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OPINION | Tendre vers le zéro déchet : utopique ou réaliste ?

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Lors d’une visite à l’écocentre/site d’enfouissement de Bury, je suis témoin d’une scène que je savais exister, mais qui m’apparaît surréaliste. Des béliers mécaniques poussent les déchets accumulés sur le site d’enfouissement, comme s’il s’agissait de niveler les matériaux d’une route en construction.
Depuis ce temps, je me sens mal à chaque fois que je jette quelque chose qui ne se recycle pas ou ne composte pas.

Les sept R
De plus en plus de gens tentent d’adopter le mode de vie zéro déchet. Utopique ou réaliste ?
Tendre vers le Zéro Déchet s’appuie sur sept mots qui commencent par R :

Refuser
« En ai-je vraiment besoin ? »
L’effort de se refuser à soi-même, se refuser ce dont nous n’avons pas besoin.

Réduire
Réduire notre consommation : l’eau (est-ce vraiment important que ma pelouse soit plus verte que le voisin ?), l’essence (mon coupe-herbe ou ma scie à chaîne sont beaucoup plus performants à l’essence, mais recharger une batterie, est-ce la fin du monde ?).

Réparer
Combien de fois nous sommes-nous fait dire : « Achètes-en donc un neuf ? » ou « Oui, mais ça coûte aussi cher de réparer que d’acheter neuf ». Mais savez-vous ce que ça coûte à la société d’opérer un site d’enfouissement ?

Réutiliser
De nombreux trucs et idées pour réutiliser des objets existent. Vous pouvez vous abreuver de YouTube ou de magazines pour en trouver.

Recycler (composter/valoriser)
La MRC du Haut Saint-François a son Plan de gestion des matières résiduelles.
Une régie dont la mission est de détourner le plus de matières possible de l’enfouissement.
Pensons-y lorsque l’on sera tenté de jeter au lieu de recycler ou composter.
Cette gestion commence avec nous-mêmes.

Réinventer
Réinventer notre façon de vivre pour la rendre plus écoresponsable. Un défi constant.

Revendiquer
Revendiquer un changement. Exemple : demander à notre épicerie d’offrir plus de produits en vrac.
En conclusion, le dilemme et l’espoir Je vous avoue, j’ai développé une aversion à jeter des objets qui, s’ils ne sont pas recyclés, se retrouveront au dépotoir.


Je fais cependant face à un dilemme. Je n’ose pas jeter, mais j’ai peur de verser dans le « Conserver au cas où ».


Tendre vers le zéro déchet m’apparaît alors utopique.


Mais lorsque je réfléchis à la source de mon dilemme, je reprends espoir et je me dis que c’est réaliste à partir du moment où je consomme moins.

Marc Leduc est résident de Lingwick et ingénieur à la retraite.

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