Le ramonage régulier, pour mieux respirer

poele à bois

On recommande souvent de ramoner nos cheminées deux fois par année, dont une fois au milieu de la saison de chauffage. Quand j’ai acheté ma maison en 2012, chauffée à l’époque uniquement au bois, la cheminée n’avait pas été ramonée depuis 12 ans, selon l’ancien propriétaire.


« Je la ramonerais si j’étais toi, » m’avait suggéré sa femme à la suite de cette étonnante déclaration.
Je l’ai ramonée, évidemment.


Elle était presque parfaitement propre.


L’ancien propriétaire, Gérald Goddard, était de toute évidence exceptionnellement doué non seulement dans la gestion de sa cheminée, mais aussi de son poêle, de son bois de chauffage et de son feu.
Malgré son succès, on recommande de ne surtout pas faire comme lui en ce qui a trait au ramonage.
Au contraire, « Faites ramoner votre cheminée au moins une fois par année et selon la qualité et la quantité du bois brûlé », nous avise le Gouvernement du Québec sur sa page Internet dévoué à « Prévenir les risques d’incendie lorsque vous utilisez un foyer ou un poêle à bois ».


« Le ramonage contribue à prévenir les incendies et prévient les intoxications au monoxyde de carbone en permettant une meilleure évacuation de la fumée et des gaz. Il permet aussi d’éliminer la suie et la créosote agrippées aux parois, qui sont très inflammables. »

Les services offerts
Trouver un ramoneur dans le Haut-Saint-François n’est pas chose évidente. Il n’y en a aucun qui annonce dans ce journal. Sur trois ramoneurs inscrits dans le Bottin de services de la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, l’une des rares municipalités, avec Dudswell, à offrir un bottin, deux sont situés à Sherbrooke. Seule l’entreprise Ramonage Karl St-Onge est localisée dans la région, à Saint-Isidore.


Comme beaucoup d’autres propriétaires de la région, fort probablement, je faisais jusqu’à cette année mon propre ramonage. Je montais sur le toit pour le faire, un toit bien en pente. Éventuellement, la tâche compliquée et difficile m’a trop découragé, et je ne procédais au ramonage qu’une seule fois par année. Par conséquent, la cheminée se trouvait plus sale et donc plus dangereuse.


Cet hiver, le bouche-à-oreille m’a fait découvrir le Petit ramoneur de Sherbrooke, qui est passé chez moi lundi dernier. Très sale, m’a-t-il dit.


C’est maintenant très propre, grâce à son bon travail, et je n’ai pas eu à monter sur le toit.
Surtout, la cheminée respire mieux. Et moi, encore plus.

Article précédentArticle suivant
Scott Stevenson
Scott est le directeur du Journal depuis 2024. Originaire du Canton de Hatley, il demeure sur sa ferme à Island Brook depuis 2012.
©2026 Journal Le Haut-Saint-François