Hampden

Une élue oubliée de la liste

J’apprécie bien notre journal régional, en papier. Merci à l’équipe.
Je me permets de vous signaler que la liste des élus n’a pas inclus mon nom pour le Canton Hampden. Merci de publier la rectification.

Vous mentionnez que le taux de participation en général était de 30,68 %. Pas fort pour notre collectivité, mais chapeau aux électeurs de Chartierville qui ont participé à 70 % !
Quel est leur secret ?!

Monique Scholz
Conseillère depuis « je ne compte plus les années ! »

NDLR :
Merci pour votre message, Mme Scholz, et désolé de l’oubli. Félicitations à vous et à toutes les nouvelles élues, les nouveaux élus, et ceux et celles qui reviennent !

Hampden inaugure un parc et une caserne pour ses 150 ans

De gauche à droite : quatre pompiers volontaires de la Régie incendie des sommets; Martin Turcotte, maire suppléant et délégué aux incendies; ainsi que Bertrand Prévost, maire de Hampden. Photo : Carole Dessureault

Le samedi 6 septembre dernier, une Fête des loisirs était organisée pour souligner le 150e anniversaire de Hampden. C’est la collaboration entre le canton et Loisirs Hampden-Scotstown qui a rendu possible la tenue de cet évènement. Les célébrations avaient pour but d’inaugurer le nouveau parc municipal et la nouvelle caserne incendie.

Comme Hampden est devenue une municipalité en 1874, on peut dire qu’elle célèbre plutôt en 2025 son 151e anniversaire. La municipalité a préféré retarder d’un an les célébrations de ses 150 ans afin que la construction de la nouvelle caserne incendie et l’aménagement du parc municipal soient terminés.

Le tout nouveau parc municipal de Hampden, situé tout près de la nouvelle caserne incendie et du pavillon Emmanuel Prévost. Photo : Carole Dessureault

En ce qui concerne le financement des deux projets, « il a fallu faire jouer tout un éventail de subventions dédiées au développement de la collectivité », de dire le maire de Hampden, Bertrand Provost, dans son allocution.

Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden. Photo : Carole Dessureault

« On n’a pas taxé nos citoyens », d’expliquer Manon Roy, qui travaille à Hampden depuis 10 ans en tant que directrice générale et greffière-trésorière. Sa principale tâche est de trouver des subventions pour financer les projets à Hampden. « Toute l’équipe a formé un comité spécialement pour les 150 ans. »

Bertrand Prévost connait bien sa municipalité et sa population. « On a un territoire qui couvre 111 km2. […] On a 204 citoyens pour être plus précis. C’est un milieu exclusivement rural. […] Pour une petite municipalité, on a notre propre voirie et notre propre service incendie. C’est plutôt rare », dit-il fièrement.

Selon M. Prévost, la collaboration avec d’autres municipalités, comme La Patrie et Scotstown, est essentielle à la survie des petites municipalités comme la sienne : « Maintenant, si on veut s’en sortir, il faut s’unir et collaborer. »  

Parmi les nombreuses activités au programme, il y avait un kiosque de costumes d’antan. Robert G. Roy, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François s’y trouvait. « Ils y vont étape par étape, selon leurs moyens. […] C’est vraiment beau », a-t-il dit, impressionné par le nouveau parc municipal, mais aussi par la vue qu’on y a sur les montagnes.

De gauche à droite : Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice d’Ose le Haut; Johanne Delage, mairesse de La Patrie; et Robert G. Roy, préfet MRC HSF. Photo : Carole Dessureault

Scotstown et Hampden s’offrent leurs Murmures

L’inauguration de la troisième projection Murmures s’est faite le 28 août dernier au parc Walter-Mackenzie devant une centaine de personnes. L’installation de Scotstown-Hampden se distingue de celles de Cookshire et La Patrie en ce sens où, au lieu d’être projetée sur les murs d’un bâtiment, l’animation est diffusée sur un écran d’eau.  

Avant d’en arriver là, plusieurs options d’écran avaient été envisagées, dont l’énorme cheminée de la Guelph Cask Veneer and Plywood Company. Finalement, c’est une structure autoportante de laquelle s’écoule des centaines de jets d’eau qui fait office d’écran. La fontaine s’actionne automatiquement, au moment des projections.  

Il était important pour le réalisateur du projet, Sébastien Croteau, de rappeler l’importance qu’a eu cet élément naturel dans le développement de la communauté. « On parle d’un village qui s’est bâti autour d’une rivière ». La projection revient en détail sur l’histoire de Scotstown et Hampden, étroitement associée à la rivière au Saumon et à l’industrie du bois.  

Les Murmures de Scotstown-Hampden sont projetés sur un écran d’eau conçu sur mesure. Photo : Jean-Marc Brais

Collaboration et hommage 

Les deux municipalités ont collaboré ensemble pour ce projet afin de mettre en valeur leur patrimoine, leur culture et leur territoire communs. La cérémonie d’inauguration n’a pas manqué de souligner l’apport de Cathy Roy, conseillère municipale de Scotstown décédée au début du mois de juillet. 

De gauche à droite : François Jacques, député de Mégantic; Marc-Olivier Désilets, maire de Scotstown; Sébastien Croteau, réalisateur et propriétaire de L’inconnu dans le noir; Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden; Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Photo : CLD du Haut-Saint-François

Les projections Murmures de Cookshire, La Patrie et Scotstown-Hampden sont présentées en boucle trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi) pour encore quelques jours. Les spectacles débutent de la noirceur totale jusqu’à environ 22 h 30. 

La soirée du 28 août fut aussi l’occasion d’inaugurer la Shed Scotstown, située elle aussi au bord de la rivière au Saumon. Il s’agit de la 11e du circuit des sheds panoramiques. Celle de Scotstown met en lumière des moments marquants de l’histoire locale ainsi que les oeuvres des artistes Frédérick et Djinn. 

Hampden

Hampden, territoire rural: le maire Prévost favorise la collaboration

Le maire Bertrand Prévost, du Canton de Hampden, pose fièrement dans le Pavillon des loisirs qui porte le nom de son père, Emmanuel Prévost, avec ses deux complices du bureau municipal, Manon Roy, directrice générale, et Anne-Marie Lacourse, adjointe administrative.

Le premier commentaire du maire Bertrand Prévost, du Canton de Hampden, il l’a exprimé par une boutade qui transmettait sans équivoque son goût pour le travail en équipe : « Derrière chaque maire se cache une grande DG ! » Car il s’agissait, en même temps, d’un compliment pour la directrice générale, Manon Roy, qui participait avec le maire à l’entrevue servant à préparer cette thématique municipale.

Mme Roy s’est rapidement dépêchée de partager la louange avec l’adjointe administrative, et grande complice Anne-Marie Lacourse, au nom de famille prédestiné pour travailler dans un bureau municipal ! Ceci dit sur le même ton de boutade. La logistique était ainsi bien lancée pour une municipalité du Canton de Hampden sans zone urbaine ! Sa devise, fièrement endossée par le maire, fut à la base d’une déclaration marquante de celui-ci : « Le Canton de Hampden, fier de sa nature et de ses gens ! »

Il s’agit du quatrième mandat qu’il remplit comme maire, après un mandat de conseiller en 2005, dans sa 20e année à la tête de la plus petite municipalité du Haut-Saint-François, avec ses 198 citoyens.

Bertrand Prévost continue sur l’élan magistral de son père Emmanuel, qui a beaucoup réalisé pour la prospérité de son coin de pays, durant les 32 années de son règne à la mairie, de 1972 à 2004. Le nom de Pavillon Emmanuel-Prévost a d’ailleurs été donné, en grande pompe le 9 septembre 2023, à l’édifice des loisirs construit à proximité du bureau municipal, à l’angle de la route 257 et du chemin du Quatre Milles. Cette construction répondait à une recommandation du gouvernement québécois, afin qu’Hampden ait la capacité d’accueillir et d’abriter ses citoyens… pendant la pandémie !

Le maire semble bien fier de sa belle équipe municipale, qui se compose, outre de mesdames Roy et Lacourse, du directeur de la voirie, Bruce St-Laurent, du directeur du Service des incendies et chef pompier, Daniel Beauchesne, de tous les pompiers à temps partiel, du journalier de la voirie et des infrastructures, Patrick Delage, et de l’inspecteur municipal et bâtiments, Fernando Rosas.

« Même si notre municipalité est la plus petite du HSF, elle s’est quand même dotée de tous les services, voirie, protection incendie, loisirs et plus », a fièrement lancé M. Prévost. « Nous avons nos propres camions pour certains travaux de voirie et la protection incendie, et nous effectuons même des travaux d’entretien des routes pour les municipalités voisines, en collaboration avec elles, comme Scotstown et La Patrie. Nous sommes très ouverts à la coopération intermunicipale », a-t-il ajouté.

À ce chapitre, il donne des exemples, comme la collecte des déchets qui regroupe cinq municipalités limitrophes, le projet de mise à niveau de la route 257, fruit d’une belle coopération, incluant la gestion de l’entretien de cette route névralgique, et la nouvelle Régie incendie, toute récente, qui unit Hampden à Chartierville et La Patrie. « Cette dernière, c’est vraiment un de nos bons coups, car nous avons monté le projet et nous en sommes gestionnaires ! », se réjouit-il, visiblement, de pouvoir compter ainsi sur de très bons voisins. Il parle même de Notre-Dame-des-Bois, dans la MRC du Granit, à l’est du territoire. Il enchaîne en évoquant les comités communs avec Scotstown, soit pour les loisirs Hampden-Scotstown et la Société de développement Scotstown-Hampden, dont les noms dénotent une belle réciprocité !
« Nous sommes chanceux aussi de compter sur un très bon conseil municipal, où tous les élus s’impliquent, qui ont de l’expérience, ce qui assure une bonne stabilité et un excellent travail en équipe », renchérit Manon Roy, qui se joint à la conversation.

Questionné sur les projets à venir, il partage : « On veut surtout mener à terme les projets qui sont embryonnaires et s’ajuster aux besoins. L’agrandissement de la caserne des pompiers, où nous voulons ajouter deux portes de garage pour abriter le matériel à venir et les équipements nécessaires aux pompiers, sera un projet ayant besoin d’une aide financière pour être réalisé », suggère-t-il.

« Il y a aussi un développement domiciliaire, qui nous amène à suivre ça de près quant aux règlements qu’il faut surveiller. La gestion de l’eau, de même qu’un projet de jeux extérieurs pour les enfants, avec exerciseurs, un jardin communautaire dans des bacs en bois et plantation d’arbres fruitiers, une aire avec des bancs pour l’observation des étoiles, l’offre de cours de yoga, nous avons plusieurs projets à mener à bien, pour offrir à nos citoyens un bon milieu de vie, agréable pour y rester et y vivre, sans être trop surtaxés », évoque M. Prévost.

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