Opposition locale au programme de rachat d’armes à feu

armes a feu

Le programme de rachat d’armes à feu du gouvernement canadien est loin de faire l’unanimité. Le samedi 28 février dernier, de nombreux résidents de notre région ont fait le déplacement jusqu’à Québec pour prendre part à une grande manifestation contre cette nouvelle loi fédérale.
Mike Bélanger, de Cookshire, était parmi eux. Il estime que le gouvernement fédéral se trompe de cible avec cette initiative. « Pourquoi ils s’attaquent aux chasseurs, aux tireurs sportifs? demande-t-il. Nos armes on les achète légalement, on les enregistre, on paie les permis, on renouvelle nos permis. Je suis un chasseur, pas un tueur », affirme-t-il.


Depuis janvier 2026, le gouvernement canadien a lancé son programme d’indemnisation qui vise à retirer de la circulation plus de 2 500 modèles et variantes d’armes à feu considérés de style « assaut » en les rachetant à leur propriétaire. Ces derniers ont jusqu’au 31 mars pour manifester leur intérêt. Selon les chasseurs comme M. Bélanger, la liste est trop sévère et inclut des armes utilisées pour la chasse. « J’ai une .30-06, illustre M. Bélanger. C’est pour chasser le gros gibier : chevreuil, orignal, ours. Elle est sur la liste parce qu’elle a un «clip» (chargeur) amovible. Elle a plus que trois coups. Elle a cinq coups. »


Selon des informations de Radio-Canada, le gouvernement fédéral prévoit un budget de 742 millions $ pour le programme en question. De cette somme, 248 millions $ seront consacrés au rachat d’armes selon le principe de premier arrivé, premier servi. « L’argent qu’ils prennent pour ce programme-là, ça devrait aller en santé mentale, à la frontière, à la police », estime M. Bélanger.


L’affaire est à suivre, car comme le rappelle le site web du ministère de la Sécurité publique du Canada, « La participation au programme est volontaire, mais le respect de la loi ne l’est pas. Les particuliers propriétaires d’armes à feu doivent se débarrasser de leurs armes à feu de style arme d’assaut ou les neutraliser définitivement avant la fin de la période d’amnistie, soit le 30 octobre 2026, faute de quoi ils s’exposent à des poursuites pénales pour possession illégale d’une arme à feu prohibée. » Une liste complète des armes à feu et dispositifs désormais bannis pour les particuliers est disponible au securitepublique.gc.ca.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

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