OPINION | Les médias sociaux: ouverture sur le monde ou isolement contagieux?

par Marc Leduc

Les médias sociaux, Facebook, Instagram, Tik Tok, pour ne nommer que ceux-ci, ont la caractéristique de nous faire voir le monde sous de nombreuses formes, à travers les petits et les grands écrans.
Les utilisateurs des médias sociaux se disent même fiers de faire partie d’une communauté virtuelle.
Le dictionnaire Larousse définit le mot communauté par: État, caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes.


Ce même dictionnaire définit le mot virtuel par: Qui n’est qu’en puissance, qu’en état de simple possibilité.

Il n’y a donc qu’un pas à faire pour dire que ce qui est commun aux médias sociaux est un état de simple possibilité.


Pourtant, publier des photos, envoyer et recevoir des messages, téléverser des vidéos, tout cela est bien réel.

Mais pourquoi alors parle-t-on de communauté « virtuelle »?


L’explication réside dans le mot possibilité. En effet, par l’utilisation des médias sociaux, il n’y a qu’une simple voire mince possibilité que vous tombiez face à face avec un autre utilisateur situé à l’autre bout du monde.


Mis à part les arnaques, malheureusement trop fréquentes, si vous êtes prudents, vous avez l’impression d’être protégé par le filtre du média lui-même, c’est-à-dire cette distance entre vous et le monde.


Ce n’est un secret pour personne que les réseaux de télévision et de radio ont besoin de vous garder à l’écoute le plus souvent et le plus longtemps possible pour attirer des revenus publicitaires.
Il en va de même pour les médias sociaux. C’est un moteur économique appelé l’économie de l’attention.


Cette économie est basée sur un besoin psychologique fondamental associé au système de récompense du cerveau.


Lorsque le cerveau est récompensé, par des « J’aime », des nouveaux amis, des notifications, cela déclenche de la dopamine (communément appelée l’hormone du plaisir) en nous. La recherche constante de cette dopamine encourage à revenir constamment sur la plateforme, ce qui crée la dépendance.


L’économie de l’attention est très compétitive. Par contre, elle est très inégale. Il y a les géants, les plateformes numériques (ex: Facebook, X, Tik Tok, Instagram) et les médias locaux, comme le Journal du Haut St-François et les journaux communautaires québécois et canadiens.


Les plateformes numériques ont pour raison d’être la maximisation des revenus publicitaires par la capture maximale de notre attention. Il en résulte un appauvrissement des médias locaux et un enrichissement des géants.


Saviez-vous qu’il existe une alternative québécoise aux géants du numérique?
La plateforme QLUB est un réseau social mais aussi une suite d’outils et de services offerts sans publicité, spécialement conçu pour la réalité québécoise. À découvrir.


Les compagnies de tabac ont caché pendant de nombreuses années les faits concernant les effets mortels de la cigarette.


À l’aide du numérique, les choses sont un peu plus transparentes mais les concepteurs de nos outils actuels le sont-ils vraiment? Saviez-vous que Steve Jobs, le gourou d’Apple, n’a jamais permis à ses enfants d’utiliser un iPad?

Article précédentArticle suivant
©2026 Journal Le Haut-Saint-François