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Rage : interdiction de déplacer les animaux

Dispersion des appâts vaccinaux contre la rage. photo : Mathilda Renneteau.

Dans le cadre de son plan de lutte annuel contre la rage du raton laveur, le ministère a mis sous surveillance rehaussée la Montérégie, l’Estrie et le Centre-du-Québec, particulièrement dans les MRC où les cas de rage du raton laveur sont les plus élevés.
La rage, maladie contagieuse mortelle, peut affecter tous les mammifères, même les humains. C’est pourquoi le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) déploie chaque année des outils de lutte et de prévention.


Transmis habituellement par la salive à travers une plaie ou une muqueuse, le virus de la rage s’attaque au système nerveux. Les symptômes sont irréversibles et entrainent la mort. Il existe des variants du virus de la rage qui sont nommés en fonction de la principale espèce animale responsable de la transmission du virus. Toutefois, il est possible qu’une espèce animale soit infectée par un variant habituellement associé à une autre espèce.


De nouveau cette année, un périmètre a été identifié afin d’éviter la propagation des cas de rage au Québec. Il est donc actuellement « interdit de déplacer ou de relocaliser les ratons laveurs, les mouffettes rayées, les renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides, lorsqu’ils sont vivants, sur le territoire des municipalités situées autour des cas connus de rage du raton laveur.


« La réhabilitation des animaux déplacés illégalement est interdite », peut-on lire sur le site du gouvernement du Québec. Vous y trouverez aussi des recommandations sur quoi faire si vous capturez ou trouvez un raton laveur, une mouffette rayée, un renard gris ou roux ou un coyote.


Le gouvernement demande la participation citoyenne pour signaler les animaux suspects tout au long de l’année. Rappelons qu’en décembre 2024, un cas de rage du raton laveur a été détecté sur le territoire québécois, premier cas détecté depuis celui découvert dans le sud-ouest de la Montérégie en 2015, et ce, malgré les opérations de contrôle réalisées au Québec et au Vermont.

Outils de lutte
Les opérations de contrôle ont pour but de contenir, de réduire ou d’éliminer la rage du raton laveur dans un territoire donné en immunisant des ratons laveurs, des mouffettes et des renards contre cette maladie. La vaccination des animaux sauvages par épandage manuel et aérien d’appâts vaccinaux est le moyen principal d’intervention.


En 2026, deux opérations de contrôle sont prévues, en avril et en août. Un épandage manuel d’appâts vaccinaux a eu lieu en Estrie et en Montérégie en avril et mai derniers. Ces appâts, qui attirent spécifiquement certaines espèces, contiennent un vaccin destiné aux animaux sauvages. Celui-ci « est considéré comme sécuritaire pour les humains, les animaux domestiques et l’environnement. Il ne peut pas transmettre la rage aux humains ou aux animaux », peut-on lire dans la documentation gouvernementale. On recommande toutefois de ne pas les manipuler ou de le faire avec précaution.


Ces appâts, qui ressemblent à un sachet de ketchup verdâtre ou à un ravioli vert kaki, sont déposés près des zones boisées, des cours d’eau et des poubelles ainsi qu’autour des champs, des installations agricoles et des bâtiments abandonnés. Plus de 206 000 appâts vaccinaux seront dispersés sur près de 2 500 km² dans 55 municipalités de l’Estrie et de la Montérégie par les équipes du MELCCFP.


De plus, pour éviter la propagation de la rage vers les zones urbaines de la couronne sud de Montréal, les équipes du ministère procéderont à une opération de vaccination supplémentaire en Montérégie jusqu’au 23 juin 2026. Des ratons laveurs et des mouffettes seront capturés à l’aide de cages, pour être vaccinés et relâchés sur place. « L’objectif est d’immuniser le plus d’animaux sauvages possible. Le travail sera réalisé par des techniciens de la faune et des professionnels en santé animale », est-il expliqué.

En chiffres
2025
93 cas en 2025 au Québec
84 en Estrie, principalement dans la MRC de Brome-Missisquoi
79 ratons laveurs et 5 mouffettes rayées
6 cas chez la chauve-souris, en Montérégie et Centre-du-Québec

2026 (au moment de mettre sous presse)

71 cas depuis le 1er janvier
21 en Estrie, principalement dans la MRC de Brome-Missisquoi
21 ratons laveurs et 1 mouffette rayée
3 cas chez la chauve-souris, en Mauricie, Montérégie et Estrie

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