Le marché immobilier toujours en hausse

David Frazer. Photo: CAROLYNE WELDON

Par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
L’inventaire de maisons à vendre ne suffit pas à la demande et les prix demeurent en hausse dans le Haut-Saint-François (HSF) cette année. « Ça reste un marché de vendeurs », affirme le courtier immobilier indépendant David Frazer. M. Frazer cumule 16 ans d’expérience en immobilier. Il cultive un « intérêt particulier » pour les secteurs de Lennoxville, Waterville, Cookshire-Eaton et Bury, qu’il connait comme le fond de sa poche. Il a récemment répondu à nos questions sur les tendances immobilières actuelles, les vieilles maisons patrimoniales et les invasions de coccinelles.

Qui achète des maisons dans le HSF en 2026?
David Frazer : Depuis un bout, c’est un secteur qui est plus recherché. On remarque une belle augmentation dans des villages comme Bury ou Sawyerville, qui auparavant avaient une certaine réputation. On voit un beau changement.


D’abord, je vois beaucoup de jeunes qui travaillent à Sherbrooke. Des jeunes couples, parfois avec des enfants. De nombreux endroits dans le HSF sont à même distance de Sherbrooke que par exemple, Deauville. Mais en même temps, comme on a la quiétude, les gens sont prêts à conduire 10 minutes de plus.


L’autre groupe sont ceux qui cherchent des maisons de campagne. Ce sont des personnes à la retraite, ou pré-retraités qui veulent habiter en campagne après avoir vécu en ville. Ce groupe cherche des maisons sur un chemin de terre, en assez bon état, avec des arbres matures. Ils ont le budget pour acheter. Car dès que la propriété a plus d’un acre, les prix montent en fou!

Une propriété patrimoniale à vendre à Newport. Photo: CAROLYNE WELDON

Ces maisons continueront-elles de coûter de plus en plus cher?
David Frazer : Il faut savoir que depuis qu’on tient des statistiques sur l’immobilier en Estrie, on n’a jamais enregistré de baisse dans le prix de vente moyen d’une propriété résidentielle.


Dans le secteur, on remarque que le prix des propriétés a monté en flèche depuis 2021.


Ces augmentations auraient déjà dû avoir lieu avant cela, selon moi.


Depuis 2026, l’augmentation s’est stabilisée, mais les prix restent à la hausse. En immobilier, ce que l’on observe d’abord, c’est que les délais de vente commencent à augmenter [nombre de jours entre la mise en vente d’une propriété et sa vente finale], ensuite, les prix se stabilisent. Ici, les ventes sont toujours aussi rapides qu’en 2025.

L’âge et le caractère patrimonial des maisons sont-ils des enjeux?
David Frazer : Oui, ça a des impacts. Les gens qui souhaitent rénover trouvent que [les exigences liées à préservation du caractère patrimonial d’une propriété] représentent une restriction. Ceux qui veulent acheter le feront normalement quand même, mais ça introduit une hésitation.


Mais la vente de bâtiments patrimoniaux demeure rare dans le HSF. Ce n’est pas la majorité de ce qui est sur le marché.

Est-ce que la présence de coccinelles doit être déclarées à la vente?
David Frazer : Aussitôt qu’on est en Estrie, il y a des coccinelles, surtout en campagne. On dit que certaines maisons sont plus sujettes aux coccinelles. Les maisons blanches ou pâles notamment, et celles près d’un champ. À la vente, la présence de mouches, de coccinelles ou de souris doit normalement être déclarée. Mais certains vendeurs ne le font pas, considérant que c’est mineur.

Les cas graves demeurent rares dans mon expérience. Des gens de la ville peuvent parfois s’étonner, mais ça fait partie de vivre à la campagne. La question bien entendu, c’est la quantité.

Le Garage Nielsen : L’humour pour franchir les cahots de la vie

Fils et père échangent au garage: Selon Brandon, son père n’aime pas être photographié. Gary nous montre une photo de Brandon à 13 ans dans le premier camion-remorque du garage, acheté par le grand-père de Brandon, Orla, en 1971. Leur chien, Chili, ne semble pas aimer être photographié non plus.

Brandon Nielsen, 32 ans, n’hésite pas à dire qu’il peut être difficile de travailler avec son père, Gary, 68 ans, mais les deux en rient de bon cœur. Ça fait 15 ans que ça dure, et ni l’un ni l’autre n’a l’intention de s’arrêter.


« Ouf, parfois ça va, parfois non », de dire Brandon. « Je veux dire, c’est la famille. Tu sais, y a des prises de tête. Mais ça va bien. »

L’industrie automobile est en pleine transformation, mais comme tant d’autres entreprises multigénérationnelles du Haut-Saint-François, la tradition familiale des Nielsens demeure stable dans le temps.


Le Garage Nielsen, également appelé Nielsen & Son, a été fondé à Eaton Corner dans les années 1950 par le père de Gary, Orla Nielsen. Auparavant, ce dernier travaillait pour le garage Mackie à Sawyerville. L’industrie de la voiture était en pleine croissance, tout comme la population. Gary a lâché l’école à l’âge de 13 ans pour travailler dans le garage de son père et n’a jamais fait marche arrière depuis.


« Il adore la mécanique ; c’est son truc », dit Brandon lors d’une entrevue père-fils à l’arrière du garage, parmi les outils, l’équipement et une voiture au capot ouvert. « C’est pour ça qu’il n’a pas encore pris sa retraite », ajoute-t-il en riant.


« Je vais mourir bientôt », répond Gary à la blague.


Cela aide à répondre à la question que beaucoup d’entre nous se posent au sujet de Gary, dont le caractère semble en surface plutôt bougon.


« Comment ça va, Gary ? », lui demande-t-on. « Terrible ! », répond-il, sèchement.
Sous ses airs bourrus, le mécanicien est un blagueur incurable.


Mais Gary reconnaît que le travail est dur sur le corps, particulièrement à cause du plancher en béton. « Je suis assez raide », a-t-il confié. « Une cheville est correcte, un genou est magané ; ma tête est maganée. Que reste-t-il ? » demande-t-il avec son humour typiquement grinçant.


Comme son père, Brandon ne se voit pas arrêter non plus. « On ne sait jamais ; ça dépend des enfants. Mais j’aime ça. »


Brandon a lui aussi commencé jeune. Il a travaillé au garage pendant ses études, a fini l’école secondaire et a fait deux ans d’études de mécanique à Coaticook. Une photo le montre jeune adolescent dans le camion remorque de son grand-père, un Chevy C-30 1971, qu’Orla avait acheté neuf pour 3300 $.
Aujourd’hui, avec 600 000 miles au compteur, il fait partie de la collection de 5 camions-remorques des Nielsens, que Brandon aime réparer et restaurer.


Selon Brandon, le passe-temps de son père est de collectionner ces camions ainsi que les outils et l’équipement. « Quand il trouve de bonnes occasions, il les achète », de dire Brandon. « Il ne boit pas et ne fume pas, alors il achète de l’équipement et des camions-remorques. »


« Une demi-bière de toute ma vie », renchéris Gary. « C’était chaud. J’ai dit “beurk’’ et c’était tout. »
La réception du Garage Nielsen a l’apparence d’un musée, avec d’anciens bidons d’huile datant des années 1920 et même avant. Un client bien connu, le défunt Aubrey French, a fait don du bidon orange Tydol et lui a dit, « pense à moi lorsque tu la vois ! » Gary ne l’a jamais oublié.


Si chacun lègue son propre héritage dans la vie, les Nielsens continuent de le faire avec leur garage familial.

Nielsen’s Garage : Laughing their way over the bumps

Brandon and Gary at the front counter, which is part museum, including the Tydol oil can given to Gary by Aubrey French. Photo : Scott Stevenson.

Brandon Nielsen, 32, isn’t shy about saying how difficult it can be working with his father, Gary, 68. They laugh about it, too, though, and they’ve been at it for years—about 15 years—with no plans to stop any time soon.


“Uh, it’s on and off. I mean, it’s like family. You know, you butt heads,” said Brandon. “But it’s going good.”

The automobile industry may be changing, but like so many other multi-generational businesses in the Haut-Saint-François, the Nielsens’ family tradition isn’t.


Nielsen’s Garage, once known as Nielsen & Son, started in the late 1950s in Eaton Corner, when Gary’s father, Orla Nielsen, opened his first shop after working for Mackie’s garage in Sawyerville. The car business was booming, as was the population. Gary quit school at age 13 to work in his father’s new garage and never looked back.


“He just loves mechanics; that’s his thing,” Brandon said as the three of us met for an interview in the back of the Sawyerville garage next to the tools, equipment, and a car with its hood open and headlights on. “That’s why he’s not retired,” he added with a laugh.


“I’ll die soon,” Gary offered, jokingly, as an alternative.


That helps answer the question many of us have about Gary, whose outer character often seems rather cranky.


“How are you doing?” a customer will ask him, and from time to time the answer comes back “Terrible!”


Inside the grumpy mechanic, in fact, is an incurable joker.


Gary acknowledged the work can be hard on the body, though, particularly the cement floor. “I’m pretty stiff, eh,” he said. “One ankle’s good, one knee’s screwed; my head’s screwed. What else is left?” he said, again adding humour to the sometimes hard reality.


Like his father, Brandon doesn’t see himself stopping the work, either. “You never know; it depends on the kids. But I like it.”


He also started young, finishing high school and starting in the garage before later completing a two-year diploma at mechanic school in Coaticook. A photo shows Brandon driving his grandfather’s 1971 C-30 Chevy tow truck some years before he was eligible for a license.


The antique truck is one of five the Nielsens still keep, which Brandon enjoys fixing and restoring. It has close to 600,000 miles on it and originally cost Orla $3300.


Brandon says his father’s hobby is collecting not only those trucks but tools and equipment too. “When he finds deals, he buys them,” Brandon said. “It’s his hobby. He doesn’t drink or smoke, so he buys equipment and tow trucks.”


“Half a beer in my life,” Gary piped in. “It was hot. I said, ‘Ew,’ and that was it.”
The front of the Nielsens’ garage is like a museum, with oil cans from the 1920s and earlier. Aubrey French gave Gary the orange “Tydol” one and told him, “Think of me when you see it,” and Gary said he’s never forgotten.


If it can be said that we each have our own ways of leaving a legacy, the Nielsens continue to do so in their family business.

Des bergers inspirés font rayonner la région

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
C’est au cœur de Newport, là où un petit pont enjambe la jolie rivière Eaton sur le chemin French, que les frères Pierre-Marc et Louis-Philippe Blais élèvent des brebis et fabriquent à partir de leur lait du yogourt et des fromages qui font le bonheur des amateurs d’ici jusqu’à Montréal.


Localement, les produits de leur fromagerie, Les bergers fromagers, sont en vente au IGA de Cookshire et à la Coop d’Alentour, à Sherbrooke. L’été, leurs fromages sont régulièrement offerts sur les étals des marchés fermiers de Sawyerville et de La Patrie, revendus par des tiers.

Mais leur retentissement ne s’arrête pas là. Dans la métropole, ces trésors de notre terroir – un fromage feta et un fromage à pâte ferme affiné 6 mois dénommé La meule du Haut-Saint-François – sont disponibles via l’épicerie en ligne des Fermes Lufa ainsi que dans une dizaine de boutiques gourmandes montréalaises tels la fromagerie Hamel, le Marché des saveurs du Québec (Marché Jean-Talon) et la fromagerie de quartier Brebis, située dans le Mile-End.


Dans certains points de vente, sont également disponibles trois saveurs de yogourt 5% : nature, érable et vanille boréale (aromatisé au mélilot blanc, une fleur de nos fossés à l’arôme vanillé). Tous sont faits exclusivement du lait de leur troupeau, et certifiés bio.


Les frères Louis-Philippe et Pierre-Marc Blais. PHOTO : Carolyne Weldon.


Si la fromagerie n’est que dans sa troisième année d’opération, les frères Blais élèvent des brebis depuis 10 ans. Ils en ont actuellement une centaine en lactation qui coulent un bonheur paisible dans la bergerie où flottent des airs de musique classique, gracieuseté de la chaîne ICI Musique de Radio Canada. « Elles aiment ça, affirme le plus sérieusement du monde Louis-Philippe Blais, lors d’une récente visite. Elles donnent plus de lait si on leur met la radio. »


Sous peu, ces demoiselles retrouveront leurs vastes pâturages vallonnés. Une trentaine d’acres leur sont attitrés pour brouter en paix toute la belle saison, sous l’œil attentif des nombreux chiens border collie de la ferme.


Les deux frères s’y connaissent en production laitière. Enfants, la ferme laitière du grand-père maternel, à Johnville, leur faisait office de « garderie » et de terrain de jeu. C’est là qu’ils ont appris à « chauffer un tracteur » avant même leur entrée au primaire.


Mais pourquoi s’être alors lancé dans l’élevage de brebis ?
« Parce qu’il n’y a pas de quotas [contrairement au lait de vache], et que ça ne goûte pas la chèvre! », s’exclame Louis-Philippe Blais.


Contrairement aux idées reçues, le goût du lait de brebis n’est pas tellement prononcé. Il est plutôt doux et souvent perçu comme plus savoureux et plus onctueux que le lait de vache, avec une petite touche plus sucrée qui peut rappeler l’amande.


Il serait également plus digeste à cause de sa composition en protéines laitières (béta-caséine) de type A2, que l’on retrouve également dans le lait de chèvre et de bufflonne, ainsi que de certains types de vaches (Jersey, Guernesey et Suisse brune).


Si le soin des brebis, les traites quotidiennes et la transformation du lait les tient bien occupés, les bergers Blais ont encore des projets. Ils envisagent d’ouvrir une boutique de type libre-service, directement à la ferme du chemin French, où il serait possible de se procurer ce bon lait, fromages et yogourts.

Revente probable de l’ancien magasin général d’Island Brook

La bâtisse en 2021. Photo: MARIO HAINS.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local


L’emblématique bâtisse patrimoniale verte et blanche ayant abrité l’ancien magasin général Crawford, sur la route 212, à Island Brook, sera vraisemblablement remise en vente sous peu.


La municipalité de Newport, propriétaire des lieux depuis l’automne dernier, souhaite conserver le terrain pour l’agrandissement de son stationnement, situé sur le lot adjacent, et l’implantation d’un parc, mais estime que restaurer la bâtisse pour y transférer son bureau municipal serait trop coûteux.
C’est ce qu’ont appris la quarantaine de citoyens réunis à l’occasion d’une rencontre d’information à ce sujet le lundi 21 avril dernier.


Rappelons qu’à l’automne 2025, le conseil avait unanimement voté en faveur de l’achat de cette propriété voisine du bureau municipal et longtemps convoitée pour divers projets d’agrandissement. C’est la succession de Keith Crawford, décédé en août 2024, qui a contacté la municipalité pour lui offrir de se procurer l’ancien magasin général, ses dépendances et son terrain d’environ cinq acres au coût de 160 000 $.


Toutefois, aucune consultation des citoyens n’avait alors eu lieu, ce qui avait occasionné craintes et grogne chez certains résidents.


Lors de la récente rencontre citoyenne, le maire Robert Asselin a présenté les pours et les contres de trois différents scénarios envisageables dans ce dossier. D’entrée de jeu, il a fait valoir que ces scénarios auraient une incidence sur l’avenir du bureau municipal de Newport, qui date de 1872 et n’est actuellement plus aux normes. L’espace alloué aux bureaux y est trop restreint, a-t-il expliqué, et il ne dispose ni d’un système d’archives résistant au feu, ni d’accès pour les personnes à mobilité réduite.
Le premier scénario, qui « coûterait plus cher » selon M. Asselin, consiste à revitaliser la bâtisse pour la conserver et y transférer les services administratifs du bureau municipal.

Photo d’archive du magasin général Crawford. Collection privée de la famille Barter.


Le deuxième, serait de vendre la maison, plus 3000 m2 de terrain, en conservant la majeure partie du terrain pour y déménager le parc municipal, actuellement localisé juste en face, de l’autre côté de la route 112. Les profits de la vente serviraient alors à rénover l’actuel bâtiment du bureau municipal, en construisant une sorte de « rallonge » sur le côté ou à l’arrière.


Le troisième scénario serait identique au deuxième, mais impliquerait également la vente des terrains du parc actuel.


Lors de la période de questions, l’enjeu de la contamination des sols a été soulevé, comme le magasin général disposait à l’époque de pompes à essence. Le maire Asselin a dit que la contamination était peu probable (le site n’est pas inscrit au Répertoire des terrains contaminés, géré par Québec) et que, de toute façon, la zone en question servirait uniquement de stationnement.

Le maire Robert Asselin. Photo: CAROLYNE WELDON


D’autres ont évoqué le risque de voir l’ancien magasin général défiguré, voire démoli s’il était vendu à un tiers. Le maire a écarté de la main ces deux possibilités, affirmant que le statut patrimonial du bâtiment empêchait d’emblée toute démolition et dictait que son extérieur devait être préservé.
Il a ajouté que, grâce à son zonage, le lieu pourrait accueillir un petit commerce, ce qui bénéficierait à tous. (Avis aux intéressés.)


En fin de rencontre, le deuxième scénario, consistant à garder la majorité du terrain et vendre la maison, paraissait de loin le plus susceptible d’être retenu par le maire et son conseil. Une décision finale sera rendue sous peu.

Newport likely to sell the Crawford General Store building but keep the land

Mayor Robert Asselin. Photo : CAROLYNE WELDON.

by Carolyne Weldon, Local Journalism Initiative
The iconic green-and-white heritage building that once housed the Crawford General Store on Route 212 in Island Brook will likely be put up for sale soon. The municipality of Newport, which bought the property last fall, wishes to keep the land to expand its parking lot, located next door, and to establish a park, but believes that restoring the building to house its municipal office would be too costly.


This was the message given at a citizen meeting attended by around 40 Newport residents on Monday, April 21.


Back in the fall of 2025, council voted unanimously in favour of purchasing the property, which is adjacent to the municipal office and had long been sought after for various expansion projects. It was the estate of Keith Crawford, who died in August 2024, that approached the municipality with an offer to sell the former general store, its outbuildings, and 5-acre lot for $160,000.

The building in 2021. Photo by Mario Hains.

No public consultation took place at the time, which sparked concerns and discontent among some residents.


At the recent town hall meeting, mayor Robert Asselin outlined the pros and cons of three different scenarios. He noted that these would affect the future of the Newport municipal office, which dates back to 1872 and no longer meets current standards. Office space is insufficient, he explained, and the building lacks both fireproof archival storage and reduced mobility accessibility.


The first scenario, “more expensive” according to Mr. Asselin, involves revitalizing the Crawford building to preserve it and to relocate the municipality’s administrative services there.
The second would be to sell the house and 3,000 square metres of land around it, while keeping the rest to expand the town hall parking lot and relocate the municipal park, currently across the street on Route 212. The proceeds from the sale would then be used to renovate the current municipal office building with an extension on the side or at the back.


The third scenario would be similar to the second but would also involve selling the plots across the street where the current park is located.


During the question period, the issue of soil contamination was raised, as the general store sold gas back in the day. Mayor Asselin said that contamination was unlikely (the site is not listed in the Contaminated Lands registry, managed by Quebec) and that, in any case, the area in question would be used solely as a parking lot.


Others raised the risk that the old general store might be disfigured or even demolished if sold to a third party. The mayor dismissed both possibilities, stating that the building’s heritage status precluded any demolition and required that its exterior be preserved.

Archival photo of the Crawford General Store building. Private collection of the Barter family.


He added that, thanks to its zoning, the site could accommodate a small business, which would benefit everyone. (Notice to interested parties.)


By meeting’s end, the second scenario—keeping most of the land and selling the house—seemed by far the most likely to be chosen by the mayor and council. A final decision will be rendered shortly.

Gordon Parsons

Three local history books to be translated into French this year

Gordon Parsons.

by Carolyne Weldon, Local Journalism Initiative
Three Gordon Parsons books chronicling the history of local pioneer families and communities will soon be available in French thanks to efforts by the Bury Historical and Heritage Society (BHHS). The books The Community of Canterbury, Quebec, The Village of Gould Station, and The Early Settlers of Knicky Knocky & Herringville, Quebec, currently available in English only, will be translated by the end of 2026.
The announcement was made at the BHHS’s annual general meeting on March 10 at the Bury Armoury.
According to Society president Praxède Lévesque, the initiative is important given the changing demographics of the local population, which now includes a large proportion of French speakers.

“More and more Francophones are moving here and settling in and around Bury,” she said. “They’re interested in learning about the history of this or that place or home.”


She added that at the summer market held at the Canterbury Centre, many people expressed interest in reading Mr. Parsons’ books, which the Society was selling, but they regretted not being able to read English.

Funding for the translation and publication of the three books comes mainly from a donation generated by the sale of the Bury Recreation Centre ($17,000), with an additional $1,500 donation from the Bélanger-Gardner Foundation. Additional funding may come from the Quebec Anglophone Heritage Network. A request to this effect is currently being processed.


The French-language editions of the books will be published and distributed by the BHHS.
“Mr. Parsons is delighted,” said Ms. Lévesque. “He has granted the Society all rights to the French-language editions, as well as the sales rights.”


She added that it remains to be determined whether the Society will hold a launch for each book individually or a single launch for all three. “We’re going to invite Mr. Parsons for the occasion,” she said.

Sapin

Un vrai hiver…

Le résident de Lennoxville, James Smith, récolte son arbre de Noël chez un ami à Newport. Photo : Scott Stevenson.

General Store Island Brook, JM

Newport buys the Crawford General Store

Old Crawford General Store in Island Brook, beside the Newport Town Hall.

Newport’s municipal council is proceeding with the purchase of the old Crawford General Store in Island Brook, with its six acres of land adjacent to Town Hall. At a special meeting on September 16, council members voted unanimously to make an offer to buy it for $160,000.

Keith Crawford lived in the house until his death in 2024. When the property came for sale, the real estate agent contacted the Municipality, which had the “right of first refusal.”
“The purchase is not yet completed because the liquidator of the estate is away in Florida until mid-November,” noted mayor Robert Asselin.

The need for more land was identified many years ago, said councillor Anne Marie Yeates-Dubeau. “Ever since Earl Crawford passed [in 1999], it’s always been a dream of different mayors and council members to have more land to expand the municipal lot.” The Crawford property has ample space for parking.

Both Yeates-Dubeau and mayor Asselin said the lack of municipal space forces people to park on the busy Route 212, or to cross the highway on foot. “It’s dangerous,” said Yeates-Dubeau. “I think this is a good purchase. It will be a lot safer for people who come to events and improve accessibility to the Town Hall.”

The Mayor said a public consultation about the general store property is planned for early 2026. The council will present three possible scenarios for the use of the new property and also invite ideas from citizens. “To buy was not my decision alone, it was the council that decided,” he commented. “That’s democracy.”

Several citizens were critical of the municipality’s purchase, due to the potential costs.
“The municipality has an unallocated surplus of $700,000,” mayor Asselin said. “Taxes will go up anyway, because everything costs more than it used to. But not because of this purchase.”
Councillor Jeffrey Bowker concurred. “I feel disappointed that there’s misinformation floating around out there. I think there are those who think this is going to be a huge drain on the finances of Newport. But I believe the way we are moving forward is in the best interests of the municipality.”

Mayor Robert Asselin_1_JM

La municipalité de Newport achète le magasin général Crawford

Le maire de Newport, Robert Asselin, près de la route 212, en face du parc municipal.

Le conseil municipal de Newport procède à l’achat de l’ancien magasin général Crawford à Island Brook, avec ses six acres de terrain adjacents à la mairie. Lors d’une réunion extraordinaire tenue le 16 septembre, les membres du conseil ont voté à l’unanimité en faveur d’une offre d’achat de 160 000 $.
Keith Crawford a habité la maison jusqu’à son décès en 2024. Lorsque la propriété a été mise en vente, l’agent immobilier a contacté la municipalité, qui disposait d’un « droit de préemption ».
« L’achat n’est pas encore finalisé, parce que le liquidateur de la succession est en Floride jusqu’à la mi-novembre », a fait remarquer le maire Robert Asselin.

Le besoin de terrains supplémentaires a été identifié il y a de nombreuses années, a déclaré la conseillère Anne Marie Yeates-Dubeau. « Depuis le décès d’Earl Crawford [en 1999], les différents maires et membres du conseil municipal ont toujours rêvé de disposer de terrains supplémentaires pour agrandir le domaine municipal. » La propriété Crawford offre un vaste espace pour le stationnement.

Mme Yeates-Dubeau et M. Asselin ont tous deux fait remarquer que le manque d’espace municipal oblige les gens à se garer sur la route 212 très fréquentée ou à traverser la route à pied. « C’est dangereux », a déclaré Mme Yeates-Dubeau. « Je pense que c’est un bon achat. Cela sera beaucoup plus sûr pour les personnes qui viennent assister à des événements, et améliorera l’accessibilité à la mairie. »

Le maire a déclaré qu’une consultation publique sur la propriété du magasin général est prévue pour début 2026. Le conseil présentera trois scénarios possibles pour l’utilisation de la nouvelle propriété et invitera également les citoyens à faire part de leurs idées. « L’achat n’était pas ma décision seule, c’est le conseil qui a décidé », a-t-il commenté. « C’est ça, la démocratie. »
Plusieurs résidents de Newport avaient critiqué la décision pour le coût qu’elle peut engendrer.
La municipalité dispose d’un excédent non affecté de 700 000 dollars », selon le maire. « Les impôts augmenteront de toute façon, car tout coûte plus cher qu’auparavant. Mais ce n’est pas à cause de cet achat. »

Le conseiller Jeffrey Bowker a abondé dans ce sens. « Je suis déçu que des informations erronées circulent. Je pense que certains pensent que cela va grever considérablement les finances de Newport. Mais je crois que la voie que nous avons choisie est dans le meilleur intérêt de la municipalité. »

La Bergerie Malvibois de Newport se bat contre la viande importée

De gauche à droite : le maire de Newport, Robert Asselin; Diane Duranleau et Marie-Antoine Roy, premiers propriétaires de la Bergerie Malvibois; et leur petite-fille Laurie. Photo : Jean-Marc Brais

La députée de Compton–Stanstead, Marianne Dandurand, a effectué une tournée de cinq entreprises agroalimentaires de la circonscription au début du mois. Parmi elles, on retrouvait la Bergerie Malvibois et Newport, le plus gros producteur d’agneaux dans la province. Ses deux sites de Newport totalisent 2500 brebis.

La députée fédérale était, à l’occasion de sa visite, accompagnée de Sophie Chatel, secrétaire parlementaire à l’Agriculture. Les deux femmes font partie, en compagnie de six autres députés, du Comité agricole du gouvernement libéral. Elles sont allées à la rencontre autant de petits producteurs que de joueurs établis, comme la bergerie de Newport ou la Ferme piscicole des Bobines, à East Hereford.

Local, national, international

« Dans le Haut-Saint-François, la production maraichère se fait à échelle humaine. C’est pas des grandes productions comme on voit en Montérégie », a remarqué la députée Dandurand. C’est une réalité qu’avait déjà constatée Marie-Antoine Roy, à l’époque où il a démarré la bergerie, en 1979. « Avant, dans le carré qu’on est, il y avait 42 producteurs. Maintenant, on est juste deux. C’est un autre monde », reconnait M. Roy. « C’est impossible de rester petit si on veut que la main-d’œuvre suive. »

Si la Bergerie Malvibois et Newport n’a d’autre choix que de produire un gros volume, c’est parce que l’Océanie cogne aux portes du marché canadien depuis belle lurette. « On s’est toujours battu contre l’agneau de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie », indique Karine Fortier, qui fait partie de la seconde génération de propriétaires de la bergerie. « Avant, ça arrivait congelé. On disait : « Nous autres, c’est de l’agneau frais. » Maintenant, eux autres, ça arrive par conteneurs avec du gaz. Ça arrive frais. « Bon pour 100 jours ». On n’est plus dans la même game qu’avant. »

De gauche à droite : Marianne Dandurand, députée de Compton–Stanstead; Sophie Chatel, secrétaire parlementaire à l’Agriculture; Marc-Antoine Roy et Karine Fortier, seconde génération de propriétaires de la Bergerie Malvibois. Photo : Jean-Marc Brais

Demandes au fédéral

Cette viande d’outre-mer arrivant fraiche et n’étant plus congelée, les bouchers et les épiciers peuvent en faire la coupe qu’ils veulent. Dès lors, la viande est étiquetée comme étant transformée au Canada, ce qui ajoute à la confusion de la provenance pour le client. Une clarification est donc demandée par les producteurs canadiens en ce qui a trait à l’affichage sur les tablettes. Du même coup, ils souhaitent un allègement de la paperasse administrative demandée par le gouvernement fédéral. « Il me semble que c’est de pire en pire. Chaque fois, ils demandent une coche de plus », se désole Marc-Antoine Roy, conjoint de Karine Fortier et fils de Marie-Antoine Roy.

Si la troisième génération de Roy commence à travailler à la Bergerie Malvibois, « c’est parce qu’on a osé », estime son fondateur, Marie-Antoine Roy. « Il y a eu trois périodes importantes : le robot d’alimentation, le système de lattes, puis dernièrement, la louve (pouponnière). » Celui-ci a débuté le processus de transfert de la bergerie auprès de son fils Marc-Antoine et de sa belle-fille Karine en 2004. M. Roy père est également le frère de Normand Roy, fondateur de la Ferme piscicole des Bobines.

Photo : Équipe de Marianne Dandurand
Matthew Burns II, avril 2025

La gestion de l’offre laitière

Matthew Burns : « Les États-Unis vendent trois fois plus de produits laitiers au Canada qu’on vend chez eux. »

« La sécurité alimentaire, ça ne se réalise pas à la bourse », de dire le renommé producteur laitier, Noël Landry, 87 ans, et aujourd’hui à la retraite. Bon nombre de candidats électoraux promettent de protéger la gestion de l’offre en agriculture, mais M. Landry les avertit contre d’autres ouvertures, même petites, de notre marché aux États-Unis dans l’actuelle guerre d’échange.

Dans toutes les ententes précédentes, le Canada « a perdu 18 % de notre production, pour combler nos besoins », a-t-il dit lors d’une entrevue le 25 mars dernier. Autrement dit, nous avons préservé seulement 82 % de notre propre marché. « En bas de 70 %, tout est perdu », selon M. Landry.

Actuellement, les producteurs américains vendent 700 millions de dollars de lait au Canada, comparé à 200 millions de produits canadiens vendus aux États-Unis, selon M. Landry.

Noël Landry
Noël Landry : « Les guêpes piquent parce qu’elles sont organisées. »

Ce sont deux marchés très différents, deux profils d’entreprises agricoles incomparables : au Québec, il y avait une moyenne de 82 vaches par ferme entre 2020 et 2023, selon Statistiques Canada, publié par l’Association des Producteurs de lait du Québec; en Californie, il y avait 1545 vaches par ferme, selon la Idaho Dairymen’s Association.

À la ferme de Matthew Burns, 30 ans, à Newport, dans le Haut-Saint-François, il y a actuellement 50 vaches en production. Il est en train de bâtir une nouvelle grange avec des machines robotisées pour pouvoir augmenter sa productivité et ajouter une dizaine de vaches, ce qui pourrait monter sa production d’environ 40 %. C’est un investissement entre 1 et 1,5 million de dollars pour les infrastructures plus un autre 500 000 dollars de quota lorsque la ferme peut l’acheter.

Ce quota est la monnaie courante du système canadien de gestion de l’offre, qui relie les besoins des consommateurs canadiens à la production agricole et des prix stables pour consommateurs comme producteurs.

Les investissements de M. Burns, comme les grands investissements que notre région connait depuis plusieurs années dans le domaine du sirop d’érable, sont plus accessibles par cette stabilité. Aussi, M. Burns a noté la grande fluctuation au prix des œufs américains lors de la grippe aviaire récente, comparé à la stabilité canadienne. S’il y avait une crise semblable dans le domaine laitier et notre marché était plus ouvert aux américains, « ils vont fournir leurs propres peuples en premier, et on n’aura pas de produits laitiers sur nos tablettes », de dire Matthew Burns.

Il a une certaine confiance dans les promesses des politiciens canadiens en ce moment, mais il dit aussi qu’« on ne connait pas vraiment ce qu’ils peuvent changer ». La guerre d’échange l’affecte alors. « Je ne dirai pas que j’ai peur, mais je suis quand même un peu préoccupé ».

S’il y a une consolation, il la trouve dans les consommateurs d’aujourd’hui. « Comme producteurs laitiers, nous sommes reconnaissants de l’appui général démontré par le public ». Les gens remarquent de plus en plus le logo bleu, qui indique des produits laitiers 100 % canadiens, selon lui.

sucres

On fait le plein de bonheur

Le maire de Newport, Robert Asselin, offrait la tire sur la neige lors de l’évènement annuel la Cabane à sucre, à Island Brook, dimanche dernier.

Les bourgeons de la plaine, ou érable rouge, gonflaient et rougissaient dimanche après-midi lorsque nos sucriers couraient pour produire autant de sirop que possible avant que ce marqueur de la fin de saison prenne le dessus. Au même moment, à l’Hôtel de Ville de Newport à Island Brook, les fervents de la tire sur neige remplissaient leurs bouches et faisaient le plein du plaisir de se retrouver entre voisins, ami.es et nouveaux visages lors de la célébration annuelle de la Cabane à sucre de la municipalité.

Le résident et producteur de sirop Allan Stanley y était parce qu’il avait déjà arrêté sa saison. Il m’a dit qu’il a fait environ le trois-quarts en quantité de sirop de sa saison moyenne. Il compte 950 entailles à la chaudière dans son érablière.

Patrick Cosman bouillait à toute vitesse vendredi soir avec son nouvel évaporateur à copeaux de bois, toujours avec l’espoir d’atteindre sa moyenne annuelle de production. Il avait dormi à peine quelques heures la nuit d’avant. Il a eu des coulées d’eau d’érable cette saison, de ses 42 000 entailles, qui ont presque fait déborder ses réservoirs.

Aussi à Newport, vendredi en journée, Thérèse Ménard et Yves Théroux prévoyaient encore une dizaine de jours de production, selon la météo à ce moment-là, et alors « une bonne saison » pour leur érablière de 18 000 entailles.

Mais, aux mots de M. Cosman, « Ça dépend quand ça termine »/« It depends when it ends! »
Pour ceux qui ne produisent pas, mais qui apprécient, dans beaucoup de cuisines et de salles à manger du Haut-Saint-François ces temps-ci, on en profite, et on se dit chanceux d’avoir de tels voisins-producteurs.

Dudswell

Démissions, roulement, embauches

La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, avec sa nouvelle directrice générale, Audrey Mongeau.

L’année 2024 a été marquée d’un roulement majeur dans les municipalités, principalement les directions générales. Lingwick et Newport en ont passé plusieurs, Dudswell en a une nouvelle, et celle d’East Angus a été en arrêt de travail pendant cinq mois.

Les circonstances sont variées, mais dans quelques municipalités, on parlait de climat toxique, pour des raisons souvent complexes.

Déjà, le rôle de directeur général, surtout municipal, n’est pas évident, en partie à cause du fait d’avoir un nouvel employeur aux quatre ans, lors de l’élection de nouveaux membres du conseil et de maire ou mairesse. Les connaissances requises sont nombreuses. Parfois, les dossiers sont conflictuels et le ton du dialogue public se détériore.

On voit souvent de nos jours, surtout dans les bureaux municipaux, des affiches à l’effet que la violence verbale n’est pas tolérée, que ce soit envers les élu.e.s ou les employé.e.s.

Un projet à Sherbrooke vise à trouver des solutions aux incivilités. « Depuis 2021, environ 800 élus municipaux ont remis leur démission », selon la mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, dans un communiqué de presse. « Dans un récent sondage commandé par l’UMQ (Union des municipalités du Québec), on apprenait qu’une grande partie des élus ont subi de la violence verbale ainsi que de l’intimidation ou des menaces. L’heure est grave pour notre démocratie locale. »

Dudswell

« On connaît à l’heure actuelle un temps où tout le monde a un niveau d’intolérance plus élevé qu’avant la pandémie » selon la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, en présentant sa nouvelle directrice, Audrey Mongeau, au journal Le Haut-Saint-François en novembre dernier.

Mme Mongeau avait été avertie par son équipe en rentrant en poste en octobre. « C’est un sujet qu’on m’a parlé par l’équipe, en me disant que c’est arrivé des citoyens agressifs qui ont monté dans les bureaux en haut », a-t-elle mentionné.

Mme Mongeau a pourtant été attirée à son nouveau poste en partie par « la diversité des tâches. J’avais besoin d’un emploi qui me permettait d’avoir des tâches plus dynamiques, de travailler sur plusieurs projets en même temps. »

Elle a été référée à la municipalité par une firme de recherche en ressources humaines. Mme Mongeau travaillait auparavant comme avocate et demeure à Sherbrooke. Dudswell lui permet de faire son rôle en partie en télétravail.

« J’ose espérer que la vision qu’on a est attirante pour le personnel », de dire Mme Paré. « On a travaillé les critères de salaires, le télétravail, les congés. »

Newport

À Newport, la nouvelle directrice générale, France Dumont, est rentrée en poste à la mi-novembre, après le départ de deux autres directrices plus tôt cette année. Mme Dumont travaillait auparavant à la Ville de Cookshire-Eaton et demeure à Notre-Dame-des-Bois.

Avec une dizaine d’années d’expérience de travail pour des municipalités, selon elle, « depuis la pandémie, le milieu municipal est devenu très difficile » à cause des incivilités.

Mais quand elle a vu l’offre d’emploi, elle a dit que sa réaction était « Ah, Newport ! » avec un grand plaisir.

Malgré le roulement vécu par plusieurs de ces municipalités, d’autres dans la région profitent d’une continuité et d’une longévité enviables dans leur leadership.

Perte de contrôle à haute vitesse et sans ceinture à Newport

Crédit photo : Corey Bellam

Le dimanche 3 novembre sur l’heure du midi, le Service sécurité incendie de Cookshire-Eaton a reçu un appel indiquant qu’un véhicule avait effectué plusieurs tonneaux en face de l’église de Saint-Mathias-de-Bonneterre, sur la route 210 à Newport.

Des pompiers de la caserne # 2 de Sawyerville se sont présentés sur les lieux pour découvrir une voiture renversée sur le côté et un homme de 27 ans blessé au corps et à la tête. Ce dernier circulait à haute vitesse dans une zone limitée à 50 km/h sans porter de ceinture de sécurité.

Le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule, effectuant plusieurs tonneaux sur une distance de 250 mètres, avant de s’immobiliser sur le terrain de l’église. L’homme a été pris en charge par les premiers répondants et transporté en centre hospitalier. Les causes exactes de l’accident sont inconnues pour le moment.  

Avec les informations de Corey Bellam

Crédit photo : Corey Bellam
Crédit photo : Corey Bellam
Newport

La recherche de directeur général continue à Newport

Les municipalités de Dudswell et de Lingwick ont dernièrement nominé de nouvelles directrices générales, Audrey Mongeau à Dudswell et Holly Dobb à Lingwick, lors d’une période de pénurie et roulement difficile dans les municipalités du Québec.

À la Municipalité de Newport, le poste est toujours ouvert après le départ de Hélène Dumais en octobre. En réponse à sa recherche de candidats, la municipalité avait six soumissions en fin d’octobre et se préparait pour passer des entrevues, selon la mairesse suppléante Anne Marie Dubeau.

« Nous ne sommes pas les seules à chercher », a-t-elle dit. « C’est un poste très difficile à remplir. Il y a beaucoup de pression. Les gouvernements nous transfèrent beaucoup de responsabilités ».
L’ancienne directrice générale, Lise Houle, est revenue en poste entretemps pour aider Newport pendant sa recherche.

À Dudswell

Avant de rejoindre la Municipalité de Dudswell, Audrey Mongeau a exercé en pratique privée en tant qu’avocate dans un cabinet de Sherbrooke. Elle est aussi activement impliquée dans sa communauté, en partie comme vice-présidente de la Cuisine collective le blé d’Or, où elle s’investit particulièrement dans la gouvernance de l’organisme.

Mme Mongeau remplace Solange Masson, qui a pris un poste d’agente de développement à la Corporation du développement communautaire du Haut-Saint-François, basée à East Angus.

Sols

Un été pour nourrir humains, bêtes et sols

En descendant : Géneviève Régimbald, Marie-Antoine Roy et Chloé Boucher-Ravenhorst démontrant une belle santé de sol.

Il y a de la joie sur beaucoup de fermes cette année, non seulement pour la bonté d’un été idéal pour la culture, mais aussi pour la santé de certains sols bien nourris. « Cette année, c’est une année de pas vu » selon l’agriculteur Marie-Antoine Roy, 71 ans, lors d’un atelier sur les sols organisé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. (MAPAQ) à la Bergerie du Maple Leaf, situé près de Sawyerville, le 13 septembre dernier. « Ça a été exceptionnel. On a fait des foins de la première coupe du 29 de mai au 4 juin », a-t-il dit à une quinzaine de personnes venues présenter et apprendre sur la productivité de nos terres.

M. Roy venait de sortir quelques minutes auparavant d’un trou d’environ cinq pieds de profond au bord d’un de ses 1000 acres de champs. En présence de deux expertes du MAPAQ, il me montrait la qualité développée depuis quelques décennies de son sol, nommé scientifiquement un loam Greensboro par Chloé Boucher-Ravenhorst, qui se trouvait avec M. Roy et moi dans le trou, et Géneviève Régimbald, qui nous surveillait par en haut.

Pour ceux qui sont intéressés à creuser encore plus loin, une recherche Google sur le « Greensboro loam » vous amène en premier lieu à une étude intéressante du Département de l’Agriculture fédéral de novembre 1942 sur les sols des Cantons de l’Est, publiée par le Service canadien d’information sur les sols.

« Garde, ça, ça vaut de l’or », a exclamé M. Roy lorsque Mme Boucher-Ravenhorst a exposé une petite bête à environ 18 pouces de profond, au bord du trou. « Parce que, un ver de terre, c’est eux autres qui creusent », a ajouté M. Roy.

« Ça vaut de l’or parce qu’après c’est une autoroute pour les racines, pour l’eau qui descend… », a ajouté Mme Boucher-Ravenhorst.

« Il peut aller jusqu’à trois mètres dans le sol », selon Mme Régimbald.
Mais le premier point exprimé par les experts sur la qualité des sols était concernant les racines. « Il faut avoir des racines vivantes le plus longtemps que possibles dans le sol », a expliqué Mme Boucher-Ravenhorst.

M. Roy n’a alors pas labouré le champ qu’on étudiait depuis 15 ans. Il travaille plutôt une surface de quatre pouces et nourrit son sol avec des cultures pérennes comme la luzerne et l’alpiste roseau.
« Quand je suis arrivé ici, c’était une terre de pauvre. Personne ne voulait s’y installer », a dit M. Roy. Maintenant, « on a une très belle qualité de sol parce qu’on l’a travaillé. On l’a nourri.
« Papa a toujours dit; “ce que tu prends du sol, il faut redonner” ».

Gerald Goddard

Nécrologie : Gérald Goddard

13 juillet, 1933—22 juillet, 2024

Gérald Goddard est connu pour sa foi, sa générosité, sa bonne humeur, son travail ardu et son amour pour sa famille.

Celui qu’on appelait affectueusement « Gerry » est né à Thetford Mines, le fils de Frank Goddard et Rose McCutcheon, des Québécois francophones, selon le fils de Gérald, Stephen.

« Vers l’âge de 3 ans, il a déménagé avec eux à Island Brook. Sa première langue était le français, mais il est allé à l’école à Island Brook jusqu’à mi-année en quatrième, lorsqu’on l’a sorti de l’école pour travailler en appui à sa famille », a écrit Stephen dans son éloge prononcé à l’église Hope à Lennoxville en août.
« Il a travaillé sur des fermes locales et a commencé à bûcher à l’âge de 11 ans, quand il a réussi à rencontrer les exigences minimales de couper et corder cinq cordes de bois pour la pulpe pour garder son emploi avec l’équipe de bûcherons. Ça a été fait avec un galant d’or. »

« Il m’a laissé une éthique de travail fort et une attitude qu’il n’y a pas de tâche trop difficile à compléter. »

À l’âge de 18 ans, Monsieur Goddard et sa mère ont partagé le coût, à 2000 $ chacun, pour l’achat d’une ferme à Island Brook, où Gérald a ensuite vécu, s’est marié, opéré sa ferme et élevé sa famille pendant les 60 prochaines années.

En 1959, Gérald Goddard et Mary Cooper se sont mariés et ensuite ont élevé leurs cinq enfants : Daniel, Shirley, Stephen, Tim et Ruth.
Gérald a continué à bûcher le long de sa vie et a gagné une réputation localement pour aller au fond et être économique dans son travail. Il gardait sa forêt propre.

Il a aussi produit et vendu du sirop d’érable de sa ferme et cultivait des arbres de Noël, de l’avoine, du sarrasin, des pommes de terre et autres.

Monsieur Goddard est devenu un adepte passionné de la foi religieuse chrétienne après avoir été pris en main par le pasteur Hubert Lewis de l’ancienne église pentecôtiste d’Island Brook. Plus tard dans la vie, Monsieur Goddard a été reconnu pour son partage de sa foi, souvent plus généreusement que le temps le permettait. Son fils Stephen a dit que sa famille estime que Gérald aurait donné environ 1200 feuilles avec des citations bibliques aux invités et personnes qu’il a rencontrées sur son chemin.
« Plus tard dans la vie, il a fait l’éducation des adultes, en complétant l’équivalent de la 8e ou 10e année scolaire », a écrit Stephen dans son éloge.

« Il a été un homme de plein air ; il adorait chasser, pécher, l’orpaillage et la recherche du métal… J’ai appris mon amour du plein air de mon père », a écrit celui qui est aujourd’hui arboriste à Cookshire-Eaton.

Monsieur Goddard nous a aussi légué sa ferme, que cet auteur a achetée de lui et Madame Cooper en 2012. Ils ont préservé une maison de ferme historique, agrandi leur grange dans les années 1970, bâti une remise de bois (et tour de chasse) de trois étages et creusé à la main une cave à patates de cinq pieds de profond peu avant la vente de leur ferme.

Ce n’était pas la première fois que Gérald a creusé dans sa cave. Dans les années 1960, il a creusé la cave traditionnelle de pierre sèche en enlevant à la main, à la pelle et à la chaudière un autre trois pieds de terre et de gravelle, pour ensuite couler un plancher et sous-mur de ciment.

Il a très possiblement trouvé une signifiance religieuse ou au moins symbolique en créant cette fondation forte. C’est parmi les multiples valeurs et bénédictions qu’il a laissées aux générations futures, incluant ses 10 petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Gerald Goddard

Obituary : Gerald Goddard

July 13, 1933—July 22, 2024

Gerald Goddard was known for his faith, generosity, good humour, hard work, and loving family.
“Gerry,” as some affectionately called him, was born in Thetford Mines, the son of Frank Goddard and Rose McCutcheon, French-speaking Quebecers, according to Gerald’s son, Stephen.

“Around age 3, he moved with them to Island Brook. His first language was French, but he went to school in English in Island Brook until halfway through Grade 4 when he was taken out of school to begin working to help support the family,” Stephen wrote in his eulogy, given at Hope Church in Lennoxville in August.

“He worked on local farms and started logging at age 11, meeting the minimum requirement to cut and pile to scale five cords of four-foot pulp to keep a job with a logging crew. This was done with a crosscut saw.

“He left me a very strong work ethic and attitude that no job was too difficult to complete.”
At age 18, Gerald and his mother split the cost—$2000 each—of buying a farm in Island Brook, where Gerald lived, married, farmed, and raised his family for the next 60 years.

In 1959, Gerald married Mary Cooper, and they had five children: Daniel, Shirley, Stephen, Tim, and Ruth. Gerald continued logging throughout his life, earning a reputation locally for being very thorough and thrifty in his work. His forest floors were left tidy.

He also made and sold maple syrup on his farm and grew Christmas trees, oats, buckwheat, potatoes, and more.

Gerald became a strong devotee of Christian religious faith after attending evangelical meetings in Island Brook, guided by Hubert Lewis, then pastor of the Island Brook Pentecostal Church. Later in life, Gerald was also renowned for sharing that faith, sometimes more generously than time allowed. Son Stephen said the family estimates Gerald gave out around 1200 sheets of paper with biblical verses to guests and people he met along his way.

“Much later in life, he went to Adult Education, completing the equivalent of Grade 8 or 10,” Stephen wrote in his eulogy.

“He was an outdoors man who loved hunting, fishing, gold-panning, and metal-detecting… I received a love of the outdoors from my Dad,” wrote Stephen, who is today an arborist based on the outskirts of Cookshire-Eaton.

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