Carole Dessureault

Carole Dessureault

Carole est pigiste pour le Journal. Elle est établie à East Angus depuis 2018.
Ecole Notre Dame de Lorette, Photo fournie

Une photographie comme source d’inspiration

Marcel Morin est photographié devant la photo « L’autobus scolaire », réalisée en 2017 à New Delhi, en Inde. Cette photo a été offerte à l’école Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie, une école qu’il a fréquentée quand il était enfant. Photo fournie

Le 17 novembre dernier, Marcel Morin, un photographe, a offert une photographie grand format intitulée L’autobus scolaire à l’école primaire Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie.


Ce photographe voulait que cette œuvre soit une « source d’inspiration pour les élèves» et qu’elle leur ouvre « une fenêtre sur le monde. »

 « Souvenez-vous que le monde vous attend, que votre curiosité est une boussole, et que chaque jour d’école peut ouvrir une porte vers l’infini », est-il écrit dans un texte d’accompagnement destiné aux élèves. Il a été remis en même temps que la photographie.


« Je suis né à La Patrie. Je suis allé à cette école-là. Je voulais remettre quelque chose à mon lieu de naissance », de dire Marcel Morin. « La remise [de la photographie] est déjà faite et elle est déjà installée dans la bibliothèque de l’école. »

Cette photographie faisait partie de l’exposition La beauté d’un peuple – Inde & Sri Lanka, présentée du 12 octobre au 16 novembre 2025 au Centre culturel de Cookshire-Eaton.


Cette œuvre est très particulière pour lui. « Je préparais l’exposition La beauté d’un peuple. C’est la première photo que j’ai prise lors de ma première journée à New Delhi, en Inde, en 2017. »
Marcel Morin est un photographe autodidacte. Sa passion pour la photographie a commencé tôt. « Mon père m’a donné une caméra quand j’avais 11 ans. C’est une passion qui fait partie de ma vie depuis ce temps. »


Son travail l’a amené à voyager dans différents pays. Il a continué à prendre des photos. « Plus j’en faisais, plus ma technique s’est développée et mon sens artistique aussi. C’est à partir des années 2000 que c’est devenu de plus en plus sérieux. » Comme il est un artiste bien occupé, il n’y a pas eu de cérémonie officielle pour souligner la remise de son œuvre à l’école. « J’aimerais vraiment ça faire une rencontre avec les élèves et les employés de l’école pour connaitre leurs réactions. Je repars bientôt en voyage. À mon retour, je vais voir comment on peut arranger ça. » Il aimerait aussi partager avec les élèves son expérience des voyages qui ont permis à un gars « de partir d’un petit village et d’explorer le monde. »

Guignolée 2024 Weedon

La Guignolée des médias à Weedon : Objectif de 5000 $

Des bénévoles qui ont fièrement participé à la Guignolée des médias le 5 décembre 2024, durant laquelle un montant de 4868 $ a été recueilli. Photo fournie. 

La Guignolée des médias du Haut-Saint-François (HSF) aura lieu le jeudi 4 décembre de 7 h 30 jusqu’à 13 h 30. Le point de la collecte de rue sera à Weedon, sur la route 257 près de la route 112.
Durant la période des Fêtes, la demande en denrées augmente. La Guignolée des médias du HSF, avec sa collecte d’argent et de denrées, soutient divers organismes de la région qui répondent aux besoins alimentaires des personnes en situation d’insécurité alimentaire. 

« La Guignolée est faite par le Centre d’action bénévole en collaboration avec Moisson HSF et les Chevaliers de Colomb de Weedon. Avec nos partenaires, ça fait plusieurs années qu’on participe à la Guignolée des médias », de dire France Lebrun, la directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB) du HSF.  

C’est le CAB du HSF qui fait l’organisation de la Guignolée des médias de la région. Il fait les demandes requises pour être légal avec les permis. Les pompiers sont présents pour assurer la sécurité de tous, tout comme la police. Mme Lebrun a souligné que « même si la police a des effectifs réduits, elle vient faire un tour régulièrement pour nous saluer. On apprécie sa présence. »  
La Guignolée des médias, ce sont aussi de nombreux bénévoles qui donnent de leur temps pour rendre possible la tenue de cet événement.  

« C’est quatre équipes de six personnes qui vont se relayer toutes les 90 minutes pour collecter de l’argent et des denrées qui seront remis à 100 % à Moisson HSF. Les gens donnent beaucoup plus d’argent que de denrées. On met les denrées de côté, et Moisson HSF vient les récupérer à la fin de la Guignolée. »   

En 2024, la Guignolée des médias a amassé 326 451, 21 $ lors de la collecte de rues à travers l’Estrie et le Centre-du-Québec. On souhaite surpasser ce montant cette année.   Quand j’ai demandé à France Lebrun son objectif pour la collecte de rues de cette année pour le HSF, elle m’a répondu que « si on peut amasser 5000 $, ça serait un objectif comparable à celui de l’année passée. » 

OMH

Les Habitations du Haut-Saint-François ̶40 unités de logements abordables

Des logements abordables existants à East Angus. Crédit : GOOGLE MAP.

« Malgré les défis rencontrés, nous sommes heureux de confirmer que le projet avance et que trois municipalités y sont aujourd’hui engagées. L’arrivée de Scotstown [avec Cookshire-Eaton et Saint-Isidore-de-Clifton] dans l’initiative démontre bien la mobilisation du territoire pour répondre aux besoins en logement. » 

Ce sont les propos que Robert G. Roy a tenus dans un communiqué de presse datant du 17 novembre dernier. Il est le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF). Il est aussi un membre fondateur de l’organisme à but non lucratif (OBNL) Les Habitations du HSF. 
Cet OBNL coordonne la construction d’immeubles à logements destinés aux personnes et aux familles qui n’ont pas les moyens financiers d’assumer le coût d’un logement du marché locatif privé.  
Cookshire-Eaton prévoit de construire trois immeubles de huit logements pour un total de 24 logements. Saint-Isidore-de-Clifton et Scotstown vont offrir huit logements dans un seul immeuble, pour un total général de 40 nouvelles unités d’habitation abordables dans la région. C’est la version définitive du projet. 

Divers organismes de la région impliqués dans le dossier voulaient construire plus de bâtiments pour offrir plus de logements sociaux et abordables à la population du HSF. Mais « tout devient plus onéreux quand on dépasse les huit logements par bâtiment », d’expliquer M. Roy. 
C’est le 2 octobre dernier qu’il a appris que le gouvernement avait enfin accepté leur projet de cinq bâtiments à huit logements. « Selon le gouvernement, ça va coûter trop cher en coûts de construction et en frais d’ingénieur [des immeubles à neuf logements]. »  
Même si le projet est accepté par le gouvernement, il reste plusieurs étapes à franchir avant la réalisation de ce projet, dont celui du financement. Cette partie peut prendre du temps. M. Roy espère que la construction des bâtiments pourra commencer en 2026. 
Les municipalités impliquées dans la construction de ces logements sociaux et abordables, Cookshire-Eaton, Saint-Isidore-de-Clifton et Scotstown « cèdent des terrains pour ce projet-là. C’est une priorité [pour elles] que ça soit des gens de la place [qui occupent ces logements] » de dire le préfet du HSF. 

« Dans notre région, on a beaucoup de petits salariés. Si on veut maintenir nos petites épiceries, nos dépanneurs et nos usines, il faut bien que les personnes qui travaillent là se logent à quelque part. » 
Le prix de location d’un logement social et abordable peut varier, car il est fixé en fonction des revenus du ou des locataires. Les personnes intéressées à devenir locataires de ces logements peuvent communiquer avec les municipalités concernées afin d’être ajoutées à la liste d’intérêt. 

CPE East Angus, Photo 1, Carole 6-11-25

Une garderie double son nombre de places 

Parmi la quarantaine de personnes présentes pour souligner le début des travaux de construction du nouveau CPE Fafouin, il y avait des enfants du CPE qui étaient prêts et équipés pour la première pelletée de terre du projet.

Le 6 novembre dernier, le CPE-BC Uni-Vers d’enfants et la Ville de East Angus ont souligné le début de la construction du tout nouveau Centre de la Petite Enfance (CPE) Fafouin sur la rue Lafontaine à East Angus. Sa construction devrait être terminée à l’été 2026.  

Ce nouveau bâtiment sera plus moderne, mieux adapté aux besoins des enfants et plus sécuritaire pour eux. Il permettra aussi de doubler le nombre de places, qui passera de 49 à 98. 

Isabelle Poulin-Rioux, parent et présidente du conseil d’administration (CA) du CPE a souligné le rôle essentiel des CPE dans la vitalité d’une communauté. Elle a remercié Mme Lyne Boulanger, l’ancienne mairesse de East Angus, dont le leadership et sa capacité « […] à rassembler les acteurs autour d’un objectif commun a été un élément-clé de cette réussite. » 

La ville de East Angus a fourni le terrain pour la construction du nouveau CPE ainsi qu’un espace de stationnement. « C’est attendu depuis un bon moment. On est super fier de participer à ce projet », de dire le nouveau maire de East Angus, Guillaume Landry.  

Le ministère de la Famille du gouvernement du Québec a investi 4 millions de dollars pour financer la construction du nouveau CPE Fafouin. Il a aussi donné son accord à une entente de partenariat entre la Ville de East Angus et le CPE. Cette entente permet de donner la priorité aux enfants demeurant à East Angus pour 50 % des places disponibles au futur CPE Fafouin.  

Jeunes et couronne, Jour du Souvenir, SS

Cérémonie du Jour du Souvenir spéciale 

Des élèves de l’école Cookshire Elementary ont placé la dernière couronne, après avoir lu le traditionnel poème, « In Flanders’ Fields », lors de la cérémonie annuelle à Cookshire le 11 novembre dernier, dans la neige cette année.

Le 8 novembre dernier, la Société d’histoire de Weedon a procédé à l’inauguration officielle du nouvel emplacement du cénotaphe des anciens combattants, lors de la cérémonie du Jour du Souvenir. 

Une cinquantaine de personnes ont assisté cet événement au nouvel emplacement du cénotaphe situé juste à côté du Centre communautaire Thérèse Denis Lavertu. 

C’est Marcel Dumont, le président de la Légion royale canadienne d’East Angus, qui officiait la cérémonie. Il nous a rappelé qu’il était de notre devoir de citoyens et de citoyennes « de nous souvenir de ceux et de celles qui ont donné tellement afin que nous puissions continuer de vivre en paix et […] de profiter de [nos] droits fondamentaux. » 

Photo 3 Journée du Souvenir, CD
Marcel Dumont, le président de la Légion royale canadienne d’East Angus, officiait la cérémonie du Jour du Souvenir à Weedon. Robert G. Roy, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, était l’un des invités d’honneur. 

Robert G. Roy, le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF) faisait partie des invités d’honneur lors de cette cérémonie.   

« Super bel endroit ! C’est beaucoup moins bruyant que sur la 112 », a-t-il dit, ce qui a fait rire et sourire les personnes présentes. « Puissions-nous ne jamais oublier ceux qui ont servi notre pays et qui ont payé le prix ultime pour notre liberté », a-t-il déclaré plus solennellement. 

« Quand la municipalité a vendu le terrain à BMR pour son agrandissement, on nous a avertis que le [cénotaphe] devait être déplacé. […] On est arrivé à un consensus avec la municipalité de l’installer [ici] parce que c’était la plus belle place pour le mettre », d’expliquer Mario Bélisle, le vice-président de la Société d’histoire de Weedon. 

Il a fallu aussi que cette dernière trouve des donateurs parce que ça coûte cher de déménager un cénotaphe. Pour le déménagement, elle a eu beaucoup d’appui de Léo Barolet, un entrepreneur en construction de Weedon. Pour l’aménagement du terrain, elle a pu compter sur la municipalité.  

Sur la plaque placée non loin du cénotaphe et sur laquelle sont écrits les noms des donateurs, il y a un code QR qui, avec un téléphone cellulaire, donne accès à « […] un balado fait par les enfants de l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Weedon avec des gens qui ont déjà fait la guerre », de dire en terminant Monsieur Bélisle. 

Les Étincelles se rapprochent de leur salle multisensorielle

De gauche à droite : Marie-Josée Pellerin, Esthelle Larouche, Pierrette Leroux, Serge Monty, Hélène Lepitre, Michel Guillette et Rebecca Hayes. Photo : FADOQ East Angus

Le 8 octobre dernier, le Club de la Fédération de l’Âge d’Or du Québec (FADOQ) de East Angus a remis un don de 400 $ aux Étincelles de Bonheur du Haut-Saint-François dans les locaux de l’organisme, situé à East Angus.

« C’est Marcel Bolduc qui a pensé à organiser un tournoi de baseball-poche. Comme on a fait des bénéfices avec le tournoi, on voulait les donner à quelqu’un. Marcel et Serge Monty ont proposé les Étincelles de Bonheur », de dire Michel Guillette, président de la FADOQ-East Angus.

Les Étincelles de Bonheur du HSF est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de soutenir les personnes handicapées et de favoriser leur intégration dans la société.

« C’est un beau cadeau. […] Nous sommes présentement en levée de fonds pour créer une salle multisensorielle pour nos personnes handicapées », d’expliquer Marie-Josée Pellerin, la directrice générale des Étincelles de Bonheur.

La levée de fonds, qui a commencé à l’été 2024, va si bien que la construction de la salle multisensorielle pourra commencer prochainement. « On n’a pas encore atteint notre objectif de 50 000$, mais on a dépassé les 40 000$. L’argent qui manque, c’est pour le matériel qu’on va mettre dans la salle ».

Comme ce sera la première salle multisensorielle dans le HSF, « dans un deuxième temps, on aimerait l’ouvrir à la population, comme aux personnes souffrant d’Alzheimer ou aux enfants qui ont un TDAH », de conclure Marie-Josée Pellerin.

Première campagne avec porte-parole pour La Méridienne

À gauche, une partie de l’équipe de La Méridienne : Frédérique, intervenante; Anne-Josée, directrice-adjointe et Carolyne Boutin, directrice. À droite, la porte-parole Schelby Jean-Baptiste. Photos : Carole Dessureault et Juliette-Clémentine Aubin

La maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants La Méridienne a lancé sa première campagne de financement et présenté sa nouvelle porte-parole, Schelby Jean-Baptiste. L’événement s’est tenu à la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François à East Angus le 1er octobre dernier.

Le but de cette campagne de financement est d’assurer la continuité des services déjà offerts par La Méridienne et d’augmenter sa capacité d’accueil, car les demandes d’aide explosent. On veut aussi financer la construction et l’aménagement d’une maison de deuxième étape. Cette maison vise à favoriser l’autonomie et la réintégration sociale des femmes victimes de violence et de leurs enfants, après leur séjour dans la maison d’hébergement La Méridienne.

« Avec cette maison, on va pouvoir offrir douze logements sécuritaires et indépendants aux femmes victimes de violence et à leurs enfants », expliquer Carolyne Boutin, directrice de La Méridienne. « Il va falloir embaucher aussi. On a déjà deux intervenantes qui sont engagées, mais il va falloir les former en violence conjugale avant qu’on puisse les envoyer à la maison de la deuxième étape. Il va falloir embaucher au minimum quatre autres intervenantes, c’est certain. »

Pendant la conférence de presse, Carolyne a fait la présentation des activités liées à la campagne de financement. « La première activité qu’on fait, c’est une loterie. Le lancement se fait le 7 octobre. Au mois de novembre, on organise une soirée casino et au printemps 2026, il va y avoir une soirée country. »

« Fière d’être la porte-parole de cette mission que vous avez et de marcher à vos côtés dans cette démarche qui me touche profondément », de dire Schelby Jean-Baptiste, la toute nouvelle porte-parole de La Méridienne dans une publication sur la page Instagram de La Méridienne. Schelby Jean-Baptiste est une comédienne qui a incarné le rôle de Louise dans la série Je voudrais qu’on m’efface. Elle a aussi été l’animatrice de la série documentaire Pourquoi tu restes.

Les Jardins de Victoria et ses sentiers écothérapeutiques

Lors de l’ouverture officielle des sentiers, on a procédé au dévoilement d’une fresque de l’artiste Nathalie Ledoux. Photo : Carole Dessureault

Claire-Marie Laplante est la présidente du conseil d’administration (CA) de la coopérative de solidarité Les Jardins de Victoria, une ferme de plus de 200 acres située à Saint-Isidore-de-Clifton. C’est là qu’elle a procédé à l’ouverture officielle de trois nouveaux sentiers écothérapeutiques, le 26 septembre dernier.

Ces sentiers sont écothérapeutiques, car ils sont spécifiquement conçus pour favoriser la santé physique et mentale en permettant aux personnes de se connecter avec la nature. « Ça faisait longtemps qu’on voulait donner accès aux sentiers de la ferme à la population. On voulait offrir un parcours naturel enrichi d’activités de ressourcement », d’expliquer Diane Pouliot, secrétaire du CA et membre de la famille fondatrice de la ferme.

Tout au long des sentiers, il y a des panneaux explicatifs qui présentent des suggestions d’exercices d’introspection et de visualisation. On y trouve aussi des informations sur la biodiversité pour favoriser la protection et la conservation de la faune et de l’environnement.

Ces sentiers ont été aménagés entre 2023 et 2025 et sont le fruit d’une collaboration entre la coopérative et deux autres organismes à but non lucratif. Le premier est Nature-Cantons de l’Est qui a pour mission de conserver le patrimoine naturel des Cantons-de-l’Est au bénéfice des générations actuelles et futures. Le second OBNL est Terre Libre, un organisme que Marc-Sylvain Pouliot a créé et dont il est le président. Il est aussi le trésorier du CA et membre de la famille fondatrice de la ferme.

« On veut promouvoir le développement durable de la coopérative en la rendant accessible à la relève », indique M. Pouliot. « On désire aussi protéger le patrimoine agro-forestier de la terre d’où le projet de la fiducie d’utilité sociale agroécologique (FUSA), en partenariat avec Terre libre et avec l’organisme de bienfaisance Protect-Terre. » Ce dernier est un organisme qui se consacre à la protection des terres agricoles biologiques au Québec.

L’engagement bénévole de la quarantaine de membres de la coopérative et le soutien financier de la Fondation Canadienne des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus (FCSCJ) et de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets de l’Estrie ont rendu possible la réalisation des sentiers écothérapeutiques.

Le CPE Le Ballon Rouge de La Patrie célèbre ses 50 ans

Des membres du personnel et des parents impliqués bénévolement au sein du conseil d’administration du Ballon Rouge sont photographiés avec la mairesse de La Patrie, à gauche, et le député de Mégantic, à droite. Photo : Carole Dessureault

Une journée Portes ouvertes a eu lieu le 13 septembre dernier au centre de la petite enfance (CPE) Le Ballon Rouge à La Patrie pour célébrer ses 50 ans. Une cinquantaine de personnes ont assisté à l’événement. Les anecdotes sont nombreuses dans l’histoire de ce CPE, qui est intimement liée à celle de la population de La Patrie.

« Marjolaine [Vézina] a été mon éducatrice et elle a été l’éducatrice de mes enfants. […] C’est un petit milieu et on est content de l’avoir encore aujourd’hui notre CPE », de dire Émilie Faucher, une maman qui travaille et qui s’implique bénévolement comme vice-présidente du conseil d’administration du CPE.

« On a été la première garderie en milieu rural » dit-elle fièrement. Son propos est confirmé par une archive du journal La Tribune de 1985, exposée sur un des murs du CPE, qui soulignait alors le dixième anniversaire du Ballon Rouge.

Photo fournie

Au cours de ses 50 années d’existence, Le Ballon Rouge a connu trois adresses. La seconde était située au 20, rue Notre-Dame Est de 1980 à 2009. Les installations actuelles ont été inaugurées en janvier 2009, avec un agrandissement en 2015.

Il y a eu aussi des moments plus difficiles pour le CPE. En 2006, ce dernier a failli fermer ses portes, car « on a eu un moment où il y a eu moins d’enfants au village et on ne remplissait pas les [quotas] des groupes », d’expliquer Émilie.

L’organisation de cette journée a demandé beaucoup de temps de la part du comité organisateur des 50 ans du CPE Le Ballon Rouge. « C’est un dur travail de trois mois et demi et beaucoup de rencontres », de conclure Émilie.

Le country pour réunir familles et communauté

Le Country Music Appreciation (CMA), un organisme à but non lucratif créé par Bobbi Dee (Barbara Deslongchamps de son vrai nom), recommençait sa saison d’activités, le samedi 6 septembre dernier, avec un concert du groupe Bobbi Dee & The BillHillies au Centre communautaire Bulwer à Cookshire-Eaton.

Le but de l’évènement est que les personnes de tout âge se réunissent pour partager leur passion commune pour la musique et la danse country. « Le CMA et le band existent depuis 2017. Je voulais que les familles oublient leurs écrans pour danser et s’amuser ensemble », d’expliquer Bobbi Dee. Une soixantaine de personnes ont assisté au premier concert. « C’était plein. Il y avait du monde qui dansait », de dire Johanne Dionne, bénévole et amie de Bobbi Dee.

Le succès étant au rendez-vous, le CMA organise déjà de nouvelles représentations du groupe. Un samedi après-midi par mois, de 14 h à 18 h, les amoureux de la danse et de la musique country vont pouvoir se rassembler et s’amuser ensemble.

C’est le samedi 4 octobre prochain qu’aura lieu la prochaine prestation du groupe, toujours au Centre communautaire Bulwer. Les billets sont en vente à la porte ou au countrymusicappreciation.com.

Comme le CMA est un organisme à but non lucratif, Bobbi Dee recherche des bénévoles pour aider à l’organisation du spectacle.

Hampden inaugure un parc et une caserne pour ses 150 ans

De gauche à droite : quatre pompiers volontaires de la Régie incendie des sommets; Martin Turcotte, maire suppléant et délégué aux incendies; ainsi que Bertrand Prévost, maire de Hampden. Photo : Carole Dessureault

Le samedi 6 septembre dernier, une Fête des loisirs était organisée pour souligner le 150e anniversaire de Hampden. C’est la collaboration entre le canton et Loisirs Hampden-Scotstown qui a rendu possible la tenue de cet évènement. Les célébrations avaient pour but d’inaugurer le nouveau parc municipal et la nouvelle caserne incendie.

Comme Hampden est devenue une municipalité en 1874, on peut dire qu’elle célèbre plutôt en 2025 son 151e anniversaire. La municipalité a préféré retarder d’un an les célébrations de ses 150 ans afin que la construction de la nouvelle caserne incendie et l’aménagement du parc municipal soient terminés.

Le tout nouveau parc municipal de Hampden, situé tout près de la nouvelle caserne incendie et du pavillon Emmanuel Prévost. Photo : Carole Dessureault

En ce qui concerne le financement des deux projets, « il a fallu faire jouer tout un éventail de subventions dédiées au développement de la collectivité », de dire le maire de Hampden, Bertrand Provost, dans son allocution.

Bertrand Prévost, maire du Canton de Hampden. Photo : Carole Dessureault

« On n’a pas taxé nos citoyens », d’expliquer Manon Roy, qui travaille à Hampden depuis 10 ans en tant que directrice générale et greffière-trésorière. Sa principale tâche est de trouver des subventions pour financer les projets à Hampden. « Toute l’équipe a formé un comité spécialement pour les 150 ans. »

Bertrand Prévost connait bien sa municipalité et sa population. « On a un territoire qui couvre 111 km2. […] On a 204 citoyens pour être plus précis. C’est un milieu exclusivement rural. […] Pour une petite municipalité, on a notre propre voirie et notre propre service incendie. C’est plutôt rare », dit-il fièrement.

Selon M. Prévost, la collaboration avec d’autres municipalités, comme La Patrie et Scotstown, est essentielle à la survie des petites municipalités comme la sienne : « Maintenant, si on veut s’en sortir, il faut s’unir et collaborer. »  

Parmi les nombreuses activités au programme, il y avait un kiosque de costumes d’antan. Robert G. Roy, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François s’y trouvait. « Ils y vont étape par étape, selon leurs moyens. […] C’est vraiment beau », a-t-il dit, impressionné par le nouveau parc municipal, mais aussi par la vue qu’on y a sur les montagnes.

De gauche à droite : Jacqueline Kavunzu, coordonnatrice d’Ose le Haut; Johanne Delage, mairesse de La Patrie; et Robert G. Roy, préfet MRC HSF. Photo : Carole Dessureault

600 personnes aux portes ouvertes de la Ferme Le Sabot d’Or

De gauche à droite : Jacques Dubois et Arianne Caron, propriétaires de la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et Chantal Jeanmonod, mère de Jacques.

La 21e édition de la journée Portes ouvertes Mangeons local se déroulait le 7 septembre dernier partout au Québec. Cet événement annuel est organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA). Parmi les 56 fermes qui y participaient, il y en avait quatre en Estrie. Dans le Haut-Saint-François, seule la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et son élevage de cerfs rouges accueillait les visiteurs. 

Photo : Fédération de l’UPA-Estrie

Arianne Caron et Jacques Dubois sont les fiers propriétaires du Sabot d’Or depuis 2022. Ils ont soumis leur candidature pour participer aux Portes ouvertes et ont été choisis. « C’est beaucoup de travail pour préparer cette journée. Mais c’est un plaisir de recevoir les gens ici », d’expliquer Arianne. 

« Les gens s’intéressent à notre ferme, mais aussi au milieu agricole en général. Ils avaient beaucoup de questions à nous poser. Beaucoup de gens étaient contents de voir des moutons, des chèvres, des cerfs ou des canards », de poursuivre Jacques. 

Des visiteurs lors de la journée Portes ouvertes qui admirent les chèvres. Photo : Carole Dessureault

« On a une belle affluence aujourd’hui », de dire Arianne, puisque 590 personnes se sont déplacées pour visiter leur ferme, voir leurs animaux et acheter leurs nombreux produits.  

De l’aide appréciée et nécessaire 

L’aide des bénévoles, pour la plupart des voisins, des amis ou des membres de leur famille, leur a donné un bon coup de pouce pour réaliser cette journée Portes ouvertes. 

Parmi eux, il y avait Chantal Jeanmonod, la mère de Jacques, qui passe quatre mois par année au Québec pour aider Arianne et Jacques à leur ferme. Le reste de l’année, elle retourne en Suisse où résident ses trois autres garçons et ses petits-enfants. 

Chantal connait bien le travail de la ferme, car elle est elle-même « fille, femme et maman d’agriculteurs. Deux de mes garçons ont repris une ferme en France. Avoir une ferme, c’est du travail 365 jours par année. »  

C’est difficile de prendre des vacances et d’être malade quand tu es agriculteur ou agricultrice. « Les animaux, il faut bien les nourrir et s’en occuper tous les jours », de dire Chantal. 

De gauche à droite : Jacques Dubois et Arianne Caron, propriétaires de la Ferme Boucherie Le Sabot d’Or et Chantal Jeanmonod, mère de Jacques. Photo fournie

Benoît était aussi à la Ferme Le Sabot d’Or en tant que bénévole. « Mon garçon est leur voisin. […] Aujourd’hui, je m’occupe du corral (parc à bestiaux). Jacques m’a fait une petite formation ce matin. Je connais ça un peu parce que j’ai grandi sur une ferme, mes parents en avaient une. »  

Son père est décédé et son frère aîné, qui a pris la relève, vieillit. Comme il se retrouve seul pour s’en occuper et « […] qu’il n’a pas de relève, il commence à se départir de ses terres. Ce matin, j’ai demandé à Jacques s’il aimait ça travailler sept jours par semaine. C’est un travail très accaparant être fermier », de conclure Benoît. 

Destination W : «ça va être un exemple à suivre au Québec»

De gauche à droite : Maxime D’Amour de Be Tiny, Madeleine Dulac de Juste Milieu et Cindy Brisson de Destination W. Photo : Carole Dessureault

Destination W, Be Tiny et Juste Milieu, trois compagnies québécoises, s’unissent pour réaliser le quartier de minimaisons de la phase 1 du projet Destination W. Le promoteur fournit les terrains, Be Tiny construit les minimaisons et Juste Milieu en fait le design.

Le projet Destination W est situé dans un beau boisé, sur un chemin en bordure de la 8e avenue à Weedon. « Ici, le projet se fait dans le village. Les services sont proches », de dire Maxime D’Amour, le propriétaire de Be Tiny.

Madeleine Dulac, designer et fondatrice de Juste Milieu, est une spécialiste dans la conception d’espaces minimalistes, tels que les minimaisons. Elle habite dans un minibus dont elle a fait elle-même l’aménagement. Selon elle, « la demande est énorme pour les minimaisons. Il y a des gens qui ne viennent même pas [de la région] et qui déménagent ici pour les minimaisons. »

« [Pour ce projet], on utilise surtout des matériaux durables et locaux, à faible COV [composés organiques volatils]. Je fais beaucoup de design solaire passif. On essaie de chauffer les minimaisons le plus naturellement possible avec le sud. […] On essaie de tenir compte aussi de l’orientation du soleil », de conclure Madeleine.

La Wee 820, un des modèles de minimaison disponible dans le cadre du projet Destination W. Photo fournie

Une alternative au marché

Avec l’augmentation de la demande de maisons individuelles et la hausse de leur prix, les minimaisons semblent être une alternative intéressante pour beaucoup de personnes désireuses d’accéder à la propriété.

Maxime D’Amour explique que les minimaisons suscitent l’intérêt d’une large frange de la population. « Pour 250 000$, vous pouvez acheter une minimaison clés en main et un terrain. Il n’y a plus de maisons neuves que vous achetez à ce prix-là aujourd’hui. »

Il poursuit en disant que « Destination W a deux types de terrains: des terrains pour des maisons « régulières » et des plus petits pour construire des minimaisons. […] Ce projet, ça va être un exemple à suivre [au Québec]. »

Après l’achat du terrain, l’acheteur a deux ans pour faire construire sa minimaison. Depuis le début du printemps, sept terrains ont été vendus et treize sont encore disponibles. Selon Maxime, « d’ici un an, les terrains qui restent à vendre devraient être vendus. »

Les Murmures du Canton se font entendre à La Patrie et Scotstown

Les Murmures du Canton sur les murs de l’Église Saint-Pierre de La Patrie. Crédit : Carole Dessureault

À l’été 2021, c’est à Cookshire-Eaton, qu’a commencé l’aventure des Murmures du Canton dans le Haut-Saint-François. Le 15 juillet dernier, lors d’une conférence de presse à La Patrie, on a appris que le circuit de projections architecturales Murmures se bonifiait de deux nouvelles municipalités : La Patrie et Scotstown.

L’église Saint-Pierre de La Patrie et la nature du parc Walter-Mackenzie de Scotstown serviront d’écran pour la projection d’images lumineuses sur fond musical. Une nouveauté par rapport au projet initial Murmures de Cookshire-Eaton est l’ajout d’une narration sous forme de conte, personnalisée à chaque lieu de projection.

« À Cookshire, on a un peu de narration. […] L’écriture du texte narratif, c’est beaucoup plus abouti dans nos deux derniers projets. Ça pris deux ans de travail pour les réaliser », d’expliquer Sébastien Croteau, directeur artistique du projet Murmures. Ce natif de Weedon dirige aussi l’entreprise de production L’inconnu dans le noir.

L’originalité de ce projet multimédia est que chaque municipalité a un produit unique, de par les images projetées, les structures utilisées pour la projection, la musique et la narration.

Pour Josée Prévost, adjointe administrative au Centre local du développement (CLD) du HSF, organisme qui coordonne Murmures, « ce projet est unique, original, grandiose. Il va éblouir autant les enfants que les adultes. […] En plus, c’est gratuit. »

Quant à la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, elle était totalement conquise. « C’est magnifique ! […] Comme on fête notre 150e, on a dit oui à ce projet. Ça raconte si bien notre histoire. […] En plus, ça devient un élément attractif pour le tourisme. »

« C’est vraiment beau. Wow! C’est notre histoire, mais c’est la façon de la raconter… Avec les images, ça met de la vie », de dire Rachel Corbeil, âgée de 18 ans et habitant à Cookshire-Eaton. Elle faisait partie de la cinquantaine de personnes ayant assisté aux Murmures à La Patrie.

Ces spectacles d’une durée de 15 minutes sont présentés en boucle, trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi), de la mi-juillet à la mi-septembre de la noirceur totale jusqu’à 23 h.

Nouvelle piste cyclable entre Sawyerville et Saint-Isidore

De gauche à droite : Robert G. Roy, préfet de la MRC du HSF; François Jacques, député de Mégantic; André Perron, maire de Saint-Isidore-de-Clifton; Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton; Marianne Dandurand, députée de Compton-Stanstead; et Marcel Charpentier, conseiller à Cookshire-Eaton et instigateur du projet. Crédit : Brian Laprise/Ville de Cookshire-Eaton

L’inauguration de la piste cyclable de 14,9 kilomètres reliant Cookshire-Eaton à Saint-Isidore-de-Clifton a eu lieu le 17 juillet dernier. La cérémonie se déroulait au terrain de balle de Sawyerville.  

Cette piste, destinée tant aux cyclistes qu’aux marcheurs, permet « d’offrir des options de transport actives, accessibles, sécuritaires et agréables », de dire Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton. Du côté d’André Perron, maire de Saint-Isidore-de-Clifton, sa population avait « clairement nommé le besoin d’avoir accès à une piste cyclable à proximité de leur milieu de vie » lors d’une consultation publique.

Tous les deux étaient fiers de dire que les usagers vont avoir la possibilité de louer quatre vélos électriques au Camping vert de Saint-Isidore-de-Clifton. Ils ont aussi souligné que l’élément-clé de la réalisation de ce projet est la collaboration entre les deux municipalités.

Cette piste pourra être utilisée à l’année par tous les résidents du Haut-Saint-François et les visiteurs. Les randonneurs et les cyclistes pourront en profiter le printemps, l’été et l’automne. Quant aux usagers de motoneige et de véhicules tout-terrain (VTT), c’est l’hiver qu’ils pourront la fréquenter. Après une entente conclue avec leurs clubs respectifs, ils en feront aussi l’entretien. Cette piste devient donc un atout majeur dans le développement récréotouristique et économique du HSF.

Début de la piste cyclable reliant Cookshire-Eaton (secteur Sawyerville) à Saint-Isidore-de-Clifton. Crédit : Carole Dessureault

Parmi la vingtaine de personnes présentes lors de l’inauguration de la piste cyclable, il y avait Marcel Charpentier, conseiller à la Ville de Cookshire-Eaton et instigateur du projet. « Ça fait huit ans que j’ai eu l’idée de transformer cette piste de motoneige et de quatre-roues en piste cyclable. » Selon lui, l’une des plus grandes difficultés rencontrées pendant ce projet, « ç’a été de convaincre les propriétaires [des terrains sur le trajet de la piste] d’accorder un droit de passage. Ils avaient des craintes, pour leur tranquillité et la propreté de leurs propriétés. Mais on les a rassurés. »

Marcel Charpentier a déjà commencé un autre projet. « Pour offrir à la population d’ici un endroit sécuritaire pour faire du vélo, on veut créer une autre piste cyclable de Sawyerville à la Ville de Cookshire-Eaton. »

La Fondation Laure-Gaudreault remet 2924 $

De gauche à droite : la responsable de la Fondation Laure-Gaudreault pour le HSF, Jacinthe Audet-Bolduc; Marie-Josée Pellerin, directrice générale des Étincelles de Bonheur du HSF; et Henriette Grondin, présidente de l’AREQ du HSF.

Le 18 juin dernier, Jacinthe Audet-Bolduc a remis des dons de la Fondation Laure-Gaudreault (FLG) à huit organismes communautaires du Haut-Saint-François (HSF). L’événement s’est déroulé au Resto bar Rive Sud, situé à East Angus. 

« Depuis environ 12 ans, c’est moi la responsable de la FLG pour le HSF », d’expliquer Mme Audet-Bolduc. Henriette Grondin, présidente de l’Association des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) du HSF l’accompagnait. C’est l’AREQ qui a créé la FLG en 1990. 

« Cette année, les enseignants retraités du HSF ont donné 2924 $ pour la FLG du HSF. De ce montant, il y a un don de 200 $ de la compagnie Graymont de Dudswell », de poursuivre Jacinthe Audet-Bolduc. « On a plus d’argent à donner, car deux enseignantes de l’AREQ du HSF sont malheureusement décédées. Leurs familles ont décidé de faire un don de 500 $ à la FLG du HSF. » 

Les huit organismes ayant bénéficié des dons de la Fondation sont : Les Étincelles de Bonheur, Moisson HSF, le Centre d’action bénévole (CAB), le Carrefour jeunesse-emploi, La Méridienne, Virage Santé mentale, Les Mains agiles et Les Amis de l’Oasis.  

La FLG a été créée en hommage à Laure Gaudreault, institutrice et fondatrice du premier syndicat enseignant au Québec. 

Une année mouvementée pour Moisson Haut-Saint-François

Cynthia Tellier Champagne, coordonnatrice de Moisson Haut-Saint-François, dans l’entrepôt de l’organisme. Crédit : Carole Dessureault 

L’assemblée générale annuelle de Moisson Haut-Saint-François s’est tenue le 18 juin dernier au Centre culturel de East Angus. Dans son mot de bienvenue, Alain Rondeau, le président du conseil d’administration (CA) de l’organisme, a admis que « cette année fut encore marquée par des changements au sein de l’organisme. »  

Entre autres, il y a eu la démission de trois membres du CA, qui s’explique selon lui « par un manque de disponibilité ou par une divergence de vision ». M. Rondeau a aussi annoncé officiellement le départ de Nathalie Blais, qui était la directrice générale de la banque alimentaire depuis deux ans.  

Il l’a chaleureusement remerciée pour son énergie, sa direction de maître et le support offert à l’équipe. « Ton départ laissera un grand espace dans l’organisation », a-t-il dit. Mme Blais s’est dit « fière du chemin parcouru avec l’équipe, les bénévoles, les partenaires et la communauté. C’est avec une grande émotion que je quitte cette organisation qui m’a profondément marquée. »   

Après avoir rencontré des candidats pour remplacer Mme Blais, c’est Cynthia Tellier Champagne qui a été choisie. « Comme je travaillais depuis deux ans à Moisson comme intervenante, je connaissais déjà le travail de la directrice et l’équipe. Je me sentais prête à relever le défi », de dire Mme Tellier Champagne. « Le CA m’a fait passer une entrevue et j’ai eu droit au même processus de sélection que les autres candidats, même s’il voyait mon potentiel. » Après une période de probation de quelques mois comme coordonnatrice, elle deviendra la nouvelle directrice générale de Moisson HSF.  

Il y avait aussi à l’ordre du jour l’élection des nouveaux administrateurs du CA. Alain Rondeau a décidé de quitter son poste de président. « Comme je siège déjà sur d’autres comités dans le HSF, je veux avoir un peu plus de temps pour moi. » Grâce à un engagement sans faille et beaucoup de travail, l’équipe de Moisson HSF a su faire face aux nombreux défis rencontrés en 2024-2025. Lors de l’AGA de Moisson HSF, 18 personnes étaient présentes, dont une journaliste. 

Opération cinémomètre à Dudswell

De gauche à droite : l’agente Julie Germain, Éva Lessard avec l’antenne du cinémomètre, la sergente Stéphanie Lemay, Henri Lupien avec le cinémomètre et l’agente Marie-Laurence Ferland. Crédit : Carole Dessureault

C’est le 21 mai dernier, pendant la période d’arrivée des élèves à l’école Notre-Dame-du-Paradis, qu’a eu lieu l’opération cinémomètre de la SQ, qui en est à sa quatrième édition.

« Pour cette opération de sensibilisation à la sécurité routière en zone scolaire, c’est Éva Lessard et Henri Lupien, deux élèves de 6e année, qui ont été choisis par l’école pour nous aider », explique la sergente Stéphanie Lemay de la Sûreté du Québec (SQ).

« L’un porte le sac à dos radar (cinémomètre) sur lequel est fixé un panneau afficheur indiquant aux conducteurs la vitesse à laquelle ils circulent. L’autre s’occupe de l’antenne qui permet de capter la vitesse des véhicules. Le sac à dos avec tout l’équipement est très lourd à porter », précise-t-elle.

« En participant à cette activité, j’ai appris que les conducteurs ne respectent pas toujours la vitesse près des écoles », de dire Éva Lessard. Henri Lupien, lui, trouve « que les gens font plus attention à la vitesse quand il y a des policiers. Des fois, le matin, il y a des gens qui roulent pas mal vite près de l’école. »

« Le matériel de prévention pédagogique est dispendieux. Comme la SQ ne dispose que de cinq trousses pour tout le Québec, elle fait le prêt de quatre d’entre elles aux corps de police municipaux qui n’ont pas cet équipement », de poursuivre la sergente Lemay.

« Ces trousses sont très populaires, surtout lors de la rentrée scolaire. Moi, j’aime faire cette activité de sensibilisation au printemps, car avec le retour du beau temps, les gens oublient parfois les règles de sécurité routière près des établissements scolaires. On doit régulièrement rappeler les bons comportements aux conducteurs de véhicules routiers. »

En 2025, la sergente Stéphanie Lemay a fait huit opérations du même genre à travers l’Estrie. Le territoire compte cinq postes dans autant de MRC. Celui du Haut-Saint- François fait partie du lot.

Célébration de la classe-musée : 20 ans déjà 

Crédit photo : Polyvalente Louis-Saint-Laurent

« Quel honneur ! Quel bel hommage ! Déjà 20 ans pour ce beau projet de la classe-musée. Ça ne me rajeunit pas ! », de dire en riant Angèle Desgagnés.  C’est ainsi qu’elle a remercié la dizaine de personnes réunies le 3 avril dernier à l’auditorium pour célébrer la classe-musée et pour lui rendre hommage.  

« Quand j’ai commencé à enseigner l’histoire en 4e secondaire [à la Polyvalente], je voulais que les élèves deviennent comme moi des passionnés de l’histoire. Mais comment y parvenir ? J’ai trouvé la réponse dans un atelier du professeur Gaétan St-Arnaud, lors d’un congrès pour les professeurs d’histoire. C’est lui le créateur de la première classe-musée au Québec. »  

La célébration s’est poursuivie dans la classe-musée où on a procédé au dévoilement d’une plaque commémorative.  Cette dernière sera installée à côté de la porte de la classe-musée afin de souligner l’apport important de Madame Desgagnés à la Cité-École.   

Maïka Baillargeon, première ministre du Parlement de la Cité 2024-2025, et Annabelle Bourgoin, la ministre des Activités culturelles, ont remis à Madame Desgagnés une petite réplique de la plaque. « À l’aide de photos, d’illustrations et d’objets, la classe-musée montre quatre différentes périodes de l’histoire et de la culture du Québec », d’expliquer Angèle Desgagnés au public présent.  

Pour avoir des objets, des photos, « j’ai fait appel aux parents, au personnel de la polyvalente et à toute la population du Haut-Saint-François. C’est vraiment toute la communauté du HSF qui a fait la classe-musée. »    

Maïka Baillargeon est en 5e secondaire. « L’année prochaine, je vais au Cégep de Sherbrooke en Histoire et civilisation. Ensuite, je veux aller à l’université en enseignement de l’histoire. C’est la classe-musée de Madame Desgagnés qui a développé ma passion pour l’histoire » a-t-elle confié.    

« Chaque année, pour les familiariser avec « la grande école », les élèves de la 5e et de la 6e année de toutes les écoles primaires du HSF viennent visiter la Polyvalente. Quand ils voient la classe-musée, ils sont impressionnés », de confier Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire à Louis-Saint-Laurent.    

Claude Giguère, directeur de la Polyvalente pendant dix ans, assistait à la cérémonie.  « J’étais là quand la classe-musée a été créée. C’est à partir de l’idée de la classe-musée que le concept de la Cité-école est né. Pour que les élèves aient un milieu signifiant », a-t-il dit.  « Si vous remarquez, chaque corridor porte le nom d’une municipalité du HSF. […] Chacun a été aménagé par des élèves qui viennent de cette municipalité et il en raconte l’histoire. »  

Jacques Boutin récidive avec la comédie d’aventure «Par tente»

La comédienne Anne Gilbert dans une scène du film « Par tente ». Crédit : Jacques Boutin

 « Le titre du film fait référence au camping, mais c’est aussi pour dire que Rose-Anna et ses six amies sont partantes pour l’aventure », explique Jacques Boutin, le producteur et réalisateur amateur du film Par tente. 

Son troisième long métrage raconte l’histoire de Rose-Anna, une dame âgée, qui part faire du camping sauvage avec ses amies pour passer un moment de détente en nature. Cependant, à cause de leurs limitations physiques et de leur inexpérience en camping sauvage, rien ne se passera comme prévu.  

« Il y a sept comédiennes amatrices et une cinquantaine de figurants qui ont participé à ce film de deux heures. Il y a aussi de nombreux commerçants du Haut-Saint-François qui ont apporté leur contribution à ce long métrage en fournissant du matériel ou leurs locaux », de poursuivre M. Boutin. 

« Pour les scènes extérieures, on les a tournées principalement à l’été 2024. Le tournage s’est fait dans le HSF et il a duré un peu plus d’un an. J’ai été le scénariste, le caméraman, le directeur photo, le monteur, le réalisateur et le producteur. J’ai tout fait ou presque. »  

« Ginette Faucher, la scripte, a travaillé étroitement avec moi. Liette Vaillancourt m’a assisté pour le montage. Quant à Sébastien Côté, il a été mon assistant technique et mon régisseur. J’ai beaucoup apprécié leur aide », de conclure Jacques Boutin. 

M. Boutin a déjà produit et réalisé plus de 18 documentaires animaliers et deux longs métrages. Le premier en 2019, c’est Vol-Age, une comédie. En 2023, son second film est un drame, Libérée du silence. 

La comédie d’aventure Par tente sera présentée le dimanche 4 mai 2025 à l’auditorium de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent de East Angus. Deux projections sont prévues, une à 13 h et une autre à 16 h.  

Le nombre de billets est limité pour chacune des projections. Le prix d’entrée est de 12 $ pour les adultes et de 5 $ pour les enfants de 14 ans et moins. Pour acheter des billets, vous pouvez contacter Jacques Boutin au (819) 239-0819. Bon cinéma ! 

Les Élu.e.s en action pour faire accéder les femmes à la politique

Debout de gauche à droite : Suzanne Jutras (Lingwick), Méliane Lefebvre (MRC), Elizabeth Bernatchez (Lingwick), Catherine Bouffard (Lingwick), Johanne Delage (La Patrie), Esthelle Larouche (PEPINES), Stéphanie Bureau (Lingwick), Monique Scholz (Hampden), Renée Montgrain (Weedon) et Hélène Côté (La Patrie). À l’avant : Lysandre Bonin et Jacinthe Laforte, co-animatrice. Crédit : PEPINES 

« La table ronde du projet Les Élu.e.s en action de la MRC du Haut-Saint-François a eu lieu le 3 avril dernier, à la salle du conseil de la MRC à Cookshire-Eaton », de dire Lysandre Bonin. Madame Bonin est chargée de projet pour l’organisme Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale (PEPINES). Elle s’occupe du projet Les Élu.e.s en action. 

« Pour s’assurer d’aller à la rencontre des mairesses et des conseillères municipales de chaque MRC de l’Estrie, on a organisé une table ronde par MRC. Une dizaine de femmes ont participé à celle du HSF. Mais quand on a constaté que des femmes qui travaillaient au municipal étaient intéressées éventuellement à présenter leurs candidatures comme mairesse ou conseillère, on les a invitées à participer à la rencontre. » 

C’est le cas de Méliane Lefebvre, qui est agente administrative à la MRC du HSF. En tant que résidente de la MRC du Granit, elle songe à présenter sa candidature auprès de sa municipalité aux prochaines élections à l’automne. « Le premier objectif du projet Les Élu.e.s en action est d’améliorer les conditions et le climat de travail dans les municipalités de l’Estrie », rappelle Mme Bonin. 

« C’est lors des tables rondes que les élues municipales et les non élues pouvaient discuter et échanger sur diverses thématiques liées au travail. Pendant leurs échanges, elles pouvaient noter les problèmes qu’elles rencontraient dans leur travail et des solutions sur des nappes de papier pour garder des traces de leurs échanges. Pour favoriser les discussions et rendre les échanges plus dynamiques lors des tables rondes, on demandait aux participantes de créer des équipes de trois et de discuter pendant 15 minutes. »  

« Pour permettre au plus grand nombre possible d’Estriennes élues ou non élues de participer à ce projet, le 22 avril, nous avons organisé deux tables rondes à distance sur Zoom. Le second objectif du projet est de faire progresser l’accès, la participation et l’épanouissement des femmes dans les conseils municipaux de l’Estrie. Pour y parvenir, on aimerait créer une forme de mentorat entre les élues et des anciennes et anciens élus municipaux. Des personnes ressources à qui parler du travail, de ses réussites ou de ses échecs », de conclure Lysandre Bonin. 

Tables rondes du projet Les Élu.e.s en action. Photo fournie
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