a connu une forte hausse de participation, avec plus de 500 jeunes ayant pris le temps de reconnaître le soutien de leur patron.
Le grand gagnant du concours, dévoilé fin mai, est Cédrick Lachance, qui gère le dépanneur de Sawyerville depuis 2010.
Il emploie actuellement huit jeunes, filles et garçons, dont la plus jeune a 14 ans.
Selon ses employés, Cédrick Lachance est un « boss » qui se démarque par son écoute, sa bienveillance, sa flexibilité dans les horaires de travail et sa facilité à créer un environnement agréable pour ses étudiants-employés.
« Cédrick est très encourageant et compréhensif ; il prend toujours le temps d’écouter et de s’assurer que son équipe se sente valorisée, dit Brianna Rothney, 19 ans, étudiante au Collège Champlain qui travaille au Dépanneur depuis deux ans. Ce qui le démarque, c’est sa capacité à s’adapter à nos besoins, notamment lorsqu’il s’agit de concilier les horaires scolaires et les jours de congé nécessaires, sans jamais nous faire culpabiliser. De plus, il est vraiment gentil et crée un environnement de travail positif et respectueux qui rend le travail agréable. »
D’autres employeurs de la MRC du Haut-Saint-François ont également retenu l’attention des jeunes pour leur engagement envers la réussite éducative et leur soutien au quotidien. Il s’agit de Samuel Beauregard, Dominique Therrien et Raynald Fortier, propriétaires de la Ferme Bellevue à Weedon, et Melissa Boutin, propriétaire de la Ferme BGR à Ascot Corner.
Fils et père échangent au garage: Selon Brandon, son père n’aime pas être photographié. Gary nous montre une photo de Brandon à 13 ans dans le premier camion-remorque du garage, acheté par le grand-père de Brandon, Orla, en 1971. Leur chien, Chili, ne semble pas aimer être photographié non plus.
Brandon Nielsen, 32 ans, n’hésite pas à dire qu’il peut être difficile de travailler avec son père, Gary, 68 ans, mais les deux en rient de bon cœur. Ça fait 15 ans que ça dure, et ni l’un ni l’autre n’a l’intention de s’arrêter.
« Ouf, parfois ça va, parfois non », de dire Brandon. « Je veux dire, c’est la famille. Tu sais, y a des prises de tête. Mais ça va bien. »
L’industrie automobile est en pleine transformation, mais comme tant d’autres entreprises multigénérationnelles du Haut-Saint-François, la tradition familiale des Nielsens demeure stable dans le temps.
Le Garage Nielsen, également appelé Nielsen & Son, a été fondé à Eaton Corner dans les années 1950 par le père de Gary, Orla Nielsen. Auparavant, ce dernier travaillait pour le garage Mackie à Sawyerville. L’industrie de la voiture était en pleine croissance, tout comme la population. Gary a lâché l’école à l’âge de 13 ans pour travailler dans le garage de son père et n’a jamais fait marche arrière depuis.
« Il adore la mécanique ; c’est son truc », dit Brandon lors d’une entrevue père-fils à l’arrière du garage, parmi les outils, l’équipement et une voiture au capot ouvert. « C’est pour ça qu’il n’a pas encore pris sa retraite », ajoute-t-il en riant.
« Je vais mourir bientôt », répond Gary à la blague.
Cela aide à répondre à la question que beaucoup d’entre nous se posent au sujet de Gary, dont le caractère semble en surface plutôt bougon.
« Comment ça va, Gary ? », lui demande-t-on. « Terrible ! », répond-il, sèchement. Sous ses airs bourrus, le mécanicien est un blagueur incurable.
Mais Gary reconnaît que le travail est dur sur le corps, particulièrement à cause du plancher en béton. « Je suis assez raide », a-t-il confié. « Une cheville est correcte, un genou est magané ; ma tête est maganée. Que reste-t-il ? » demande-t-il avec son humour typiquement grinçant.
Comme son père, Brandon ne se voit pas arrêter non plus. « On ne sait jamais ; ça dépend des enfants. Mais j’aime ça. »
Brandon a lui aussi commencé jeune. Il a travaillé au garage pendant ses études, a fini l’école secondaire et a fait deux ans d’études de mécanique à Coaticook. Une photo le montre jeune adolescent dans le camion remorque de son grand-père, un Chevy C-30 1971, qu’Orla avait acheté neuf pour 3300 $. Aujourd’hui, avec 600 000 miles au compteur, il fait partie de la collection de 5 camions-remorques des Nielsens, que Brandon aime réparer et restaurer.
Selon Brandon, le passe-temps de son père est de collectionner ces camions ainsi que les outils et l’équipement. « Quand il trouve de bonnes occasions, il les achète », de dire Brandon. « Il ne boit pas et ne fume pas, alors il achète de l’équipement et des camions-remorques. »
« Une demi-bière de toute ma vie », renchéris Gary. « C’était chaud. J’ai dit “beurk’’ et c’était tout. » La réception du Garage Nielsen a l’apparence d’un musée, avec d’anciens bidons d’huile datant des années 1920 et même avant. Un client bien connu, le défunt Aubrey French, a fait don du bidon orange Tydol et lui a dit, « pense à moi lorsque tu la vois ! » Gary ne l’a jamais oublié.
Si chacun lègue son propre héritage dans la vie, les Nielsens continuent de le faire avec leur garage familial.
Brandon and Gary at the front counter, which is part museum, including the Tydol oil can given to Gary by Aubrey French. Photo : Scott Stevenson.
Brandon Nielsen, 32, isn’t shy about saying how difficult it can be working with his father, Gary, 68. They laugh about it, too, though, and they’ve been at it for years—about 15 years—with no plans to stop any time soon.
“Uh, it’s on and off. I mean, it’s like family. You know, you butt heads,” said Brandon. “But it’s going good.”
The automobile industry may be changing, but like so many other multi-generational businesses in the Haut-Saint-François, the Nielsens’ family tradition isn’t.
Nielsen’s Garage, once known as Nielsen & Son, started in the late 1950s in Eaton Corner, when Gary’s father, Orla Nielsen, opened his first shop after working for Mackie’s garage in Sawyerville. The car business was booming, as was the population. Gary quit school at age 13 to work in his father’s new garage and never looked back.
“He just loves mechanics; that’s his thing,” Brandon said as the three of us met for an interview in the back of the Sawyerville garage next to the tools, equipment, and a car with its hood open and headlights on. “That’s why he’s not retired,” he added with a laugh.
“I’ll die soon,” Gary offered, jokingly, as an alternative.
That helps answer the question many of us have about Gary, whose outer character often seems rather cranky.
“How are you doing?” a customer will ask him, and from time to time the answer comes back “Terrible!”
Inside the grumpy mechanic, in fact, is an incurable joker.
Gary acknowledged the work can be hard on the body, though, particularly the cement floor. “I’m pretty stiff, eh,” he said. “One ankle’s good, one knee’s screwed; my head’s screwed. What else is left?” he said, again adding humour to the sometimes hard reality.
Like his father, Brandon doesn’t see himself stopping the work, either. “You never know; it depends on the kids. But I like it.”
He also started young, finishing high school and starting in the garage before later completing a two-year diploma at mechanic school in Coaticook. A photo shows Brandon driving his grandfather’s 1971 C-30 Chevy tow truck some years before he was eligible for a license.
The antique truck is one of five the Nielsens still keep, which Brandon enjoys fixing and restoring. It has close to 600,000 miles on it and originally cost Orla $3300.
Brandon says his father’s hobby is collecting not only those trucks but tools and equipment too. “When he finds deals, he buys them,” Brandon said. “It’s his hobby. He doesn’t drink or smoke, so he buys equipment and tow trucks.”
“Half a beer in my life,” Gary piped in. “It was hot. I said, ‘Ew,’ and that was it.” The front of the Nielsens’ garage is like a museum, with oil cans from the 1920s and earlier. Aubrey French gave Gary the orange “Tydol” one and told him, “Think of me when you see it,” and Gary said he’s never forgotten.
If it can be said that we each have our own ways of leaving a legacy, the Nielsens continue to do so in their family business.
Centre Communautaire de Brookbury, à Bury. PHOTO: Chloé Southam
Un pré-inventaire des immeubles construits avant 1940 et présentant une valeur patrimoniale a récemment été adopté par la MRC du Haut-Saint-François (HSF). Celui-ci comprend 2 834 immeubles répartis dans les 14 municipalités du territoire.
« Le pré-inventaire comprend uniquement, pour l’instant, les informations administratives de chaque immeuble : adresse civique, matricule, municipalité, cadastre, statut juridique, l’année indiquée au rôle d’évaluation et une photo de l’immeuble.
Un premier élagage d’immeubles a été effectué lors d’un premier examen de pérennité visant à déterminer si l’état de détérioration est incontrôlable et si l’état d’altération du caractère patrimonial est irréversible », explique Chloë Southam, agente de développement en patrimoine immobilier à la MRC. « En ce moment, la MRC travaille à compléter l’analyse du caractère patrimonial sur chacun des immeubles. La MRC utilise un Cadre de référence pour l’évaluation et la hiérarchisation des immeubles patrimoniaux érigés avant 1940. Ce cadre nous permet d’effectuer le travail d’analyse du caractère patrimonial (pérennité et autres critères) et ainsi, d’évaluer avec précision et objectivité, les immeubles qui seront retenus à l’inventaire et ceux qui seront retirés de ce dernier. Lorsque cette analyse sera complétée pour tous les immeubles du pré-inventaire, nous présenterons l’inventaire final (qui demeurera immuable dans le temps). Les propriétaires en seront informés à ce moment », précise Mme Southam.
L’adoption de l’inventaire final est prévue pour le printemps 2027.
Les municipalités sollicitées Pré-inventaire en main, les 14 municipalités sont invitées à transmettre à la MRC du HSF une liste des immeubles qui, selon elles, ne devraient pas être inclus dans l’inventaire final (état de détérioration incontrôlable, immeuble insalubre, démoli ou en voie de l’être). L’agente en patrimoine immobilier souhaite également être informée de l’histoire des bâtiments, de ses occupants ou de liens affectifs particuliers. Cette liste sera prise en considération et servira lors de l’analyse de la valeur patrimoniale des immeubles.
Démolition Depuis avril 2023, les municipalités de la MRC ont adopté un règlement de démolition leur permettant d’encadrer le processus d’autorisation des demandes de démolition, entre autre, par la prise en compte de critères d’évaluation relatifs à la valeur patrimoniale des bâtiments. L’inscription d’un immeuble au pré-inventaire de la MRC rend effectif son assujettissement à des règlements municipaux de gestion du territoire.
Par conséquent, c’est maintenant à la MRC que reviendra le rôle d’approuver ou de désavouer la décision prise par la municipalité, et non plus au ministère de la Culture et des Communications (MCC). L’agente en patrimoine immobilier Mme Southam mentionne qu’elle demeurera disponible pour accompagner les municipalités et les citoyens dans le cadre de demandes de permis de démolition.
Dans les municipalités À Ascot Corner, Stéphane Roy, directeur de l’urbanisme et de l’environnement, explique : « Les propriétaires devraient être informés par lettre qu’ils font partie de cette liste. Par la suite, comme pour tout autre règlement, les inspecteurs vont s’assurer que les normes de ce règlement soient respectées, notamment par des inspections sur le territoire de la municipalité, au même titre que les inspections hebdomadaires en lien avec la règlementation en général.
Le règlement sur les démolitions relève de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (article 148.0.2 et suivants). Les amendes peuvent varier selon le cas. Il faut comprendre que ces montants sont avant tout dissuasifs et souhaitent ainsi décourager quiconque de démolir sans autorisation de la municipalité. » Toute personne souhaitant démolir un bâtiment sur sa propriété est donc invitée à consulter sa municipalité afin de vérifier si le bâtiment en question est répertorié dans le pré-inventaire. Il sera alors également possible de se renseigner sur les nuances et modifications spécifiques du règlement tel qu’adopté par sa municipalité de résidence.
Après 33 ans de fidèles services, le Garage Sylvio Auto Expert ferme définitivement ses portes le 28 mai prochain. L’heure d’une retraite bien méritée a sonné pour Sylvio Dussault et Lisette D. Dussault, qui opèrent le centre automobile spécialisé en mécanique générale du 555, rue Craig Nord depuis 1993. La fermeture de ce garage laissera un vide. Le centre automobile sera remplacé par un autre type de commerce.
Sylvio Dussault aura exercé le métier de mécanicien automobile durant 51 belles années. Son parcours d’entrepreneur restera marqué par la détermination à aller de l’avant et à satisfaire ses clients, malgré les embûches et les défis sur sa route.
Au total, il aura dû « acheter son garage trois fois ». D’abord lors de l’inauguration en 1993, sur un terrain vendu par l’oncle de Mme D. Dussault. Puis à la suite d’un terrible incendie qui décime le commerce en septembre 2001. « Vingt minutes et tout était parti, se remémore Mme D. Dussault. C’était une perte totale. » Et une dernière fois en 2010, lors d’une séparation d’actionnaires.
Pour Mme D. Dussault, les au revoir sont difficiles. Leur clientèle, souvent de longue date, est bien attristée de les voir partir. « Les clients, c’est comme notre deuxième famille, affirme cette dernière. Ils nous disent : “On est contents pour vous, mais on a tellement de peine !” »
Nous leur souhaitons une belle et bonne retraite. Merci pour ces nombreuses années de service !