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Petits ravageurs au jardin : prévenir vaut mieux que traiter

La chrysomèle rayée du concombre peut détruire les feuilles et les fleurs des cucurbitacés. photo : site Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Cultiver un petit bout de jardin est sans aucun doute l’un des plaisirs les plus naturels dès le retour des beaux jours. Fleurs, légumes, petits fruits, il y a de quoi être comblé. Il se peut toutefois que ça ne se passe pas tout à fait comme vous l’aviez imaginé.
La présence de ravageurs (insectes, acariens, oiseaux et mammifères) peut rapidement gâcher votre saison. Mais avant de commencer, il faut accepter que vous aurez des ravageurs dans vos plates-bandes et vos potagers. À vous de décider si vous contrôlez frénétiquement leur apparition ou si vous apprenez à tolérer leur présence.

Dépistage et astuces
Afin de savoir si votre jardin est infesté de ravageurs, voici quelques petits trucs à vérifier.


Vous pouvez débuter par un dépistage visuel (sur ou sous les feuilles, fleurs et à la base du sol). Vous pouvez frapper légèrement le plant au-dessus d’une feuille blanche et constater la quantité de ravageurs qui tombent. Vous pouvez utiliser des pièges à phéromones, des pièges collants ou des plantes trappes pour comptabiliser leur présence. Ces techniques vous permettront dans un premier temps de voir à qui vous avez affaire et si l’infestation est importante ou tolérable.


Une fois le ravageur identifié, vous pourrez trouver une solution naturelle adaptée pour minimiser les dégâts. Souvent, il s’agit de trouver un organisme bénéfique (prédateur du ravageur en question) et de chercher à l’attirer pour contrôler la population des ravageurs. Cela peut se faire au moyen de solutions à base de plantes en pulvérisation ou en utilisant des insecticides naturels. La Fédération biologique du Canada (FBC) peut être une bonne ressource pour cette étape.

Quelques exemples
Vous trouvez des chrysomèles rayées du concombre sur vos plants. Vous pouvez y installer un filet que vous enlèverez avant la floraison afin de permettre la pollinisation. Vous pourriez aussi enlever les indésirables manuellement ou planter des cultures-appâts comme la courge « Blue Hubbard ». Pour le charançon de la carotte, une rotation de culture autre que des ombellifères (panais, persil, aneth, coriandre, fenouil) peut aider. En effet, celui-ci hiverne sous forme adulte dans les champs cultivés en carotte l’année précédente. Le filet vous sera très utile pour contrôler la piéride du chou, et ce dès l’apparition des papillons blancs marqués de points noirs au bord des ailes. C’est la chenille qui grignotera les feuilles de chou et y invitera des maladies. Et finalement, le ramassage manuel est le meilleur moyen de contrôler le doryphore de la pomme de terre, larve ou adultes, qui s’attaque aussi aux tomates et aux aubergines.


Il existe bien d’autres ravageurs et bien d’autres techniques pour les contrôler. Les coccinelles se régalent des pucerons, les limaces détestent les coquilles d’œufs émiettées, etc. Mais le meilleur moyen demeure encore de favoriser la biodiversité dans votre environnement. N’oubliez pas que les oiseaux mangent une quantité phénoménale d’insectes, que les araignées en attrapent beaucoup aussi dans leur toile, que les serpents mangent les rongeurs, etc. Tout est une question d’équilibre… et de tolérance.

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