Propriétaire de La Cantine à Ascot Corner, Maude Maher continue de cultiver sa passion pour la cuisine et son désir de rassembler les gens autour d’un bon repas. Ce plaisir de cuisiner, c’est entre autres avec sa mère et sa grand-mère qu’elle l’a développé. Ça l’a suivi toute sa vie.
Après un cours en cuisine afin de maîtriser plusieurs techniques, elle enchaîne les expériences de travail dans des cuisines gastronomiques sherbrookoises pendant 5-6 ans. Elle est devenue responsable de cuisine, une belle opportunité pour s’initier à la gestion d’un restaurant.
Puis Maude a voyagé, en gardant en tête le projet d’ouvrir un jour son propre établissement. En revenant de l’un de ses voyages, elle a appris que le restaurant du village était en vente. « Ça a sonné une cloche. Je ne pensais pas que ça serait aussi vite. C’était une belle opportunité. Je ne souhaitais pas nécessairement ouvrir une cantine, mais le côté resto familial, que je pouvais mettre à ma manière et que ce soit le fun, était intéressant », explique la propriétaire. En 2020, La Cantine ouvrait ses portes.
Les valeurs de La Cantine
L’approvisionnement local fait partie des valeurs de Maude. De la viande aux patates en passant par le fromage, elle s’efforce de remplir l’assiette d’aliments qui proviennent de la région.
Maude est aussi assez fière de ce que propose le menu: « J’essaie d’être la plus inventive possible. J’essaie de ne pas trop regarder ailleurs parce que je veux être différente d’ailleurs ». C’est sans aucun doute pour cela que La Cantine a reçu de belles mentions au courant des derniers mois, dont celle de meilleure poutine de l’Estrie. Et puis il y a l’énergie de l’équipe, qui projette une ambiance agréable dès que l’on pousse la porte du restaurant.
Faire des affaires en mode apprentissage
« L’école, c’était pas pour moi. Je suis allée au Cégep et j’ai quitté rapidement. Dans le concret, j’apprends vite. » Et elle a dû apprendre vite puisqu’en 6 ans, le restaurant est passé de 6 à 23 employés. Elle ne cache pas que cela a été parfois difficile: « Il y a eu beaucoup d’ajustements à faire. Mais nous avons toujours eu une belle équipe stable, ce qui est un défi dans le milieu de la restauration. »
Serge Maher, son père, est à ses côtés et l’aide dans différentes tâches depuis les tout débuts. Maude avoue que le fait de bien s’entourer fait partie de la clé du succès. Toute seule, ce serait difficile.
« Ça prend du courage, de la discipline, de la confiance en soi. Il faut être convaincue et convaincante ! La pire affaire en affaires, c’est de penser que tu sais tout. J’ai énormément appris depuis les 6 dernières années. Il faut que je prenne ma place. Mais, la vie passe vite en maudit! J’ai 29 ans. Je n’ai plus les mêmes priorités qu’au début. J’essaie de me prioriser, de me libérer plus de temps. Mon travail est tellement le fun, tellement valorisant. J’apprécie ma situation actuelle », conclut Maude Maher.



