Le 16 avril prochain, les restaurateurs du Centre de conservation du Québec, un organisme du Ministère de la Culture et des Communications qui a pour mission la conservation et la restauration de nos biens culturels et patrimoniaux, seront de passage à East Angus.
Leur visite a but de vérifier et d’évaluer les quatorze toiles du prolifique peintre mascouchois Georges Delfosse (1869-1939) qui illustrent le chemin de croix de l’Église Saint Louis-de-France, localisée dans cette communauté.
Selon les experts, ces toiles sont de très belles signatures. Notons que Delfosse n’a peint que deux chemins de croix : l’un à East Angus; l’autre à la cathédrale Saint Charles Borromée de Joliette.
Les toiles de l’Église Saint-Louis de France, peintes en 1921 sous la commande du Curé Plamondon au coût de 275 $ chacune, avaient engendrées un débat entre le peintre et le curé, ce dernier se plaignant d’une facture trop élevée comparativement aux statues du chœur. Notons qu’à cette époque, le salaire annuel d’un travailleur à l’usine de papier était de 1200 $.
Je tiens ici à saluer entre autres la générosité de notre député fédérale, Mme Marianne Dandurand, de M. François Jacques, notre député provincial, de la municipalité de Westbury, du Club Lions de East Angus, de la FADOQ d’East Angus, de La Paroisse de Saint-François de Laval et de donateurs particuliers de Bury, Cookshire et East Angus.
Étant soucieux de préserver la richesse de nos trésors culturels et en hommage aux citoyens qui ont contribué à leurs acquisitions, à la sueur de leur front, la Fabrique Saint François-de-Laval considère que cette église représente un trésor régional inestimable et qu’il est du devoir des citoyens du Haut-Saint-François de la conserver religieusement, pour les générations futures.
Alain Coulombe est président d’Assemblée de la Fabrique Saint-François-de-Laval

