Les Becs-Scies : redonner vie au mobilier

Jocelyne Giroux dans son atelier de Bury. PHOTO : Carolyne Weldon

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Au cœur de Bury, une petite entreprise d’ébénisterie et de rembourrage participe à allonger la vie utile de nos meubles et autres surfaces coussinées, trop souvent relégués aux gros rebuts lorsqu’un peu abîmés ou défraîchis.

Jocelyne Giroux, résidente de Bury depuis plus 25 ans, est copropriétaire des Becs-Scies. Après une carrière en éducation, qui l’a emmenée jusque dans le Grand Nord québécois, elle s’offre un nouveau départ avec une formation en finition de meubles à l’École nationale du meuble, à Victoriaville.

« Je me suis dit, ‘’il faut aller chercher des expertises’’ », se souvient-elle. 

Son conjoint Serge Lemay, l’autre moitié des Becs-Scies, est pour sa part détenteur d’une technique en ébénisterie architecturale et passé maître dans la fabrication des canots de cèdre entoilé (voir notre article de 2019 sur les canots de M. Lemay).

Tout s’enchaîne à la suite de cette prise de contact avec le monde du meuble et du bois : Jocelyne Giroux poursuit avec la formation de 2 ans en ébénisterie, puis « termine en beauté » avec la formation en rembourrage.

« Je voyais des gens [qui étudiaient] en rembourrage. Je trouvais ça merveilleux. C’est capoté ! C’est si silencieux, le rembourrage, comparé à l’usine de fabrication ! », se remémore-t-elle.

Ce qui à l’origine était supposé être une formation en rembourrage industriel sera éventuellement adapté en formation en rembourrage artisanal, comme la moitié des inscrits souhaitaient à terme démarrer leur propre entreprise à petite échelle.

« On a appris, à coudre : droit, les passe-poils, à faire des coussins, des bras de chaise, le pouf capitonné, le pouf rond, la chaise bergère, la causeuse… »

Au terme de sa formation, elle effectue un stage dans une entreprise de Thetford Mines spécialisée dans la réparation des toiles de recouvrement et coussins de bateaux.

Celle qui dit avoir une affection particulière pour les chaises a retiré de ce parcours une grande polyvalence. Elle peut aussi bien retaper et rembourrer une antiquité que redonner forme à une surface coussinée moderne.

« Comme récemment, on est venu me voir pour refaire le siège d’un quatre-roues, raconte Mme Giroux. Un ours avait mangé la rembourrure en mousse jusqu’au plastique ! »

Que ce soit pouvoir profiter plus longtemps d’un meuble à valeur sentimentale, le personnaliser à 100%, ou contribuer à préserver l’environnement, redonner vie à nos meubles en les réparant ou les faisant rembourrer est un geste qui fait du sens.

« Réutiliser, récupérer, recycler… c’est notre pensée à mon conjoint et moi », explique Jocelyne Giroux en pointant tous les éléments recyclés intégrés à son atelier de travail.

« Je m’amuse, s’exclame-t-elle les yeux brillants. C’est ça que je voulais ! »

Bury : embauche d’un directeur général par intérim

Après le départ de la directrice générale en mai dernier, c’est au tour de la directrice générale et greffière trésorière adjointe de quitter la municipalité de Bury ce 12 juin. Jessy Létourneau a été embauché comme directeur général et greffier trésorier par intérim. Mentionnons également l’inspecteur municipal qui prendra quant à lui un congé sans traitement d’un an dès cet été.


Durant la période de questions, un citoyen a d’ailleurs questionné les élus à savoir s’ils effectuaient des entrevues de départ pour tenter d’élucider les causes des malaises et désaccords au sein de l’effectif municipal.


Un projet de règlement relatif à un changement de zonage a aussi fait jaser. Une industrie de transformation de bois occupe actuellement un lot dont seulement une portion est assujettie au zonage I-1 (zone industrielle légère). Le conseil municipal juge opportun d’y annexer des zones afin d’harmoniser les usages permis dans ces secteurs. Pour certains citoyens, cependant, l’annexion de cette portion de lots pourrait causer un préjudice. Ils ont donc questionné les élus afin de connaître la suite du processus et ont mentionné mal s’expliquer la décision du conseil. Des terrains résidentiels sont en périphérie de cette « zone industrielle », et les citoyens souhaitent pouvoir être informés du cheminement de ce dossier.


Sur une note plus harmonieuse, une nouvelle galerie d’art ouvrira ses portes le 27 juin, dans l’ancienne église anglicane de Bury. Michel Gaudreau, nouveau propriétaire, souhaite ainsi conserver le patrimoine architectural du bâtiment tout en nourrissant l’âme des visiteurs avec les œuvres d’art qui y seront exposées.


Et finalement, Sabrina Patry, agente de Loisirs à la municipalité, a remporté le tirage au sort du grand prix lors de la soirée du Rendez‑vous québécois du loisir rural. Elle a choisi de remettre ce prix à la municipalité. Le jeu sur ressort « Le volontaire » (camion de pompier) d’une valeur de 10 000 $ sera installé au parc Mémorial.

canada Bury anglais

Fête du Canada 2026 à Bury : 26 et 27 juin

Un classique estival à ne pas manquer en région, la Fête du Canada revient en force cette année les 26 et 27 juin prochains à Bury. Organisée par l’Association athlétique de Bury, la fête reprendra les éléments sur lequels reposent sa longévité et son succès mais présentera également quelques nouveautés.


Les festivités débuteront le vendredi soir (26 juin) avec une compétition de talents à 18 h, suivie dès 21 h par une soirée dansante en compagnie des Hurricane Dancers. Le lendemain, la fête reprend peu après l’aube, avec une compétition de pêche prévue pour 7 h. La séance de pêche sera suivie à 8 h 30 par un délicieux déjeuner crêpes dans l’ancienne caserne.


Mais gardez-vous de la place, parce que dès 10 h débutera le service de l’incontournable dessert aux couleurs du drapeau canadien : le classique « shortcake » aux fraises, toujours préparé, nous dit-on, selon la même bonne recette traditionnelle.
Midi sonnera le départ du Grand défilé, autre moment fort de la fête. Pour ceux qui aimeraient marquer une pause après le défilé, il y aura un bingo organisé à 14 h 30 au Centre culturel de Bury.


Pour les jeunes et ceux qui n’ont pas perdu leur cœur d’enfant, l’après-midi sera rempli d’activités comme les jeux gonflables, le maquillage, le mur d’escalade, mais aussi les promenades à poney, un taureau mécanique, une mini-ferme, les olympiades et la présentation du gymkhana (épreuve d’agilité équestre).


Vers la fin de l’après-midi, les agriculteurs se feront face dans la compétition de fermiers, qui débutera à 16 h. Par la suite, c’est en musique que la fête se continuera : Old School Country de 18 h à 21 h, suivi de Slightly Haggard, qui terminera la soirée en beauté jusqu’à 1 h du matin.

Vente Produits et Artisans / Products and craft sale

Mini Ferme / Petting zoo

Maquillage pour enfants / Face painting

Jeux Gonflables / Inflatable Slides

Olympiades /Olympics

Compétition de talents / Talent contest

Grand Défilé /Grand Parade

Feux d’artifice /Fireworks

Bingo


À 22 h auront lieu les spectaculaires feux d’artifice, qui selon l’avis de tous, valent à eux seuls le détour.

ARTS ET CULTURE | La vie est un cabaret !

Les soirées d’été du paisible village de Bury s’apprêtent à s’animer au son de la musique et des chants avec le lancement des Cabarets de Bury, une série de cinq spectacles qui se dérouleront à la chapelle historique Mackenzie.


Construite à l’origine à Gould Station en 1910, la chapelle a été déplacée et rattachée à l’Église unie de Bury en 1958. L’ensemble abrite aujourd’hui le Centre culturel de l’Église unie de Bury.
Les Bury Cabarets sont une initiative d’une petite équipe composée de Chloé Fortier, Étienne Leclerc et Ève Bossé. Tous trois sont impliqués dans le Centre culturel depuis sa relance en 2024. Les Cabarets constituent leur projet principal.


« Nous avons l’ambition d’en faire un ancrage culturel pour les gens du Haut. Je suis d’avis que la formule « micro ouvert » nous distingue en agissant comme une tribune pour la culture vivante. Prendre le micro, c’est à la fois vulnérabilisant et libérateur. Aussi, la magie du micro ouvert est de nous permettre de voir nos voisins autrement », explique Ève Bossé.

« On veut que les gens vivent des moments de tendre connivence, mais aussi que ce soit un lieu de découvertes musicales et de fête, le tout dans notre beau cœur villageois ! On a travaillé fort sur la programmation 2026 pour rassembler des artistes inspirants, aux univers variés qui pourront plaire à un large public, mais aussi ouvrir les horizons. »


Le premier spectacle de la saison 2026 est prévu le 1er mai. Selon Mme Bossé : « The Pudding chômeur, c’est deux chanteurs chaleureux aux harmonies déchirantes qui mélangent le country traditionnel et moderne dans un pudding savoureux qui fera fondre les visages en sourires. The Pudding Chômeur utilise la musique country pour aborder les problèmes de notre époque, ils affichent fièrement leurs convictions politiques et n’ont pas peur de s’affirmer. »


Le 5 juin, Georges Ouel sera présenté. « George manie les mots avec aisance et sa musique rappelle les classiques d’autrefois, avec sa poésie dense et singulière et ses rythmes de valse. Accompagné de sa guitare et un violoncelle. »


Les Cabarets de Bury sont portés par trois résidents de Bury aux compétences complémentaires qui souhaitent contribuer au développement de la vie communautaire et culturelle du village et de la région.


Ève Bossé a étudié la gestion et les technologies agricoles, ainsi que la littérature. Chloé Fortier est auteure-compositrice-interprète (N0rth). Elle a étudié la mise en scène. Étienne Leclerc est musicien professionnel. Il a étudié la gestion d’organisations culturelles à HEC Montréal.

Un dérapage pour retrouver la bonne voie

Par Josée Boily
Je vais vous parler d’une situation ordinaire qui peut arriver à chacun de nous – pas juste aux femmes! – et qui s’est transformée en expérience extraordinaire.


Je suis en processus d’achat d’une maison dans la région et j’ai présenté une offre d’achat pour une petite maison rénovée dans le village voisin de mon appartement.


Comme je n’ai pratiquement pas d’information sur certains éléments importants comme l’état du toit et de la fosse septique (beaucoup de réponses « ne sais pas » dans les déclarations du vendeur), je décide de me rendre sur place et de parler au voisin le plus proche, qui a sûrement observé l’avancement des travaux.


Dans ce secteur traversé par d’anciennes rues de chalet, il faut conduire au milieu de la route, un point important que j’ignorais. Il arrive ce qui devait arriver. La chaussée étant très glissante en cette journée de dégel, ma lourde voiture électrique est déportée vers la droite et s’enlise dans la neige épaisse de l’accotement. J’ai bien essayé de me sortir de là toute seule, mais ma voiture s’enfonçait de plus en plus avec chaque tentative.

Seule avec mon chien et personne en vue, je marche jusqu’à la prochaine maison habitée. Une jeune femme très gentille me répond et se précipite pour m’aider. Au bout d’une quinzaine de minutes, nous réalisons que nous avons besoin d’aide plus substantielle.


Nous téléphonons au remorqueur du village, qui ne peut me dépanner parce qu’il ne sera pas possible pour lui de manœuvrer sur les routes étroites. C’est l’impasse. Ma future voisine appelle et texte plusieurs voisins, puis deux d’entre eux arrivent avec une corde, mais sans succès. (Avis aux propriétaires de voitures électriques : les points d’ancrage sont rares et difficiles à trouver pour le remorquage.)


C’est alors que se pointe le déneigeur du quartier avec son gros tracteur. Grâce à quelques manœuvres et à l’utilisation d’une chaîne, il réussit à déloger ma voiture. Hourra!


Le plus intéressant et merveilleux de cette aventure, c’est qu’elle est devenue un rassemblement digne d’une fête de voisins et m’a permis de rencontrer les résidents de la petite communauté – y compris les conjointes des voisins. Ces personnes au grand cœur ont mis un baume sur des récentes désillusions par rapport à la nature humaine.

AUTO | Ma vie en VE, en région

Je suis écolo depuis l’époque où le recyclage individuel à la maison était rare. Après une soirée arrosée, je ramenais les bouteilles de vin vides pour les déposer dans un bac collectif. Évidemment, j’ai pris le virage énergétique à pleins gaz et adopté la voiture électrique (VE).


Je suis débarquée en Estrie avec ma nouvelle LEAF et loué un appartement dans un immeuble doté de deux bornes de recharge. J’étais ainsi rassurée, sauf que… les bornes n’étaient pas publiques et devaient être raccordées à mon panneau électrique (de 600$ à 1 000$ environ). Prévoyant déménager à la fin du bail, j’ai choisi de passer l’hiver sans borne, car il y avait des bornes rapides au village.

C’était mal connaître les effets du froid sur les recharges… Avant de pester contre les bornes rapides, il faut savoir que par temps glacial, les capteurs de température de la voiture diminuent le courant de recharge jusqu’à ce que la batterie se réchauffe. À –20 degré C, la batterie part de tellement loin que les bornes rapides (niveau 3) sont pratiquement inutiles, à moins d’avoir énormément de temps.


C’est là qu’entre en jeu la borne résidentielle de niveau 2. Plusieurs étaient disponibles dans les environs, à une vingtaine de minutes à pied. J’ai donc fait plusieurs allers-retours au froid, et même en pleine tempête, pour charger mon véhicule. Du coup, l’installation d’une borne de niveau 2 est devenue une priorité dans ma nouvelle demeure!

J’adore conduire mon VE et je me suis bien adaptée pour le conserver. Considérant les prix de l’essence qui explosent en ce moment, je ne regrette nullement mon achat et je conseille vivement de faire la transition!

Trois livres sur l’histoire de la région traduits en français cette année

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
Trois ouvrages de Gordon Parsons retraçant l’histoire de familles et de communautés pionnières de la région seront bientôt offerts en traduction française grâce à l’implication de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury (SHPB), porteuse du projet. Les livres The Community of Canterbury Quebec, The Village of Gould Station et The Early Settlers of Knicky Knocky & Herringville Quebec, jusqu’à présent seulement disponibles en langue originale anglaise, seront rendus accessibles au lectorat francophone d’ici la fin de l’année 2026.


L’annonce de ce projet de traduction a été faite à l’assemblée générale annuelle de la SHPB, qui se tenait le 10 mars dernier au Manège militaire de Bury.

Selon la présidente de la société, Praxède Lévesque, une telle initiative était nécessaire étant donné l’évolution de la population locale, qui compte désormais une grande proportion de francophones. « Il y a de plus en plus de francophones qui arrivent et s’installent à Bury et dans les environs, explique-t-elle. Ça les intéresse de savoir l’histoire de tel lieu ou de telle maison. » Elle ajoute qu’au marché estival se tenant au Centre Canterbury, de nombreuses personnes se montraient intéressées à lire ces livres de M. Parsons que vendait la Société, mais se désolaient de ne pas lire l’anglais.


Le financement pour la traduction ainsi que l’édition des trois ouvrages provient en majorité d’un don issu de la vente du Centre des loisirs de Bury (17 000 $), auquel s’ajoute un don de 1500 $ de la Fondation Bélanger-Gardner. Du financement additionnel pourrait provenir du Réseau du patrimoine anglophone (Quebec Anglophone Heritage Network.) Une requête en ce sens est en cours de traitement.

La version française des ouvrages sera publiée et distribuée par la SPHB. « M. Parsons est ravi, a dit Mme Lévesque. Il a cédé à la Société tous les droits pour la version française ainsi que les droits de vente. » Elle ajoute qu’il reste à déterminer si la Société organisera un lancement par livre, ou un seul lancement pour les trois ouvrages. « On va faire venir M. Parsons pour l’occasion », dit-elle.

Prudence sur nos routes : l’hiver n’est pas fini

Texte et photos : Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Le mardi 10 février dernier une collision est survenue sur la route 108 à Bury tout près de l’ancien bar situé à l’intersection de la route 214 (chemin Victoria, en direction de Scotstown.) En milieu de matinée, un camion semi-remorque à plateau (couramment appelé « flat bed ») en provenance de la Beauce est entré en collision avec une camionnette noire se dirigeant vers East Angus. L’impact a propulsé la camionnette dans le fossé inverse et projeté une partie du chargement du camion, en l’occurrence des dalles de ciment, sur la chaussée. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.
Voir également notre article sur les routes dangereuses à la page 9.

Incident

Paroles de remorqueurs : quelques routes où redoubler de prudence

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
L’une des plus grandes frousses que j’ai eue cet hiver était au volant de ma voiture, quelque part sur le chemin de Westleyville, un paisible chemin de campagne qui relie Cookshire au chemin Sand Hill, aux abords du village d’Ascot Corner.

C’était entre Noël et le Jour de l’an, par jour de grand verglas. Tout allait relativement bien, malgré l’étincelante couche de glace qui nappait le paysage, jusqu’à ce que je m’engage dans une côte qui longe à cet endroit une érablière. Malgré mes précautions et mes quatre roues motrices, j’ai immédiatement perdu le contrôle de mon véhicule qui a fait un magnifique tête-à-queue avant d’aller s’enfoncer dans le fossé.


J’ai appris plus tard, par la dame chez qui je suis allée demander de l’aide, que cette pente avait joué le même tour à des douzaines de conducteurs au fil des ans. J’ai également appris, par le sympathique voisin qui m’a sorti de là, que cette section dénivelée du chemin de Westleyville était souvent laissée à elle-même, sans sel ni sable ni gravier ni passage de « peigne ». Située en plein sur la ligne de délimitation entre les municipalités d’Ascot Corner et de Cookshire-Eaton et n’offrant pas d’option pour faire demi-tour, elle était pour ainsi dire évitée par les déneigeuses des deux côtés, qui craignaient elles-mêmes d’y rester coincés.


Mais ce bout de chemin est loin d’être la seule zone hasardeuse de notre belle région. J’ai parlé avec quelques remorqueurs d’ici pour tenter de découvrir quels coins les avaient tenus les plus occupés cet hiver. Voici ce que m’ont raconté ceux qui vivent cette réalité de près.


Pour Gilles Gendron, de Remorquage Gilles Gendron, à Bury, la « pire place » c’est évidemment la route 108, passé les Plantations Pierre Mailhot et fils, à l’intersection du chemin Card. « Il y a eu trois accidents là trois semaines de suite, relate-t-il. Le deuxième, il y a eu deux décès. » M. Gendron ajoute que selon lui, l’entretien de la 108 peut être en jeu. « C’est le MTQ [Ministère des transports du Québec] qui ouvre la 108 maintenant. C’est moins bien entretenu. On trouve que c’est long avant qu’ils passent. On dirait qu’ils attendent qu’il y ait un accident, déplore le remorqueur. Quand ça vire mal, y’est trop tard. »


Toujours sur la route 108, M. Gendron mentionne également les environs de l’ancienne ferme Lesperron (qui fait maintenant la vente d’équipements d’érablière), « moins pire cette année » mais où « il y a habituellement de gros problèmes avec la poudrerie » et la courbe près de Pisciculture Gilbert, juste avant la limite de Lingwick.


Il admet que dans son coin, un certain nombre de clients sont des touristes ou des visiteurs de passage qui n’ont pas l’habitude de nos routes de campagne. « Le monde ici sait qu’il y a un fossé, dit M. Gendron. C’est le monde de la ville qui ne connait pas ça. Le monde de Montréal, ils se mettent sur le côté et ils restent pris. En ville, c’est un trottoir qu’il y a là. »


Mais la responsabilité dans les accidents ou sorties de route, m’a-t-il rappelé, c’est « 50% la route, 50% les conducteurs. Oui il neige à tous les jours et ça glace à plein. C’est coulant. Ça poudre. Mais c’est au monde de s’adapter, affirme M. Gendron. C’est à eux autres de contrôler leur véhicule. »


Robert Dumont, du Centre de l’Auto Angus, à East Angus abonde dans le même sens, mais va plus loin. Il n’y aurait pas selon lui de routes problématiques sur notre territoire, seulement des conducteurs problématiques. « L’enjeu est que les chauffeurs manquent d’expérience, dit M. Dumont. Les chauffeurs n’adaptent pas leur conduite aux conditions hivernales. »


Quand on lui demande qui il a remorqué cet hiver, Hachim de Remorquage Haut-St-François, à Weedon, indique que nos routes hivernales ne discriminent pas. Tous y passent, hommes comme femmes; petites voitures comme gros « pick-up » 4×4.


Les hommes sont plus téméraires, « ce qui entraîne des problèmes », explique-t-il. Les femmes, pour leur part, ont plutôt tendance à faire excès de prudence, ce qui les amène à quitter la route pour éviter un obstacle ou un marcheur, selon lui. Au niveau des pertes de contrôle, il note qu’il s’agit plutôt « des petites autos, qui ont moins d’empattement ». Dans le cas des 4×4, réputés plus fiables, l’ennui est que leurs conducteurs essaient souvent de se sortir d’affaire eux-mêmes après s’être enlisés. « Ils pensent pouvoir s’en sortir tout seuls et se prennent pire », affirme-t-il.


Comme zones sensibles, Hachim mentionne le chemin Hooker entre Dudswell et Bishopton, la route 257 entre Weedon et Ham Sud « où il y a souvent des accidents, été comme hiver », ainsi que la 112, dans le secteur Saint-Gérard.


D’autres routes sont selon lui plus dangereuses en raison de la présence de chevreuils, ou plus récemment, de dindons sauvages. Il observe que de nombreux accidents et sorties de route sont imputables à des conducteurs qui perdent la maîtrise de leur véhicule en tentant d’éviter des collisions avec la faune. « Il y a des secteurs où je passe chaque jour vers 20-21 h, et chaque fois, je vois un chevreuil », explique le remorqueur. « Le truc, c’est de rouler moins vite, dit-il. C’est à nous de prévoir qu’il y aura un chevreuil sur la route. »

Commentaires de lecteurs sur quelques routes dangereuses du Haut-Saint-François

Chantale Duhaime :
La 108 à partir du chemin Card en allant vers Lingwick jusqu’à la ferme Gilbert.
Gaby Nô :
La limite de vitesse qui n’est jamais respectée à Eaton Corner. Avec plus d’une douzaine d’enfants dans ces quelques maisons, ça serait bien d’avoir un radar comme les autres villages.
Vicky Loiselle :
Gaby Nô, bien d’accord avec toi, on a toujours été plusieurs enfants dans le village, la vitesse est pas suivie, même pour les adultes c’est dangereux, et pas juste sur la Principale. Sur le chemin Laberee ça roule vite.
Benoit Courchesne :
Le tronçon de la 112 entre Bishopton et Weedon. Il y a beaucoup de chevreuils. Plusieurs courbes longues et prononcées. Souvent il y a plus de neige dans cette partie parce qu’on commence à monter. Entre Beaulac et Disraeli le chemin a aussi beaucoup de courbes.

cheque du foyer st-paul

Une tendance de fermeture et don : 200 000 $, « de loin le plus gros don »

Donateurs comme bénéficiaires ont ressenti la joie le 22 décembre lorsque le Foyer St-Paul de Bury, représenté ici par Austin Bailey, entre autres, a fait un don important à la Fondation des CLSC et CHSLD, avec Gilles Denis recevant le chèque symbolique en son nom.

Plus de 50 ans de thés de Noël et de petits-déjeuners crêpes ont en partie fait du Foyer St-Paul de Bury l’endroit convoité qu’il était. Une communauté dévouée a maintenu le Foyer grâce à l’argent et aux personnes nécessaires pour fournir des soins de qualité. Elle a fermé en 2021, non pas par manque d’argent ou d’engagement communautaire, mais plutôt par manque de personnel qualifié.
La communauté lui a donné, et elle a rendu à la communauté. Aujourd’hui, quatre ans après la clôture, elle redonne à nouveau.


Juste avant Noël, les membres restants du conseil du Foyer St-Paul — Austin Bailey, Randi Heatherington, Laurie Nadeau et Thérèse Thibodeau — ont remis un chèque de 200 000 $ à la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François lors d’une cérémonie à East Angus.
Grâce à toutes les collectes de fonds communautaires de l’histoire du Foyer, ainsi qu’à d’importants dons passés d’organisations comme la Sherbrooke Hospital Foundation et la succession de Dorothy et Howard Kennedy, la maison de retraite avait accumulé des investissements de plus de 2 millions de dollars.


Maintenant que le Foyer est fermé, l’argent est consacré à d’importantes causes similaires dans la région, telles que la Fondation Maison La Cinquième Saison, la Maison Aube Lumière, la Fondation Dixville, Grace Village et la Wales Home.


« L’argent a été récolté ici ; l’argent reste ici », a déclaré Randi Heatherington lors de la présentation à East Angus.


Autrefois une institution reconnue de la communauté anglophone, le Foyer St-Paul veille également à ce que ses dons contribuent à la santé et aux soins aux ainés en français et en anglais. La moitié de son don à la Fondation des CLSC et CHSLD est « destinée à soutenir des activités qui doivent inclure et être accessibles aux ainés de langue anglaise dans les sites d’East Angus et de Weedon », selon une liste de bénéficiaires du Foyer. Les 100 000 $ restants serviront à acheter du matériel pour les résidences ou pour la communauté en prêt.


L’argent ne sert pas à remplacer les financements gouvernementaux existants, a déclaré Gilles Denis, porte-parole de la Fondation des CLSC et CHSLD.


« C’est de loin le plus gros don que nous ayons jamais reçu », a déclaré Claude Charbonneau, membre du conseil d’administration de la Fondation.


Gilles Denis et beaucoup d’autres ont exprimé leur gratitude pour ce don lors de leurs discours prononcés à la cérémonie officielle. M. Denis était particulièrement reconnaissant d’un don d’une organisation à but non lucratif à une autre. « Merci pour le modèle, » a-t-il dit.

La Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François œuvre à améliorer la qualité de vie des clients du secteur de la santé dans la région en aidant à l’achat d’équipements et en réalisant des projets spécifiques de bien-être. Elle soutient les foyers de soins de longue durée à East Angus et Weedon, ainsi que d’autres services de santé.


Ce don s’inscrit dans la tradition des institutions historiquement anglophones, telles que le Sherbrooke Hospital, de fermer et de transférer les fonds collectés au fil de leur histoire à des institutions au service de la communauté élargie, y compris des fondations de santé telles que la Fondation du Haut-Saint-François.

cheque du foyer st-paul

St. Paul’s Rest Home of Bury : Donation of $200,000,“biggest ever”

Donateurs comme bénéficiaires ont ressenti la joie le 22 décembre lorsque le Foyer St-Paul de Bury, représenté ici par Austin Bailey, entre autres, a fait un don important à la Fondation des CLSC et CHSLD, avec Gilles Denis recevant le chèque symbolique en son nom. Photo: Scott Stevenson.

Over 50 years’ worth of Christmas teas and pancake breakfasts in part made Saint Paul’s Rest Home in Bury the coveted place that it was. A devoted community kept it going with the money and the people to provide quality care. It closed in 2021, not for lack of money and community commitment, but rather for lack of qualified staff.


The community gave to it, and it gave back to the community. Now, four years after closing, it is giving back again.

Just before Christmas, Saint Paul’s remaining board members—Austin Bailey, Randi Heatherington, Laurie Nadeau, and Thérèse Thibodeau—presented a $200,000 cheque to the Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François at a ceremony in East Angus.


Thanks to all the community fundraisers in Saint Paul’s history, as well as significant past donations from organizations like the Sherbrooke Hospital Foundation and the estate of Dorothy and Howard Kennedy, the Rest Home had accumulated investments of over $2 million.


Now that the Home is closed, the money is being given to important similar causes in the region, such as the Fondation Maison La Cinquième Saison, the Maison Aube Lumière, the Dixville Foundation, Grace Village, and the Wales Home.


“The money was raised here; the money stays here,” said Randi Heatherington at the East Angus presentation.


Once very much an institution of the English-speaking community, Saint-Paul’s is also ensuring its donations help provide health and seniors’ care in both French and English. Half of its donation to the Fondation des CLSC et CHSLD is “to support activities that must include and be accessible to English-speaking seniors at both the East Angus and Weedon locations,” according to a Saint Paul’s list of recipients. The other $100,000 will be used to purchase equipment for the residences or for loans to the community.


The money is not to replace existing government funding, said Gilles Denis, spokesman for the Fondation des CLSC et CHSLD.


“That’s by far the biggest donation we ever had,” said Claude Charbonneau, member of the board of directors of the Fondation.


Gilles Denis and many others expressed their gratitude for the donation in speeches made at the official presentation. Mr. Denis was particularly appreciative of a donation from one non-profit organization to another. “Thank you for the precedent,” he said.


The Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François works to improve the quality of life of health-care clients in the region by helping purchase equipment and carry out specific well-being projects. It supports long-term care homes in East Angus and Weedon, as well as other health-care services.


The donation carries on a trend of historically English-speaking institutions, such as the Sherbrooke Hospital, closing and passing the monies raised throughout their history to institutions serving the larger community, including health-care foundations such as the Fondation Haut-Saint-François.

Le country pour réunir familles et communauté

Le Country Music Appreciation (CMA), un organisme à but non lucratif créé par Bobbi Dee (Barbara Deslongchamps de son vrai nom), recommençait sa saison d’activités, le samedi 6 septembre dernier, avec un concert du groupe Bobbi Dee & The BillHillies au Centre communautaire Bulwer à Cookshire-Eaton.

Le but de l’évènement est que les personnes de tout âge se réunissent pour partager leur passion commune pour la musique et la danse country. « Le CMA et le band existent depuis 2017. Je voulais que les familles oublient leurs écrans pour danser et s’amuser ensemble », d’expliquer Bobbi Dee. Une soixantaine de personnes ont assisté au premier concert. « C’était plein. Il y avait du monde qui dansait », de dire Johanne Dionne, bénévole et amie de Bobbi Dee.

Le succès étant au rendez-vous, le CMA organise déjà de nouvelles représentations du groupe. Un samedi après-midi par mois, de 14 h à 18 h, les amoureux de la danse et de la musique country vont pouvoir se rassembler et s’amuser ensemble.

C’est le samedi 4 octobre prochain qu’aura lieu la prochaine prestation du groupe, toujours au Centre communautaire Bulwer. Les billets sont en vente à la porte ou au countrymusicappreciation.com.

Comme le CMA est un organisme à but non lucratif, Bobbi Dee recherche des bénévoles pour aider à l’organisation du spectacle.

$ 202,000 in grants : Centre de Loisirs de Bury spreads the love

On the verge of closing, the Bury Centre de Loisirs granted a total of $202,000 to 11 community groups last month. About 20 people attended an announcement of the gifts on August 26 at the Bury United Cultural Center as Adrien Girard, the Centre’s president, and Florence Fréchette handed out the cheques. 

The largest grant was $50,000 to Moisson Haut-Saint-François for food purchases to benefit needy families. La Relève du Haut-Saint-François was given $20,000 for its My Backpack project providing children’s school supplies. 

Four of the recipients are headquartered in Bury: the Bury United Cultural Centre received $20,000 for building improvements; the Bury Historical and Heritage Society was granted $17,000 to translate (into French) Gordon Parson’s book, The Community of Canterbury, Quebec; the Brookbury Community Centre was awarded $12,000 for community activities and building maintenance; and the Bury Athletic Association got $10,000 for community events and youth sports. To help finance Bury’s Sunrays services and activities for the elderly, the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François received $5,000. 

Several other Haut-Saint-François groups received grants of $17,000: the Haut-Saint-François Collective Kitchen, for activities to improve culinary skills; La Méridienne, for various projects to help victims of domestic violence and their children; Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François, for the management of a multisensorial room and an adapted washroom for handicapped individuals; and Virage Santé mentale, for diverse services and activities for individuals facing mental health challenges. 

The Centre de Loisirs de Bury was a non-profit organization providing free social activities for Bury youth, established in 1973 by Sister Lucille Bellavance and other Nuns of the Sisters of Charity Order in the Parish of St-Raphaël de Bury. For 38 years, the Sisters coordinated activities from the building they inhabited at 529 Main Street. 

They soon expanded their reach to include services for the elderly, the handicapped, and otherwise vulnerable residents of the community. The Centre de Loisir’s collection and distribution of second-hand clothing and housewares evolved into the well-known Comptoir Familial. 

By 2011, members of the Sisters of Charity had become fewer and older, and they handed the reins over to a committee of local volunteers. They continued providing services until recently, but a lack of new volunteers has forced the Centre to close its doors. 

Un couvent converti en résidence pour travailleurs mexicains

Construit en 1930, l’immeuble qui était connu jusqu’à tout récemment en tant que comptoir familial du Centre de loisirs de Bury a été converti en résidence pour travailleurs étrangers au cours des derniers mois. Cet automne, lors de la haute saison de récolte du sapin, ce sera une trentaine de Mexicains qui séjourneront dans la bâtisse du 529, rue Main.  

Il faut dire que le bâtiment a connu plusieurs vies. Il a tout d’abord été une école de deux classes. Lorsque la petite école est fermée au profit de la toute nouvelle polyvalente Louis-Saint-Laurent inaugurée en 1972, elle est reprise et habitée par les Sœurs de la charité. C’est lors de leur installation que le groupe de religieuses fonde le Centre de loisirs de Bury. À la suite de leur départ en 2011, c’est l’organisme dirigé par Adrien Girard qui reprend les rênes. Il vend finalement la bâtisse aux Plantations Nicholas, qui produisent des sapins de Noël.  

L’entreprise est officiellement établie à Adstock (Saint-Méthode), mais a un centre de distribution bien visible depuis la route 108, à hauteur de Bury. Elle gère déjà une dizaine de résidences pour travailleurs étrangers dans les Appalaches afin d’héberger plus de 200 Mexicains. Plantations Nicholas a l’obligation de fournir le logement lorsqu’elle fait entrer de la main-d’œuvre au pays. Elle dispense également uniformes, équipement et nourriture. L’entreprise prévoit récolter 400 000 arbres de Noël en 2025.  

Photo : Municipalité de Bury

Le Centre de loisirs de Bury ferme et remet 202 000 $

Moisson Haut-Saint-François s’est vu remettre une somme de 50 000 $ de la part du Centre de loisirs de Bury. De gauche à droite : Cynthia Tellier-Champagne, coordonnatrice Moisson; Adrien Girard, président Loisirs Bury; Florence Fréchette, trésorière; Roger Bernier, administrateur. Photo : Jean-Marc Brais 

Le Centre de loisirs de Bury entamera prochainement son processus de dissolution, après 52 années d’existence. Après s’être départi de son bâtiment du 529, rue Main, l’organisme a remis 202 000 $ à 11 organisations locales. 

« Nous sommes fiers de pouvoir soutenir ces 11 organisations […] pour les jeunes, les personnes âgées et les personnes plus vulnérables du territoire de Bury et du Haut-Saint-François et ainsi perpétuer la mission que s’étaient donnée les religieuses de Bury », a indiqué Adrien Girard, président du Centre de loisirs de Bury. On se rappellera que le centre a été habité par les Sœurs de la Charité de 1973 à 2011, date à laquelle elles ont quitté la bâtisse du 529, rue Main. 

Sur les 11 organismes, quatre sont situés à Bury, soit le Centre culturel Uni (20 000 $), la Société d’histoire et du patrimoine (17 000 $), le Centre communautaire Brookbury (12 000 $) et l’Association athlétique de Bury (10 000 $). Sept autres organisations du Haut se partagent des sommes allant de 5000 à 50 000 $.  

Adrien Girard soutient que c’est le manque de relève qui aura eu raison du Centre de loisirs de Bury, lui qui s’implique avec sa conjointe Diane Girard depuis les débuts de l’organisme. Au fil des années, leurs filles se sont aussi impliquées dans les activités offertes gratuitement aux jeunes de Bury. 

N0rth enregistre son sixième album au Town Hall de Gould

N0rth présente TownHall Session, un mini album de cinq pièces naviguant entre folk-blues intimiste et moments plus rock. L’opus a réuni dix musiciens estriens et québécois lors de résidences de création dans le Town Hall de Gould, dans le Canton de Lingwick.

Nouvellement installée à Bury, N0rth (Chloé Fortier de son vrai nom) s’est rapidement impliquée au Centre communautaire du Manège militaire et s’est laissé inspirer par sa région d’adoption. « Je chante du blues pour parler des histoires de ma région ou sortir mes émotions et les transformer en chanson. La nature est ma muse, la forêt, mon église », confie-t-elle.

Les compositions de l’album proviennent de la passion de l’artiste pour l’autoharpe et le banjo. Comme il s’agit d’une oeuvre collective, on retrouve aussi des notes de harpe celtique, de tuba et de clarinette. Sur la pièce Been There Done That, on entend le groupe Chiendent, qui compte parmi ses membres le Lingwickois Jonatan Audet. Celui-ci s’est aussi impliqué dans la production de l’album.

TownHall Session a été lancé devant public le 13 juin dernier lors du septième Cabaret de Bury au centre communautaire de la municipalité. L’album est disponible sur les plateformes numériques Bandcamp, Spotify, Apple Music et Amazon Music.

Une fête du Canada sous l’eau à Bury

À 13 h, un premier éclair, suivi par le tonnerre : le grand défilé de la Fête du Canada à Bury venait de se terminer. Les gens se dispersaient.  

Mais il a plu. Qu’il a plu! À boire debout.  

L’eau coulait des abords de la grande tente au parc vers l’intérieur, sur le fond de ciment de la patinoire. Ça faisait penser à une belle nouvelle couche de glace. Mais on était le 28 juin.  

Comme à la Fête nationale de la Saint-Jean, à Québec le 23 juin, la météo n’était pas tout à fait au rendez-vous. On était mouillé, et pas mal. 

Mais jamais assez pour éteindre les feux intérieurs : la fierté, la fidélité, les elbows up

« Je suis étonné comment les gens sont fidèles » de dire Marie Gourmet de son foodtruck lors des averses intenses samedi juste après le coup de midi. 

Plusieurs à Bury avaient sorti leur parapluie; certains se promenaient sans imperméable; et beaucoup se sont stationnés près du défilé et l’observaient du confort de leur véhicule. 

« C’est très agréable de voir le retour à une célébration traditionnelle » de dire Randi Heatherington d’East Angus.  

Le rouge et blanc des drapeaux décoraient tout le village, sur les terrains privés, les maisons, les poteaux. 

Plus que d’habitude? Surement. Les coudes n’étaient peut-être pas en l’air, mais le moral, oui.  

La Fête du Canada à Bury offrait cette année plusieurs nouveaux évènements : un déjeuner crêpes des pompiers, un bingo, une compétition de fermiers en après-midi, et un tournoi de golf le dimanche matin.  

Les gens sont aussi venus de loin. L’ancien député fédéral David Price et sa conjointe Helga sont venus de North Hatley. L’actuelle députée, Marianne Dandurand, et son équipe, offrait des drapeaux le long de la route du défilé.  

S’il y avait des parapluies partout, il y avait aussi des sourires, des retrouvailles et des blagues sur la météo.  

Il peut pleuvoir sur la parade, mais la parade se poursuit pareil.  

Samedi soir, le soleil brillait encore. Juste à temps pour les feux d’artifice. 

Canada Day in Bury : a little rain on our parade

It rained so much we forgot to put our elbows up.  

Anyway, if American friends were in the waterlogged crowds, they were just that: friends. And the Bury hockey rink had no more corners to elbow in: it had been converted into a stage, auditorium, and dance hall. It was under the big tent, but so much rain fell outside, the water ran in and covered the concrete floor, making it look like an ice rink again. 

Canada Day in Bury, like the Fête nationale in Quebec City, was kind of rained out. But our spirits were not. 

“I can’t believe how loyal people are,” said food-truck chef Marie Gourmet of Dudswell.  

It was pouring rain, but the crowds showed up anyway. 

And Bury was proud. “It’s so nice to see the return to a traditional Canada Day celebration,” said East Angus resident, Randi Heatherington.  

The red and white of Canadian flags were all over town, hanging from poles and walls, and prominently on front lawns.  

Was it more than usual? No doubt. Wet elbows may not have been up, but fiery spirits were. 

The Bury Canada Day program featured new events all over: the pancake breakfast then bingo on Saturday morning, a farmers’ competition Saturday afternoon, and a golf tournament on Sunday morning.  

Folks came from far and wide. Once member of Parliament (MP) for Compton-Stanstead, David Price, and his wife Helga, came from North Hatley. Our current MP, Marianne Dandurand, and her team were walking the parade route, handing out more flags.  

The umbrellas were everywhere, but so were the smiles, the reunions, and the jokes about the weather. 

You can rain on our parade, but you can’t take our parade away. 

By Saturday evening, the sun was shining again. 

Émilie Turcotte-Côté des Jardins d’etc nommée « meilleure boss »

De gauche à droite : Judith Olson, coordonnatrice au CJE HSF; Émilie Turcotte-Côté, propriétaire des Jardins d’etc; et Arianne St-Pierre, étudiante-employée. Crédit : R3USSIR 

Émilie Turcotte-Côté, propriétaire des Jardins d’etc à Bury, est la grande gagnante du concours Mon boss c’est le meilleur 2025 pour le Haut-Saint-François. Il s’agit de la sixième édition du concours organisé à travers l’Estrie par R3USSIR et le mouvement Employeurs engagés pour la réussite éducative.  

« Ma boss est la meilleure car elle est très flexible dans les horaires de travail », explique Ariane St-Pierre, 18 ans, qui travaille à la ferme de Bury et qui étudie au Cégep de Victoriaville. « Je veux sûrement en faire ma carrière car elle m’inspire beaucoup et me permet de voir qu’on peut réussir plusieurs choses dans la vie. » 

Coq à l'âne, avril 2025

Du Coq à l’Âne, incluant humains et légumes

À gauche, Charline Marais, et à droite, Francis Trudeau, du service de traiteur les Raisins de la Colère, associé avec la ferme le Domaine du Coq à l’Âne de Camille Côté et Thomas Grey, au centre.

Un accueil chaleureux attendait les invités à la ferme du Domaine du Coq à l’Âne à Bury, le 4 avril dernier ensoleillé, lors du décernement de leur prix du Défi OSEntreprendre.

Un chèque de 500 $ a été présenté aux propriétaires Camille Côté et Thomas Grey par la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François (HSF), représentée par Alain Coulombe, et la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du HSF, représentée par Audrey Beloin, Isabelle Couture et sa présidente, Thérèse Ménard Théroux.

« L’entrepreneuriat est important dans notre coin » a dit Mme Ménard Théroux. « Moi personnellement et à la SADC, on trouve ça formidable que les jeunes ont cette passion. »

À l’occasion, Camille Côté et Thomas Grey ont aussi célébré leurs deux premières années à la ferme plus que centenaire sur le chemin de Hardwood Flat. En partenariat avec le service de traiteur les Raisins de la Colère, de Charline Marais et Francis Trudeau, des produits de la ferme étaient offerts, cuisinés en soupe et pains garnis délicieux.

Mme Côté et M. Grey cultivent une partie de leur terre de 107 acres en champs et en serres de légumes pour la vente de paniers d’hiver, avec une clientèle répartie entre Sherbrooke (60 %) et le Haut-Saint-François (40 %).

Ils ont gagné leur prix dans la catégorie « Faire affaire ensemble » pour la MRC du Haut-Saint-François et deviendront alors candidats au niveau régional pour le concours Défi OSEntreprendre de l’Estrie.

François Jacques, député

8 M $ pour le réseau routier de la région

D’après un communiqué émis par le bureau du député François Jacques.

Le député de Mégantic, François Jacques, a annoncé le 25 mars dernier des investissements de 7 978 561$ pour les routes de la circonscription. Ce montant vise à assister les municipalités de La Patrie, Bury, Cookshire-Eaton, Weedon, Lac-Drolet et Stratford dans l’amélioration ou le maintien des chemins locaux et municipaux.

Ces sommes proviennent du programme d’aide à la voirie locale (PAVL). Pour l’année financière 2025-2026, plus de 384,2 M$ seront investis dans le cadre d’une version bonifiée du PAVL, de manière à préserver l’efficacité et la sécurité des transports au Québec.

Pour l’année 2024-2025, ce sont actuellement près de 1 047 bénéficiaires qui ont reçu un financement dans le cadre du PAVL, pour une somme totale de 369 M.

« Dans un vaste et beau territoire comme le nôtre, la mobilité est extrêmement importante. Grâce à une enveloppe de plus de 384 M$ cette année, nous contribuons à offrir aux Québécois des infrastructures de qualité et sécuritaires, qui répondent à leurs besoins » de dire la vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.

« Plus que jamais, nous sommes à l’écoute des besoins des municipalités et de leurs résidents dans Mégantic pour l’optimisation de leurs infrastructures routières, essentielles aux déplacements. Je remercie ma collègue et salue l’excellente collaboration des autorités locales, qui partagent notre volonté de garantir un réseau routier sûr et efficace », selon M. Jacques, qui est aussi président du caucus du gouvernement.

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