Aujourd’hui, c’est le Jour de la Terre, une journée où l’on réfléchit généralement à ce que l’on peut faire pour l’environnement. Adoptons un autre point de vue : que peut faire la nature pour nous ?
Bien des choses, en fait. De plus en plus de recherches menées au cours de la dernière décennie indiquent que le contact avec la nature peut favoriser la santé physique et mentale. Selon le programme « Santé mentale verdoyante » du CIUSSS-Estrie, 9 Canadiens sur 10 se disent plus heureux après avoir passé du temps en nature. Même un bref moment passé en plein air peut constituer un remède efficace contre le stress intense et l’exposition excessive aux écrans dans notre quotidien.
En effet, seulement 20 minutes par jour, ou deux heures par semaine, peuvent mener à des résultats tangibles : réduction de l’anxiété et des émotions négatives, et amélioration de la confiance en soi, du bien-être et du rythme cardiaque. Un chercheur a rapporté que le fait d’être entouré de 10 arbres peut améliorer le sentiment de bien-être autant que recevoir 10 000 $ de plus par an, ou avoir sept ans en moins.
Le guide de « Santé mentale verdoyante » présente quatre façons de se rapprocher de la nature. L’immersion aventureuse consiste en une activité physique en plein air, comme la marche, le yoga, le vélo, le camping ou les sports d’hiver. L’immersion simple est moins exigeante : lecture, pique-nique, dessin, photographie, ou observation des étoiles.
L’exposition quasi-passive comprend pour sa part l’observation des oiseaux depuis sa terrasse, le jardinage, la culture d’herbes aromatiques ou la visite d’une cabane à sucre. Quant à l’exposition simple, il s’agit simplement de s’exposer à la lumière naturelle, d’écouter les sons de la nature, de regarder par la fenêtre ou un tableau dépeignant un paysage, de lire un livre sur la nature, de regarder un documentaire sur la nature, ou même, croyez-le ou non, d’avoir des images de nature comme fond d’écran.
Ces deux dernières méthodes sont très similaires au « bain de forêt » (ou médecine forestière, shinrin-yoku), une pratique japonaise qui consiste à faire de promenades lentes et conscientes en forêt, en mobilisant les cinq sens. En flânant sans but précis, on hume le parfum des arbres, on écoute le chant des oiseaux, et on touche les feuilles. L’idée est d’être attentif et contemplatif, comme pour la méditation. En 1982, le bain de forêt a été intégré au programme national de santé publique du Japon, selon globalwellnessinstitute.org.
La bonne nouvelle, c’est que la nature est abondante et généreuse ici, dans le Haut-Saint-François, pourvu qu’on en prenne soin ! Certains professionnels de la santé mentale prescrivent désormais l’exposition à la nature (une « ordonnance de parc »), indique l’Association canadienne de psychologie. Mais après tout, c’est quelque chose que nous pouvons nous prescrire nous-mêmes !


