Art et récits au Musée de Dudswell

Les bénévoles Jacques Robert et Nicole Guimond au Musée d’art et d’histoire de Dudswell. photo : Xania Keane

par Xania Keane
« Ce sont les outils agricoles que nous utilisions quand nous étions enfants », explique Nicole Guimond, bénévole au Musée d’art et d’histoire de Dudswell (MAHD). Sous une vitrine se trouve une maquette en bois sculptée à la main d’une machine à foin tirée par un cheval. La bénévole raconte l’histoire poignante d’un accident survenu lorsqu’elle était enfant, avec cette même machine, sur la ferme familiale.


« J’en garde encore les cicatrices », confie-t-elle. Ses récits donnent vie aux sculptures de l’artiste de Dudswell, Louis-Émile Beauregard. Une épicerie regorgeant de minuscules fruits et légumes en bois, une scène de cuisine avec du pain qui cuit dans un four à bois, et des ouvriers récoltant la sève d’une érablière figurent parmi les 64 scènes miniatures qui dépeignent la vie rurale locale des années 1920 aux années 1940.

La Reine du Vaudeville
« Eva Tanguay gagnait environ 3 000 dollars par semaine », explique Jacques Robert, bénévole au musée, « soit l’équivalent d’environ 100 000 dollars aujourd’hui. » Au fond du bâtiment, la deuxième exposition permanente du musée est consacrée à cette artiste célèbre.

Surnommée la Reine du Vaudeville au début du XXe siècle, Eva Tanguay était originaire de Dudswell (Marbleton) avant de conquérir Broadway et Hollywood. L’exposition présente des chapeaux à plumes, des fourrures, des corsets et des tableaux.
Outre les deux expositions permanentes, le point d’orgue du musée est son espace d’expositions temporaires.

Photo : Xania Keane

Que voir en ce moment ?
L’œuvre « Des brouillards disent d’eux » de l’artiste Steve Saint-Pierre est actuellement exposée dans l’espace principal du musée. Ses formes géométriques, réalisées à l’encre noire sur papier aquarelle, se fondent et se métamorphosent en formes organiques et naturelles. Bâtiments industriels, arbres, vagues déchaînées et coraux semblent s’épanouir, s’étirer et se mouvoir sur ses toiles.
L’œuvre « Résonance intérieure » de l’artiste émergente Mori7 (Christine Morissette) est présentée aux côtés de celle de Saint-Pierre. Ses pièces abstraites et colorées sur panneaux de bois évoquent des graffitis en fusion. L’exposition se poursuit jusqu’au 5 juillet.

Paysages et récits personnels des Cantons-de-l’Est
Le MAHD présentera ensuite une exposition réunissant deux artistes de générations différentes : l’un puisant son inspiration dans l’observation du paysage, l’autre s’intéressant aux expériences humaines qui le façonnent.

Stuart Main peint les Cantons-de-l’Est et les paysages ruraux du Québec depuis plus de cinquante ans. Ses toiles à l’huile représentent des fermes, des ciels dramatiques, des forêts de pins et des chemins de terre au fil des saisons. Né à East Angus et résidant actuellement à Bishopton, Stuart Main a travaillé comme illustrateur professionnel à Montréal pendant plus de trente ans avant de se consacrer entièrement à la peinture.

Outre les œuvres de Main, Katerine Boisclair présentera son exposition « Amarillo Fluo ». L’artiste utilise un unique tube de peinture acrylique jaune fluorescent et d’autres matériaux pour dépeindre sa vie personnelle paisible, affectée par des récits de guerre et de violence.

Les peintures de Stuart Main et de Katerine Boisclair seront exposées au Musée Dudwell du 11 juillet au 9 août. Un vernissage gratuit aura lieu le 11 juillet (de 13 h à 16 h) en présence des artistes.

L’artiste et sa petite-fille
La dernière exposition de l’été au MAHD mettra en vedette Manouche (Marie-Emmanuelle Jamet) et sa petite-fille, l’artiste émergente Alice Fanoni. L’exposition présentera des masques sculptés, des aquarelles en relief et des peintures inspirées par la poésie.

Les peintures à l’huile grand format et les portraits d’Alice Fanoni seront exposés aux côtés des œuvres de sa grand-mère. Alice Fanoni a récemment étudié la peinture et le dessin à l’Université Concordia.


L’exposition Manouche et Alice Fanoni se tiendra du 15 août au 20 septembre, avec un vernissage gratuit le 15 août (de 13 h à 16 h) en présence des artistes.

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell (191 rue Principale Est, J0B 1G0) est ouvert les samedis et dimanches de 10 h à 16 h jusqu’au 20 septembre 2026.

ERRATUM

Bonjour,

Nous avons identifié une erreur dans notre précédente parution concernant l’avis de dissolution du Papotin.

L’erreur : en page 19 (mandatée par résolution, le 27 mai 2026)
La correction : en page 19 (mandatée par résolution, le 6 mai 2026)

Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément.

Cordialement

Marché Dudswell II

Le Marché de Dudswell, maintenant un OSBL

Par Josée Boily
Le 24 janvier dernier, le Marché public de Dudswell est devenu un organisme sans but lucratif. Cela permettra non seulement de le rendre admissible à différentes subventions, mais aussi d’être autonome sur le plan financier.


Créé en 2019, il entame cette année sa septième saison, qui se tiendra du 9 mai au 26 septembre. Il sera ouvert le samedi matin, de 9 h à 11 h 30, au 167, rue Main à Bishopton.
Le Marché doit son existence à l’implication de bénévoles dévoués et à la participation des producteurs agricoles du Haut-Saint-François et des environs.

« Nous nous sommes donné pour mission de faire du marché un lieu d’échange, de partage et de rassemblement, explique Émilie Turcotte-Côté, présidente du conseil d’administration. Nous voulons renforcer les liens entre les producteurs et les consommateurs. »


Mis sur pied dans une perspective écologique, le Marché privilégie dans sa politique les producteurs du Haut-Saint-François afin de réduire le transport des aliments et il encourage les emballages écoresponsables.

En plus d’offrir de nombreux produits du terroir comme des légumes et fruits de saison, pains, viandes, fleurs, fromage, produits d’érable, miel et plus, le Marché est un lieu convivial où il fait bon prendre tranquillement un café en discutant avec les producteurs et les membres de la communauté.
« Dans le Haut- Saint-François, le nombre de marchés publics est passé de sept à seulement trois au fil des ans, enchaîne Sylvie-Anne Jeanson, vice-présidente du conseil. Celui de Dudswell ne cesse de se développer afin d’améliorer l’accès de la population à des aliments locaux. Nous sommes actuellement à la recherche de bénévoles pour différentes tâches, dont le montage et le démontage des kiosques, la vente de produits sur place et l’organisation d’activités amusantes. Les personnes intéressées peuvent me contacter par courriel à
sjeanson82@gmail.com. »

Marché Dudswell II

EN BREF | Le Marché de Dudswell, maintenant un OSBL 

Par Josée Boily 

Le 24 janvier dernier, le Marché public de Dudswell est devenu un organisme sans but lucratif. Cela permettra non seulement de le rendre admissible à différentes subventions, mais aussi d’être autonome sur le plan financier.  

Créé en 2019, il entame cette année sa septième saison, qui se tiendra du 9 mai au 26 septembre. Il sera ouvert le samedi matin, de 9 h à 11 h 30, au 167, rue Main à Bishopton.  

Le Marché doit son existence à l’implication de bénévoles dévoués et à la participation des producteurs agricoles du Haut Saint-François et des environs.  

« Nous nous sommes donné pour mission de faire du marché un lieu d’échange, de partage et de rassemblement, explique Émilie Turcotte-Côté, présidente du conseil d’administration. Nous voulons renforcer les liens entre les producteurs et les consommateurs. » 

Une version complète de cet article sera publiée prochainement en ligne et dans le Journal imprimé. Suivez-nous sur Facebook au « Journal le Haut-Saint-François »!

Boite a cadeaux

La Boîte à cadeaux à Marbleton ce week-end

Cette année, le populaire marché de Noël de Dudswell, La boîte à cadeaux, retourne à Marbleton, ce samedi 22 novembre et ce dimanche 23 novembre, de 10 h à 16 h, au Centre communautaire (193, rue Principale Est).

« Cet événement est l’occasion de mettre en valeur notre créativité locale et de célébrer la vitalité de notre communauté. Tout le monde est invité à partager ce moment avec nous ! » de dire la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, dans un communiqué.

Une vingtaine d’artisans et de producteurs seront réunis pour partager leurs trésors faits à la main et leurs délices d’ici. Un espace jeunesse inclura un coin lecture et lettres au Père Noël ainsi que du maquillage et des ballons artistiques.

À l’extérieur, les visiteurs pourront savourer un chocolat chaud ou un jus de pomme épicé à la Buvette des Mésanges et se réchauffer autour du feu de joie.

Dudswell inaugure un circuit de vélo de montagne

Guillaume Simard a travaillé comme bénévole du début à la fin du projet Zone Nature et souhaite continuer de contribuer à son développement. Crédit : Jean-Marc Brais

Dudswell lance sa propre piste de vélo de montagne, Zone Nature, d’une longueur d’environ cinq kilomètres. Elle s’adresse aux cyclistes débutants et intermédiaires. 

C’est toute la communauté qui a porté ce projet au cours des dernières années. Née de la volonté d’amateurs du sport de plein air d’avoir des infrastructures dans leur milieu, l’idée de piste a été retenue lors d’une consultation publique dans le cadre d’un budget participatif en 2021. 

Un groupe de bénévoles a entamé les démarches afin de lancer le projet, puis celui-ci a été mis en branle par la municipalité avec la collaboration de nombreux partenaires. 

Pierre Cloutier et Guillaume Simard sont les bénévoles à l’origine de Zone Nature. Guillaume Simard affirme que la concrétisation de la piste dont il rêvait signifie beaucoup. 

« On trouvait ça plate de devoir faire quarante minutes à une heure de route pour aller faire du vélo de montagne, on voulait pouvoir en faire proche de chez nous. Donc on a commencé à voir si c’était possible d’aller chercher des subventions. C’est très satisfaisant que ça voie le jour! » 

Celui-ci décrit les pistes, dont le départ se situe à la maison Lime Ridge, sur la rue Principale, où se trouve également une station de réparation et de lavage pour les bicyclettes. « La majorité des sentiers sont faciles, on peut venir avec des enfants qui veulent apprendre. Il y a aussi une portion intermédiaire avec une descente de type flow. Dans les années à venir, on va continuer d’améliorer le réseau et on va ajouter des pistes intermédiaires et expertes. » Même s’il n’est plus résident de Dudswell, Guillaume Simard est déterminé à poursuivre son implication dans le développement de Zone Nature. 

Appui fort de la communauté 

Les communautés locale et politique ont répondu présentes pour la concrétisation de Zone Nature. Au total, c’est environ 300 000 $ en subventions qui ont été injectés dans le projet en provenance des deux paliers de gouvernement, de la MRC du Haut-Saint-François et de la caisse Desjardins. 

Graymont, pour sa part, a offert une portion de son terrain pour l’implantation de la piste. Alexandre Renaud, directeur de l’usine de Dudswell, lui-même amateur de vélo de montagne, est ravi de pouvoir contribuer. 

« Graymont, vous le savez, c’est une compagnie du secteur primaire, un secteur lourd. C’est difficile de ne pas avoir d’impacts sur la communauté. On essaie de réduire nos impacts et, quand on peut, on veut améliorer la qualité de vie. C’était certain qu’on embarquait. » 

La piste de vélo côtoiera les sentiers pédestres de la Forêt habitée, sur le même terrain mis à disposition par l’entreprise productrice de chaux. 

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, souligne la continuité qu’offre Zone Nature avec les pistes de vélo de montagne de Chartierville, bonifiant l’offre pour les amateurs de ce sport dans le secteur. 

De son côté, la mairesse Mariane Paré a rappelé l’importance du sport et du bien-être qui ressort constamment en consultations publiques. « C’est parti d’amoureux du vélo de montagne, et tout le monde s’est impliqué. » Elle ajoute que cette piste vient bonifier l’offre d’activités de plein air déjà présente à Dudswell. 

Eva Tanguay revient à Dudswell

De gauche à droite : Yan Gagnon, administrateur du Musée; Mireille Rodrigue, bénévole; et Adèle Blais, créatrice de l’œuvre. Crédit : Jean-Marc Brais

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell tenait un coquetel réseautage le 21 mai lors duquel a été dévoilée une œuvre de l’artiste Adèle Blais à l’effigie de la native de Marbleton, Eva Tanguay.  

« Je pouvais pas concevoir qu’elle soit ailleurs qu’à Dudswell », s’exclame Mireille Rodrigue, qui s’est portée acquéreuse de l’œuvre en compagnie de son conjoint Yan Gagnon. Le couple fait donc un prêt de la toile au musée pendant sa saison d’activités. « Ça va être une garde partagée. L’été, elle va être ici, puis l’hiver, elle va être dans ma maison! », se réjouit déjà Mme Rodrigue. « On aurait aimé la faire acheter par le musée, mais c’est trop jeune encore comme entité », admet Yan Gagnon. 

Pour la conceptrice de l’œuvre, Adèle Blais, « Eva Tanguay, c’est quelqu’un de vraiment important pour la région ici, mais dans mon parcours d’artiste aussi. Il y a beaucoup de résonance. Je me laisse souvent inspirer par elle. » 

Son œuvre vient intégrer l’exposition permanente du musée portant sur la vie d’Eva Tanguay. Cette exposition cohabite avec celle du Dudswellois Louis-Émile Beauregard

Concertation Arts et culture 

Le coquetel était précédé d’une rencontre de la Concertation Arts et Culture Haut-Saint-François (ACHSF). Durant celle-ci, une demi-douzaine d’intervenants ont pris la parole dont Julie Pomerleau, agente de développement culturel au CLD. Cette dernière a traité de la nouvelle politique culturelle du Haut, qui rend possibles des initiatives telles que les projections Murmures (voir autre texte p.123). 

L’ambiance musicale de la soirée était assurée par l’autrice-compositrice de Bury, Chloé Fortier, dont le nom de scène est N0rth. Elle est la gagnante de l’entente territoriale du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) 2025-2026 pour la MRC du Haut-Saint-François.  

Opération cinémomètre à Dudswell

De gauche à droite : l’agente Julie Germain, Éva Lessard avec l’antenne du cinémomètre, la sergente Stéphanie Lemay, Henri Lupien avec le cinémomètre et l’agente Marie-Laurence Ferland. Crédit : Carole Dessureault

C’est le 21 mai dernier, pendant la période d’arrivée des élèves à l’école Notre-Dame-du-Paradis, qu’a eu lieu l’opération cinémomètre de la SQ, qui en est à sa quatrième édition.

« Pour cette opération de sensibilisation à la sécurité routière en zone scolaire, c’est Éva Lessard et Henri Lupien, deux élèves de 6e année, qui ont été choisis par l’école pour nous aider », explique la sergente Stéphanie Lemay de la Sûreté du Québec (SQ).

« L’un porte le sac à dos radar (cinémomètre) sur lequel est fixé un panneau afficheur indiquant aux conducteurs la vitesse à laquelle ils circulent. L’autre s’occupe de l’antenne qui permet de capter la vitesse des véhicules. Le sac à dos avec tout l’équipement est très lourd à porter », précise-t-elle.

« En participant à cette activité, j’ai appris que les conducteurs ne respectent pas toujours la vitesse près des écoles », de dire Éva Lessard. Henri Lupien, lui, trouve « que les gens font plus attention à la vitesse quand il y a des policiers. Des fois, le matin, il y a des gens qui roulent pas mal vite près de l’école. »

« Le matériel de prévention pédagogique est dispendieux. Comme la SQ ne dispose que de cinq trousses pour tout le Québec, elle fait le prêt de quatre d’entre elles aux corps de police municipaux qui n’ont pas cet équipement », de poursuivre la sergente Lemay.

« Ces trousses sont très populaires, surtout lors de la rentrée scolaire. Moi, j’aime faire cette activité de sensibilisation au printemps, car avec le retour du beau temps, les gens oublient parfois les règles de sécurité routière près des établissements scolaires. On doit régulièrement rappeler les bons comportements aux conducteurs de véhicules routiers. »

En 2025, la sergente Stéphanie Lemay a fait huit opérations du même genre à travers l’Estrie. Le territoire compte cinq postes dans autant de MRC. Celui du Haut-Saint- François fait partie du lot.

Idées de café et de collection Graymont au Musée de Dudswell 

Le premier conseil d’administration du Musée d’art et d’histoire de Dudswell. De gauche à droite : François Bouchard, Monique Ouellette Thibodeau, France Beauregard, Yan Gagnon et Roger Joseph Le Blanc.

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell a tenu son assemblée de fondation le 26 février dernier. La vingtaine de personnes présentes a élu un premier conseil d’administration. Celui-ci aura pour mission de faire en sorte que l’ancienne église Saint-Adolphe-de-Dudswell « reste publique et qu’elle ne devienne pas privée ». 

Le groupe aura l’occasion d’acquérir le bâtiment de l’Unité pastorale Saint-François pour la somme de 1 $ en octobre prochain. « Je pense qu’on est capable localement et au niveau régional d’aller chercher assez de sous pour faire vivre le bâtiment à l’année », entrevoit Roger Joseph Le Blanc. 

Une des premières actions du conseil d’administration sera d’« obtenir l’accréditation muséale parce que ça nous permet d’aller chercher des subventions fédérale, provinciale et municipale », confie M. Le Blanc.  

Il donne en exemple le Musée-église de Saint-Venant-de-Paquette. « Ils sont juste 100 habitants dans le village et ils ont réussi à aller chercher 200 000 $ du Patrimoine religieux. Il y a des moyens d’aller chercher des sous. » 

Outre les subventions, le Musée d’art et d’histoire de Dudswell a déjà un bon historique de conférences et d’activités de financement à son actif. Il ne compte toutefois pas s’arrêter là.  

Une partie de l’assistance présente à l’assemblée de fondation du Musée d’art et d’histoire de Dudswell.

Gravure et Graymont 

« On veut ouvrir un café pour les gens du village. On veut pas juste que ce soit un musée statique, mais un musée inclusif pour les gens du village. On veut que les gens sentent que c’est à eux cet endroit-là », poursuit M. Le Blanc. 

Le sentiment d’appartenance citoyenne est aussi fort envers Graymont. Le Musée aimerait pouvoir contribuer à mettre en valeur la collection de l’entreprise. « Ils ont un musée là-bas qui est statique et qui ne sert pas. Alors si on peut rendre service et l’ouvrir quelques fois par année, […] on va le faire », indique l’avocat de formation.  

Outre ces potentielles sources de financement, le Musée d’art et d’histoire mise gros sur le volet éducatif. « Toutes les écoles [du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons] ont reçu le programme scolaire. La première école qui a manifesté le désir de venir faire de l’art ici ce printemps, c’est l’école Notre-Dame-du-Paradis. C’est des classes de 5e et 6e année. On va acheter une presse à gravure. » 

Dans tous les cas, « il faut faire de l’argent. On a un bâtiment qui a une valeur vraiment significative pour les gens de la place », affirme Yan Gagnon.  

Veto pour les VTT à Dudswell 

Enseigne indiquant un droit de passage pour VTT sur une route de Cookshire-Eaton.

C’est lors de sa séance du 3 mars que le conseil municipal de Dudswell devait rendre sa décision quant au droit de passage des VTT sur ses chemins. Les conseillers demeurant divisés sur le sujet, la mairesse Mariane Paré a utilisé son veto pour repousser la décision au mois prochain.  

« Pour la première fois en presque huit ans, je prends mon droit de veto », a admis Mme Paré. Elle profitera des semaines à venir pour « approfondir ce dossier-là ». « Le mois prochain, j’aurai à me prononcer s’il n’y a pas de changements. » 

Ce recours au veto faisait suite au vote individuel demandé aux six conseillers, une autre disposition rarement vue en séance de conseil municipal. Trois d’entre eux se sont exprimés en faveur du passage des véhicules tout-terrain sur les chemins et trois contre. 

La conseillère # 4, Marjolaine Larocque, a expliqué son opposition au projet en indiquant que puisque « le Club quad est en train de chercher des sentiers alternatifs, je ne vois pas pourquoi on modifierait le règlement de 2018. » 

C’était à cette date que la municipalité avait retiré le droit de passage aux quads. Or, en août dernier, un projet pilote du Club quad du Haut-Saint-François a rouvert l’accès aux routes à ses membres. La prochaine séance du conseil de Dudswell est prévue le 7 avril. 

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, expliquant son recours au veto lors de la séance du conseil municipal du 3 mars.

Passeront, passeront pas, les VTT sur les chemins de Dudswell? 

Passage pour véhicules tout-terrain sur la rue Craig Sud, à Cookshire-Eaton.

La municipalité de Dudswell étudie la possibilité d’autoriser le passage de VTT sur les chemins Hooker, Macaulay et Main. Celle-ci a reçu les arguments des opposants et des adhérents au projet lors d’une séance tenue à huis clos le 11 février dernier. Elle rendra sa décision au courant du mois de mars.  

Dix années se sont écoulées depuis la dernière permission accordée aux VTT de circuler sur les routes de Dudswell. Celle-ci avait été révoquée le 4 juin 2018. En juillet dernier, la Sûreté du Québec avait averti le Club quad du Haut-Saint-François et ses membres face à la recrudescence des passages illégaux sur les routes. 

Quelques semaines plus tard, la municipalité de Dudswell rouvrait le droit de passage de certains chemins, dont Macaulay. « Un soir, je me rends compte que l’enseigne au bout du rang disait que les VTT avaient le droit de passer. C’est comme ça qu’on l’a su. […] Jamais ils n’ont consulté les citoyens. […] Tout a été fait pour pas qu’on puisse réagir », se désole Pierre Loubier, résident de chemin Macaulay depuis 20 ans.  

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, admet que les VTT sont un « sujet difficile » et « particulièrement chaud ». Elle affirme que la municipalité en est à « refaire le portrait des chemins ». Selon elle, certains résidents locaux sont désavantagés en termes d’accès au sentier provincial qui passe par le secteur Bishopton. Le problème résiderait surtout en une minorité de conducteurs délinquants qui font du bruit et dépassent les limites de vitesse, selon ses dires. 

Le Club quad du Haut-Saint-François pense pouvoir remédier à la situation avec son projet-pilote présenté à la municipalité. Celui-ci est avant tout destiné aux résidents des secteurs concernés. « C’est pas pour que tout le monde vienne se promener. C’est seulement pour que les résidents d’East Angus et de Weedon aient accès à venir chercher le sentier fédéré », explique un membre de la direction du Club qui a préféré taire son nom.  

« Le but, c’est pas de diffuser l’information. C’est pas de faire passer le message pour que les gens de l’extérieur viennent. C’est pour que nos citoyens à nous puissent avoir accès au sentier fédéré », poursuit cette personne.  

Pour le résident du chemin Macaulay Pierre Loubier, le Club quad HSF a tout avantage à ne pas faire de vagues d’ici la décision. « [Il] s’arrange pour garder ça très bas pour pas que les citoyens se plaignent trop pour ensuite pouvoir faire ce qu’ils veulent. » 

Au moment d’aller sous presse, M. Loubier nous indiquait que l’accès au chemin Macaulay était de nouveau interdit de passage pour les VTT. La municipalité de Dudswell rendra sa décision au cours du prochain mois.  

Aurons-nous des éoliennes dans le Haut-Saint-François?

Une des 40 éoliennes du parc Saint-Robert-Bellarmin, dans la MRC du Granit, mise en service en octobre 2012. Photo fournie par EDF Renouvelables.

La municipalité de Dudswell a accepté une demande d’implantation d’un mât de mesure du vent en décembre dernier. Autour de nous, la MRC du Granit en est à son troisième projet éolien avec une vingtaine de turbines supplémentaires prévues d’ici décembre 2026. Au sud, la MRC de Coaticook prévoit entre 10 et 40 éoliennes le long d’un corridor entre Saint-Malo et Coaticook. Qu’en est-il dans le Haut-Saint-François? 

Le 30 mai dernier, Hydro-Québec et le gouvernement ont annoncé la Stratégie de développement éolien. Celle-ci prévoit « intégrer plus de 10 000 mégawatts de nouvelles capacités éoliennes d’ici 2035 ». « Selon cette trajectoire, la puissance installée éolienne du Québec quadruplerait d’ici 2040 », indique le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec. 

Malgré toute cette bonne volonté, peu de cette puissance éolienne risque de provenir du Haut-Saint-François. Comme l’indique le directeur général de la MRC, Dominic Provost, les endroits potentiels « ne rassemblent pas les conditions minimales permettant la viabilité de parcs éoliens ». 

Selon Hydro-Québec, les régions les plus favorisées en termes de brise sont la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Nord-du-Québec. Cela n’empêche toutefois pas les promoteurs privés d’investiguer le sud du Québec afin d’implanter des projets potentiels. 

Près de chez nous 

Au printemps 2023, la MRC du Haut-Saint-François rencontrait Développement EDF Renouvelables inc. pour identifier des secteurs propices au développement éolien, dont Chartierville. EDF est derrière deux récentes demandes d’implantation de mâts de mesure éoliens à Dudswell.  

En décembre dernier, son conseil municipal a recommandé à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) d’autoriser EDF à utiliser une partie d’un lot du chemin Poulin, dans le secteur Marbleton, pour implanter un mât temporaire de mesure de vent. Sa durée est estimée à un maximum de 24 mois.

En février, une dérogation mineure a été demandée à la municipalité de Dudswell afin d’implanter un second mât de mesure sur un lot boisé situé du 51, 10e Rang. Celle-ci a été rejetée comme le mât se serait trouvé à 1905 mètres du secteur du chemin de la Tête du lac d’Argent, qui comprend la Forêt habitée.  

Ailleurs en Estrie, le troisième parc éolien du Granit est présentement en consultation ciblée du BAPE jusqu’au 3 mai. S’il est accepté, il comporterait une vingtaine d’éoliennes à Frontenac et à Audet, qui se rattacheraient au poste de raccordement de Lac-Mégantic. Les deux premiers parcs existants sont situés à Saint-Robert-Bellarmin, totalisent 52 turbines et ont été inaugurés en 2012 et 2014 par Développement EDF Renouvelables inc. 

Le projet de parc éolien dans la MRC de Coaticook a suscité la grogne ces derniers mois au sein de la population. Un rapport qui fait suite à trois rencontres d’information et à une consultation en ligne toutes tenues en 2024 démontre que « les gens ne font pas confiance au processus ». Les 10 à 40 éoliennes projetées par le promoteur, l’entreprise québécoise Innergex, seraient éparpillées dans six municipalités allant de Saint-Malo jusqu’à Dixville. Pour ce projet, « la distance minimale entre les bâtiments habités et les éoliennes sera de 800 m. » 

L’église Saint-Adolphe veut devenir le premier musée du HSF

Le 7 janvier 2024 se tenait l’ultime messe de l’église Saint-Adolphe du secteur Marbleton. Un an plus tard, l’ancien lieu de culte est tenu par un comité citoyen qui souhaite en faire le Musée d’arts et d’histoire de Dudswell. Celui-ci a neuf mois devant lui pour devenir viable financièrement.

Constituée en septembre dernier, la corporation du Musée d’arts et d’histoire de Dudswell a organisé jusqu’à présent des brunchs, un concert de Noël de même qu’une conférence sur Eva Tanguay, la reine du burlesque née à Marbleton. Les brunchs du printemps et de l’automne ont attiré chacun près de 200 personnes.

« On était content parce que ça montre l’intérêt de la population à ce que ce bâtiment-là puisse continuer à offrir des services aux gens », exprime Normand Couture, membre du comité derrière l’église.

La population a à cœur son église, même si aucun acheteur ne s’est montré intéressé à l’acquérir lorsqu’elle a été mise en vente en octobre 2023. Pour éviter que l’immeuble ne soit laissé à l’abandon, le comité formé de six citoyens s’est engagé à payer le chauffage.

« C’est l’entente qu’on a avec l’évêché. On assume toutes les dépenses du bâtiment à la condition qu’ils nous réservent le bâtiment. Le jour où on sera capable d’assurer la survie puis le financement, on pourra l’acheter pour 1 $ », poursuit M. Couture.

Le comité a jusqu’au mois de septembre pour y parvenir. C’est l’entente avec l’évêché qui leur laisse ce délai. « Pendant un an, ils nous laissent travailler pour essayer de faire lever la mission du musée », confie celui qui est retraité du domaine de la comptabilité.

Quatre volets pour attirer les visiteurs

Le Musée d’arts et d’histoire de Dudswell est donc à la recherche des subventions et de contributions. « Notre prétention est qu’il n’y a pas de musée dans le Haut-Saint-François », avance Normand Couture. « Des églises converties en centre culturel, il y en a. Mais des musées comme tel, [non] ». La constitution officielle en corporation sans but lucratif place le projet de musée « en bonne position pour avoir des subventions. »

Pour réussir sa transition, l’ancien lieu religieux compte déjà sur des atouts de taille. Tout d’abord, le Musée héberge la Collection Louis-Émile Beauregard, qui réunit la soixantaine de sculptures sur bois de l’artiste local. Cette collection a été hébergée pendant vingt ans à la Maison de la culture, avant que l’Association Touristique et Culturelle de Dudswell (ATCD) ne cesse ses activités.

Ensuite, le Musée comporte un espace dédié à l’artiste burlesque Eva Tanguay. L’architecture de l’église est, semble-t-il, unique puisque s’y mélangent les influences catholique et anglicane. Enfin, un des membres du comité est l’avocat Roger Joseph Le Blanc, qui se trouve aussi à être collectionneur d’art.

Le chœur de l’église contient déjà une trentaine de gravures québécoises créées entre 1920 et 1980. Parmi elles, on retrouve un Serge Lemoyne, connu pour sa série Bleu, blanc, rouge comprenant l’énorme masque de Ken Dryden, et des Morton Rosergarten, artiste résident de Way’s Mills (Barnston-Ouest) et proche de Leonard Cohen.

Dudswell

Démissions, roulement, embauches

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, avec sa nouvelle directrice générale, Audrey Mongeau.

L’année 2024 a été marquée d’un roulement majeur dans les municipalités, principalement les directions générales. Lingwick et Newport en ont passé plusieurs, Dudswell en a une nouvelle, et celle d’East Angus a été en arrêt de travail pendant cinq mois.

Les circonstances sont variées, mais dans quelques municipalités, on parlait de climat toxique, pour des raisons souvent complexes.

Déjà, le rôle de directeur général, surtout municipal, n’est pas évident, en partie à cause du fait d’avoir un nouvel employeur aux quatre ans, lors de l’élection de nouveaux membres du conseil et de maire ou mairesse. Les connaissances requises sont nombreuses. Parfois, les dossiers sont conflictuels et le ton du dialogue public se détériore.

On voit souvent de nos jours, surtout dans les bureaux municipaux, des affiches à l’effet que la violence verbale n’est pas tolérée, que ce soit envers les élu.e.s ou les employé.e.s.

Un projet à Sherbrooke vise à trouver des solutions aux incivilités. « Depuis 2021, environ 800 élus municipaux ont remis leur démission », selon la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, dans un communiqué de presse. « Dans un récent sondage commandé par l’UMQ (Union des municipalités du Québec), on apprenait qu’une grande partie des élus ont subi de la violence verbale ainsi que de l’intimidation ou des menaces. L’heure est grave pour notre démocratie locale. »

Dudswell

« On connaît à l’heure actuelle un temps où tout le monde a un niveau d’intolérance plus élevé qu’avant la pandémie » selon la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, en présentant sa nouvelle directrice, Audrey Mongeau, au journal Le Haut-Saint-François en novembre dernier.

Mme Mongeau avait été avertie par son équipe en rentrant en poste en octobre. « C’est un sujet qu’on m’a parlé par l’équipe, en me disant que c’est arrivé des citoyens agressifs qui ont monté dans les bureaux en haut », a-t-elle mentionné.

Mme Mongeau a pourtant été attirée à son nouveau poste en partie par « la diversité des tâches. J’avais besoin d’un emploi qui me permettait d’avoir des tâches plus dynamiques, de travailler sur plusieurs projets en même temps. »

Elle a été référée à la municipalité par une firme de recherche en ressources humaines. Mme Mongeau travaillait auparavant comme avocate et demeure à Sherbrooke. Dudswell lui permet de faire son rôle en partie en télétravail.

« J’ose espérer que la vision qu’on a est attirante pour le personnel », de dire Mme Paré. « On a travaillé les critères de salaires, le télétravail, les congés. »

Newport

À Newport, la nouvelle directrice générale, France Dumont, est rentrée en poste à la mi-novembre, après le départ de deux autres directrices plus tôt cette année. Mme Dumont travaillait auparavant à la Ville de Cookshire-Eaton et demeure à Notre-Dame-des-Bois.

Avec une dizaine d’années d’expérience de travail pour des municipalités, selon elle, « depuis la pandémie, le milieu municipal est devenu très difficile » à cause des incivilités.

Mais quand elle a vu l’offre d’emploi, elle a dit que sa réaction était « Ah, Newport ! » avec un grand plaisir.

Malgré le roulement vécu par plusieurs de ces municipalités, d’autres dans la région profitent d’une continuité et d’une longévité enviables dans leur leadership.

Dudswell

Un accueil spécial pour les nouveaux Dudswellois

Les participants ont eu l’occasion de visiter le Marché public, d’échanger avec les producteurs locaux et de découvrir les multiples attraits de Dudswell.

La Municipalité de Dudswell a célébré ses nouveaux citoyens lors d’un accueil spécial et visite du Marché public en septembre, au Jardin patrimonial dans le secteur Bishopton. Ces nouveaux résidents sont arrivés depuis janvier 2023.

Les participants ont aussi eu l’occasion d’échanger avec les producteurs locaux et de découvrir les multiples attraits de Dudswell. Dès leur arrivée, chaque famille s’est vu remettre un sac réutilisable à l’effigie de la Municipalité, symbole de l’engagement de Dudswell en faveur de la durabilité. Ce sac contenait de nombreuses ressources utiles, incluant le guide du nouveau citoyen ainsi qu’un sac réfrigérant aux couleurs d’Ose le Haut.

L’événement, animé par la conseillère municipale, Marjolaine Larocque, a été rythmé par plusieurs moments dont l’allocution de la maire, Mariane Paré, la dégustation d’un punch rafraîchissant, une activité brise-glace permettant de faciliter les échanges entre résidents, ainsi qu’une épluchette de blé d’Inde.

L’ensemble des conseillers municipaux étaient présents pour échanger et répondre aux questions des citoyens. De plus, Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice de la campagne Ose le Haut, a accueilli les nouveaux résidents et discuté des opportunités d’employabilité pour les jeunes. Du maïs soufflé a également été servi, ajoutant une touche festive à cette belle rencontre.

Cet événement a contribué à renforcer les liens au sein de la communauté, permettant aux nouveaux résidents de s’intégrer pleinement et de se sentir chez eux à Dudswell. La Municipalité a exprimé ses sincères remerciements à toutes les personnes ayant pris part à cette rencontre et à ceux et celles qui ont contribué à son organisation.

Selon un communiqué de la Municipalité de Dudswell

De belles découvertes à la Marche aux flambeaux

Crédit photo : AlexCyan

Le 5 octobre dernier, la troisième édition de la marche aux flambeaux à Dudswell a accueilli de nombreux visiteurs particulièrement impressionnés par la beauté de notre région. Parmi eux se trouvaient une trentaine de nouveaux arrivants habitant à Sherbrooke.

Le service de loisirs de la MRC du Haut-Saint-François avec son organisme Ose le Haut! et le projet citoyen Gens de plein air interculturel de l’Estrie se sont unis pour permettre à ces nouveaux Québécois d’adoption de découvrir la région tout en faisant une activité de loisir et de plein air.  

Pour Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice de la campagne Ose le Haut! « cette activité permet à ces nouveaux arrivants, mais aussi à de nouveaux résidents de découvrir la région et ses habitants. On joint l’utile à l’agréable ». 


Cette année, les sentiers du Ruisseau et du Ravage de la Forêt habitée de Dudswell étaient décorés, éclairés et animés pour l’occasion. Tout au long de chacun des sentiers, on offrait une diversité d’activités plus intéressantes les unes que les autres. Par exemple, il y avait un kiosque de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic. On nous y informait sur la pollution lumineuse et les stratégies pour la réduire. L’atelier de peinture corporelle fluo a été particulièrement populaire auprès de tous les marcheurs présents, les grands comme les petits.   

Du café, du chocolat chaud, de la barbe à papa et des saucisses étaient offerts gratuitement aux randonneurs. Pour se réchauffer, on avait accès à des feux de camp. On pouvait aussi chanter et danser sur la musique offerte par Véro et Pium, un duo musical, car même si la soirée était étoilée et magique, elle était plutôt fraîche. 

La marche aux flambeaux est organisée chaque année par la MRC du Haut-Saint-François. Cette activité nocturne permet non seulement la découverte de nouveaux lieux de randonnée de notre belle région, mais aussi d’y faire la rencontre de personnes attachantes et inspirantes.

Le Papotin s’associe au Babillard Dudswell pour son 40e

Le journal Le Papotin de Dudswell soulignait récemment ses 40 ans d’existence lors d’un cocktail dinatoire tenu au centre communautaire de Marbleton. Pour assurer sa pérennité et sa présence en ligne, le journal papier s’associe avec le groupe Facebook Babillard Dudswell.

Le Papotin a été fondé par quatre femmes : Claire Manseau, Nicole Grenier, Cécile Perreault et Céline Breton. À ses débuts, l’impression était faite dans les bureaux de Graymont. Depuis 1984, il s’est publié 300 parutions du Papotin. Celles-ci ont été épluchées une par une par Mireille Rodrigue et Jasmine Marcotte en vue des célébrations du 40e.

Les deux bénévoles ont ainsi déterré la nomination de la résidente de Bishopton, Sylvie Fontaine, en tant que première pompière volontaire au Québec en février 1991. L’année suivante, on apprenait que les frais interurbains étaient abolis pour les appels entre Dudswell et Sherbrooke.

Dominic Provost, président du journal Le Papotin, s’est adressé à l’assistance lors du cocktail dinatoire.

Dudswell virtuel

Le Papotin « est l’ADN de la municipalité puisqu’il est là depuis tellement longtemps », considère la mairesse Mariane Paré. « C’est quand même une fierté de voir qu’on puisse maintenir un journal dans le contexte actuel. »

N’empêche que le contexte « est difficile pour les journaux papier », concède le président du Papotin, Dominic Provost. « On tient absolument à garder le papier le plus longtemps possible », mais l’équipe derrière le journal se rendait bien compte qu’elle devait assurer une plus grande présence en ligne.

C’est là qu’entre en jeu le babillard virtuel local. « On aurait pu créer notre propre plateforme numérique, mais à Dudswell, il y a un élément extraordinaire, une force vive qui s’appelle Babillard Dudswell », poursuit celui qui est aussi directeur général de la MRC et du CLD du HSF.  

C’est ainsi que prochainement, les textes du Papotin se retrouveront publiés sur le groupe Facebook du Babillard. Les administratrices du groupe, Jasmine Marcotte et Julie Gosselin, se disent déjà grandement sollicitées par la gestion bénévole de cette communauté virtuelle de 6000 membres. Alors pourquoi s’adjoindre une charge supplémentaire ? « Pour que Le Papotin puisse célébrer un 60e dans 20 ans », espère Mme Marcotte.

Le Papotin
Une cinquantaine de citoyens de Dudswell, de lecteurs, de collaborateurs anciens et actuels étaient réunis pour souligner les 40 ans du Papotin.

Dudswell Matthew Dubé

Résultats des élections partielles à Dudswell et Bury

Matthew Dubé de Dudswell.


Les résultats des récentes élections municipales partielles sont tombés : Matthew Dubé a été élu conseiller dans Dudswell et Russell Perkins, dans Bury, selon le site d’Élections Québec. Les deux postes sont pourvus pour un mandat d’un an, jusqu’aux prochaines élections municipales de novembre 2025.


Dans Dudswell, Dubé a été élu sans opposition lors de l’élection partielle prévue le 22 septembre, après le désistement de Jean-Pierre Briand et d’Alain Dodier, les deux autres candidats au poste no 6. Il n’a donc pas été nécessaire de tenir le scrutin prévu, pour lequel 1 544 électeurs étaient inscrits.
À Bury, l’élection partielle du 25 août a comblé le siège n° 4, laissé vacant par la démission d’Alain Villemure, qui a déménagé hors de Bury. Des quatre candidats, Russell Perkins a obtenu 47,5 % des voix ; Sandy Lalancette, 27,92 % ; Michael Coleman, 20,42 % ; et Samantha Brooks, 4,17 %. Sur 979 résidents inscrits pour voter; 240 bulletins valides ont été reçus, ce qui donne un taux de participation de 24,62 %.


Le nouveau conseiller Dubé s’est dit satisfait et a dit espérer mettre à profit son expérience de 22 ans dans la construction. « C’est juste pour un an, » a-t-il dit. « L’année prochaine, je vais voir si je suis compétent pour faire un mandat total. Je vais voir ce que je peux faire pour ajouter une qualité de vie pour la municipalité. Je ne suis pas le candidat qui veut tout mettre en envers. »
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il espérait accomplir au sein du conseil de Bury, M. Perkins a répondu en anglais : « Je travaille pour eux depuis plus de 40 ans, donc je pense que je connais un peu les routes, l’eau, les égouts, les bâtiments et tout ça. Les impôts commencent à augmenter considérablement, et j’aimerais réduire un peu certaines dépenses. Je ne sais pas encore comment nous pouvons y parvenir, mais donnez-moi un peu de temps, et nous pourrons tous trouver une solution, j’espère. »

Centre Communautaire Manège Militaire de Bury

Matthew Dubé in Dudswell, Russell Perkins in Bury

Polling station – Bury Armoury Community Center.

by John MACKLEY
The results of recent municipal by-elections are in: Matthew Dubé was elected councillor in Dudswell, and Russell Perkins in Bury, according to Elections Québec.
In Dudswell, Dubé was elected by acclamation in the by-election scheduled for September 22, after Jean-Pierre Briand and Alain Dodier, the other two candidates for Position #6, withdrew. This eliminated the need to hold the scheduled ballot, for which 1,544 electors were registered.
In Bury, the August 25th by-election filled Seat #4 left vacant by the resignation of Alain Villemure, who moved away. Of the four candidates, Russell Perkins received 47.5 percent of the votes; Sandy Lalancette received 27.92 percent; Michael Coleman, 20.42 percent; and Samantha Brooks, 4.17 percent. Registered to vote were 979 residents; 240 valid ballots were received, giving a voter turnout of 24.62 percent.


New councillor Dubé said he was satisfied and hoped to use his 22 years of experience in construction. “It’s just for one year,” he said in French. “Next year I’ll see if I’m competent to do a full term. I’ll see what I can do to add to the quality of life for the municipality. I’m not the candidate who wants to turn everything on its head.”
Asked what he hoped to accomplish on the Bury municipal council, Mr. Perkins said, “I’ve worked for them for over 40 years, so I figure I know a little something about the roads and the water, and the sewer, and the buildings and that. Taxes are starting to go up quite a bit, and I’d like to cut down a little bit on some of the expenses. I’m not sure how we can do it yet, but give me a little time, and we can all figure out something, I hope.”

©2026 Journal Le Haut-Saint-François