La jeune journaliste débutante Rose Lespérance a remporté le seul prix journalistique pour Le Haut-Saint-François cette année lors du congrès annuel de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) au début mai. Elle a eu la troisième place dans la catégorie Relève pour son article « Presque 3000 élèves du secondaire s’affrontent » en janvier 2025, lorsqu’elle était en 5e secondaire à East Angus.
Nous avons néanmoins été nommés dans trois autres catégories : Bénévole de l’année, Critique et Meilleure nouvelle.
Surtout, nous recevons des fleurs de nos lecteurs. « N’est-ce pas là, le parfait exemple d’un journal régional où collaborent les aspects professionnalisme et communautarisme », nous a écrit le journaliste retraité Jean-Claude Vézina au sujet de notre numéro du 6 mai dernier. « Je ne suis pas Oracle, mais j’estime que cette édition du JHSF lui vaudra un prix d’excellence au prochain congrès de l’AMECQ. […] Un journal régional comme je l’aime (passionnément) », écrit-il.
Aussi, ce printemps, une lectrice est venue au bureau pour nous faire un don anonyme… de 1000 $ ! Nous sommes restés sans voix !
Un autre lecteur est venu au bureau la semaine dernière pour nous dire en personne à quel point il a aimé notre dernier numéro, du 20 mai, et l’article sur la Légumerie Dionne.
Il nous est difficile de dire à quel point nous sommes touchés, reconnaissants et encouragés par de tels gestes, qu’il s’agisse d’un commentaire, d’un prix, d’une lettre ou d’un don.
La production d’un journal imprimé toutes les deux semaines, comme c’est le cas du Journal régional du Haut-Saint-François depuis près de 40 ans, avec des ressources aussi limitées, exige des engagements exceptionnels de la part des personnes qui y travaillent, des bénévoles du conseil d’administration et des autres collaborateurs.
Un journal communautaire est, comme son nom l’indique, une mémoire collective, active et actuelle de la communauté, par la communauté.
L’équilibre entre nos revenus et nos dépenses demeure un enjeu majeur pour le Journal. Nos revenus proviennent principalement du service publicitaire qu’on offre aux entreprises, organismes, gouvernements et individus, pour les aider à rejoindre les quelque 23 000 personnes de notre région.
Nous sommes aussi appuyés par trois niveaux de gouvernement, en partie par des subventions.
Dans l’espoir d’aider à équilibrer notre budget, nous avons aussi récemment fait la demande à l’Agence du revenu du Canada d’être reconnu comme une organisation journalistique canadienne qualifiée. Cette reconnaissance, déterminée par notre approche journalistique professionnelle, nous permettra de remettre des reçus fiscaux pour les dons, entre autres avantages financiers offerts par cette qualification.
Plusieurs hebdos québécois et quelques journaux communautaires ont déjà ce statut.
Lors du congrès de l’AMECQ cette année, il y avait un peu plus d’espoir dans l’air parmi ces médias traditionnels. L’Association a perdu un membre en 2025, mais a aussi gagné un membre, comparé à quatre ou cinq membres perdus en 2024.
Aussi, au moins trois membres parlaient de l’idée d’élargir leur territoire, des projets ambitieux, mais prometteurs et pleins d’espoir.
Nous voyons aussi une certaine fatigue qui s’installe autour des médias sociaux, qui nuisent tant aux journaux qui appartiennent aux Québécois et Québécoises. Les citoyens cherchent des informations importantes, intéressantes et crédibles sur ce qui se passe chez eux.
Nous nous réjouissons surtout de l’espoir et des fleurs offerts dernièrement. Merci pour votre intérêt, votre appui, vos dons et vos bouquets !
Scott Stevenson



