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Le marché immobilier toujours en hausse

David Frazer. Photo: CAROLYNE WELDON

Par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local
L’inventaire de maisons à vendre ne suffit pas à la demande et les prix demeurent en hausse dans le Haut-Saint-François (HSF) cette année. « Ça reste un marché de vendeurs », affirme le courtier immobilier indépendant David Frazer. M. Frazer cumule 16 ans d’expérience en immobilier. Il cultive un « intérêt particulier » pour les secteurs de Lennoxville, Waterville, Cookshire-Eaton et Bury, qu’il connait comme le fond de sa poche. Il a récemment répondu à nos questions sur les tendances immobilières actuelles, les vieilles maisons patrimoniales et les invasions de coccinelles.

Qui achète des maisons dans le HSF en 2026?
David Frazer : Depuis un bout, c’est un secteur qui est plus recherché. On remarque une belle augmentation dans des villages comme Bury ou Sawyerville, qui auparavant avaient une certaine réputation. On voit un beau changement.


D’abord, je vois beaucoup de jeunes qui travaillent à Sherbrooke. Des jeunes couples, parfois avec des enfants. De nombreux endroits dans le HSF sont à même distance de Sherbrooke que par exemple, Deauville. Mais en même temps, comme on a la quiétude, les gens sont prêts à conduire 10 minutes de plus.


L’autre groupe sont ceux qui cherchent des maisons de campagne. Ce sont des personnes à la retraite, ou pré-retraités qui veulent habiter en campagne après avoir vécu en ville. Ce groupe cherche des maisons sur un chemin de terre, en assez bon état, avec des arbres matures. Ils ont le budget pour acheter. Car dès que la propriété a plus d’un acre, les prix montent en fou!

Une propriété patrimoniale à vendre à Newport. Photo: CAROLYNE WELDON

Ces maisons continueront-elles de coûter de plus en plus cher?
David Frazer : Il faut savoir que depuis qu’on tient des statistiques sur l’immobilier en Estrie, on n’a jamais enregistré de baisse dans le prix de vente moyen d’une propriété résidentielle.


Dans le secteur, on remarque que le prix des propriétés a monté en flèche depuis 2021.


Ces augmentations auraient déjà dû avoir lieu avant cela, selon moi.


Depuis 2026, l’augmentation s’est stabilisée, mais les prix restent à la hausse. En immobilier, ce que l’on observe d’abord, c’est que les délais de vente commencent à augmenter [nombre de jours entre la mise en vente d’une propriété et sa vente finale], ensuite, les prix se stabilisent. Ici, les ventes sont toujours aussi rapides qu’en 2025.

L’âge et le caractère patrimonial des maisons sont-ils des enjeux?
David Frazer : Oui, ça a des impacts. Les gens qui souhaitent rénover trouvent que [les exigences liées à préservation du caractère patrimonial d’une propriété] représentent une restriction. Ceux qui veulent acheter le feront normalement quand même, mais ça introduit une hésitation.


Mais la vente de bâtiments patrimoniaux demeure rare dans le HSF. Ce n’est pas la majorité de ce qui est sur le marché.

Est-ce que la présence de coccinelles doit être déclarées à la vente?
David Frazer : Aussitôt qu’on est en Estrie, il y a des coccinelles, surtout en campagne. On dit que certaines maisons sont plus sujettes aux coccinelles. Les maisons blanches ou pâles notamment, et celles près d’un champ. À la vente, la présence de mouches, de coccinelles ou de souris doit normalement être déclarée. Mais certains vendeurs ne le font pas, considérant que c’est mineur.

Les cas graves demeurent rares dans mon expérience. Des gens de la ville peuvent parfois s’étonner, mais ça fait partie de vivre à la campagne. La question bien entendu, c’est la quantité.

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