Réouverture prochaine du pont convert à Lingwick

Lingwick

La nouvelle mairesse de Lingwick, Caroline Poirier. Photo : Carolyne Weldon

Le pont couvert McVetty-McKenzie à Lingwick sera bientôt réouvert. La nouvelle mairesse de Lingwick, Caroline Poirier, a affirmé en marge d’une journée de consultation publique, le 21 février dernier, que le pont devrait voir la reprise du passage piéton en cours d’année.


« À l’automne dernier, une nouvelle firme d’ingénieurs a émis une nouvelle expertise indiquant que le pont couvert était sécuritaire pour supporter la charge de 25 personnes sans attroupement, a indiqué la mairesse Poirier. On fait des démarches pour commencer les travaux cette année et réouvrir l’accès au pont en 2026. »

Véritable lieu d’ancrage, de fierté et d’histoire de la communauté de Lingwick, le pont couvert qui enjambe la rivière au Saumon sur la route 257 n’était plus accessible aux promeneurs depuis bientôt deux ans. À l’époque, l’état de la structure avait remis en cause l’assurabilité du pont, entraînant sa fermeture. On évoquait alors des travaux de réfection pouvant aller jusqu’à 1.6 millions $.

Pour sa part, la nouvelle firme retenue par la municipalité a émis un avis différent : étant donné la vocation du pont, qui n’est ni de supporter la charge de véhicules (le pont est fermé à la circulation automobile depuis 1979) ni le poids d’attroupements liés à des événements, une somme de 200 000 à 250 000 $ serait suffisante pour régler les problèmes les plus urgents et rendre le pont couvert entièrement sécuritaire.


« Il ne s’agit pas d’une remise à neuf », précise la mairesse, évoquant des réparations mineures au niveau des assises du pont et des clés de cisaillement. Les travaux seront rendus possibles grâce à une subvention du ministère de la Culture et des Communications du Québec, via le programme Entente en Patrimoine, qui a pris en considération le caractère patrimonial du pont.


Construit en 1893, le pont McVetty-McKenzie, le plus long et dit-on, « le plus beau » pont couvert de l’Estrie, est l’un des rares ouvrages de ce type (dit « Town Simple ») qui subsistent dans la province. Il est actuellement en cours de classement en tant que « bien patrimonial » par le ministère.

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

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