On m’a demandé l’autre jour si notre Journal fonctionne par des dons. J’apportais au restaurant à Ascot Corner des exemplaires, offerts gratuitement pour le bien des clients ainsi que pour la diffusion des informations et des publicités dans nos pages. Un client du restaurant, intéressé par le Journal, me posait la question.
Même si le Journal est un organisme à but non lucratif, nous n’avons pas encore développé de campagne de financement par des dons. Nous en avons toutefois besoin.
En fait, 80% de nos revenus viennent de l’achat de publicités, ce service qu’on rend à la population, aux organismes, aux gouvernements et aux entreprises de communiquer leurs messages au public du Haut-Saint-François.

Parmi ces revenus publicitaires, 16% de notre revenu global provient des publicités municipales, ces annonces que vous voyez dans presque chaque numéro avec des informations sur ce qui se passe dans votre municipalité.
En vertu d’une entente informelle, les municipalités acceptent d’acheter ces publicités d’avance chaque année, un peu comme l’achat de paniers de légumes d’une ferme locale. Dans le cas de notre entente, le montant acheté par chaque municipalité est calculé selon sa population. Chaque citoyen du Haut-Saint-François paie alors 2,25$ pour recevoir 24 numéros du Journal en 2026, livrés à sa porte toutes les deux semaines par Postes Canada.
La publicité par les autres niveaux de gouvernements, provincial et fédéral, a représenté seulement 3% de notre revenu total en 2025. Pourtant, il me semble qu’ils pourraient nous communiquer plus d’informations. De le faire plutôt via les méga corporations américaines démontre un grand manque de prévoyance.
Par contre, ces deux paliers de gouvernements offrent des subventions aux médias traditionnels depuis de nombreuses années, ce qui aide à combler le manque de revenus publicitaires. En 2025, deux subventions provinciales, surtout le Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec, ont représenté 15% de notre revenu total. Une petite subvention fédérale n’a représenté que 3% de nos revenus.
Du côté de nos dépenses, les salaires, l’impression et la distribution du journal sont nos coûts les plus importants. En ce qui concerne la rémunération de nos employés, les salaires se trouvent facilement en bas de la moyenne des organismes, institutions et entreprises semblables de la région.
Notre résultat financier accusait encore une perte en 2025, pour une quatrième année consécutive. Nous prévoyons par contre équilibrer le résultat cette année, par l’augmentation des revenus, par des coupures dans les heures de travail des employés et par plus de contributions bénévoles.
Alors, des dons, ça nous aiderait, bien sûr. Nous développerons des campagnes de financement le plus tôt possible.
Entre-temps, le monsieur qui m’a posé la question à Ascot Corner en janvier nous a fait spontanément un premier don: un 20$ donné simplement comme ça, avant que je quitte le restaurant. C’est plus apprécié que vous ne pouvez l’imaginer! Nos sincères remerciements à ce citoyen, qui a demandé à garder l’anonymat.
Scott Stevenson

