John Mackley

John Mackley

John volunteers for the Bury Historical and Heritage Society, Bury's IMAGE, and the Townships Sun magazine. John est bénévole pour la Société d'histoire et du patrimoine de Bury, l'IMAGE de Bury et le magazine Townships Sun.

Nouveau système de « paiement à l’usage » pour les fosses septiques

La municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François a mis en place ce qu’elle décrit comme un nouveau système de taxation « plus équitable » pour l’inspection et le nettoyage des fosses septiques.


Le modèle « utilisateur-payeur » s’applique à tous les systèmes résidentiels de gestion des eaux usées. Un montant de 22,33 $ par fosse figure sur le compte de taxe de chaque propriétaire. Ce montant sert à couvrir les frais administratifs et les coûts liés à la mesure des fosses septiques. Les frais de vidange des fosses ne seront facturés que lorsque ce service sera fourni.

Systèmes conventionnels
Seules les fosses septiques conventionnelles équipées d’un champ d’épuration feront l’objet d’une mesure. Les propriétaires qui entretiennent correctement leur installation et dont les fosses nécessitent des vidanges moins fréquentes pourront réduire leurs coûts.


Le nouveau système supprime l’ancien système de paiement à « répartition uniforme », qui obligeait tous les propriétaires à partager à parts égales le coût de l’ensemble des vidanges annuelles des fosses septiques de la région, quelle que soit leur consommation individuelle.


Les installations qui ont été vidangées l’année précédente ne feront pas l’objet d’une mesure.


Les inspecteurs mesurent les niveaux de boues et d’écume des fosses septiques d’avril à novembre. Les fosses ne seront vidangées que si le niveau de boues atteint 30 cm ou plus, ou si la couche d’écume atteint 12 cm ou plus. Le calendrier des mesures est disponible sur le site web de la MRC, à l’adresse mrchsf.com.


Lorsqu’une mesure indique qu’une fosse septique est prête à être vidangée, ou à la demande du propriétaire, un entrepreneur spécialisé est envoyé au domicile concerné. L’entrepreneur facture la MRC, qui transmet la facture à la municipalité. Celle-ci facture ensuite le propriétaire.


Ce système garantit que seules les fosses septiques pleines seront vidangées et réduit par le fait même l’utilisation des camions. Cette pratique contribuera à réduire l’empreinte carbone des opérations de vidange pour l’ensemble de la MRC.
Pour 2026, le coût est de 251,97 $ par vidange (taxes comprises), quels que soient le type ou la capacité de la fosse.

Réservoirs étanches
Les réservoirs plus modernes, entièrement étanches, destinés à retenir les eaux usées sans champ d’épuration, sont totalement exclus du régime municipal de mesure et de vidange de la MRC. Il incombe donc aux propriétaires de surveiller le niveau de leur installation. Pour bénéficier du tarif préférentiel, ils doivent contacter la MRC lorsqu’une vidange est nécessaire. Comme ces réservoirs ne disposent pas de champs d’épuration pour évacuer et absorber les débordements, il est important que les propriétaires surveillent régulièrement leur installation. Dans certains cas, ils peuvent être amenés à le vérifier quotidiennement afin d’éviter tout refoulement d’eaux usées non traitées dans la maison.

Préparation à la mesure ou à la vidange
Avant toute mesure ou vidange prévue, tous les propriétaires doivent s’assurer que l’accès à la fosse septique est libre et dégagé. Les couvercles doivent pouvoir être ouverts sans difficulté par une seule personne. S’ils sont trop lourds pour une seule personne, le propriétaire doit les ouvrir à l’avance. Le camion de vidange doit pouvoir accéder à moins de 200 pieds de la fosse septique.

Pas d’intervention si la structure est sécuritaire et les taxes sont payées

Une belle abondonnée du Haut-Saint-François. PHOTO : JOHN MACKLEY.

par John Mackley
Depuis des années, des rumeurs selon lesquelles le gouvernement pourrait saisir nos vieux bâtiments ou notre droit de leur apporter des modifications circulent. Mais qu’en est-il vraiment?


Selon la MRC du Haut-Saint-François, tant que les taxes foncières et scolaires sont payées en totalité et à temps, la MRC ou la municipalité n’interviendra que si un bâtiment représente un danger pour la sécurité publique, comme par exemple un risque d’incendie ou d’effondrement.


Si un bâtiment n’est pas utilisé, il doit être dûment verrouillé ou sécurisé afin d’empêcher tout accès non autorisé.


Si un propriétaire ne remédie pas à une situation problématique qui lui aurait été signifiée, la municipalité peut ordonner que des travaux soient effectués par des entrepreneurs, et les frais lui seront facturés.


Ceci s’applique aux structures construites avant 1940, à celles inscrites à l’Inventaire des bâtiments patrimoniaux de la MRC et aux bâtiments plus récents.


Dans le pire des cas, une propriété peut être vendue aux enchères pour défaut de paiement de taxes foncières. Chaque année en septembre, la MRC publie la liste des propriétés à vendre et la date de l’enchère sur son site Web ainsi qu’à deux reprises dans le Journal. Le paiement intégral des taxes avant l’enchère permettra de retirer la propriété de la vente.


Si un propriétaire est incapable de payer ses taxes foncières ou scolaires à l’échéance, le site Web de la MRC recommande de communiquer avec la MRC ou sa municipalité à l’avance pour établir des modalités de paiement.

Nouveaux règlements
Depuis le 18 mars dernier, les propriétaires doivent se conformer aux nouveaux règlements concernant la démolition, l’occupation et l’entretien des bâtiments sur leur terrain, explique Chloë Southam, agente de développement en patrimoine immobilier à la MRC.


Ces règlements, adoptés en 2023 par toutes les municipalités de la MRC, confèrent de nouveaux pouvoirs et responsabilités aux comités régionaux du patrimoine (CRP), en collaboration avec les municipalités relevant de leur compétence. Ce rôle était auparavant du ressort du gouvernement du Québec.


Les CRP sont chargés d’inventorier tous les bâtiments construits avant 1940 sur leur territoire et d’en déterminer la valeur patrimoniale. Ces mesures donnent aux municipalités et au CRP le pouvoir de désigner toute structure comme édifice patrimonial protégé et d’empêcher la modification, la rénovation ou la démolition de tout bâtiment patrimonial situé sur leur territoire. De plus, le CRP peut révoquer tout permis de démolition accordé antérieurement et veille au respect des permis délivrés par les municipalités.

Ne coupez pas ce nerprun : Trouver des espèces capables de supplanter l’envahisseur

Recherchez les feuilles luisantes et les boutons floraux, comme illustré au printemps, et les baies rouges à noires de la taille d’un pois à l’automne. PHOTO : John Mackley.

Les ingénieurs forestiers locaux recensent actuellement les arbres et arbustes susceptibles de concurrencer le nerprun envahissant, qui menace les forêts du Haut-Saint-François.


À Cookshire-Eaton, Ascot Corner et Bury, des experts expérimentent différentes combinaisons de cultures de couverture indigènes (herbes et arbustes) afin de déterminer quelles espèces végétales locales sont les plus efficaces pour lutter contre le nerprun à l’échelle d’une exploitation forestière commerciale. Fétuques, graminées, trèfles et ivraie vivace («ray grass» anglais) figurent parmi les espèces testées. Les chercheurs ont également planté des feuillus indigènes, tels le peuplier, le chêne rouge et d’autres arbres d’ombrage, ainsi que des arbustes indigènes locaux, dans d’autres zones expérimentales.


À Johnville, l’arrachage régulier des jeunes plants de nerprun est également testé pour son efficacité à long terme. Selon les experts, les résultats préliminaires sont encourageants pour plusieurs de ces méthodes, mais d’autres recherches de terrain sont requises pour atteindre la certitude scientifique.


Le problème est que le nerprun pousse plus vite en plein soleil que les jeunes arbres, les privant ainsi de lumière. Ses racines modifient également la composition du sol, inhibant la germination et la croissance des arbres indigènes. Les arbustes abritent des pucerons ravageurs. La décomposition des feuilles produit de l’émodine, un composé toxique pour les amphibiens. Le nerprun se propage rapidement ; les oiseaux consomment ses baies et disséminent ses graines au loin.

Importé d’Europe, « le nerprun envahissant menace l’ensemble des écosystèmes forestiers d’Amérique du Nord », affirme Marie-Josée Martel, ingénieure forestière à l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. Cela vaut tant pour la variété luisante présente dans les Cantons-de-l’Est que pour la variété commune que l’on trouve ailleurs au Canada et aux États-Unis.
L’Agence et le Groupement forestier des Cantons ont tous deux des bureaux à Cookshire et mènent des essais sur le terrain afin de déterminer comment maîtriser cette menace. Il s’agit d’un engagement à long terme qui exige du temps, de l’énergie et de la recherche. « Il n’y a pas de solution miracle », prévient Mme Martel. Confirmant la présence de cette plante envahissante chez moi, Martel m’a avertie : « Ne coupez surtout pas le nerprun sans connaître la méthode et le moment opportuns. Il ne fera que se propager et revenir plus vigoureux ! » Toute personne possédant un terrain dans la région devrait vérifier la présence de nerprun, même s’il ne se limite qu’à une mince bande de verdure autour d’une maison ou d’un chalet. Martel conseille aux propriétaires qui découvrent un arbuste suspect sur leur propriété de le faire identifier, puis de suivre les instructions du guide local Nerprun luisant : Guide de gestion pour les propriétaires forestiers, afin d’éradiquer la plante efficacement et en toute sécurité.

« Nous devons tous faire notre part », a-t-elle conclu.

Qui cultive vraiment notre nourriture et nos sapins ?

Au début des années 1990, j’ai trouvé un emploi dans une entreprise locale de sapins de Noël. Le premier jour, j’ai rencontré l’équipe, assis à l’arrière d’une camionnette. Nous étions environ une douzaine.


À part le chef d’équipe et un autre jeune homme, j’étais le seul Canadien.
Si je me souviens bien, José et Juan étaient mexicains et Carlos disait être hondurien. Les autres venaient du Guatemala. Certains disaient que c’était leur premier voyage au Canada. Ils appréhendaient les hivers réputés rigoureux du Québec.


Quand la conversation portait sur la famille, des photos froissées sortaient de leurs poches ou de leurs portefeuilles, précieusement gardées contre leur cœur.


Ils parlaient de leurs jeunes épouses qui peinaient à subvenir aux besoins de leurs enfants avec les maigres salaires qu’ils pouvaient leur envoyer chaque mois. Leurs yeux pétillaient lorsqu’ils nommaient leurs enfants, mais leurs visages s’assombrissaient lorsqu’ils évoquaient les difficultés de leurs familles.
La deuxième semaine, notre travail fut interrompu par d’importantes chutes de neige en novembre. Nous, quelques Québécois, avons montré aux nouveaux arrivants comment rentrer le bas de leur pantalon dans leurs chaussettes et bien fermer le bas de leur combinaison pour empêcher la neige de pénétrer dans leurs bottes. Traîner des épinettes de Norvège enneigées à travers la neige profonde jusqu’à l’emballeuse était une véritable épreuve.


Nous cultivions des sapins de Noël à l’époque ; aujourd’hui, les quelque 900 exploitations agricoles implantées dans le Haut-Saint-François couvrent une vaste superficie de plus de 23 000 hectares de terres agricoles, soit environ 83 % du territoire. Environ 21 500 travailleurs migrants travaillent dans les exploitations agricoles de la région.


Le syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC Canada), a indiqué qu’en 2025, « les travailleurs agricoles migrants sont l’épine dorsale du système alimentaire canadien. Des semis à la taille, en passant par la récolte et l’emballage, dans les fermes, les serres et les pépinières, des dizaines de milliers de personnes assurent la sécurité alimentaire nationale. Pourtant, malgré leur rôle essentiel, ils demeurent parmi les plus précaires, exclus de la pleine protection du droit du travail, dépendants de permis spécifiques à chaque employeur et souvent incapables de s’exprimer sans risquer leur emploi ou leur statut. »


L’agriculture a besoin d’une main-d’œuvre fiable et travaillante. Or, nous connaissons une pénurie chronique de main-d’œuvre dans les fermes, en partie parce que les diplômés du secondaire optent pour des emplois mieux rémunérés.


Les gouvernements subissent des pressions pour resserrer les restrictions à l’entrée des travailleurs étrangers au Canada et assouplir les exigences imposées aux employeurs en matière de logement, de transport, de conditions de travail sécuritaires et de soins de santé.


Dans les années 1990, mon seul collègue canadien ne s’est pas présenté après la première journée passée à patauger dans la neige épaisse. Le reste de l’équipe a persévéré, sans se décourager, dans la bonne humeur et avec le sourire. Quand je leur ai demandé pourquoi ils étaient si heureux, ils m’ont répondu que dès que le dernier sapin de Noël serait chargé dans le camion, ils rentreraient chez eux pour les fêtes, auprès de leurs femmes et de leurs enfants.

Temps des sucres 2026: une année supérieure à la moyenne

Denis Fortier et Pierre Dominique Savard de La Veille Cabane Érablière. PHOTO : John Mackley.

Un hiver exceptionnellement froid a considérablement retardé le début de la saison de l’érable. Cependant, des acériculteurs ingénieux comme Praxède Lévesque Lapointe de la Ferme Delapointe à Bury ont su tirer profit de ce retard.


« Cette année comme c’était froid, nous avons réussi à entailler tous les érables avant que la premiere coulée commence. De plus, l’eau était sucrée alors bonne nouvelle », explique-t-elle.
D’autres producteurs ont indiqué que lorsque l’eau d’érable coulait, elle coulait « en masse », ne laissant que peu de temps pour dormir.


Denis Fortier et Pierre Dominique Savard de l’érablière La Vieille Cabane à Saint-Isidore-de-Clifton, ainsi que Jamie Coates de l’Érablière Coates à Bury, ont confirmé que l’eau d’érable contenait un pourcentage de sucre élevé cette année. Cela leur a permis de produire plus de sirop et d’autres produits avec moins d’eau, en moins de temps et avec moins de combustible. De l’avis général des personnes que j’ai rencontrées, malgré les difficultés, 2026 s’annonce comme une année acéricole supérieure à la moyenne.


Parcourir le Haut-Saint-François pour visiter ne serait-ce que quelques-uns des nombreux producteurs d’érable et cabanes à sucre s’est révélé être l’un des défis les plus doux que je n’aie jamais relevés.
Le nombre et la variété des établissements m’ont stupéfié. Le site web de la MRC recense plus de 100 producteurs «agroalimentaires » sur le territoire du Haut-Saint-François. On ne dispose pas d’un décompte précis du nombre d’entre eux impliqués dans la production acéricole, mais bon nombre d’entre eux le sont, sans compter les cabanes à sucre privées.


Il existe de nombreuses méthodes de production de sirop d’érable. J’ai visité de petites exploitations familiales avec une petite érablière et des méthodes traditionnelles de récolte, d’entaille et de transport de l’eau d’érable. Souvent, un évaporateur artisanal est installé dans une cabane à sucre centenaire en pleine forêt. À l’opposé, on trouve de nouvelles exploitations industrielles avec des milliers d’érables, des kilomètres de canalisations modernes d’entaille et des méthodes industrielles de production et d’emballage. Il est illogique de les mettre tous dans le même panier.


J’ai beaucoup apprécié rencontrer les producteurs à Marbleton, Scotstown, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et dans de nombreux autres endroits. J’avoue avoir particulièrement apprécié de me replonger dans l’atmosphère d’une authentique cabane à sucre québécoise traditionnelle du siècle dernier, avec ses odeurs et ses sensations caractéristiques.


Le Haut-Saint-François s’étend sur environ 2 300 km² et son altitude varie de 147 mètres près de l’école secondaire régionale Alexander Galt jusqu’à 1 110 mètres au sommet du mont Mégantic. Cette grande amplitude altitudinale, combinée à une géographie variée, engendre d’importantes variations climatiques locales, ce qui représente un défi pour les producteurs acéricoles. Certaines parties de leurs érablières seront enneigées plus longtemps, tandis que d’autres recevront un ensoleillement plus direct, ce qui influe sur les arbres et la circulation de l’eau d’érable.

ARTS ET CULTURE | La vie est un cabaret !

Les soirées d’été du paisible village de Bury s’apprêtent à s’animer au son de la musique et des chants avec le lancement des Cabarets de Bury, une série de cinq spectacles qui se dérouleront à la chapelle historique Mackenzie.


Construite à l’origine à Gould Station en 1910, la chapelle a été déplacée et rattachée à l’Église unie de Bury en 1958. L’ensemble abrite aujourd’hui le Centre culturel de l’Église unie de Bury.
Les Bury Cabarets sont une initiative d’une petite équipe composée de Chloé Fortier, Étienne Leclerc et Ève Bossé. Tous trois sont impliqués dans le Centre culturel depuis sa relance en 2024. Les Cabarets constituent leur projet principal.


« Nous avons l’ambition d’en faire un ancrage culturel pour les gens du Haut. Je suis d’avis que la formule « micro ouvert » nous distingue en agissant comme une tribune pour la culture vivante. Prendre le micro, c’est à la fois vulnérabilisant et libérateur. Aussi, la magie du micro ouvert est de nous permettre de voir nos voisins autrement », explique Ève Bossé.

« On veut que les gens vivent des moments de tendre connivence, mais aussi que ce soit un lieu de découvertes musicales et de fête, le tout dans notre beau cœur villageois ! On a travaillé fort sur la programmation 2026 pour rassembler des artistes inspirants, aux univers variés qui pourront plaire à un large public, mais aussi ouvrir les horizons. »


Le premier spectacle de la saison 2026 est prévu le 1er mai. Selon Mme Bossé : « The Pudding chômeur, c’est deux chanteurs chaleureux aux harmonies déchirantes qui mélangent le country traditionnel et moderne dans un pudding savoureux qui fera fondre les visages en sourires. The Pudding Chômeur utilise la musique country pour aborder les problèmes de notre époque, ils affichent fièrement leurs convictions politiques et n’ont pas peur de s’affirmer. »


Le 5 juin, Georges Ouel sera présenté. « George manie les mots avec aisance et sa musique rappelle les classiques d’autrefois, avec sa poésie dense et singulière et ses rythmes de valse. Accompagné de sa guitare et un violoncelle. »


Les Cabarets de Bury sont portés par trois résidents de Bury aux compétences complémentaires qui souhaitent contribuer au développement de la vie communautaire et culturelle du village et de la région.


Ève Bossé a étudié la gestion et les technologies agricoles, ainsi que la littérature. Chloé Fortier est auteure-compositrice-interprète (N0rth). Elle a étudié la mise en scène. Étienne Leclerc est musicien professionnel. Il a étudié la gestion d’organisations culturelles à HEC Montréal.

The sweet taste of spring

Well before the beginning of “official” spring on March 21, the rapidly warming sun climbs higher in the sky each day. As the daytime temperatures rise above the freezing point and the night returns to a deep-freeze, the maple trees begin to wake up and sugaring season is upon us!


For a few years in the early 1980s, I could not resist the temptation to try my hand at making maple syrup. I did not have a significant maple grove, but I hoped the two dozen sizable trees would do perfectly for my first experiment.


I had a collection of antique cast iron maple taps, and I selected an appropriate drill bit for my hand brace to drill the tap holes.


I had collected 24 or 25 extra large plastic margarine tubs, poked small holes just under the rim but far enough from the edge to securely support the container of sap. I fastened the plastic lids on the containers leaving a small opening for the sweet sap to drip into the tub.


On good days, I found I needed to make the rounds of my taps twice. I had two five-gallon pails secured to my sled to collect the sap.
I improvised a wood-burning evaporator, using an overturned ten gallon metal pail and a five gallon enamel canning pot. I set it up in the front vegetable garden well away from the spruce trees near the house.


I topped off the pot with clear maple sap that looked to me like plain water, and set the fire ablaze. The makeshift stove was neither large nor efficient. Even with a crooked six-foot tin stovepipe attached, it produced more smoke and fly ash than heat


Hour upon hour I fed small scraps of hardwood into the little stove. The largest piece of wood that would fit was the size of two fists placed side-by-side.


The steaming sap never actually boiled, to my knowledge, even with the blaze threatening to burn the galvanizing off the stove pipes.


As the sap reduced down over a four-day period, I was able to slowly add most of the new sap that I kept in covered plastic pails buried in a snow bank on the shady side of the barn.


By the morning of the fifth day, the contents of the pot roiled (not the same as boiled) above the still roaring flames. I dipped a long-handled spoon into the dark liquid to discover, to my surprise, that it did not appear dark simply because it was contained in a dark-blue enamel pot. The liquid had a hue not unlike molasses, although not yet the thickness of syrup. When I laid the spoon on top of the snow to let it cool, it did seem to be thicker than blood, which they claim is thicker than water.


The taste was intensely maple flavoured, balanced with overtones of hardwood smoke, nuanced echoes of spruce tannin, with fine notes of wood ash.


By that evening it had actually thickened sufficiently to legitimately be definable as “syrup.” It nearly filled a one-pint canning jar, black as coal tar, yet sweet as rock candy.


As I recall, it gave us about three meals, poured greedily over pancakes, sausages, and scrambled eggs.

Séance du conseil I, SS

Démissions à Cookshire-Eaton

Le conseil municipal de la Ville de Cookshire-Eaton en décembre dernier, avec l’ancienne conseillère Nancy Laliberté à gauche. Photo : Scott stevenson.

La démission de la conseillère municipale de Cookshire-Eaton, Nancy Laliberté, a été annoncée lors de la séance du conseil du 12 janvier, en même temps que celle du directeur des travaux publics, Charles Gauthier. Élue en novembre, Mme Laliberté représentait le secteur de Johnville à Cookshire-Eaton.
Un employé municipal a indiqué qu’une élection partielle était envisagée pour le mois de février, mais aucune date n’a encore été fixée.


Lors de plusieurs entrevues accordées aux médias après sa démission, Mme Laliberté a critiqué la gestion des affaires à Cookshire-Eaton depuis les élections de novembre.


S’adressant à Ariane Aubert Bonn du journal La Tribune, Mme Laliberté a déclaré qu’elle se sentait mal à l’aise dans son rôle de conseillère municipale. Elle a affirmé n’avoir pas reçu de réponses satisfaisantes aux questions qu’elle considérait comme légitimes et qu’elle avait posées au conseil et au bureau du maire. Elle a dénoncé un manque de transparence de la part de la municipalité, notamment son incapacité persistante à fournir aux conseillers des documents importants en temps opportun.
Les tensions à l’Hôtel de ville de Cookshire-Eaton se sont exacerbées à la suite d’élections automnales marquées par des allégations de changements non annoncés de bureaux de vote, de retards dans la distribution des trousses électorales, de doutes quant à l’éligibilité d’un candidat et d’une transition difficile vers une nouvelle administration.


Depuis le début de l’année, a déclaré Mme Laliberté, la situation à l’Hôtel de ville n’a cessé de se détériorer, au point qu’une plainte officielle a été déposée auprès de la Commission des affaires municipales du Québec, chargée de veiller à la bonne administration des villes et municipalités du Québec.


Les appels téléphoniques du Journal à la mairie de Cookshire-Eaton sont restés sans réponse.

L’encan d’Eaton Corner transféré à Danville

Un incendie dévastateur, survenu un après-midi ensoleillé en septembre dernier dans la grange de la Sawyerville Auction Inc. à Eaton Corner, a laissé la communauté agricole de notre région en quête de services de vente aux enchères de bétail. À l’avenir, les agriculteurs du Haut-Saint-François devront accéder aux enchères de bétail à Danville.


Lors de sa séance ordinaire du 8 décembre, le conseil municipal de Cookshire-Eaton a exercé son droit de préemption, donnant à la municipalité la priorité sur l’achat de la propriété. Il prévoit la possibilité d’un développement résidentiel sur le site, mais surtout, « on ne veut pas que ça se vend et qu’il n’y a jamais rien qui se passe là », a déclaré la mairesse Daphné Raymond.


La cause de l’incendie n’a pas été déterminée, bien que la Sûreté du Québec ait écarté un incendie criminel dès le début de l’enquête. L’incendie a totalement détruit les installations d’élevage Lafaille & Fils, où la famille Lafaille a commencé à organiser des ventes aux enchères en 1968.


Selon André Tessier, président des Producteurs de bovins de l’Estrie, cette nouvelle est tout sauf encourageante pour le secteur, tant au niveau régional que provincial.


« Pour la saison 2025-2026 seulement, entre 18 000 et 20 000 veaux nourriciers devaient passer par le marché », a-t-il déclaré dans une interview à Radio-Canada. « Chaque semaine, Lafaille & Fils vendait également plus d’une centaine de vaches et tout autant de veaux laitiers lors de la vente aux enchères de Sawyerville. »


Une vente aux enchères spécialisée de veaux nourriciers destinés aux parcs d’engraissement était programmée toutes les deux semaines chaque automne. Au moment de l’incendie, la saison actuelle des ventes venait de commencer. Tessier a noté que les veaux ne cessent pas de pousser et n’ont pas besoin d’être vendus.


Après de longues consultations avec la coopérative des Producteurs de bovins, les administrateurs de Sawyerville Auction Inc. prirent la difficile décision de ne pas reconstruire. Des plans de contingence ont dû être élaborés pour répondre aux besoins pressants des éleveurs régionaux.
L’entreprise Réseau Encans Québec a pris en charge la gestion des enchères régionales à compter du 11 novembre 2025.


« L’horaire et les conditions des ventes aux enchères demeurent inchangés à Danville, tous les mardis pour les bovins de réforme et les veaux laitiers, et comme précédemment établi pour les veaux d’engraissement », a annoncé Sawyerville Auction Inc. sur son site Web. « La vente aux enchères de Coaticook, qui sert de point de collecte, demeure accessible aux mêmes conditions. »
On peut joindre Réseau Encans Québec au 819-875-3577 ou au 819-839-2781.

Détour dans le centre-ville de Sawyerville

Texte et photos par John Mackley

Les lutins du Père Noël se sont rassemblés au centre-ville de Sawyerville le dimanche 4 janvier après-midi. Ils ont apporté des camions-bennes, des pelleteuses et du matériel de réparation routière afin de réparer une « vanne défectueuse sur une conduite d’eau principale », selon le chef d’équipe Lynn Labbé. « Le froid extrême et le passage incessant des poids lourds mettent à rude épreuve les canalisations et les installations de la conduite d’eau enterrées sous la chaussée ».
Une portion de chaussée de la taille de quatre camions-bennes a été enlevée et un trou d’un mètre de profondeur a été creusé pour effectuer la réparation.


Une déviation a été mise en place au coin du chemin Clifton (route 253) et du chemin Randboro (route 210), devant le magasin Dépanneur C.P.L. La circulation n’a pas été fortement perturbée car la déviation empruntait les rues du village. Les réparations devaient être terminées avant la tombée de la nuit.

Un accident impliquant plusieurs véhicules à Bury fait un mort

Texte et photo : John Mackley 

Une femme de 66 ans a perdu la vie dans un accident impliquant plusieurs véhicules, dont un autobus scolaire, survenu sur la route 108 à Bury le mercredi 17 décembre. Un homme octogénaire se trouve toujours dans un état critique, tandis que six autres personnes ont subi des blessures mineures. 

L’accident s’est produit près de West Kieth, à proximité de l’intersection du chemin Card et de la route 108. L’appel d’urgence signalant l’accident a été reçu vers 15 h 30. 

L’accident a débuté par une collision frontale entre une minifourgonnette et une camionnette. « La camionnette a quitté sa voie pour des raisons encore indéterminées. Elle est entrée en collision avec un véhicule qui circulait en sens inverse », a expliqué Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), au journaliste Tommy Brochu de La Tribune. « Par la suite, d’autres véhicules ont été impliqués, directement ou indirectement. L’impact initial a sans aucun doute été le plus violent. » 

L’autobus scolaire ne transportait pas d’élèves au moment de l’accident, et le conducteur s’en est sorti indemne. 

Plusieurs autres personnes ont été grièvement blessées dans l’accident, en plus de la femme décédée, selon Jérôme Roy de Radio-Canada. 

« Quatre personnes à bord des deux véhicules impliqués dans la collision frontale initiale ont subi des blessures plus graves. Elles ont été grièvement blessées et transportées à l’hôpital, où une femme de 66 ans a malheureusement succombé à ses blessures », a déclaré la porte-parole de la police, Camille Savoie. 

Plusieurs ambulances ont été nécessaires pour transporter les victimes vers les hôpitaux de Sherbrooke. 

Démolition parc Birchton

Parc Birchton : Fin de la neuvième manche, bases pleines

Démontage des installations du parc. PHOTO : Annie Deblois

L’avenir du terrain de baseball et de l’aire de loisirs de Birchton est devenu plus prometteur la semaine dernière.


Une résolution a été adoptée à la séance du conseil du 8 décembre « pour annuler la modification du zonage du parc Birchton afin qu’il demeure un espace public », comme décrit par Françoise Ruel, greffière de la ville de Cookshire-Eaton, lors de la réunion.


« C’est quoi qui se passe vraiment? On met un timeout? », a demandé le résident de Birchton, Steven Marquis, lors de la période de questions.


« Oui. Il n’y a rien qui bouge là-dessous comme c’est là » a répondu la mairesse, Daphné Raymond.
Ce sujet avait déjà été abordé lors d’une réunion publique en octobre, avant les élections municipales, organisée par Lynn Rothney, Annie Deblois et une vingtaine d’autres résidents de Birchton. Ils avaient rencontré les candidats à la mairie de Cookshire-Eaton, Daphné Raymond et Marc Turcotte.
Interrogés sur leur position concernant la restauration et la préservation du parc pour le public, les deux candidats se sont montrés favorables, mais n’ont pris aucun engagement, ont indiqué M. Rothney et Mme Deblois.


Les derniers ont souligné que les décisions municipales prises ces dernières années menaçaient clairement son existence.


Au début des années 1970, ont-ils précisé, Birchton possédait un petit parc de village à l’emplacement actuel du garage de M. Rothney. Lorsque le ministère des Transports du Québec a transformé la route 27A en l’actuelle route 210, les équipes de travaux publics ont traversé le parc très apprécié, rendant les deux portions restantes inutilisables.


Afin que la communauté dispose d’un espace suffisant pour un parc municipal multifonctionnel, un couple du coin, Hazel et Arthur Rogers, a fait don de plusieurs hectares de leur terrain, situés à l’ouest de la nouvelle route.


Au début des années 1980, Yvan Roy et d’autres résidents de Birchton ont fondé un organisme sans but lucratif et ont recueilli des milliers de dollars auprès de particuliers. Des bénévoles ont aménagé une patinoire intérieure, un puits et une citerne souterraine pour la fabrication de la glace, un stationnement, une aire de pique-nique et, finalement, un terrain de baseball aux dimensions réglementaires des ligues majeures.


En 2008, expliquent M. Rothney et Mme Deblois, plusieurs résidents du quartier, dont Yvan Roy, ont appris que Cookshire-Eaton prévoyait, sans consultation publique, de démanteler les installations du parc et de lotir l’espace vert afin de vendre les parcelles et d’y construire des immeubles d’appartements.


« On agissait en catimini », a déclaré Mme Deblois.
Leurs demandes d’informations auprès de la municipalité étant restées vaines, le groupe a lancé une pétition en faveur du parc. Après plusieurs consultations, réunions publiques et séances du conseil municipal, le groupe de citoyens a obtenu gain de cause. Au cours des années suivantes, le seul espace vert communautaire et les seules installations récréatives de Birchton ont été préservés et entretenus.


En 2024, ils ont appris que des plans étaient à nouveau en cours pour démanteler les installations du parc, cette fois-ci pour subdiviser le terrain en lots résidentiels unifamiliaux. Mme Deblois a trouvé des propositions en ligne à cet effet, et au printemps et à l’été 2024, des employés municipaux ont commencé à retirer l’éclairage du terrain de baseball, les poteaux et l’infrastructure électrique de la patinoire. Ils ont ensuite démantelé la clôture du champ extérieur, déraciné tous les poteaux de clôture scellés dans le béton, démoli l’ancien bâtiment de la patinoire et recouvert le puits.


Aujourd’hui, Marcel Charpentier, conseiller municipal de Cookshire-Eaton pour le secteur de Birchton, s’est montré optimiste quant à l’avenir du parc.


« La ville n’a rien entrepris pour le moment, ce qui signifie qu’elle a suspendu tous les travaux, et c’est une bonne chose », a-t-il déclaré. « Pour ma part, nous cherchons à faire quelque chose de différent, tout en conservant le parc. Des projets très intéressants pourraient voir le jour. Nous envisageons peut-être une piste cyclable reliant Sawyerville à Cookshire et éventuellement Birchton. Des projets qui n’impliquent aucun lotissement supplémentaire. L’objectif est de préserver le parc. »

General Store Island Brook, JM

Newport buys the Crawford General Store

Old Crawford General Store in Island Brook, beside the Newport Town Hall.

Newport’s municipal council is proceeding with the purchase of the old Crawford General Store in Island Brook, with its six acres of land adjacent to Town Hall. At a special meeting on September 16, council members voted unanimously to make an offer to buy it for $160,000.

Keith Crawford lived in the house until his death in 2024. When the property came for sale, the real estate agent contacted the Municipality, which had the “right of first refusal.”
“The purchase is not yet completed because the liquidator of the estate is away in Florida until mid-November,” noted mayor Robert Asselin.

The need for more land was identified many years ago, said councillor Anne Marie Yeates-Dubeau. “Ever since Earl Crawford passed [in 1999], it’s always been a dream of different mayors and council members to have more land to expand the municipal lot.” The Crawford property has ample space for parking.

Both Yeates-Dubeau and mayor Asselin said the lack of municipal space forces people to park on the busy Route 212, or to cross the highway on foot. “It’s dangerous,” said Yeates-Dubeau. “I think this is a good purchase. It will be a lot safer for people who come to events and improve accessibility to the Town Hall.”

The Mayor said a public consultation about the general store property is planned for early 2026. The council will present three possible scenarios for the use of the new property and also invite ideas from citizens. “To buy was not my decision alone, it was the council that decided,” he commented. “That’s democracy.”

Several citizens were critical of the municipality’s purchase, due to the potential costs.
“The municipality has an unallocated surplus of $700,000,” mayor Asselin said. “Taxes will go up anyway, because everything costs more than it used to. But not because of this purchase.”
Councillor Jeffrey Bowker concurred. “I feel disappointed that there’s misinformation floating around out there. I think there are those who think this is going to be a huge drain on the finances of Newport. But I believe the way we are moving forward is in the best interests of the municipality.”

Mayor Robert Asselin_1_JM

La municipalité de Newport achète le magasin général Crawford

Le maire de Newport, Robert Asselin, près de la route 212, en face du parc municipal.

Le conseil municipal de Newport procède à l’achat de l’ancien magasin général Crawford à Island Brook, avec ses six acres de terrain adjacents à la mairie. Lors d’une réunion extraordinaire tenue le 16 septembre, les membres du conseil ont voté à l’unanimité en faveur d’une offre d’achat de 160 000 $.
Keith Crawford a habité la maison jusqu’à son décès en 2024. Lorsque la propriété a été mise en vente, l’agent immobilier a contacté la municipalité, qui disposait d’un « droit de préemption ».
« L’achat n’est pas encore finalisé, parce que le liquidateur de la succession est en Floride jusqu’à la mi-novembre », a fait remarquer le maire Robert Asselin.

Le besoin de terrains supplémentaires a été identifié il y a de nombreuses années, a déclaré la conseillère Anne Marie Yeates-Dubeau. « Depuis le décès d’Earl Crawford [en 1999], les différents maires et membres du conseil municipal ont toujours rêvé de disposer de terrains supplémentaires pour agrandir le domaine municipal. » La propriété Crawford offre un vaste espace pour le stationnement.

Mme Yeates-Dubeau et M. Asselin ont tous deux fait remarquer que le manque d’espace municipal oblige les gens à se garer sur la route 212 très fréquentée ou à traverser la route à pied. « C’est dangereux », a déclaré Mme Yeates-Dubeau. « Je pense que c’est un bon achat. Cela sera beaucoup plus sûr pour les personnes qui viennent assister à des événements, et améliorera l’accessibilité à la mairie. »

Le maire a déclaré qu’une consultation publique sur la propriété du magasin général est prévue pour début 2026. Le conseil présentera trois scénarios possibles pour l’utilisation de la nouvelle propriété et invitera également les citoyens à faire part de leurs idées. « L’achat n’était pas ma décision seule, c’est le conseil qui a décidé », a-t-il commenté. « C’est ça, la démocratie. »
Plusieurs résidents de Newport avaient critiqué la décision pour le coût qu’elle peut engendrer.
La municipalité dispose d’un excédent non affecté de 700 000 dollars », selon le maire. « Les impôts augmenteront de toute façon, car tout coûte plus cher qu’auparavant. Mais ce n’est pas à cause de cet achat. »

Le conseiller Jeffrey Bowker a abondé dans ce sens. « Je suis déçu que des informations erronées circulent. Je pense que certains pensent que cela va grever considérablement les finances de Newport. Mais je crois que la voie que nous avons choisie est dans le meilleur intérêt de la municipalité. »

Dialogues Concert Dazzles in Cookshire

Noémie Ramond & Zhenni Li Cohen. Photo : John Mackley

Music lovers were in for a treat on October 4th at the Trinity United Church, thanks to Gilles Denis, the driving force behind the Espace Culturel Cookshire-Eaton. The Dialogues concert presented an evening of sonatas performed exquisitely by Noémie Raymond on cello and Zhenni Li-Cohen on piano.

Dialogues evokes an exploration of musical and artistic exchange between various composers from different eras, a musical conversation between the musicians, the audience, and their shared art.

The opening Sonata for alto and piano (cello and piano version) composed by Rebecca Clark (1886-1979) immediately drew this listener into the experience of the conversation.

Centuries-old interactive call and response musical dialogues that originated among sub-Saharan African cultures found their way into African American, Cuban and modern music, with ties to what is referred to as Slave Christianity. Call and response can also be heard as part of various Protestant church services as a way of encouraging more active participation among the congregants.

Christian Thomas, composer of the sonata The Secret Voices, made an in-person appearance at the concert. The audience applauded his charm and witty comments that led the conversation naturally into his musical composition.

Raymond and Li-Cohen masterfully wrapped up the evening with the 20th-century masterpiece Sonata for Cello and Piano in G minor by Sergei Rachmaninoff (1873-1943).

The concert venue was the Trinity United Church sanctuary, constructed in 1863 in the Greek revival (neo-classical) style, with a beautifully crafted stained wood interior. It provided unparalleled acoustics, ideally suited for intimate small-to-medium-sized gatherings of listeners.

Future concerts sponsored by Espace Culturel Cookshire-Eaton include a benefit concert on November 22nd for Les Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François. The Duo Beija-Flor concert features Marie-Noëlle Choquette on traverse flute and Charles Hobson on guitar. On December 7th is a Christmas concert with vocal artists Odéï Bilodeau (soprano) and Pierre Hénault (tenor), accompanied by Julien LeBlanc on piano.

Tickets and more information are at www.espaceculturelcookshireeaton.com.

$ 202,000 in grants : Centre de Loisirs de Bury spreads the love

On the verge of closing, the Bury Centre de Loisirs granted a total of $202,000 to 11 community groups last month. About 20 people attended an announcement of the gifts on August 26 at the Bury United Cultural Center as Adrien Girard, the Centre’s president, and Florence Fréchette handed out the cheques. 

The largest grant was $50,000 to Moisson Haut-Saint-François for food purchases to benefit needy families. La Relève du Haut-Saint-François was given $20,000 for its My Backpack project providing children’s school supplies. 

Four of the recipients are headquartered in Bury: the Bury United Cultural Centre received $20,000 for building improvements; the Bury Historical and Heritage Society was granted $17,000 to translate (into French) Gordon Parson’s book, The Community of Canterbury, Quebec; the Brookbury Community Centre was awarded $12,000 for community activities and building maintenance; and the Bury Athletic Association got $10,000 for community events and youth sports. To help finance Bury’s Sunrays services and activities for the elderly, the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François received $5,000. 

Several other Haut-Saint-François groups received grants of $17,000: the Haut-Saint-François Collective Kitchen, for activities to improve culinary skills; La Méridienne, for various projects to help victims of domestic violence and their children; Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François, for the management of a multisensorial room and an adapted washroom for handicapped individuals; and Virage Santé mentale, for diverse services and activities for individuals facing mental health challenges. 

The Centre de Loisirs de Bury was a non-profit organization providing free social activities for Bury youth, established in 1973 by Sister Lucille Bellavance and other Nuns of the Sisters of Charity Order in the Parish of St-Raphaël de Bury. For 38 years, the Sisters coordinated activities from the building they inhabited at 529 Main Street. 

They soon expanded their reach to include services for the elderly, the handicapped, and otherwise vulnerable residents of the community. The Centre de Loisir’s collection and distribution of second-hand clothing and housewares evolved into the well-known Comptoir Familial. 

By 2011, members of the Sisters of Charity had become fewer and older, and they handed the reins over to a committee of local volunteers. They continued providing services until recently, but a lack of new volunteers has forced the Centre to close its doors. 

Eaton Corner Museum

Bénévoles recherchés pour les événements et l’entretien

L’ancienne église congrégationaliste.

La jambe de William Stone a dû être amputée. C’était l’évaluation du bon docteur Edward Dagge Worthington à Eaton Corner le 10 mars 1847. Le pauvre William, cordonnier, s’était cassé la cheville d’une manière malheureusement sévère. Le docteur Worthington devait amputer. Mais le médecin avait un moyen d’atténuer la douleur. On l’appelait éther sulfurique. William ne sentira rien pendant l’opération.

C’était la première fois au Canada qu’une intervention chirurgicale majeure était pratiquée sous anesthésie générale. Cette procédure avait été essayée pour la toute première fois à peine cinq mois plus tôt par un dentiste de Boston, William T.G. Morton.

Établi dans les années 1790, Eaton Corner a été l’un des premiers villages de la région colonisés par les Européens, suivant de près Sawyerville et le tout premier établissement de Pleasant Hill.

Au cours des décennies suivantes, Eaton Corner était plus grand que Sherbrooke, alors connu sous le nom de Hyatt’s Mills. Tout cela a changé lorsque le chemin de fer a été construit à travers Cookshire au lieu d’Eaton.

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses anecdotes historiques fascinantes que l’on peut apprendre lors d’une visite au Musée Eaton Corner.

Aujourd’hui, Eaton Corner est une collection de certaines des plus anciennes maisons de la région, datant du début des années 1800. Le musée est situé dans l’ancienne église congrégationaliste ainsi que l’historique Eaton Academy, à l’intersection du chemin Laberee et des routes 253 et 210.
L’église est un beau bâtiment en déclin blanc d’un côté de la route, et l’Académie tout aussi attrayante est de l’autre bord.

Le président du Musée, Marc Nault, et la secrétaire, Sharon Moore, ont déclaré que le conseil d’administration est toujours à la recherche de nouvelles idées de projets et d’activités afin d’attirer la participation et l’intérêt du public pour la riche histoire des régions de Cookshire-Eaton et de Newport. Dans le passé, le Musée organisait une « journée à l’ancienne » au cours de laquelle des bénévoles s’habillaient en costumes d’époque et faisaient des démonstrations de techniques de menuiserie et de construction du 19e siècle. Les membres du conseil d’administration du musée sont particulièrement à la recherche de personnes ayant des compétences historiques à démontrer.

Les bénévoles Denis Palmer et Royce Rand se concentrent sur le maintien des bâtiments. Lorsqu’il s’agit de bâtiments centenaires, c’est une occupation à temps plein, en particulier pour les bénévoles qui ont d’autres demandes de temps, a déclaré M. Palmer. La peinture est à l’ordre du jour cette année.
Une exposition permanente du musée est divisée en sections pour raconter l’histoire de la région, en commençant par la présence autochtone abénaquise ainsi que les premiers colons européens, les progrès du transport, du commerce, de l’industrialisation et plus.

Des plans sont en cours d’élaboration pour une éventuelle série d’ateliers le dimanche après-midi cet été, y compris des événements Music on the Lawn avec des musiciens locaux. M. Rothney a également déclaré que le Musée travaille avec l’Expo Cookshire pour mettre en place une exposition d’équipements agricoles anciens sur le terrain de l’exposition.

L’assemblée générale annuelle du Musée est prévue pour le samedi 24 mai à 13 h 30 ; les membres et le public sont invités. Le conseil d’administration actuel compte sept membres. « Nous sommes activement à la recherche de bénévoles », a déclaré M. Nault. « Venez s’il vous plaît ! »

Traduction automatisée, ensuite révisée à l’interne

Eaton Corner Museum

Volunteers sought for events and upkeep

The former Eaton Academy

William Stone’s leg had to come off. That was the assessment of the good Doctor Edward Dagge Worthington in Eaton Corner on March 10, 1847. Poor William, a shoemaker, had broken his ankle in an unfortunately severe fashion. Doctor Worthington would have to amputate. But the doctor had a way to lessen the pain. It was called sulfuric ether. William would not feel a thing during the operation.

It was the first time in Canada that major surgery was performed with the use of general anesthesia. This procedure had been tried for the very first time just five months earlier by a Boston dentist, William T.G. Morton.

Established in the 1790s, Eaton Corner was among the first villages in the region settled by Europeans, following close behind Sawyerville and the very first settlement of Pleasant Hill.

In the following decades, Eaton Corner was larger than Sherbrooke, known then as Hyatt’s Mills. This all changed when the railway was built through Cookshire instead of Eaton.

These are just a few of the many fascinating historical tidbits one can learn on a visit to the Eaton Corner Museum.

Today’s Eaton Corner is a collection of some of the oldest houses in the region, dating from the early 1800s. The Museum is housed in the former Congregationalist Church and the historic Eaton Academy at the intersection of Laberee Road and Routes 253/210.

The Church is a beautiful white clapboard building on one side of the road, and the equally attractive Academy is on the other.

Museum President Marc Nault and Secretary Sharon Moore said the board of directors is always looking for new ideas for projects and activities to attract public participation and interest in the rich history of the Cookshire-Eaton and Newport areas. In the past, the Museum hosted an ‘‘Old-Fashioned Day’’ when volunteers dressed in period costumes and demonstrated 19th-century woodworking and construction techniques. Museum board members are particularly looking for people with historical skills to demonstrate.

Volunteers Denis Palmer and Royce Rand focus on keeping the buildings in pristine condition. When dealing with centuries-old buildings, this is a full-time occupation, particularly for volunteers with other demands on their time, said Palmer. Painting is high on the agenda this year.

A permanent exhibit in the museum is divided into sections to tell the region’s storied history, beginning with the Abenaki Indigenous presence as well as early European settlers, advances in transportation, commerce, industrialization, and onward.

Plans are in the works for a possible series of Sunday afternoon workshops this summer, including «Music on the Lawn» events with local musicians. Rothney also said the Museum is working with the Cookshire Fair to set up a display of antique farm equipment on the fairgrounds.

The Museum’s annual general meeting is planned for Saturday, May 24, at 1:30 p.m.; members and the public are invited. The current board of directors has seven members. ‘‘We are actively looking for more volunteers’’ said Nault. ‘‘Please come!’’

Bury town council : Concerns over firefighter response time 

At Bury’s town council meeting February 3, the first of two public question periods focused exclusively on perceived initial inaction by the Bury Fire Department in responding to a recent house fire at 591 Main Street, Bury, on Sunday morning, January 26.  

Bury resident Nancy Desbiens reported watching the progress of the fire from a nearby residence. She noted one fire engine arrived carrying only a few firefighters, who stood and watched as the spreading fire engulfed a garage at the back of the house. She expressed deep concern over what appeared to her to be inexplicable delays in attempting to douse the fire. 

Mayor Denis Savage listened intently and later said that fire crew response is governed by strict safety and logistical protocols. 

When a fire is reported, Bury’s all-volunteer firefighters receive a call wherever they may be at the time―at home, at work, or on the road. A single individual cannot take the truck to the scene of a fire and begin fighting the fire alone. A specified number of the crew must be present when using the equipment because the heavy hoses require a minimum number to operate them safely and effectively. 

Mayor Savage said he understood the concerns, although he was not present at the time so had not personally witnessed the events Desbiens was referring to. He said he could not comment further until an incident report from Fire Chief Edward Jacklin was submitted, received, and evaluated. 

The full six members of the Bury town council assembled at the February 3 meeting, a snowy evening, along with a few intrepid town residents. 

John Mackley

The danger of keeping family secrets

Editor’s note: This is the third in a series of articles from people who have experienced domestic
abuse or violence.

In 1979, I met Anna May in Bury and was immediately drawn in by her charm, wit, and superior intelligence.

The following year we married, and I moved onto what she called her «little fermette in the woods.» She convinced me that with its five-acre hay field and 75 acres of scrub forest, it was ideally suited for her long hoped-for experiment of living life as in the 1800s. Everything would be done by «the sweat of my brow.» I was allowed only hand tools and ingenuity. No tractor, chainsaw, or machinery of any kind.
She sent me to the woods that first summer with an ax and a wheelbarrow to begin gathering and hauling firewood for the coming winter. She set about making detailed plans for multiple large organic gardens. We obtained a family of goats for milk, a collection of caged rabbits to provide us with meat and furs, and a dozen laying hens.

Our outbuildings were too small for our little collection of livestock to keep warm through the long winters. They were much colder than they are now. We moved the animals to the basement of the house. When the heavy November snows began, I set about piling the white stuff around the foundation for added insulation.

Eventually spring arrived—mercifully, as it saw us rationing the last remaining pieces of firewood, few enough to count on two hands.

Not long after this, the waking nightmare began. I imagined that our struggling together, shoulder-to-shoulder, for basic survival would have drawn us closer, and our various strengths would have balanced out each other’s challenges. Instead, our relationship went awry. Something snapped. I could not make sense of it. I soon found myself cast as the enemy.

I was to blame and guilty for everything that was wrong in our lives. Not only was everything my fault but, according to her, it was all part of an elaborate scheme that I, in league with the devil, had cooked up to make her life miserable. She was convinced I was sent to her by unseen outside forces to take her home from her and steal all her worldly possessions.

She began isolating us from society. I soon had all contact with family, friends, and neighbours cut off. I was never allowed to leave the house unaccompanied, other than going to work in the woods. Every aspect of our life became «family secrets,» to be shared with NO ONE, on pain of death!

Some 35 years later, while visiting her in the hospital, her attending physician discretely pulled me aside into an empty room and closed the door.

Your life may be in danger, she told me. Your wife was seen and evaluated by a psychiatrist. He only had enough time to talk to her twice before she threw him out of her room and refused to see him again.

I was not particularly surprised at this. She hated psychiatrists and had refused to see any doctors for over 20 years.

She has been diagnosed with schizoaffective disorder, complicated with unspecified borderline-personality disorder, the doctor continued. As you know, her cancer is terminal. She has only months to live, but her worsening delusions could prompt her to try to take you with her.

I had been watching my back for decades. I had suffered indescribable forms of physical, psychological, emotional, and sexual abuse. I remember being sincerely loved one moment and vehemently hated the next. I could never be sure what to expect.

After speaking to the doctor, I did feel a great sense of relief that the long nightmare had an actual explanation and had not been «all my imagination» as Anna May had tried to convince me. I have since learned that it would be impossible to determine how many of her words and actions could be attributed to her illness or were her true feelings.

Please do not misunderstand. Very few cases of mental illness exhibit such extreme manifestations as I experienced. In fact, statistically, most patients diagnosed with a mental illness are more often the victims of crime than perpetrators.

If you or someone you know is struggling while dealing with the challenges of life, seek help. Do NOT try to keep those family secrets! Find someone to talk to.

Inquiétudes concernant la réponse des pompiers

Un camion du service incendie de Bury lors de l’événement Noël au village en décembre 2023. Photo tirée de Facebook

Lors de la réunion du conseil municipal de Bury le 3 février dernier, la première des deux périodes de questions du public s’est concentrée exclusivement sur l’inaction initiale perçue du service d’incendie de Bury en réponse au récent appel concernant la maison en feu au 591, rue Main à Bury, le dimanche matin 26 janvier.  

Nancy Desbiens, résidente de Bury, a déclaré avoir observé la progression de l’incendie depuis une résidence voisine. Elle a noté qu’un camion de pompiers est arrivé avec seulement quelques pompiers qui se tenaient debout et regardaient les flammes se propager sur un garage à l’arrière de la maison. Elle a exprimé sa profonde inquiétude face à ce qui lui semblait être des retards inexplicables dans la tentative d’éteindre l’incendie. 

Le maire Denis Savage a écouté attentivement et a plus tard souligné que l’intervention des pompiers est régie par des protocoles stricts de sécurité et de logistique.  

Lorsqu’un incendie est signalé, les pompiers volontaires de Bury reçoivent un appel où qu’ils se trouvent à ce moment-là―à la maison, au travail ou sur la route. Un simple individu ne peut pas conduire le camion sur les lieux d’un incendie et commencer à lutter seul contre le feu. Un nombre spécifié de membres de l’équipe doit être présent lors de l’utilisation de l’équipement car les tuyaux lourds nécessitent un nombre minimum de pompiers pour les utiliser de manière sûre et efficace. 

M. Savage a dit qu’il comprenait les inquiétudes, même s’il n’était pas présent à ce moment-là et n’avait donc pas été personnellement témoin des événements auxquels madame Desbiens faisait référence. Il a dit qu’il ne pouvait pas faire davantage de commentaires sur ses préoccupations avant qu’un rapport d’incident du chef des pompiers, Edward Jacklin, ait été soumis, reçu et évalué. 

Les six membres du conseil municipal de Bury étaient présents ce 3 février à la réunion du conseil, un soir enneigé, en compagnie de quelques résidents intrépides de la ville. 

©2026 Journal Le Haut-Saint-François