L’entreprise NAC a fini l’année 2025 sur un bon pied et attend avec impatience une entente commerciale avec les États-Unis. PHOTO : gracieuseté.
Les fabricants d’armoires de cuisine et de certains meubles rembourrés de la région ont pu pousser un soupir de soulagement alors que l’administration Trump annonçait le report de tarifs douaniers de 50 % à janvier 2027 au lieu de janvier 2026.

Bien que les tarifs douaniers de 25 % mis en place en octobre dernier demeurent, c’est un répit mérité, voire même salutaire, pour plusieurs entreprises. Chez North American Cabinets-NAC, installé à Cookshire depuis 2004, une vingtaine d’employés ont été mis à pied après l’annonce du mois d’octobre. L’entreprise, qui compte aujourd’hui quelque 130 employés, vit avec l’incertitude du marché. Cette imprévisibilité économique de nos voisins impose des démarches d’exportations et de consolidation de leur clientèle aux États-Unis. « Ces tarifs nous demandent d’être plus compétitifs sur le marché américain, qui représente la majeure partie de notre fabrication. Nous avons aussi approché une quarantaine de distributeurs au Canada en 2025, mais le volume est plus aux États-Unis et le but de notre entreprise est d’être rentable », explique Stéphane Fortier, président de NAC. Actuellement, NAC fait affaire avec 300 distributeurs américains qui appuient majoritairement l’entreprise. « Nous avons décidé d’absorber une partie du 25 % des tarifs douaniers et de donner l’autre à nos clients. Mais ces tarifs ont aussi fait augmenter les prix pour les fabricants américains, et c’est là que nous essayons de demeurer compétitifs », ajoute Monsieur Fortier. Il a l’impression que l’augmentation des tarifs douaniers n’a pas été imposée en raison de l’inflation que cela crée déjà aux États-Unis et que plusieurs acteurs du domaine ont fait pression sur l’administration Trump.
L’effet boule de neige de l’imposition de ces tarifs à d’autres pays, qui eux aussi vont se retrouver avec un surplus de production qu’ils vont chercher à exporter en dehors des États-Unis, ne touche toutefois pas NAC qui se spécialise dans une production d’armoires moyenne et haut de gamme.
Stéphane Fortier, tout comme bien d’autres personnes, attend toutefois avec impatience une entente commerciale entre le Canada et les États-Unis, en souhaitant qu’elle soit respectée. D’ici là, il va rencontrer ses clients américains dans les prochaines semaines, tout en gardant espoir pour l’année 2026.

