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D’ici 2027, un plan climat pour le Haut-Saint-François

Après deux ans et demi de consultations, un rapport final sera présenté au Comité Plan Climat de la MRC du Haut-Saint-François pour discussion et approbation. Puis, ce sera au Conseil des maires de l’adopter, en vue d’une entrée en vigueur en mars 2027.


« À l’hiver 2024, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a envoyé une communication à toutes les MRC du Québec pour offrir un financement afin d’élaborer un plan climat », explique Naomi McMahon, chargée de projet en environnement à la MRC.


La MRC a ainsi obtenu un budget de 1,1 million de dollars : 300 000 $ pour la préparation et la rédaction du plan et 800 000 $ pour des projets d’atténuation des gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation aux changements climatiques.

Le Comité qui a été créé regroupe des représentants d’organismes régionaux, notamment l’Union des producteurs agricoles (UPA), le Conseil de gouvernance des bassins versants de la rivière Saint-François et la Direction de la santé publique de l’Estrie. Quatorze personnes y siègent, sous la présidence du préfet, M. Robert Roy.


Le Comité a fait appel à ADDERE, une entreprise d’économie sociale spécialisée en développement durable. « Il y a des questions qui demandent une expertise pointue dont la MRC ne dispose pas, ADDERE l’a… », explique Jean-Paul Gendron, membre du Comité.


Une subvention supplémentaire de 38 000 $, accordée dans le cadre du programme Défis innovation du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), a permis de développer un outil de collecte de données pour les inventaires municipaux de GES et d’ajouter un volet de consultation publique et de mobilisation à la démarche, précise Mme McMahon.


La lutte aux changements climatiques demeure complexe. Dans notre région, le transport est l’une des trois principales sources d’émission de GES, avec les procédés industriels et l’agriculture. Le Comité Plan Climat de la MRC l’a rappelé lors d’une rencontre publique le 14 avril dernier à la salle Guy-
Veilleux de Cookshire-Eaton.


Impliqué dans la démarche, M. Gendron s’interroge sur l’impact réel du plan. « On a parlé du transport… mais jusqu’à quel point on a véritablement prise là-dessus ? Par exemple, il y a 17 transporteurs forestiers dans le HSF, ça correspond à 25 ou 30 camions. Quel impact ou quel contrôle nous, les contribuables, et même la MRC, on a sur les émissions des gaz à effet de serre du camionnage ? On n’en a pas, finalement. »


Mme McMahon est plus enthousiaste. « Les élus sont très motivés, on a eu une rencontre en février avec toutes les municipalités, on a établi de grandes orientations pour la dernière année d’élaboration du plan, ça m’a rendu optimiste. »


Il faudra attendre mars 2027 pour en évaluer l’efficacité et les impacts sur l’air que nous respirons.

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