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Miel Les Butineuses de l’Estrie : un projet de retraite inspirant

Infirmier gestionnaire de profession, Bruno Lavoie souhaitait une retraite agréable où il pourrait à la fois garder un contact avec les gens tout en demeurant proche de la nature. C’est ainsi que le projet Miel Les Butineuses de l’Estrie est née.


« Je me suis lancé dans l’aventure en étudiant à l’école d’agriculture du CEGEP Lévis-Lauzon à Québec. Mon premier rucher comptait 2 ruches et était situé chez un de mes amis à Stoke. Suite à mon déménagement dans la municipalité de Weedon, le rucher compte aujourd’hui 11 ruches, un petit cheptel d’environ 4 millions d’abeilles », nous explique M. Lavoie. Située aux abords du lac Louise et entourée de terres agricoles, l’entreprise offre donc eau et nourriture en abondance pour ses « filles ailées ».


Depuis, Miel Les Butineuses de l’Estrie s’est donné comme mission d’éduquer et de sensibiliser le public à l’importance des abeilles. Spécialisée dans les cadeaux tant pour les particuliers que pour les entreprises, son objectif demeure de « renseigner les gens sur l’utilité des insectes pollinisateurs et des bienfaits pour les humains », précise Bruno Lavoie.


Pour ce faire, l’équipe a mis sur pieds des ateliers éducatifs qui permettent une initiation à l’apiculture. Au programme, visite et manipulation des abeilles au rucher, prélèvement de miel et dégustation.


Mentionnons que cette activité a une double fonction : faire découvrir le monde des abeilles tout en soutenant la recherche médicale. « J’ai perdu l’audition à 50 ans, greffé l’an dernier d’un implant cochléaire, explique M. Lavoie. Quand les gens nous visitent, ils en apprennent plus sur les abeilles, ils dégustent du miel et ils participent à la collecte de fonds de la Fondation du CIUSSS pour la recherche sur la surdité lors de l’activité Apiculteur d’un jour », ajoute le fondateur de l’entreprise.

La santé des abeilles
Bactéries, virus, champignons, parasites et insectes sont des agents pathogènes qui peuvent s’attaquer aux abeilles, affaiblir les colonies et causer une mortalité élevée dans les ruchers.


« Le varroa et le coléoptère de la ruche peuvent faire des ravages. Ici, les seules pertes ont été en raison d’un printemps tardif l’an dernier. Cette année, nous allons nourrir les ruches plus tôt avec un supplément de sucre et la collecte de miel sera moindre pour laisser de la nourriture aux abeilles pour l’hiver », explique l’apiculteur. Le printemps hâtif, chaud mais pluvieux a réduit la capacité des abeilles de prélever le nectar de pissenlit et d’érable par exemple. Ce qui pousse
Bruno Lavoie à dire que le changement le plus important des dernières années pour la santé de ses abeilles est sans aucun doute le climat.

Le saviez-vous ?

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), on estime que les populations d’abeilles diminuent à un taux annuel d’environ 10 % à 30 % dans certaines régions en raison de divers facteurs, notamment la perte d’habitat, l’utilisation de pesticides, les maladies et le changement climatique. Alors si vous voyez une abeille vaguer à ses occupations, laissez-la butiner tranquillement.

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