La séance du conseil reportée à Cookshire-Eaton — avec 120 personnes présentes

Séance du conseil I, SS

De gauche à droite : la conseillère Nancy Laliberté, les conseillers Jean-Marc Dickenson et Marcel Charpentier, les conseillères Josée Pérusse et Jennifer McMullin, la mairesse Daphné Raymond, et la conseillère Annie Guillemette.

Le conseil municipal de la Ville de Cookshire-Eaton a reporté sa séance ordinaire du lundi dernier, officiellement parce que le lieu, normalement l’Hôtel de Ville, n’avait pas été changé par résolution.
Environ 120 membres du public se sont présentés à la Salle Guy-Veilleux, le nouveau lieu publié, pour y assister — et ont ensuite exprimé leur déception concernant le report, entre autres, lors d’une réunion informelle de plus d’une heure.

Le lendemain matin, le mardi 2 décembre, une pétition avait déjà commencé pour changer les futures séances du conseil à la Salle Guy-Veilleux, qui accommode environ 200 personnes, comparé à 20 personnes dans la salle de réunion de l’Hôtel de Ville.

Quatre conseillers qui avaient publiquement critiqué la nouvelle mairesse, Daphné Raymond, la semaine dernière, ont quitté la réunion lundi soir tout de suite après l’annonce du report.
Mme Raymond et deux conseillères, Annie Guillemette et Jennifer McMullin, sont restées sur place pour répondre aux questions du public.


L’ordre du jour de la séance reportée comprenait 53 points, incluant le « Rapport d’enquête de la Commission municipale du Québec », les « Ressources humaines à la direction générale et trésorerie intérimaire », la « Gestion des ressources humaines — Mandat », et « Cookshire-Eaton Innovation — Offre d’achat ».

Séance extraordinaire la semaine dernière
Une décision concernant le poste du directeur général par intérim avait déjà été reportée d’une séance extraordinaire du nouveau conseil municipal le mercredi 26 novembre dernier. Environ 150 citoyens et citoyennes se sont présentés, aussi à la Salle Guy-Veilleux, pour exprimer leurs déceptions, voire leur grande colère dans plusieurs cas, envers la direction générale de la Ville.

Le directeur général par intérim est actuellement en suspension par une décision de la nouvelle mairesse, Daphné Raymond.

Critiques publiques
Mme Raymond avait été critiquée dans les médias par les quatre conseillers plus tôt la semaine dernière, en partie pour ne pas avoir expliqué ses motifs pour la suspension.
En séance extraordinaire la semaine passée, les critiques allaient plutôt vers les quatre conseillers, Marcel Charpentier, Jean-Marc Dickenson, Nancy Laliberté et Josée Pérusse.

Là, c’est rendu dans ce mandat ici… une guerre personnelle que vous avez contre Mme Raymond parce qu’elle a dit les vraies choses à l’Hôtel de Ville, de qu’est-ce qui se passait. Elle a renseigné les citoyens, et vous ne vouliez pas ça. Vous vouliez… des choses en cachette à l’Hôtel de Ville. Puis, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’est pas pour ça qu’on vous a élus. Si vous voulez continuer à faire ça, ça ne fonctionnera jamais ! », de dire le citoyen Yves Veilleux, parmi plusieurs critiques du public.
Lors de cette séance, une demande d’accompagnement juridique par la Fédération québécoise des municipalités a été faite par le conseil pour répondre aux problèmes de gestion nommés, également la semaine dernière, par la Commission municipale du Québec.

Actes répréhensibles
Un « Rapport d’enquête » a été communiqué le mardi 25 novembre à la Ville par cette Commission concluant que « des actes répréhensibles ont été commis à l’égard de la Ville [de Cookshire-Eaton] » dans les derniers mois.

« [La Ville] fait face à une gestion déficiente de son personnel-cadre, notamment en raison de l’absence d’encadrement d’une employée-cadre en congé de maternité et de l’implication de celle-ci dans un processus contractuel où elle détenait des intérêts… Cette situation s’inscrit par ailleurs dans un climat organisationnel conflictuel et en détérioration constante », selon la Direction des enquêtes et des poursuites en intégrité municipale de la Commission municipale.

Mme Raymond a déclaré qu’elle souhaitait que le conseil municipal examine le rapport et ses préoccupations avant de considérer l’embauche d’un directeur général en permanence.

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Scott Stevenson
Scott est le directeur du Journal depuis 2024. Originaire du Canton de Hatley, il demeure sur sa ferme à Island Brook depuis 2012.
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