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Abattoir Boucherie Desmarais : quatre générations de bouchers

Carl Desmarais. PHOTO : JOSÉE BOILY.

par Josée Boily
À Weedon, la boucherie et l’abattoir Desmarais desservent la population locale depuis quatre générations. Fermier de son métier, l’arrière-grand-père du propriétaire actuel, Carl Desmarais, attelait les chevaux et se rendait au village avec sa fille pour faire du porte-à-porte et vendre leurs produits. Ses services étaient offerts uniquement à partir de l’automne puisque la réfrigération et la congélation n’existaient pas encore à l’époque. « Imaginez, le bœuf se vendait alors 3 cents la livre! », lance M. Desmarais.


En 1968, le père de Carl reprend la boucherie et s’installe dans les locaux de la pharmacie, tandis que l’abattoir demeure à la ferme. L’entreprise déménage au 480, 2e Avenue à Weedon cinq ans plus tard et prend de l’expansion en 2020 grâce à un agrandissement. Ses étals proposent entre autres du bœuf, de l’agneau, du poulet, de la viande de cheval et du jambon fumé à l’érable, tous de provenance locale.
L’achalandage et la clientèle de la boucherie varient selon les saisons, mais le travail ne prend pas de vacances. Au printemps, les propriétaires de chalets arrivent de la ville pour amorcer leur saison et s’arrêtent à la boucherie pour faire leurs provisions et planifier leurs barbecues.


À l’automne, l’abattoir est plus fréquenté par les fermiers qui gardent leurs animaux à l’extérieur. Ce type d’installations est devenu une rareté au fil des ans. « Alors que jadis on comptait un abattoir de proximité dans pratiquement chaque village, pour un total d’environ 300, il n’en reste de nos jours qu’une vingtaine », poursuit M. Desmarais. Certains agriculteurs doivent désormais parcourir des centaines de kilomètres avec leurs bêtes, ce qui menace leur rentabilité.


Mis à part trois membres de la famille, la boucherie emploie également des travailleurs étrangers. Deux frères mexicains faisaient récemment partie du personnel, mais sont retournés au Mexique par crainte des représailles des cartels sur leurs familles.


De plus, les contrats d’une durée de deux ou trois ans sont passés à 8-9 mois seulement. Résultat, l’employeur voit ses coûts grimper et doit déjà entreprendre les démarches pour le prochain contrat dès l’arrivée des travailleurs étrangers.


Carl Desmarais attend l’arrivée de deux Guatémaltèques cet été. « J’ai des collègues qui ont engagé des travailleurs du Guatemala et ça se passe bien, reprend M. Desmarais. J’espère qu’ils n’auront pas de problèmes à entrer au pays. »

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