Carole Dessureault

Carole Dessureault

Carole est pigiste pour le Journal. Elle est établie à East Angus depuis 2018.
Les Pattes d'or par Carole D.

Beaucoup d’animaux de compagnie mais peu de services offerts

Naomy Rondeau offre un service de toilettage à East Angus, avec l’aide à l’occasion de sa sœur.

« À ma connaissance, il n’y a aucun vétérinaire dans le Haut-Saint-François (HSF). Quand j’en ai besoin d’un, je dois amener mes animaux à Sherbrooke », de me dire Mélany Bouffard, qui fait l’élevage de chiens et de chats.

Elle est aussi la propriétaire de la « seule boutique spécialisée pour animaux domestiques dans le HSF ». Mély-Canin est située à Cookshire-Eaton et a ouvert ses portes en 2014.

Quant à Linda Beaunoyer, propriétaire de l’élevage du Chenil et Chatterie de la Grange Rouge situé à Cookshire-Eaton, elle me confirme « […] qu’il n’y a aucun vétérinaire dans la région. »
« Quand mes animaux ont besoin de se faire vacciner, je vais à Sherbrooke. Pour d’autres soins, je vais à Montréal ou à Saint-Hyacinthe. »

Les pensions

En ce qui concerne les pensions pour animaux de compagnie dans le HSF, « […] j’en ai connu, mais elles ont fermé. »

« J’offre des services de pension, mais seulement pendant les vacances de la construction et pour des personnes que je connais bien », de conclure Linda.

Karine Ménard, propriétaire de l’élevage Les trésors d’Athènes situé à Cookshire-Eaton, m’a dit que « […] comme il n’y a pas de vétérinaire dans le HSF, je vais à Melbourne pour mes chiens. C’est un vétérinaire spécialisé dans les élevages. C’est pour cette raison que je vais là. Lorsque je pars en vacances, je fais affaire avec la Grange Rouge pour prendre soin de mes chiens. J’ai aussi des employés qui peuvent le faire ».

Frédérique Descôteaux est une des trois propriétaires de l’élevage Les chiens du Ô Ranch, « […] un élevage spécialisé dans les chiots de petites races », situé à Ascot Corner.

« Comme nous avons beaucoup de chiens, une vétérinaire de Saint-Hyacinthe, ayant une spécialité en élevage, vient nous visiter une fois par mois ».

« C’est une cinquantaine de chiens dont nous devons nous occuper quotidiennement. Heureusement, nous avons nos conjoints et trois employés pour nous aider », de conclure Frédérique.

Jacques, un des 3 propriétaires Les chiens du Ô Ranch. Photo prise sur le site Web Les chiens du Ô Ranch
Jacques Descôteaux est l’un des trois propriétaires de l’élevage Les chiens du Ô Ranch à Ascot Corner.

Le toilettage

Naomy Rondeau, toiletteuse de formation, est propriétaire depuis le 1er juin 2024 du salon de toilettage Les Pattes D’Or à East Angus.

« Je suis très occupée parce qu’il n’y a pas beaucoup de services de toilettage offerts dans le HSF […] », m’explique-t-elle.

« Je n’ai pas d’employé. Heureusement, ma sœur me donne un coup de main à l’occasion, surtout avec les animaux récalcitrants. »

« Je sais qu’il y a une pension pour animaux domestiques, O’Poil D’Argent, à Dudswell. » « Comme j’ai des chats et un chien, j’aimerais qu’on ait des vétérinaires, plus de pensions pour les animaux de compagnie et de parcs à chiens dans le HSF », me dit Naomy en guise de conclusion. Depuis 2016, Pascale Desruisseaux est la propriétaire du seul centre éducatif canin du HSF, Pass-Poil, situé à East Angus.

« J’ai été toiletteuse pendant 18 ans. Après avoir suivi différents cours et formations, je suis maintenant éducatrice canine et coach en comportement animal. »

« J’offre des formations sur mesure pour les maitres et les chiens. Elles sont adaptées au stade de développement du chien. Je donne des cours privés d’obéissance, de leadership, de freestyle. Je fais aussi de la compétition avec mon chien » de m’expliquer Pascale.

« Je travaille avec une compagnie qui offre des chiens d’assistance accompagnateurs pour personnes autistes ou des personnes qui ont des problèmes d’anxiété. Je fais aussi de la zoothérapie avec mon chien pour les personnes âgées dans les centres d’hébergement de soins longue durée (CHSLD) de Weedon et de East Angus », dit Pascale en terminant.

Si vous connaissez d’autres services offerts pour les propriétaires des animaux de compagnie, n’hésitez pas à nous en faire part, en téléphonant à notre journal ou en écrivant à l’adresse courriel publicite@journalhsf.com.

Pénurie de main-d’œuvre et fermeture : la dure réalité des garages

De gauche à droite : André Martin, Claire Comeau et Samuel Veilleux.

« Des nouveaux garages qui ouvrent dans la région, je n’en connais pas vraiment. Mais des garages qui ferment, oui, surtout depuis trois ans. C’est surtout le manque de personnel qui cause ça », de dire Claire Comeau.   

 Claire et son mari, André Martin, sont propriétaires de Service de pneus Comeau à East Angus depuis 2002. Cette entreprise a été créée en 1979 par le père de Claire, Roger Comeau.   

« On a beaucoup de difficulté à trouver de nouveaux employés et encore plus des mécaniciens. Si tu n’as pas de main-d’œuvre, c’est difficile de vendre ton entreprise. »   

C’est ce qui arrive à d’autres garages, d’expliquer André. Ils finissent par vendre un bâtiment seulement, et la région perd l’entreprise.  

Selon lui, cette pénurie de main-d’œuvre dans les garages pourrait s’expliquer par le fait que le travail « […] de poseur des pneus et de mécanicien, c’est plus exigeant physiquement que d’autres emplois qui le sont moins, ce qui les rend moins attractifs pour les jeunes. »  

Comme Claire et André n’ont pas d’enfants pour prendre la relève de l’entreprise familiale, il y a un peu plus d’un an, ils ont engagé Samuel Veilleux, qui a 15 ans d’expérience dans le domaine.   

« On a créé le poste de directeur adjoint juste pour lui. Quand on n’est pas là, c’est lui qui s’occupe du service à la clientèle, de la gestion des employés et de l’entreprise. Quand l’heure de la retraite arrivera pour nous, il sera prêt à prendre la relève », de dire Claire.   

Clovis Desrochers : pénurie de mécaniciens 

 « J’ai acheté mon garage le 16 mars 2020, juste quelques jours avant que le début de la pandémie de Covid-19 au Québec », de se rappeler Clovis Desrochers, 31 ans, mécanicien de formation avec 12 ans d’expérience.  

Clovis Desrochers et Matthys Goyette-Marchand

Il est bien conscient des nombreuses difficultés rencontrées dans son domaine. La fermeture d’autres garages laisse leur clientèle à la recherche de nouveaux. 

« Comme tous ceux du coin débordent déjà, le mien y compris, et qu’il y a une pénurie de mécaniciens, je ne pense pas pouvoir fournir. On va donc faire ce qu’on peut. »  

Lui aussi trouve qu’être mécanicien « […] c’est dur physiquement. On adopte parfois des postures qui sont dures pour le dos, pour les articulations. »    

« Ça fait partie des raisons qui, selon moi, expliquent que ce métier attire moins les jeunes et qu’on a de plus en plus de difficultés à se trouver des employés. »  

« Moi, ça m’a pris quatre ans avant d’en trouver un qui me convient. Mais si je veux le garder, je dois le payer très bien et je dois l’augmenter régulièrement. Je parle aussi beaucoup avec lui. »    

« Maintenant, il y a plus d’employeurs que d’employés intéressés à travailler dans les garages. Pour trouver quelqu’un, j’ai dû aussi modifier l’horaire de travail. Ça faisait partie des conditions d’embauche. »  

« Si je perds cet employé, je ne pense pas que je vais le remplacer. Ma plus grande peur, c’est d’embaucher quelqu’un d’incompétent, parce que c’est ma réputation qui est en jeu. »  

Roger Gourde : Manque de relève 

Roger Gourde travaille depuis 45 ans dans le débosselage, la peinture et la mécanique automobile. « Mais ça fait 26 ans que je travaille dans mon garage qui est sur ma propriété située sur le chemin Galipeau à Ascot Corner. »     

« Le manque de relève est la principale raison qui fait que je vais fermer mon garage, même si je n’ai pas encore de date officielle de fermeture. »     

« Je ne reçois plus de clients, mais comme j’ai un permis de vendeur automobile, j’achète des véhicules accidentés, je les répare et je les revends. »     

« Comme je n’ai pas d’employés, c’est presque impossible de trouver un acheteur qui va investir son argent pour acheter un garage situé sur un chemin de campagne. »    

« L’avenir pour les petits garages en région n’est pas drôle. Avant, il y avait six garages à Ascot Corner, mais je crois que je suis le dernier qui reste. À qui je vais référer les clients, je ne sais pas. »  

Le projet Je composte à l’école aussi à la Cookshire Elementary

À gauche, Bianca Boulet, conceptrice du projet Je composte… à l’école aussi!, avec les élèves de la classe de troisième année et leur enseignante, Jessica Stacey, à la Cookshire Elementary School. Crédit : Page Facebook Mouvement j’y participe – MRC HSF.

« C’est la classe de troisième année de l’école [que fréquentent mes enfants] qui a été sélectionnée pour le projet pilote Je composte… à l’école aussi!, qui est chapeauté par le Mouvement j’y participe!  Ma fille est dans cette classe, alors c’est comme avoir une espèce de patrouille verte à la maison », de dire Anick Fredette, agente aux travaux publics à Cookshire-Eaton et lauréate du prix Relève du Mérite municipal 2024. 

Comme l’explique Anick, « on travaille beaucoup avec les quatre écoles primaires sur notre territoire, en collaboration avec la MRC du HSF et le Mouvement j’y participe! » 

Si le projet pilote est concluant, « il va être utilisé dans toutes les écoles du HSF. Je vois l’influence [positive] que le Mouvement j’y participe! a sur mes enfants, à la maison », de conclure Anick. 

C’est Bianca Boulet, la responsable du Mouvement j’y participe!, technicienne en environnement et soutien technique à la MRC du HSF, qui a eu « cette idée de projet pilote, mais au départ c’était beaucoup plus petit. Finalement, plusieurs s’y intéressent et contribuent à faire grandir mon projet qui, je l’espère, aura encore plus d’impacts positifs que prévu. » 

« Je composte… à l’école aussi! a débuté le 7 octobre 2024 et se poursuivra toute l’année scolaire. Il inclut une sortie éducative chez Valoris et Biogénie, des mesures ajoutées dans toute l’école telles que l’ajout d’un bac à compostage à la cafétéria et la pose d’affiches pour rappeler aux élèves de mettre le papier à main dans le bac à compostage. À la fin du projet, on fera une capsule vidéo pour sensibiliser et pour motiver toutes les autres écoles du HSF et même celles de toute l’Estrie à faire de même », d’expliquer Bianca. 

Selon cette dernière, « la classe a accepté de participer au projet afin de démontrer que le compostage, ce n’est pas compliqué et que c’est aussi important [d’en faire] à l’école qu’à la maison. Trois fois par semaine, un élève est responsable de vider le bac, de peser la quantité amassée de matières organiques et de sortir le sac à l’extérieur. » 

« À la fin de l’année, les élèves pourront fièrement annoncer quelle quantité de matières organiques a été détournée du site d’enfouissement grâce à leurs efforts. Une belle expérience qui servira d’exemple à plusieurs autres classes et écoles, nous l’espérons », de dire Bianca. 

Une pesée et un chiffrier indiquant le poids total des matières organiques qui vont au compostage. Crédit : Page Facebook Mouvement j’y participe – MRC HSF

Le Mouvement j’y participe! est un projet conjoint entre les municipalités et la MRC du HSF. Il a été créé pour aider les citoyens, les industries, les commerces et les institutions du HSF à faire un meilleur tri à la source pour réduire la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. 

Myrianne Lessard, Pierre-Marc Patry et Jean-Pierre Patry

Cinq entreprises agricoles honorées

Myrianne Lessard, Pierre-Marc Patry et Jean-Pierre Patry

Cinq entreprises et des entrepreneur(e)s du Haut-Saint-François ont été honorés au 132e concours de l’Ordre national du mérite agricole (ONMA) : la Ferme Croque-Saisons de Caroline Poirier et de Sébastien Alix; Rémi Cloutier; les Jardins d’etc de Émilie Turcotte-Côté et de François Gendron; la Ferme Patry de Jean-Pierre Patry, de Pierre-Marc Patry et de Myrianne Lessard; ainsi que l’Érablière Nouvelle Génération de Isabelle Blouin et de Hugo Perron.  

Des prix de portée régionale et nationale leur ont été décernés pour reconnaître leur contribution à l’essor et à la prospérité du Québec et de leur région. 

Située à Lingwick, la Ferme Croque-Saisons produit plus de 45 variétés de fruits et de légumes certifiés biologiques par Ecocert Canada. L’entreprise a terminé au 13e rang au classement national et 7e au classement régional, ce qui leur a valu le titre d’Officier et une médaille d’argent de l’ONMA.  

Rémi Cloutier, de Scotstown, est principalement un producteur de bovins de boucherie. Il a une vision écologique de l’agriculture, comme la pratique du pâturage intensif. Sa ferme est 15e au classement national et 8e au classement régional. Il a reçu le titre d’Officier et une médaille d’argent de l’ONMA. 

François Gendron et Émilie Turcotte-Côté

Situés à Bury, les Jardins d’etc produisent des légumes, des fraises et des fleurs coupées certifiés biologiques par Ecocert Canada. L’entreprise a terminé 21e au classement national et 7e au classement régional, leur permettant de recevoir le titre de Chevalier et une médaille de bronze de l’ONMA. 

La Ferme Patry de Weedon a acquis une expertise, entre autres, dans les domaines de l’élevage de bœuf charolais, de la vente d’animaux pour la reproduction et de la vente de viande en quartier. Leur ferme est 24e au classement national et 10e au classement régional. Les trois propriétaires de l’entreprise familiale ont reçu le titre de Chevalier ainsi qu’une médaille de bronze de l’ONMA. 

Hugo Perron et Isabelle Blouin

Située à Saint-Isidore-de-Clifton, l’Érablière Nouvelle Génération a plus que quadruplé le nombre d’entailles en achetant les terres voisines de la leur. Hugo Perron s’occupe de la production du sirop d’érable et Isabelle Blouin, de sa transformation. Leur érablière est 41e au classement national et 18e au classement régional, ce qui leur a valu le titre de Chevalier et une médaille de bronze de l’ONMA. 

Le gala de remise de prix a eu lieu le 18 novembre dernier, à Drummondville, et regroupait les producteurs du Centre-du-Québec, de l’Estrie et de la Mauricie. Il a rassemblé près de 500 personnes. Cet événement est organisé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). 

Anik Fredette

Anick Fredette nommée Relève 2024

Lauréats et lauréates du Mérite municipal 2024 : Anick Fredette, au centre de la 3e rangée.

« Quand j’ai gagné, ça m’a pris un bon 30 secondes avant de le réaliser. Les autres personnes qui ont été nominées, c’était de belles candidatures aussi. Même si c’est moi qui ai gagné le prix, c’était un travail d’équipe », de dire Anick Fredette.

Le 21 novembre dernier, à l’Assemblée nationale du Québec, l’agente aux travaux publics de la Ville de Cookshire-Eaton a gagné le prix dans la catégorie Relève municipale, municipalité de 24 999 habitants et moins. La cérémonie était organisée par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec (MAMH).

Ce sont ses nombreux projets en environnement qui ont permis à madame Fredette de gagner ce prestigieux prix. « Par exemple, en 2021 [la mise] sur pied [d’un] projet pilote de collecte de plastiques agricoles, une première dans la région », de dire le MAMH dans un communiqué.

« Ma vision dans mes projets, c’est comment ils peuvent avoir un impact pour ma communauté, mais aussi pour la MRC du HSF. Qu’est-ce qu’on peut faire à Cookshire-Eaton qui peut influencer les autres municipalités voisines à faire des choses pour l’environnement ? Ç’a été ça pour les plastiques agricoles » d’expliquer Anick.

« Elle a également introduit la collecte intelligente des matières résiduelles, encourageant une gestion responsable. Sous son leadership, l’enfouissement a diminué de 30 % depuis 2019 », souligne le MAMH. Pour favoriser un meilleur tri à la source des déchets par les citoyens, on fait l’installation de puces électroniques aux bacs de matières résiduelles, permettant aux camions de collecte de quantifier leur fréquence d’utilisation.

Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, est « bien content que Anick ait gagné. J’étais content pour la ville aussi, parce que quand on gagne un prix au provincial, il y a un rayonnement pour la ville. J’aimerais que ça donne des idées aux autres employés municipaux qu’ils peuvent se démarquer en faisant leur travail, qu’ils peuvent se dépasser et qu’ils peuvent en être récompensés. »

« Je suis vraiment content pour Anick et pour tout ce que ce prix va amener pour le futur », de dire Martin Tremblay, le directeur général. « Elle a mis tellement d’effort dans son travail. Je ne suis pas vraiment surpris, car ses projets étaient innovants, structurés. Dans notre ville, on a mis en place une structure qui permet l’innovation. Anick inspire les autres employés. Le succès de Anick prouve que notre mode de gestion fonctionne. Tout le monde y gagne, les employés, la ville et les citoyens. »

Sacha Le Néa, la coordonnatrice en loisirs, communications et vie culturelle à Cookshire-Eaton s’est dite « fière de Anick. Cette récompense, c’est une belle reconnaissance de son travail. C’est beau de voir qu’on évolue dans un milieu où est accueilli, qui nous amène plus loin. Ce prix ouvre de belles perspectives pour tout ce qu’on peut créer. »

Mario Gendron avait déjà reconnu l’implication et les compétences de Anick Fredette en environnement. « Je suis la seule employée municipale à siéger sur le comité Environnement de la Municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF) parce [que la ville] a décidé de mettre une ressource en charge de ce dossier-là », a-t-elle dit fièrement.

Même avec toutes ses réalisations, Anick reste terre à terre : « Je n’ai pas de formation en environnement. J’apprends sur le tas, je fais des recherches. J’ai à cœur ma municipalité, ma ville. Je n’ai jamais recommandé un projet au conseil s’il n’y avait pas de retombées directes pour les citoyens. »

Anick a beaucoup d’autres projets : « Pour 2025, on a un projet en collaboration avec la MRC du HSF. On va avoir un écocentre permanent à Cookshire-Eaton. Il va être situé au garage municipal. C’est un des projets en cours, mais on a aussi d’autres projets qui vont suivre ».

Le concours du Mérite municipal comprend cinq catégories, dont celle de la Relève municipale. Pour chaque catégorie, un prix est remis à une municipalité de 24 999 habitants ou moins et un autre, à une municipalité de 25 000 habitants et plus.

Radar I

« Cheap » les nouveaux radars ?

Pas de « merci » ici, en rentrant à Cookshire par la 253.

Comme une circulation fluide, la séance du conseil municipal de Cookshire-Eaton s’est déroulée rapidement et sans détour le 4 novembre dernier à l’Hôtel de Ville. Cependant, pendant la période de questions réservée au public, on a parlé de radars et d’entretien des chemins, sans accrochages importants. 

Le citoyen Rémi Boisvert a voulu émettre des commentaires sur les nouveaux radars dits « pédagogiques », achetés par la Ville et subventionnés à 80 % par le programme d’aide financière du Fonds de la sécurité routière (PAFFSR). En parlant d’un radar installé à l’entrée de la ville, M. Boisvert a dit avec un sourire « celui qu’on a là, je trouve qu’il est cheap pas mal. » 

De nombreux rires se sont fait entendre dans la salle, surtout lorsque Monsieur Boisvert a poursuivi en disant que « concernant les [nouveaux] radars, je trouve que ce n’est pas fameux. Les radars du ministère [des Transports] donnent ta vitesse, puis ils clignotent [quand tu vas trop vite]. Moi, je vais souvent dans le bout de Mégantic, [quand tu respectes la vitesse], il y a [des radars] qui disent merci avec un bonhomme sourire ! »  

Le directeur général, Martin Tremblay, a répondu « vous avez raison [M. Boisvert], certains radars sont moins visuels que d’autres qu’on peut voir. Comme il y en a plusieurs [dans la ville], on pourrait le changer de place. » 

M. Tremblay a aussi répondu aux questions de M. Boisvert concernant les travaux de fauchage et de débroussaillage en bordure des chemins municipaux, auxquels la ville a alloué la somme de 37 000 $ cette année. Selon Rémi Boisvert, « il y a quelques années, ils passaient deux fois. Puis après ça, ils allaient plus loin. »  

M. Tremblay a confirmé que « effectivement on dirait qu’ils ne vont pas aussi loin qu’avant, vous avez raison. Ce n’est pas fait comme avant, puis il va falloir réévaluer la façon de faire. On regarde l’année prochaine pour en faire davantage. » 

Rémi Boisvert n’y est pas allé par quatre chemins. Même si ces propos étaient parfois teintés d’humour, ils tenaient la route et ont amusé plusieurs personnes dans la salle. 

Il y avait à cette séance du conseil de Ville de Cookshire-Eaton le maire, tous les conseillers, le directeur général, la greffière adjointe, deux journalistes et trois personnes du public. 

Anick Fredette, finaliste au prix Relève du Mérite municipal 2024  

Photo fournie

Quand Anick Fredette, agente aux travaux publics à la ville de Cookshire-Eaton depuis 2019, a su qu’elle était parmi les cinq finalistes au Prix du Mérite municipal 2024, dans la catégorie Relève municipale, elle a « pleuré de joie. J’étais tellement contente. Pour moi, c’est comme une victoire pour tout le travail que j’ai fait ces dernières années. »   

Elle était « aussi contente pour la ville de Cookshire-Eaton. On est quand même une petite ville et on est capable d’avoir des aussi gros projets que les grandes villes, mais souvent avec beaucoup moins de ressources, moins de budgets. [Ce prix], ça met vraiment en valeur la municipalité aussi. »   

Le concours du Mérite municipal 2024 est organisé par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et s’adresse aux petites municipalités de 24 999 habitants ou moins. Il comprend cinq catégories, dont celui de la Relève municipale, prix qui est « une occasion de souligner l’apport des personnes âgées de moins de 35 ans, à l’emploi d’une municipalité et de reconnaître ces jeunes de la relève qui œuvrent pour le milieu municipal ». Les différents prix du Mérite municipal sont décernés tous les deux ans.  

Depuis 2011, Anick travaille pour la ville. « J’ai occupé différents postes. J’ai soumis des idées qui ont été retenues. Ici, on ne se sent pas comme un numéro, on sent qu’on a notre place. On a chacun notre rôle à jouer et on travaille en équipe. »   

Depuis 2019, Anick occupe le poste d’agente aux travaux publics. Elle a créé de nombreux projets en environnement, ce qui lui a valu que l’on retienne sa candidature comme finaliste au Prix Relève municipale. « On est la municipalité [du Haut-Saint-François] qui enfouit le moins de déchets », de dire fièrement Anick.  

Voici quelques exemples de ses réalisations en environnement : l’implantation de patrouilles vertes ; la collecte des plastiques agricoles ; l’installation de bacs à trois voies dans les parcs et les édifices municipaux ; la création d’écocentres mobiles. Tous ces projets ont pour but d’encourager le recyclage et le compostage pour ainsi faire diminuer la quantité de déchets envoyés aux sites d’enfouissement.  

Pour le maire, Mario Gendron, Anick « est un exemple pour le reste de l’équipe. On est fier d’elle. Elle participe beaucoup à améliorer son poste. La nouvelle génération, c’est ça, on doit lui donner de l’autonomie.  À Cookshire-Eaton, on laisse de la place à la créativité, à l’innovation. C’est comme ça qu’on encourage la relève. On avait plein de besoins criants à combler en environnement, alors on a laissé Anick aller là-dedans. On privilégie une gestion où chacun peut développer son domaine. »   

Pour Martin Tremblay, directeur de la ville, « ce que Anick a fait, c’est intéressant parce que ça a influencé d’autres employés à partager leurs idées, à créer des projets. C’est un atout ces gens-là qui mettent de l’avant des projets. Des fois, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose au municipal, mais ce n’est pas le cas. C’est un bel exemple ce qu’a réalisé Anick. »  

Le public peut voter jusqu’au 18 novembre pour le prix Coup de cœur du Mérite municipal 2024. Si vous désirez voter pour Anick Fredette, vous pouvez le faire en allant sur le site de Consultation Québec, Mérite municipal 2024, Vote Coup de cœur du public. 

Le résultat du vote pour le Coup de cœur du public ainsi que le nom des lauréats de chacune des cinq catégories du Mérite municipal auront lieu lors d’une cérémonie à Québec, le 21 novembre prochain à l’Assemblée nationale. Anick Fredette sera accompagnée de son conjoint et de Mario Gendron, le maire de Cookshire-Eaton.  

De belles découvertes à la Marche aux flambeaux

Crédit photo : AlexCyan

Le 5 octobre dernier, la troisième édition de la marche aux flambeaux à Dudswell a accueilli de nombreux visiteurs particulièrement impressionnés par la beauté de notre région. Parmi eux se trouvaient une trentaine de nouveaux arrivants habitant à Sherbrooke.

Le service de loisirs de la MRC du Haut-Saint-François avec son organisme Ose le Haut! et le projet citoyen Gens de plein air interculturel de l’Estrie se sont unis pour permettre à ces nouveaux Québécois d’adoption de découvrir la région tout en faisant une activité de loisir et de plein air.  

Pour Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice de la campagne Ose le Haut! « cette activité permet à ces nouveaux arrivants, mais aussi à de nouveaux résidents de découvrir la région et ses habitants. On joint l’utile à l’agréable ». 


Cette année, les sentiers du Ruisseau et du Ravage de la Forêt habitée de Dudswell étaient décorés, éclairés et animés pour l’occasion. Tout au long de chacun des sentiers, on offrait une diversité d’activités plus intéressantes les unes que les autres. Par exemple, il y avait un kiosque de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic. On nous y informait sur la pollution lumineuse et les stratégies pour la réduire. L’atelier de peinture corporelle fluo a été particulièrement populaire auprès de tous les marcheurs présents, les grands comme les petits.   

Du café, du chocolat chaud, de la barbe à papa et des saucisses étaient offerts gratuitement aux randonneurs. Pour se réchauffer, on avait accès à des feux de camp. On pouvait aussi chanter et danser sur la musique offerte par Véro et Pium, un duo musical, car même si la soirée était étoilée et magique, elle était plutôt fraîche. 

La marche aux flambeaux est organisée chaque année par la MRC du Haut-Saint-François. Cette activité nocturne permet non seulement la découverte de nouveaux lieux de randonnée de notre belle région, mais aussi d’y faire la rencontre de personnes attachantes et inspirantes.

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