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Ne coupez pas ce nerprun : Trouver des espèces capables de supplanter l’envahisseur

Recherchez les feuilles luisantes et les boutons floraux, comme illustré au printemps, et les baies rouges à noires de la taille d’un pois à l’automne. PHOTO : John Mackley.

Les ingénieurs forestiers locaux recensent actuellement les arbres et arbustes susceptibles de concurrencer le nerprun envahissant, qui menace les forêts du Haut-Saint-François.


À Cookshire-Eaton, Ascot Corner et Bury, des experts expérimentent différentes combinaisons de cultures de couverture indigènes (herbes et arbustes) afin de déterminer quelles espèces végétales locales sont les plus efficaces pour lutter contre le nerprun à l’échelle d’une exploitation forestière commerciale. Fétuques, graminées, trèfles et ivraie vivace («ray grass» anglais) figurent parmi les espèces testées. Les chercheurs ont également planté des feuillus indigènes, tels le peuplier, le chêne rouge et d’autres arbres d’ombrage, ainsi que des arbustes indigènes locaux, dans d’autres zones expérimentales.


À Johnville, l’arrachage régulier des jeunes plants de nerprun est également testé pour son efficacité à long terme. Selon les experts, les résultats préliminaires sont encourageants pour plusieurs de ces méthodes, mais d’autres recherches de terrain sont requises pour atteindre la certitude scientifique.


Le problème est que le nerprun pousse plus vite en plein soleil que les jeunes arbres, les privant ainsi de lumière. Ses racines modifient également la composition du sol, inhibant la germination et la croissance des arbres indigènes. Les arbustes abritent des pucerons ravageurs. La décomposition des feuilles produit de l’émodine, un composé toxique pour les amphibiens. Le nerprun se propage rapidement ; les oiseaux consomment ses baies et disséminent ses graines au loin.

Importé d’Europe, « le nerprun envahissant menace l’ensemble des écosystèmes forestiers d’Amérique du Nord », affirme Marie-Josée Martel, ingénieure forestière à l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. Cela vaut tant pour la variété luisante présente dans les Cantons-de-l’Est que pour la variété commune que l’on trouve ailleurs au Canada et aux États-Unis.
L’Agence et le Groupement forestier des Cantons ont tous deux des bureaux à Cookshire et mènent des essais sur le terrain afin de déterminer comment maîtriser cette menace. Il s’agit d’un engagement à long terme qui exige du temps, de l’énergie et de la recherche. « Il n’y a pas de solution miracle », prévient Mme Martel. Confirmant la présence de cette plante envahissante chez moi, Martel m’a avertie : « Ne coupez surtout pas le nerprun sans connaître la méthode et le moment opportuns. Il ne fera que se propager et revenir plus vigoureux ! » Toute personne possédant un terrain dans la région devrait vérifier la présence de nerprun, même s’il ne se limite qu’à une mince bande de verdure autour d’une maison ou d’un chalet. Martel conseille aux propriétaires qui découvrent un arbuste suspect sur leur propriété de le faire identifier, puis de suivre les instructions du guide local Nerprun luisant : Guide de gestion pour les propriétaires forestiers, afin d’éradiquer la plante efficacement et en toute sécurité.

« Nous devons tous faire notre part », a-t-elle conclu.

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John Mackley
John volunteers for the Bury Historical and Heritage Society, Bury's IMAGE, and the Townships Sun magazine. John est bénévole pour la Société d'histoire et du patrimoine de Bury, l'IMAGE de Bury et le magazine Townships Sun.

 

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