Les quatre copropriétaires de La Légumerie Groupe Dionne. De gauche à droite : Marc-Olivier, Jean-Philippe, Charles et Catherine Dionne. PHOTO CAROLYNE WELDON.
par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
La Légumerie Dionne regarde vers le futur et se donne les moyens de ses ambitions: une nouvelle usine de transformation de 32000 pi. carrés est en cours de construction et sera opérationnelle au début 2027.
L’entreprise du chemin Learned Plain, à Cookshire-Eaton, est en affaires depuis 1983. Elle se spécialise dans la transformation de légumes frais prêts à l’emploi qui «facilitent la vie» en cuisine.
La Légumerie Dionne dessert plusieurs centaines de clients à travers la province. Pour la plupart, ces derniers font partie du réseau que l’on appelle «HRI» qui rassemble l’hôtellerie, la restauration et les institutions, incluant écoles, garderies, hôpitaux et résidences pour aînés.
Annuellement, c’est 10 millions de livres de légumes frais (non congelés) que La Légumerie transforme et livre directement à ses clients, dont environ 8 millions de livres de pommes de terre, pelées, coupées en frites ou encore en « petites patates à déjeuner».
Si vous avez déjà mangé une bonne poutine dans le coin et pris note de la fraîcheur des frites, il y a de bonnes chances qu’elles venaient de La Légumerie Dionne.
Nouvelles installations
Au fil des ans, l’entreprise avait atteint sa capacité de production maximale. La nouvelle usine en construction lui permettra de doubler à la fois la superficie de sa salle de transformation et sa capacité de production. Elle mènera également à la création de 4 à 5 nouveaux emplois. (La Légumerie emploie actuellement 25 personnes.)
Une relève assurée
Si le fondateur de La Légumerie Dionne, René Dionne, est encore présent comme guide et mentor, il a désormais passé le flambeau de la gestion quotidienne à ses quatre enfants, Marc-Olivier, Catherine, Jean-Philippe et Charles. Cette relève rêvée se complète à merveille: les jeunes Dionne sont respectivement diplômés en électromécanique, génie alimentaire, génie industriel et mécanique industrielle.
«Depuis qu’on est tout-petits, on travaille ici, raconte Catherine, co-présidente et directrice des services administratifs. On n’a jamais connu ça, nous, des congés fériés, des congés de Noël. On venait travailler. Donc ça été naturel de reprendre l’entreprise.»
Elle se dit motivée par le beau défi que représente ce projet de nouvelle usine. «C’est un premier gros projet pour nous. On est une jeune relève, donc c’est des beaux défis. C’est bien stimulant.

Un père comblé
Pour le patriarche René Dionne, la construction de l’usine incarne la continuité des valeurs familiales, dont la valeur du travail, et la confiance en l’avenir. C’est «la concrétisation de tout ce chemin parcouru».
«C’est une grande source de fierté, partage-t-il. C’est ce que je visais. Ça nous donne de l’énergie. Ces jeunes-là ont baigné dans ça. Ils sont proches depuis toujours… depuis le camping en roulotte ! Ils ont tous commencé en bas de l’échelle. Et maintenant ils sont quatre entrepreneurs qui soutiennent quatre familles d’ici. On veut que ça perdure.»



