Élections provinciales du 5 octobre : vos candidats dans Mégantic

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Les citoyens du Haut-Saint-François, qui relève de la circonscription provinciale de Mégantic, seront bientôt invités à choisir qui ils éliront pour les représenter à l’Assemblée nationale du Québec.


Avec ses 42 municipalités, la circonscription de Mégantic est l’une des plus vastes au Québec. Depuis la refonte de la carte électorale de 2026, Mégantic s’est agrandie vers le nord-ouest. Elle a reçu de Richmond les sept municipalités de la MRC des Sources, soit Danville, Ham-Sud, Saint-Adrien, Saint-Camille, Saint-Georges de Windsor, Val-des-Sources (anciennement Asbestos) et Wotton (11 778 électeurs), et lui a cédé en retour la municipalité de Stoke (2370 électeurs). Son nombre d’électeurs est désormais passé de 40 726 à 50 138.

Les principaux partis politiques québécois sont tous en course dans Mégantic. Leurs candidats officiels sont : Debbie Fennety (Parti québécois); Jimmy Gagnon (Parti conservateur); Sylvain Houle (Parti libéral du Québec); François Jacques (Équipe Christine Fréchette – Coalition avenir Québec) et Marilyn Ouellet (Québec solidaire).


Les analystes estiment que la circonscription verra l’une des luttes les plus serrées et excitantes de l’élection. « Une circonscription risque de devenir un symbole : Mégantic !, écrivait récemment Paul Journet dans La Presse. Quatre partis ont des chances raisonnables de gagner. Du jamais vu. »


Qui sont donc ces candidats qui souhaitent obtenir votre vote dans Mégantic? D’où viennent-ils et quels sont les grandes lignes de leurs parcours ? Les voici, en ordre alphabétique du nom de famille.

Parti québécois (PQ): Debbie Fennety
Originaire de l’Estrie, Debbie Fennety est directrice générale du CPE Uni-Vers d’enfants depuis 2013. À ce titre, elle dirige la coordination des services de garde éducatifs à l’enfance du Haut-Saint-François.
Mme Fennety est détentrice d’une technique d’éducation à l’enfance et d’un baccalauréat multidisciplinaire. Elle a mené divers projets dans le domaine de la petite-enfance, dont deux fusions, trois projets de développement et deux nouvelles constructions de CPE.


Elle dit maintenant souhaiter servir son coin de pays et porter sa voix à l’Assemblée nationale, en plus d’apporter son expertise au sein d’un gouvernement du Parti Québécois. 
« Mon engagement politique s’enracine dans ma conviction profonde que le Québec doit redevenir maître de ses choix, de ses ressources et de son avenir, a déclaré Mme Fennety par voie de communiqué. Je souhaite participer activement au projet de société d’un Québec souverain, fier, francophone, solidaire et tourné vers l’avenir. »

Parti conservateur du Québec (PCQ) : Jimmy Gagnon
Natif de Lac Drolet, Jimmy Gagnon est entrepreneur de l’industrie du granit, conseiller municipal et père de quatre enfants.
Au micro de la radio de Radio-Canada, il affirme ne pas être un « politicien de nature. » « Je suis un entrepreneur qui s’en va en politique », a-t-il déclaré.


M. Gagnon souhaite mettre son expérience de terrain et de chef d’entreprise au service des citoyens de Mégantic. Celui qui se dit « attaché au gros bon sens, à la responsabilité et à la proximité avec les citoyens » souhaite défendre les réalités des familles, des municipalités et des entrepreneurs de sa région.


Selon des informations rapportées par Radio-Canada, M. Gagnon estime que l’impact de la taxe carbone sur le coût de l’essence « figure parmi les principaux enjeux dans Mégantic, une circonscription où les déplacements et le transport des marchandises occupent une place importante. »

Parti libéral du Québec (PLQ) : Sylvain Houle
Sylvain Houle cumule près de 40 ans d’expérience dans le domaine de l’intervention sociale et de la relation d’aide.
Il a notamment travaillé à la Direction de la jeunesse, où il a été appelé à intervenir auprès de jeunes, de personnes et de familles vivant des situations complexes. Son parcours l’a également mené à travailler pendant trois ans au sein d’une communauté autochtone de la Basse-Côte-Nord, une expérience qui a enrichi sa compréhension des réalités propres aux communautés de la région. Aujourd’hui, il poursuit son engagement professionnel en pratique privée dans le cadre de services de relation d’aide et de médiation familiale.


« Toute ma vie professionnelle, j’ai choisi d’aider les gens et de relever de nouveaux défis. Après quatre décennies à accompagner des personnes dans des situations parfois très difficiles, je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service de la population d’une autre façon », a déclaré par écrit Sylvain Houle, cité par La Tribune.

Équipe Christine Fréchette – Coalition avenir Québec (CAQ): François Jacques
Le député sortant François Jacques est originaire de Lac-Mégantic. Il brigue un troisième mandat à l’élection provinciale d’octobre.


M. Jacques a été vice-président puis thanatologue au Complexe funéraire Jacques et fils. Père de famille, il a aussi exercé les professions d’ambulancier et de conseiller municipal.


François Jacques s’est également investi pendant plus de 30 ans dans le monde du hockey. Il a été directeur des opérations de l’Isothermic de Thetford Mines et a contribué à la fondation du club de hockey senior de Lac-Mégantic.
Élu député de Mégantic une première fois lors des élections de 2018, il obtient un second mandat lors des élections d’octobre 2022. Il affirme travailler à faire avancer des « dossiers structurants » pour les 42 municipalités de la circonscription de Mégantic, où il souhaite soutenir le développement économique, améliorer les infrastructures et appuyer les organismes communautaires.

Québec solidaire (QS) : Marilyn Ouellet
Marilyn Ouellet travaille dans les milieux communautaire et féministe, notamment à la Maison Jaune du Haut-Saint-François, à Cookshire, depuis 15 ans. Elle se présente à nouveau pour Québec solidaire dans Mégantic.


Ex-propriétaire d’une ferme maraîchère biologique et maintenant présidente d’une coopérative de solidarité en santé, elle affirme comprendre les défis liés au coût de la vie, à l’accessibilité et la qualité de l’alimentation et aux soins de santé en région.


« Je veux continuer à défendre le droit de toutes et tous à des conditions de vie dignes en plaçant les besoins de la population de Mégantic au cœur de mon engagement, affirme-t-elle dans un communiqué. Mes priorités : l’accès à des logements sociaux, abordables et de qualité, à des services de proximité accessibles, à une alimentation saine et à une vie culturelle riche. Mon parcours d’ancienne agricultrice maraîchère nourrit aussi mon engagement pour la protection de l’environnement et un développement respectueux de notre territoire. »

Cookshire-Eaton Innovation, qu’est ce que c’est ?

La Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation (CEI) est un organisme sans but lucratif indépendant qui a pour mandat de stimuler le développement économique, social et culturel sur le territoire de Cookshire-Eaton. 


Créé en 2016, la CEI est constitué de huit membres, dont deux membres provenant du conseil municipal accompagné par le directeur général de la Ville de Cookshire-Eaton. Les autres membres sont des citoyens résidant sur le territoire. Tous les membres siègent à la CEI de manière bénévole.


La mission de la CEI est de recruter et d’accompagner de nouvelles entreprises ou organisations qui souhaiteraient s’installer sur son territoire, en favorisant notamment l’accès à des terrains et locaux industriels et commerciaux.


Ces dernières années, la CEI avait endossé le projet initial de la microbrasserie 11 Comtés à la hauteur de 1,6 millions de dollars. La municipalité de Cookshire-Eaton avait pour sa part cautionné le prêt. À la suite de la faillite des 11 Comtés à l’automne 2025, la CEI est devenu propriétaire de la bâtisse commerciale située au 225, rue Pope. En tant que garante du prêt, la Ville de Cookshire-Eaton avait alors été contrainte de débourser 6000 $ par mois pour couvrir les frais d’hypothèque. Cette situation a récemment pris fin comme l’entreprise Précision Lounge y a signé un bail de 5 ans avec option d’achat pour y installer son centre de tir virtuel.

Bury : embauche d’un directeur général par intérim

Après le départ de la directrice générale en mai dernier, c’est au tour de la directrice générale et greffière trésorière adjointe de quitter la municipalité de Bury ce 12 juin. Jessy Létourneau a été embauché comme directeur général et greffier trésorier par intérim. Mentionnons également l’inspecteur municipal qui prendra quant à lui un congé sans traitement d’un an dès cet été.


Durant la période de questions, un citoyen a d’ailleurs questionné les élus à savoir s’ils effectuaient des entrevues de départ pour tenter d’élucider les causes des malaises et désaccords au sein de l’effectif municipal.


Un projet de règlement relatif à un changement de zonage a aussi fait jaser. Une industrie de transformation de bois occupe actuellement un lot dont seulement une portion est assujettie au zonage I-1 (zone industrielle légère). Le conseil municipal juge opportun d’y annexer des zones afin d’harmoniser les usages permis dans ces secteurs. Pour certains citoyens, cependant, l’annexion de cette portion de lots pourrait causer un préjudice. Ils ont donc questionné les élus afin de connaître la suite du processus et ont mentionné mal s’expliquer la décision du conseil. Des terrains résidentiels sont en périphérie de cette « zone industrielle », et les citoyens souhaitent pouvoir être informés du cheminement de ce dossier.


Sur une note plus harmonieuse, une nouvelle galerie d’art ouvrira ses portes le 27 juin, dans l’ancienne église anglicane de Bury. Michel Gaudreau, nouveau propriétaire, souhaite ainsi conserver le patrimoine architectural du bâtiment tout en nourrissant l’âme des visiteurs avec les œuvres d’art qui y seront exposées.


Et finalement, Sabrina Patry, agente de Loisirs à la municipalité, a remporté le tirage au sort du grand prix lors de la soirée du Rendez‑vous québécois du loisir rural. Elle a choisi de remettre ce prix à la municipalité. Le jeu sur ressort « Le volontaire » (camion de pompier) d’une valeur de 10 000 $ sera installé au parc Mémorial.

Route 112 Ascot Corner

Travaux sur la 112 jusqu’au 29 juin : Des nouvelles d’Ascot Corner

La séance du conseil municipal d’Ascot Corner du 4 mai dernier a débuté par la présentation de la Trousse de sensibilisation, accueil, intégration et relations interculturelles en milieu rural par Dhiaeddine Ouaja, agent de développement à la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François (HSF). Cet outil, destiné aux élus.es des municipalités et de la MRC du HSF, vise à les sensibiliser et à les outiller tout en démystifiant les enjeux liés à l’immigration en milieu rural et en proposant des pistes d’action concrètes.


Par la suite, quelques questions ont été soulevées concernant le règlement entourant la mise et le retrait au chemin des bacs de collecte, le nombre élevé de camions de remblais qui circulent sur le chemin Galipeau et les règles de communication concernant le dynamitage sur ce même chemin. Les élus ont rappelé les travaux de surface sur le pont enjambant la rivière Saint-François. Ceux-ci se dérouleront jusqu’au 29 juin prochain. La circulation passe donc de 50 km/h à 30 km/h et s’effectue sur deux voies en contresens au lieu des quatre voies habituelles.

Bâtisseuses d’Ascot
La municipalité a par ailleurs souhaité rendre hommage aux femmes impliquées, fondatrices et entrepreneures ayant vécu sur son territoire. Ainsi, dans le nouveau développement domiciliaire du chemin Galipeau, quatre rues et un parc porteront le nom de ces femmes ayant chacune à sa façon participé au développement communautaire, social et économique d’Ascot Corner. Les rues Jeannine Veilleux, Marie-Jeanne Doyon, Antoinette Rouleau, Thérèse Talbot et le parc Rose Caron verront le jour prochainement.

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EN BREF | Une séance du conseil municipal à la vitesse grand V à Cookshire-Eaton

Près de 40 points à l’ordre du jour ont été traités en 12 minutes lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Cookshire-Eaton le 2 mars dernier. Seuls une dizaine de citoyens étaient sur place, contre plus d’une centaine lors des séances postélectorales de fin 2025.


Aucune question n’a été posée par le public avant le début de la réunion, mais le conseil a passé environ 20 minutes à répondre aux questions des participants présents et en ligne lors de la deuxième période de questions publiques en fin de séance.

Cookshire-Eaton : A fast moving council meeting

Nearly 40 agenda items were covered in 12 minutes at Cookshire-Eaton’s regular council meeting March 2. In-person public attendance was down to about 10 citizens, compared to over 100 at the post-election meetings in late 2025.


No public questions were asked prior to the meeting’s regular business, but council spent about 20 minutes answering questions from in-person and online attendees during the second public question period at the end of the meeting.

armes a feu

Opposition locale au programme de rachat d’armes à feu

Le programme de rachat d’armes à feu du gouvernement canadien est loin de faire l’unanimité. Le samedi 28 février dernier, de nombreux résidents de notre région ont fait le déplacement jusqu’à Québec pour prendre part à une grande manifestation contre cette nouvelle loi fédérale.
Mike Bélanger, de Cookshire, était parmi eux. Il estime que le gouvernement fédéral se trompe de cible avec cette initiative. « Pourquoi ils s’attaquent aux chasseurs, aux tireurs sportifs? demande-t-il. Nos armes on les achète légalement, on les enregistre, on paie les permis, on renouvelle nos permis. Je suis un chasseur, pas un tueur », affirme-t-il.


Depuis janvier 2026, le gouvernement canadien a lancé son programme d’indemnisation qui vise à retirer de la circulation plus de 2 500 modèles et variantes d’armes à feu considérés de style « assaut » en les rachetant à leur propriétaire. Ces derniers ont jusqu’au 31 mars pour manifester leur intérêt. Selon les chasseurs comme M. Bélanger, la liste est trop sévère et inclut des armes utilisées pour la chasse. « J’ai une .30-06, illustre M. Bélanger. C’est pour chasser le gros gibier : chevreuil, orignal, ours. Elle est sur la liste parce qu’elle a un «clip» (chargeur) amovible. Elle a plus que trois coups. Elle a cinq coups. »


Selon des informations de Radio-Canada, le gouvernement fédéral prévoit un budget de 742 millions $ pour le programme en question. De cette somme, 248 millions $ seront consacrés au rachat d’armes selon le principe de premier arrivé, premier servi. « L’argent qu’ils prennent pour ce programme-là, ça devrait aller en santé mentale, à la frontière, à la police », estime M. Bélanger.


L’affaire est à suivre, car comme le rappelle le site web du ministère de la Sécurité publique du Canada, « La participation au programme est volontaire, mais le respect de la loi ne l’est pas. Les particuliers propriétaires d’armes à feu doivent se débarrasser de leurs armes à feu de style arme d’assaut ou les neutraliser définitivement avant la fin de la période d’amnistie, soit le 30 octobre 2026, faute de quoi ils s’exposent à des poursuites pénales pour possession illégale d’une arme à feu prohibée. » Une liste complète des armes à feu et dispositifs désormais bannis pour les particuliers est disponible au securitepublique.gc.ca.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Moratoire sur les développements résidentiels à East Angus

C’est devant une salle plus que comble que le maire d’East Angus, Guillaume Landry, a annoncé un moratoire de 90 jours sur tout nouveau projet de construction résidentielle multifamiliale dans sa municipalité.


Plus de 60 personnes s’étaient rassemblées à la séance ordinaire du conseil municipal du 2 mars dernier pour avoir l’heure juste sur les impacts de nombreux projets de développement résidentiels déjà approuvés et qui seront bientôt en chantier à East Angus.

La municipalité connait actuellement un boom résidentiel sans précédent. Aux 1000 unités construites dans des dernières années s’ajouteront bientôt des centaines de nouvelles adresses, dont celles des rues Rousseau et Kinnear, ayant récemment fait l’objet d’une pétition, et celles du lotissement résidentiel derrière la future épicerie Super C, entre plusieurs autres.

Le maire Landry s’est dit très heureux de cette mobilisation citoyenne, conséquence selon lui de la transparence que cultive son administration, en poste depuis novembre dernier. « Si on n’avait pas mis sur Facebook tout ce qui s’est passé au dernier conseil, on n’aurait pas tout le monde ici ce soir, a-t-il estimé. C’était ça le plan. On veut que les gens sachent ce qui se passe et que s’ils ont des questions, qu’ils puissent venir les poser. »


Les citoyens ne se sont pas fait prier : la séance a duré près de trois heures. Les questions, critiques et commentaires ont porté sur la sécurité des marcheurs, la fluidité du trafic automobile, l’harmonisation des nouvelles constructions avec les résidences déjà existantes, ainsi que l’accès aux services comme l’eau potable, les parcs ou les écoles.


Moment fort de la soirée : Jade Reid, une femme de 27 ans résidant au Logement HAN, un immeuble adapté aux personnes ayant des besoins particuliers, a pris parole pour dire qu’elle ne reconnaissait plus sa ville.


« Avant East Angus c’était Ma ville, ma vie, a-t-elle dit, évoquant le slogan de la municipalité. Maintenant c’est Ma ville, ma vie, mes blocs. East Angus, ce n’est plus East Angus. » Visiblement émue, la jeune femme a terminé son témoignage en larmes, saluée par une salve d’applaudissements.
Les règlements municipaux censés encadrer ces projets de construction sont « désuets », a admis le maire, datant d’une époque révolue où il n’y avait peu ou pas de développements résidentiels à East Angus. Ces derniers devront donc être revus en profondeur, à la lumière d’un nouveau plan d’urbanisme, d’où l’importance d’un moratoire.


Cela dit, les élus ont répété qu’ils ne pouvaient malheureusement rien faire pour empêcher la construction de projets déjà approuvés, ni même les influencer « sans prêter flanc à des poursuites judiciaires », selon le maire.


« Ça fait quatre mois qu’on est en poste, a dit la conseillère municipale Sabrina Denault-Lapointe. On ne peut rien faire pour ce qui a été approuvé avant nous. »


Une grande consultation citoyenne sera tenue au printemps. Le maire a dit souhaiter qu’autant de personnes y participent

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

East Angus retire son intention d’annexer des rues de Westbury

Pour être “égal à égal”, selon le maire Guillaume Landry, la Ville de East Angus a abrogé sa résolution qui menaçait l’annexion d’une partie de la municipalité de Westbury.


M. Landry et son conseil municipal ne voulaient pas que leur voisin soit soumis à des négociations sous pression, a ajouté le maire. Aussi, dans une entrevue avec le Journal en janvier, le maire de Westbury, Pierre Reid, avait déjà rejeté cette approche.


« Il faut que ça meure dans l’œuf », a déclaré M. Reid. « C’est non négociable, l’annexation. »
L’abrogation adoptée par le conseil municipal d’East Angus a eu lieu lors de sa séance régulière du 2 février dernier.

La résolution originale avec l’intention d’annexer trois rues de Westbury—De La Tuilerie, Martineau et Angus Nord—date du mois de septembre dernier.


Cette résolution a suivi une décision de la part de l’ancien conseil municipal d’East Angus de relier un résident de Westbury, Cédérick Ménard, à l’approvisionnement en eau municipal d’East Angus.
M.  Ménard avait travaillé pendant un an pour trouver une solution à ses deux puits vides, demandant de l’aide aux deux municipalités sans succès jusqu’en septembre dernier.

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Griefs Cookshire-Eaton : Plaintes retirées, dossier clos

Les deux griefs déposés à la Ville de Cookshire-Eaton par l’employée Anick Fredette concernant l’ancien directeur général par intérim Jean-Charles Bellemare ont été résolus, selon la Ville et les documents reçus du Tribunal administratif du travail (TAT).


Mme Fredette a retiré ses plaintes le 22 janvier. « La raison en demeure confidentielle pour sa part », a indiqué par courriel Françoise Ruel, directrice générale adjointe et greffière de Cookshire-Eaton. « Cela ferme ainsi ce dossier et, conséquemment, la demande d’intervention au TAT par M. Bellemare. »
En août dernier, l’employée Anick Fredette, représentée par la Fédération des employées et employés de services publics inc. (CSN), avait déposé deux griefs contre la Ville de Cookshire-Eaton concernant des actions alléguées de Jean-Charles Bellemare, directeur général par intérim de Cookshire-Eaton jusqu’à l’automne dernier.


Selon des documents du Tribunal, une audience était prévue le 16 décembre, mais elle a été reportée à la demande de l’avocat de M. Bellemare.


Aucune nouvelle date d’audience n’a été fixée, mais le juge administratif du Tribunal chargé de l’affaire a demandé à la Ville et aux plaignants de lui faire part, avant le 19 décembre, des possibilités d’un règlement à l’amiable. La réponse du 19 décembre de l’avocat de la CSN, Me Gabriel Moreau-Paquette, était que « la partie patronale et la plaignante, Mme Fredette, sont toujours en pourparlers en vue de parvenir à un règlement dans le présent dossier ».

Cependant, à la suite de l’avis de Me Martin Brunet indiquant qu’il ne représenterait plus la Ville de Cookshire-Eaton dans cette affaire, le juge du Tribunal a accordé une prolongation supplémentaire de 30 jours le 18 décembre.


Après ces échanges, aucun nouveau document n’a été déposé auprès du Tribunal jusqu’au 22 janvier, date à laquelle les deux plaintes ont été retirées.

Libéral

Les priorités régionales au cœur des actions

Le ministre Joël Lightbound en visite dans la région avec la députée Marianne Dandurand l’automne passé. photo d’archive.

« Mon travail comme députée part d’une chose simple : écouter ce qui se vit sur le terrain et m’assurer que ces réalités se rendent jusqu’à Ottawa. Cette session, j’ai mis toute mon énergie à faire avancer des enjeux très concrets pour notre région », a affirmé la députée de Compton–Stanstead, qui préside aussi le caucus rural, lors de son bilan de session en décembre dernier.

Incertitude économique
Les décisions commerciales de l’administration américaine continuent d’avoir une incidence majeure sur l’économie canadienne. Les tarifs fusent de part et d’autre, touchant de nombreux secteurs et particulièrement celui du bois d’œuvre et des armoires de cuisine dans la région. C’est pourquoi la députée s’est rendue au Vermont pour rencontrer des responsables politiques et des acteurs économiques américains. Une délégation officielle des États-Unis est aussi venue dans la région afin de maintenir et de renforcer les liens socio-économiques transfrontaliers dans ce contexte géopolitique complexe.
Depuis l’élection de la députée en juin dernier, plusieurs ministres se sont également déplacés dans la circonscription. La visite de Joël Lightbound a permis d’échanger avec des entrepreneurs sur les retombées de la nouvelle politique d’achat canadien et de la stratégie d’approvisionnement en défense. La ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Mélanie Joly, a quant à elle rencontré des entreprises manufacturières afin de discuter de l’accès aux marchés canadiens et internationaux.

La violence conjugale
Le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, s’est aussi déplacé en région pour discuter de la violence en contexte rural et des enjeux de sécurité liés au manque de couverture cellulaire. « Le projet de loi C-16, Loi visant à protéger les victimes, apporte des réformes majeures au Code criminel pour mieux protéger les femmes victimes de violence conjugale et les enfants et est très bien accueilli par les organismes locaux qui soutiennent ces populations. » La notion de « contrôle coercitif », ajouté à la Loi sur le divorce en 2021 et maintenant reconnu comme une forme de violence familiale, deviendra une infraction criminelle au Canada si le plus récent projet de loi d’Ottawa, déposé début décembre à la Chambre des communes, est adopté. Le contrôle coercitif peut se définir comme suit : « stratégies utilisées par un partenaire ou un ex-partenaire pour isoler, contrôler, terroriser sa victime et la priver de liberté, petit à petit. C’est une prise de contrôle discrète et progressive de la victime par le partenaire, qui n’exerce pas forcément de violence physique ». 

L’importance de la presse régionale
Elle-même ancienne journaliste, la députée a également porté la nécessité de soutenir davantage les médias locaux, qui jouent un rôle essentiel dans la vie démocratique et l’information de proximité.
« Je continuerai de défendre avec conviction les priorités de Compton–Stanstead et des régions, en restant fidèle à ce que j’entends sur le terrain », conclut-elle.

Séance du conseil I, SS

Démissions à Cookshire-Eaton

Le conseil municipal de la Ville de Cookshire-Eaton en décembre dernier, avec l’ancienne conseillère Nancy Laliberté à gauche. Photo : Scott stevenson.

La démission de la conseillère municipale de Cookshire-Eaton, Nancy Laliberté, a été annoncée lors de la séance du conseil du 12 janvier, en même temps que celle du directeur des travaux publics, Charles Gauthier. Élue en novembre, Mme Laliberté représentait le secteur de Johnville à Cookshire-Eaton.
Un employé municipal a indiqué qu’une élection partielle était envisagée pour le mois de février, mais aucune date n’a encore été fixée.


Lors de plusieurs entrevues accordées aux médias après sa démission, Mme Laliberté a critiqué la gestion des affaires à Cookshire-Eaton depuis les élections de novembre.


S’adressant à Ariane Aubert Bonn du journal La Tribune, Mme Laliberté a déclaré qu’elle se sentait mal à l’aise dans son rôle de conseillère municipale. Elle a affirmé n’avoir pas reçu de réponses satisfaisantes aux questions qu’elle considérait comme légitimes et qu’elle avait posées au conseil et au bureau du maire. Elle a dénoncé un manque de transparence de la part de la municipalité, notamment son incapacité persistante à fournir aux conseillers des documents importants en temps opportun.
Les tensions à l’Hôtel de ville de Cookshire-Eaton se sont exacerbées à la suite d’élections automnales marquées par des allégations de changements non annoncés de bureaux de vote, de retards dans la distribution des trousses électorales, de doutes quant à l’éligibilité d’un candidat et d’une transition difficile vers une nouvelle administration.


Depuis le début de l’année, a déclaré Mme Laliberté, la situation à l’Hôtel de ville n’a cessé de se détériorer, au point qu’une plainte officielle a été déposée auprès de la Commission des affaires municipales du Québec, chargée de veiller à la bonne administration des villes et municipalités du Québec.


Les appels téléphoniques du Journal à la mairie de Cookshire-Eaton sont restés sans réponse.

En entrevue avec le maire et la directrice générale : « Westbury, ça reste Westbury »

La directrice générale de Westbury, Annik Desrosiers, avec le maire, Pierre Reid. Photo: Scott Stevenson

L’indépendance de Westbury et une approche amicale, constructive et d’affaires avec les municipalités voisines constituent le principe directeur de Pierre Reid en tant que nouveau maire de la municipalité rurale de 1209 habitants, qui entoure la ville d’East Angus. Mais depuis que M. Reid a pris ses fonctions en novembre, cette approche a été mise à l’épreuve.


L’annexation, même de petites parties de son territoire, reste un sujet sensible et pressant. En septembre dernier, juste avant les élections municipales, la Ville d’East Angus a adopté une résolution exprimant son intention d’annexer trois rues de Westbury—De La Tuilerie, Martineau et Angus Nord. (Notez que l’article de notre numéro du 18 décembre dernier indiquait que l’annexation avait déjà eu lieu, ce qui n’est pas le cas.)


Dans une entrevue accordée au Journal le mardi 6 janvier, le maire Reid et la directrice générale de Westbury, Annik Desrosiers, ont déclaré que la résolution d’East Angus est entre les mains du ministère des Affaires municipales du Québec, mais que Westbury s’y opposerait.


« Il faut que ça meure dans l’œuf », a déclaré M. Reid. « C’est non négociable, l’annexation. »
Avoir la question au début de son mandat, « […] mettait un peu de pression sur les épaules pour moi », a-t-il noté.


Il s’attend à rencontrer le nouveau maire d’East Angus, Guillaume Landry, et espère que le nouveau conseil de cette ville de 4267 habitants adoptera une approche différente de la précédente.
Quoi qu’il en soit, Mme Desrosiers a déclaré que de telles décisions impliquent de nombreuses étapes aux niveaux provincial et municipal, et « on est vraiment loin d’une décision ».


La sensibilité de Westbury remonte, en partie, à une annexation par East Angus du territoire de Westbury pour la construction du restaurant McDonald’s à l’angle d’Angus Sud et de la Route 112. « On a perdu une pointe de territoire », a noté M. Reid.


« On s’entend que c’est la dernière pointe de territoire qu’on va laisser céder », a ajouté Mme Desrosiers, avec l’appui de M. Reid.

Les maires se parlent
Malgré cette question délicate qui subsiste entre les deux municipalités, M. Reid et Mme Desrosiers voient tous deux une nouvelle ère dans les relations avec les voisins de Westbury et d’autres municipalités du Haut-Saint-François.


« Les maires se parlent. C’est déjà une nouvelle dynamique », a déclaré Mme Desrosiers, exprimant son optimisme quant à la prochaine renégociation des accords intermunicipaux.


« Il y a une belle ouverture d’esprit », selon M. Reid au sujet de sa première discussion avec le maire Landry d’East Angus. « Je vais le rencontrer, et je vois qu’on veut aller de l’avant, mais le mot clé de tout ça, c’est respecter nos souverainetés… Westbury, ça reste Westbury, mais on peut faire affaire. »
« Je veux faire affaire et non qu’on soit encore en discorde… On peut faire plein de choses ensemble, mais il faut se respecter », ajoute-t-il.

Cédrick Ménard-1

Un comité East Angus-Westbury : Pas nécessairement vers une fusion

Cédérick Ménard, nouveau conseiller municipale de Westbury. Photo Archive

Modifié le 30 décembre 2025

Le nouveau maire d’East Angus, Guillaume Landry, a dit qu’il espérait avoir des liens plus étroits avec le voisin Westbury, mais pas nécessairement jusqu’à une fusion.


La Ville a récemment relié Cédérick Ménard, résident de Westbury, à l’approvisionnement en eau municipal d’East Angus. M.  Ménard a travaillé pendant un an pour trouver une solution à ses deux puits vides, demandant de l’aide aux deux municipalités sans succès jusqu’en septembre dernier.


M. Landry aimerait que les deux municipalités trouvent maintenant des moyens de travailler plus étroitement ensemble, «  pour créer un comité pour des réunions mensuelles ou tous les deux ou trois mois, […] qui va faire une chimie entre les deux municipalités, qui va faire qu’on sera toujours à jour, pas juste entendre des affaires de l’un et de l’autre […]qu’on se parle franchement et qu’on a un bon canal de communication  », a-t-il dit.


«  Dans ma campagne [électorale], c’était ça mon projet important ; c’était un de mes enjeux importants.  »


Jusqu’au point d’une fusion ? «  Non, non, pas nécessairement  », répondit-il à notre question. «  Ce n’est pas ça l’intention, et je ne pense pas qu’il y a une volonté de leur côté non plus, et c’est bien correct de même. Je respecte ça. Oui, on a un intérêt ; ça serait intéressant de le faire, mais est-ce que c’est ça qu’il faut faire ? Je ne crois pas. Puis, ça va être de plus en plus difficile pour les petites municipalités.  »


Les candidats et conseillers des deux municipalités ont tenu un 5 à 7 ensemble avant les élections municipales du 2  novembre. Cédérick Ménard était l’un de ces candidats — et a été élu sans opposition au conseil municipal de Westbury.

Guillaume Landry, SS

En entrevue avec le nouveau maire d’East Angus : Une vision d’espoir malgré les fermetures

Guillaume Landry : « Ici, on a quelque chose qui est extraordinaire. » Photo : Scott Stevenson.

« Tu sais, il y a des moments où tout est en convergence. On est à une place où il y a quelque chose qui s’en vient  », de dire le nouveau maire d’East Angus, Guillaume Landry, l’espoir et la lumière dans ses yeux.


Il serait temps.


Graphic Packaging ferme, la ville est sur le point de perdre sa cour municipale, les infrastructures doivent être renouvelées, et la municipalité aura une facture d’eau élevée après que Graphic cesse de payer. Mais la confiance du nouveau maire est inébranlable.


« La ville est en un moment crucial où on peut décider tout ce qui va arriver. On peut modeler l’avenir en ce moment comme on n’a jamais pu faire avant  », a-t-il dit en entrevue le 5  décembre. «  La fermeture de l’usine, ce n’est pas une bonne nouvelle en soi, mais quand tu regardes globalement, ça peut devenir un moment charnière, pour transformer quelque chose… Là, on a la chance d’accepter ou pas ce qui s’en vient. S’il n’y a rien qui se passe à l’usine, on peut l’acheter. On a vraiment la chance, l’opportunité de faire ce qu’on veut. On peut demander aux gens ce qu’ils veulent aussi. S’ils veulent un parc, on fera un parc…  »


En fait, le conseil municipal d’East Angus a récemment adopté une résolution pour exercer son droit de préemption sur la propriété Graphic Packaging, une nouvelle loi provinciale qui donne aux municipalités la priorité sur l’achat d’une propriété si la municipalité est intéressée.


M.  Landry a indiqué que la ville est également en train d’acquérir des terrains de Cascades. «Ça aussi, on aura le contrôle de qu’est-ce qui s’en vient… Ça prend des industries qui vont avoir des jobs payants.  »

Et à l’Hôtel de Ville
M.  Landry applique cette même vision positive à la tâche difficile de diriger un gouvernement municipal et un hôtel de ville, ce qui était particulièrement difficile à East Angus récemment.


« Je crois en ce poste-là. Je peux faire une différence  », a-t-il déclaré. «Je ne pense pas qu’il y a une meilleure place pour travailler en ce moment. Toute l’équipe qui est en place à l’Hôtel de Ville est fantastique. Le monde sont ultra-compétent.  »


Originaire de la Gaspésie, Guillaume Landry était conseiller municipal d’East Angus pendant les quatre dernières années.

Cookshire-Eaton: L’ancien directeur par intérim brise le silence avec sa version 

L’ancien directeur général par intérim, Jean-Charles Bellemare, a publiquement défendu sa réputation mercredi en rencontrant des journalistes lors d’une conférence de presse à Lennoxville.  

Lundi soir, le conseil municipal de Cookshire-Eaton l’a congédié, mais M. Bellemare n’avait toujours pas été officiellement informé de la décision mercredi matin. 

« J’ai appris hier matin en lisant La Tribune que j’avais été congédié », de dire M. Bellemare aux journalistes de La TribuneThe Record, et Le Haut-Saint-François qui assistaient à la conférence de presse. 

M. Bellemare a dit qu’il étudie « les recours possibles afin d’obtenir des réparations et de rétablir ma réputation. » 

« Pour le moment, mon avocat fait une demande d’intervention auprès du Tribunal administratif du travail dans le dossier d’une plainte qui a été déposée », a-t-il ajouté. 

M. Bellemare a fait le compte rendu de sa relation avec la municipalité et de certains problèmes internes dont il a hérité, d’abord comme consultant, agissant comme directeur général intérimaire, puis comme employé au même poste. 

« Je faisais le travail que trois personnes à temps plein faisaient auparavant », a déclaré M. Bellemare, en énumérant les postes de directeur général, de trésorier et de greffier, au moment de l’élection municipale du 2 novembre. 

« Peu avant le déclenchement des élections municipales, la greffière de la Ville, d’office présidente d’élection en vertu de la Loi sur les cités et villes, s’est absentée pour une durée indéterminée », selon le communiqué émis par M. Bellemare et sa relationniste, Anne Turcotte, mercredi. « Dans ce contexte, le Conseil a convenu d’un contrat de travail de six mois avec Monsieur Bellemare pour lui permettre d’exercer prioritairement la fonction de président d’élection et ainsi assurer la tenue de cet important exercice démocratique. Ce contrat […] devait se terminer en mars 2026 ». 

Le poste de directeur général de Cookshire-Eaton a fait l’objet de controverses et de conflits depuis la démission de l’ancien directeur général en mai.  

« La Ville de Cookshire-Eaton a d’abord retenu les services de Monsieur Bellemare à titre de consultant à temps partiel, le 23 juin dernier. Ce mandat faisait suite à une dissension au sein même du Conseil quant à la manière de pallier le départ du directeur général Martin Tremblay et pourvoir le poste laissé vacant depuis le mois de mai », selon le communiqué de M. Bellemare. 

« À la suite du départ du directeur général précédent […], quelques employés convoitaient sérieusement le poste », de dire M. Bellemare. Une recommandation du comité des Ressources humaines pour le combler à l’interne a ensuite été rejetée par le conseil municipal, qui a vu sa propre décision rejetée et a ensuite choisi d’engager une ressource à l’externe, M. Bellemare. 

Cette « saga », dans ses mots, s’est poursuivie jusqu’à maintenant. 

Lorsque la question de l’embauche permanente de Jean-Charles Bellemare comme directeur général a été soulevée début novembre, un groupe d’employés municipaux s’est impliqué. Ils ont soumis une lettre de deux pages au conseil exprimant leur souhait qu’il soit embauché à long terme. 

« Nous souhaitons exprimer, avec conviction et franchise, notre désir collectif de voir Jean-Charles poursuivre son mandat à la direction générale à long terme. Sa présence, sa vision et son leadership humain représentent à nos yeux la meilleure garantie d’une administration solide, cohérente et tournée vers l’avenir », selon la lettre signée par huit employés-cadres de la ville, soit Charles Gauthier, Étienne Gagnon-Desrosiers, Jessica Shank, Marie-Li Audet, Michael Gosselin, René Lavigne, Sacha Le Néa et Sylvain Dusseault. 

Selon M. Bellemare, sa suspension par la nouvelle mairesse deux semaines plus tard était pour « manquements essentiels à une saine collaboration avec la mairie », selon la mairesse.  

« Le tout, sans jamais m’avoir convoqué préalablement pour discuter de son insatisfaction et me permettre de m’ajuster à sa vision, comme tout employé est en droit de s’attendre de son employeur », selon le communiqué de M. Bellemare. 

« Dès le lendemain des élections et dans les jours qui ont suivi, je me suis entretenu à plusieurs occasions avec la nouvelle mairesse, Mme Daphné Raymond, pour favoriser son intégration », a-t-il dit en conférence de presse. « J’ai également fourni tous les outils de travail qu’il m’était humainement possible de lui remettre au premier jour de son mandat. » 

À la fin novembre, quatre conseillers ont questionné et critiqué publiquement la nouvelle mairesse concernant la suspension. Ils ont convoqué une réunion extraordinaire du conseil, la nomination du directeur général étant l’un des trois points à l’ordre du jour.  

En même temps, le 25 novembre, la Commission municipale du Québec (CMQ) a publié son « Rapport d’enquête », constatant un « climat organisationnel conflictuel et en détérioration constante » à l’Hôtel de Ville. 

« En mai 2025, le directeur général de la Ville démissionne en donnant un court préavis. Le Comité Ressources humaines […] propose que la trésorière assure l’intérim comme directrice générale, mais le conseil rejette […] cette proposition et décide que l’intérim soit plutôt effectué par la greffière. Le maire appose alors son veto. […] Un directeur général par intérim provenant de l’externe est nommé, mais seulement à temps partiel. Il ne parvient pas à freiner l’escalade des conflits entre les membres du personnel-cadre et les membres du conseil. Malgré sa nouvelle composition issue des élections, le conseil municipal voit ses tensions internes continuer de s’accentuer », selon le Rapport.  

« L’enquête révèle des failles importantes par leur cumul en matière de gestion des ressources humaines du personnel-cadre de la Ville dans les derniers mois. » 

M. Bellemare dit qu’il est d’accord avec les conclusions de la CMQ et que les problèmes précédaient son travail à Cookshire-Eaton. 

Le rapport CMQ est principalement critique envers le conseil municipal de Cookshire-Eaton et non envers le directeur général par intérim (DGI). Le rapport note que le DGI a été informé des conclusions du rapport et qu’ « il accueille favorablement les recommandations ». 

« J’abondais dans le même sens », a-t-il précisé en conférence. « En fait, les conclusions de qu’est-ce qui devait être fait à Cookshire-Eaton pour améliorer les processus, pour rendre les choses plus conformes, plus claires, et respecter les normes et les règles, j’arrivais aux mêmes conclusions que la Commission municipale. » 

M. Bellemare se dit « profondément bouleversé » par les déclarations publiques à son égard et « choqué qu’on commente mon dossier d’employé sur la place publique. » 

Il a néanmoins précisé « d’entrée de jeu qu’il accepte le compromis voté à la majorité des élus et respecte la décision prise démocratiquement » à la séance ordinaire du conseil lundi dernier. 

Applaudissements pour le conseil de Cookshire-Eaton

Marcel Charpentier : « Je vais être un joueur d’équipe ; j’ai fait part à Daphné que si vraiment elle ne peut pas travailler avec cet homme-là que j’adhérais avec son plan B, qu’on ira à la recherche d’un directeur général à l’externe. »

par Scott Stevenson

La température extérieure était de moins 21 degrés et baissait à 19 h 15 lundi, mais la salle du conseil municipal de Cookshire-Eaton était confortable, pas chaude, alors que 35 citoyens, 8 journalistes, 1 agent de sécurité, 1 technicien et 1 greffière sont entrés pour rejoindre la mairesse et cinq conseillers pour ce qui aurait pu être une nuit tendue et bouillonnante. Ce n’était pas le cas.

Une réunion d’une heure et 27 minutes a couvert plus de 50 points à l’ordre du jour et a répondu à de nombreuses questions et commentaires du public — en personne et de 160 citoyens en ligne — sans la colère latente des deux dernières réunions.

Cette fois, les applaudissements du public n’ont pas été adressés aux critiques des citoyens, mais plutôt au conseil municipal pour avoir travaillé ensemble et convenu d’une résolution difficile.

Le directeur général par intérim a été congédié.

Séance du conseil I, SS

La séance du conseil reportée à Cookshire-Eaton — avec 120 personnes présentes

De gauche à droite : la conseillère Nancy Laliberté, les conseillers Jean-Marc Dickenson et Marcel Charpentier, les conseillères Josée Pérusse et Jennifer McMullin, la mairesse Daphné Raymond, et la conseillère Annie Guillemette.

Le conseil municipal de la Ville de Cookshire-Eaton a reporté sa séance ordinaire du lundi dernier, officiellement parce que le lieu, normalement l’Hôtel de Ville, n’avait pas été changé par résolution.
Environ 120 membres du public se sont présentés à la Salle Guy-Veilleux, le nouveau lieu publié, pour y assister — et ont ensuite exprimé leur déception concernant le report, entre autres, lors d’une réunion informelle de plus d’une heure.

Le lendemain matin, le mardi 2 décembre, une pétition avait déjà commencé pour changer les futures séances du conseil à la Salle Guy-Veilleux, qui accommode environ 200 personnes, comparé à 20 personnes dans la salle de réunion de l’Hôtel de Ville.

Quatre conseillers qui avaient publiquement critiqué la nouvelle mairesse, Daphné Raymond, la semaine dernière, ont quitté la réunion lundi soir tout de suite après l’annonce du report.
Mme Raymond et deux conseillères, Annie Guillemette et Jennifer McMullin, sont restées sur place pour répondre aux questions du public.


L’ordre du jour de la séance reportée comprenait 53 points, incluant le « Rapport d’enquête de la Commission municipale du Québec », les « Ressources humaines à la direction générale et trésorerie intérimaire », la « Gestion des ressources humaines — Mandat », et « Cookshire-Eaton Innovation — Offre d’achat ».

Séance extraordinaire la semaine dernière
Une décision concernant le poste du directeur général par intérim avait déjà été reportée d’une séance extraordinaire du nouveau conseil municipal le mercredi 26 novembre dernier. Environ 150 citoyens et citoyennes se sont présentés, aussi à la Salle Guy-Veilleux, pour exprimer leurs déceptions, voire leur grande colère dans plusieurs cas, envers la direction générale de la Ville.

Le directeur général par intérim est actuellement en suspension par une décision de la nouvelle mairesse, Daphné Raymond.

Critiques publiques
Mme Raymond avait été critiquée dans les médias par les quatre conseillers plus tôt la semaine dernière, en partie pour ne pas avoir expliqué ses motifs pour la suspension.
En séance extraordinaire la semaine passée, les critiques allaient plutôt vers les quatre conseillers, Marcel Charpentier, Jean-Marc Dickenson, Nancy Laliberté et Josée Pérusse.

Là, c’est rendu dans ce mandat ici… une guerre personnelle que vous avez contre Mme Raymond parce qu’elle a dit les vraies choses à l’Hôtel de Ville, de qu’est-ce qui se passait. Elle a renseigné les citoyens, et vous ne vouliez pas ça. Vous vouliez… des choses en cachette à l’Hôtel de Ville. Puis, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’est pas pour ça qu’on vous a élus. Si vous voulez continuer à faire ça, ça ne fonctionnera jamais ! », de dire le citoyen Yves Veilleux, parmi plusieurs critiques du public.
Lors de cette séance, une demande d’accompagnement juridique par la Fédération québécoise des municipalités a été faite par le conseil pour répondre aux problèmes de gestion nommés, également la semaine dernière, par la Commission municipale du Québec.

Actes répréhensibles
Un « Rapport d’enquête » a été communiqué le mardi 25 novembre à la Ville par cette Commission concluant que « des actes répréhensibles ont été commis à l’égard de la Ville [de Cookshire-Eaton] » dans les derniers mois.

« [La Ville] fait face à une gestion déficiente de son personnel-cadre, notamment en raison de l’absence d’encadrement d’une employée-cadre en congé de maternité et de l’implication de celle-ci dans un processus contractuel où elle détenait des intérêts… Cette situation s’inscrit par ailleurs dans un climat organisationnel conflictuel et en détérioration constante », selon la Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale de la Commission municipale.

Mme Raymond a déclaré qu’elle souhaitait que le conseil municipal examine le rapport et ses préoccupations avant de considérer l’embauche d’un directeur général en permanence.

Séance extraordinaire I, SS

Cookshire-Eaton : De fortes demandes contre la nomination du directeur général 

On aurait dit que la population de Cookshire-Eaton avait repris son Hôtel de ville hier soir.  

Environ 150 citoyens et citoyennes se sont présentés à une séance extraordinaire du nouveau conseil municipal pour exprimer leurs déceptions, voire grande colère dans plusieurs cas, envers la direction générale de la Ville. Son directeur par intérim, Jean-Charles Bellemare, est actuellement en suspension, par une décision de la nouvelle mairesse, Daphné Raymond. 

« Là, c’est rendu dans ce mandat ici… une guerre personnelle que vous avez contre Mme Raymond parce qu’elle a dit les vraies choses à l’Hôtel de ville, de qu’est-ce qui se passait. Elle a renseigné les citoyens, et vous ne vouliez pas ça. Vous vouliez… des choses en cachette à l’Hôtel de ville. Puis, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’est pas pour ça qu’on vous a élus. Si vous voulez continuer à faire ça, ça ne fonctionnera jamais ! », de dire un membre du public, parmi tant d’autres critiques du public. 

Plusieurs fois, les commentaires des citoyen.nes, en opposition à la nomination du directeur général et vers un changement du climat à l’Hôtel de ville, étaient suivis d’applaudissements forts de la salle. 

La séance a été convoquée en premier lieu le mardi 25 novembre par quatre des six conseillers pour 18 h 30 à l’Hôtel de ville. Ensuite, la mairesse a convoqué une autre séance extraordinaire juste avant, à 18 h 15, pour pouvoir exprimer sa position avant celle des quatre conseillers apparemment en opposition à elle. 

Tout s’est développé si rapidement dans l’organisation des séances que plusieurs personnes se trouvaient au mauvais endroit à la mauvaise heure.  

En fait, le lieu des séances a été modifié à la dernière minute pour accommoder tous les citoyens qui avaient exprimé leur intérêt à y assister. La Salle Guy-Veilleux à Cookshire a été remplie.  

La mairesse a invité le public à se présenter à 17 h 30 pour échanger avec les conseillers avant les séances. 

Ensuite, en séance officielle, le conseil s’était entendu pour intégrer les deux ordres du jour, pour y retrouver un total de 11 points. 

Mais c’était moins l’ordre du jour qui a mené la rencontre, que les interventions citoyennes. 

La mairesse a pris une approche aussi extraordinaire que la convocation des séances, en permettant des questions et commentaires tout au long de la réunion.  

Le public a eu la parole. Les conseillers devaient l’entendre. 

Quelques résolutions ont quand même été adoptées, incluant une demande d’accompagnement juridique par la Fédération québécoise des municipalités pour répondre aux problèmes de gestion nommés, également cette semaine, par la Commission municipale du Québec. 

Surtout, en réponse aux demandes de la salle, la décision concernant la « nomination d’un directeur général » a été reportée à la séance ordinaire du conseil municipal le lundi prochain 1e décembre à 19 h 30. 

Il a été convenu, avec le public présent, de tenir aussi cette prochaine séance à la Salle Guy-Veilleux. 

Voir aussi https://journalhsf.com/2025/11/26/cookshire-eaton-seance-et-circonstances-extraordinaires/

Suivez ce dossier en développement sur notre site Web à www.journalhsf.com et dans notre édition imprimée du 4 décembre. 

Lingwick

Un nouvel intérêt pour les élections

Rangée du haut, à partir de la gauche: Catherine Bouffard, Stéphanie Bureau, Caroline Poirier, Elizabeth Bernatchez, Suzanne Jutras. Rangée du bas: Sylvio Bourque et Guy Lapointe.

Tous les matins de semaine, je m’installe au Café Collectif pour y prendre un café et jaser avec des amis et les clients qui passent. On parle de tout et de rien, dépendamment de la température, de la journée de la semaine ou encore de ce qui se passe dans nos municipalités.

Dernièrement ont eu lieu les élections, et nous avons profité de ces moments pour approfondir le sujet.
C’est la première fois que je m’y intéresse vraiment. Pourtant, c’est la deuxième fois, compte tenu de mon jeune âge, que j’ai l’occasion de voter. Pourquoi cet intérêt soudain ? Sans doute parce que je sens qu’un vent de changement souffle sur nos municipalités du Haut-Saint-François. On remarque la présence grandissante de jeunes et de femmes parmi les élus. Aussi, plusieurs postes n’étaient pas réellement en élection — plusieurs candidats ont été élus sans opposition — mais derrière cette apparente stabilité, on observe un profond renouveau au sein des conseils municipaux de la MRC du Haut-Saint-François.

Les conseils municipaux sont formés à près de 45 % de femmes. Que ce soit dans des postes de mairesses comme Nathalie Bresse (Ascot Corner), Daphné Raymond (Cookshire-Eaton), le retour de Johanne Delage (La Patrie), ou encore plusieurs conseillères comme Nancy Laliberté, Annie Guillemette, Josée Pérusse (Cookshire-Eaton), Elizabeth Bernatchez, Suzanne Jutras, Stéphanie Bureau et Catherine Bouffard (Lingwick).

La jeunesse s’est elle aussi levée et a décidé de prendre sa place. On peut penser à Mathieu Skelling, Demmi Dolbec (East Angus) ou Cédérick Ménard (Westbury).
Comme Sabrine Denault Lapointe, conseillère pour la Ville d’East Angus m’a mentionné « 42 nouveaux visages ont fait leur entrée sur les conseils municipaux, soit près de la moitié (42 sur 98 postes). C’est un signe fort que la population locale souhaite s’impliquer et apporter de nouvelles idées pour le développement de nos communautés. »

Et c’est peut-être ça, finalement, qui me rejoint le plus. Voir ces femmes et ces jeunes s’impliquer, faire entendre leur voix et contribuer activement à la vie municipale, ça rend la politique locale plus vivante, plus inspirante — et surtout plus près de moi. C’est ce qui me donne envie, à mon tour, de m’y intéresser davantage et de croire que chacun de nous peut avoir un impact, peu importe notre âge ou notre parcours.

Parce que la jeunesse, c’est elle qui porte l’avenir. Mais pour bâtir solidement, il faut aussi s’appuyer sur celles et ceux qui étaient là avant eux. Prenons l’exemple d’East Angus, où plusieurs jeunes font maintenant partie du conseil municipal. L’équilibre se crée grâce à la présence de figures d’expérience comme Antoni Dumont et Nicole Bernier (réélue), ainsi que Normand Graillon, ancien directeur général de la municipalité. Ces personnes d’expérience apportent une mémoire collective, une sagesse et un recul qu’on ne peut acquérir qu’avec le temps. Ensemble, jeunes et moins jeunes, ils traceront la voie d’un avenir solide pour nos municipalités.

J’espère que d’autres, comme moi, auront envie de s’y intéresser davantage, parce que chaque voix compte et que notre implication peut réellement faire une différence.

Bianka Gelé Dupuis
Directrice des ventes

Hampden

Une élue oubliée de la liste

J’apprécie bien notre journal régional, en papier. Merci à l’équipe.
Je me permets de vous signaler que la liste des élus n’a pas inclus mon nom pour le Canton Hampden. Merci de publier la rectification.

Vous mentionnez que le taux de participation en général était de 30,68 %. Pas fort pour notre collectivité, mais chapeau aux électeurs de Chartierville qui ont participé à 70 % !
Quel est leur secret ?!

Monique Scholz
Conseillère depuis « je ne compte plus les années ! »

NDLR :
Merci pour votre message, Mme Scholz, et désolé de l’oubli. Félicitations à vous et à toutes les nouvelles élues, les nouveaux élus, et ceux et celles qui reviennent !

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