La région offre un bon marché pour les pièces d’autos usagées. Aux Pièces d’auto Dumas et fils à Cookshire, c’est Jonathan Dumas, Maxime Roy et Christian Dion, entre autres, qui géraient le comptoir et les téléphones la semaine passée. PHOTO: SCOTT STEVENSON
Une collègue a récemment essayé de remplacer un phare de jour avant sur une Hyundai relativement neuve. Le coût de la pièce : 2700 $. Elle ne l’a pas remplacée.
Mon garage m’a parlé l’année passée d’un remplacement de pièce sur un véhicule d’utilité sport (VUS) aussi assez neuf. Le coût de simplement tout démancher pour accéder à la pièce : 2500 $, sans parler de la pièce même ni du réassemblage.
Voilà une nouvelle tendance, peut-être une nouvelle réalité, dans le marché automobile qui risque d’avoir un impact important sur des régions comme le Haut-Saint-François : le coût des véhicules neufs, ou presque neufs, n’est plus abordable pour beaucoup de citoyens. Nous sommes forcés vers le marché des véhicules d’occasion et des pièces usagées.
Déjà, on compte plus qu’un seul concessionnaire de véhicules neufs dans la région du Haut-Saint-François : Weedon Auto. Après une absence de quelques années, ce concessionnaire est revenu comme client publicitaire dans ce Journal, ce qui démontre, en partie, son intérêt pour la clientèle locale. Tous les autres concessionnaires sont à Coaticook, Lac-Mégantic ou Sherbrooke, ce qui n’est pas très pratique pour l’entretien et la réparation de véhicules encore sous garantie.
Heureusement, nous avons un marché bien pourvu en mécaniciens et en pièces usagées. D’après mon expérience, nos mécaniciens privilégient la recherche de solutions abordables pour leurs clients, plutôt que des prix exorbitants pour des pièces neuves plus ou moins nécessaires, selon le cas.
Ces mécaniciens sont très occupés, par contre, ce qui démontre encore plus l’importance de notre marché d’automobile usagé.
Mais avec un marché plus global en évolution rapide, les acteurs du marché local, incluant ces mécaniciens, doivent réfléchir à la manière dont ils peuvent s’adapter à ces changements et à la réalité économique des consommateurs d’ici, surtout avec le mouvement vers l’électrique.
Il faut trouver des solutions pour ceux qui n’ont pas les moyens d’assumer des dépenses importantes sur des voitures neuves, des pièces et des réparations, qu’il s’agisse de véhicules électriques ou traditionnels.

