Sébastien Croteau illumine la boule d’eau de Rock Fo

Le Dudswellois Sébastien Croteau, derrière la compagnie L’Inconnu dans le noir, a reçu le mandat d’illuminer le réservoir d’eau du secteur Rock Forest, à Sherbrooke, pour l’Halloween. Selon Entreprendre Sherbrooke, l’organisme derrière l’initiative, il s’agit d’une première pour la structure inaugurée en 1966.

« Je suis content de le faire. C’est emballant », exprime d’emblée le cinéaste originaire de Weedon. Son mandat consiste à projeter en alternance des images de visages de citrouille pendant quatre soirs.

Sébastien Croteau a habitué le Haut-Saint-François à des animations à grand déploiement avec le projet Les Murmures du Canton, projeté au parc des Braves, à Cookshire-Eaton. Dans ce cas-ci, Entreprendre Sherbrooke a voulu avoir des images fixes, plutôt que de l’animation, afin d’éviter de déconcentrer les automobilistes circulant sur le boulevard Bourque.

Le projet temporaire a nécessité l’installation d’une cabine de projection sur le toit de l’immeuble voisin des réservoirs d’eau. Lundi le 28 octobre, on pouvait donc apercevoir une grue hisser les caisses de matériel nécessaires à la fresque lumineuse.

« C’est sûr que ça prend beaucoup de temps et d’énergie faire ça, mais il y a quelque chose que je trouve le fun d’être créatif avec les nouvelles technologies. »

Un créneau provenant d’un quiproquo

Sébastien Croteau a développé sa maitrise du video mapping à la suite d’un quiproquo avec Gilles Denis, derrière l’OBNL Espace culturel Cookshire-Eaton. Ce dernier avait exprimé le souhait de faire des projections sur les murs du Victoria Hall.

Après un an de tests et d’essais, le vidéaste présentait une ébauche de création à son mandataire, Gilles Denis. « La bouche lui ouvre bien grand, puis il dit : ‘Mais les possibilités sont infinies!’ », relate M. Croteau. « J’ai compris après. Lui, ce qu’il me demandait, c’était de projeter un film. […] Après ça, il m’a dit : ‘C’est pour ça que c’était long!’ »

Depuis ce temps, l’initiative des Murmures du Canton a fait des petits. À l’été 2025, outre la projection originale à Cookshire-Eaton, ce sera au tour de La Patrie et de Scotstown d’avoir leur projet respectif. Un quatrième est également dans les plans du côté du Canton de Lingwick.  

« C’est des affaires que je veux proposer à des petites communautés. J’ai pas les reins assez solides pour faire compétition avec [des compagnies établies comme] Moment Factory. J’essaie d’aller chercher un marché qui est à plus petite échelle. »

Il reste trois soirs de projection d’Halloween sur le réservoir d’eau de Rock Forest : ce soir, demain le 30 et jeudi le 31 de 18 à 22 h.

Sébastien Croteau aime travailler dans de grands espaces comme le Victoria Hall afin de pouvoir installer toile et projecteurs.

RURART se met à table pour la seconde fois 

Plus de 170 personnes ont foulé le domaine de la ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton dans le cadre de l’événement À table de RURART. Tenue à la fin du mois de septembre, cette seconde édition explorait la notion de territorialité.  

La journée s’est ouverte avec la table ronde de deux heures qui donne son nom à l’événement. Une grande tablée qui rassemblait formateurs et participants dans le but de faciliter un cheminement collectif.  

« On se met à table pour discuter puis échanger. Tout le monde est égal », rappelle Amélie Lemay-Choquette, instigatrice et directrice artistique de RURART. Le but est de pousser la réflexion. « On invite des gens puis on amène un sujet qu’on trouve important d’adresser, d’avoir des opinions différentes. » Dans ce cas-ci, il s’agissait de repenser les façons d’entrer en relation avec les territoires. 

L’installation art-nature de l’artiste Karine Gaulin portait sur le potentiel d’émerveillent du monde de l’enfance.

La programmation d’après-midi comportait des interventions artistiques qui avaient pour but de porter l’attention sur l’interrelation entre les règnes végétal, animal et minéral. Par exemple, le porteur de savoirs Michel Durand Nolett guidait une marche d’identification en forêt qui permettait d’en apprendre plus sur l’utilisation des plantes dans la culture w8banaki. 

L’ArtLab de la Galerie Foreman de l’Université Bishop’s proposait de son côté une ruche d’art autour du processus de fabrication du papier à partir de gazon. À travers la vidéo, l’artiste Jessica Slipp proposait de changer de perspective pour se mettre dans la peau d’une roche. 

En 2022, la première édition d’À table avait été courue. Elle concordait avec le dixième anniversaire de RURART. Les deux événements ont eu pour commissaire Noémie Fortin, originaire de Lac-Mégantic.  

Le gazon est une fibre inhabituelle, mais une matière abondante, pour la fabrication de papier. Crédit : Foreman // Laboratoire communautaire d’art

Fin de saison pour les Concerts de la gare

La 12e saison des Concerts de la gare d’East Angus s’est conclue le 22 août dernier avec une prestation du groupe rockabilly The Sloe Gin Fizz, d’Ascot Corner. Voyez notre entrevue avec Antoni Dumont, responsable, et Marc Reid, fondateur des Concerts de la gare.

Galerie d,ART

Un regard humain et coloré vers l’autre

Sylvie Cadorette : « C’est un projet de personnes immigrantes. Vous avez l’histoire de chaque personne. »

Dans la cave, le mur ouest de la salle Suzanne-Genest est de pierre imposante. Le mur est a une fenestration s’ouvrant sur la lumière du soleil levant et sur la place centrale de Cookshire. Entre les deux se trouve l’exposition courante de l’artiste peintre Sylvie Cadorette, Relations entre deux mondes.
Elle suit le trajet de gens issus de crises, d’obstacles et de tragédies à travers le monde— l’Italie, la Croatie, la Colombie, le Cameroun et le Rwanda—qui tentent de retrouver sécurité, liberté et confiance dans l’humain ici en Estrie, au Québec et ailleurs au Canada. Dans cette exploration et découverte de personnes uniques, Mme Cadorette trouve l’inspiration pour ses tableaux colorés et texturés. Elle raconte leurs histoires en mots et en coups de pinceau, les ajoutant ainsi à nos propres histoires familiales de migration vers une meilleure vie.

« En 1967, les religieuses [de la Croatie] proposent à Maria d’immigrer au Québec afin de travailler au Centre Notre-Dame de l’Enfant à Sherbrooke », écrit Mme Cadorette en lien avec son tableau sur Maria, qui est « heureuse de cette proposition puisque son premier élément d’attrait pour notre pays était son cousin qui lui disait que “au Canada, le sucre pousse dans les arbres” ».
On rencontre cinq autres personnes comme Maria, de différents âges, dont plusieurs demeurent en Estrie. L’exposition de Mme Cadorette, aujourd’hui résidente de Melbourne en Estrie, a été sélectionnée par un jury et présentée à l’Université Laval en 2023. Elle est maintenant en séjour à la Galerie d’art Cookshire-Eaton jusqu’au 6 octobre.

George Foster et Robert Péloquin

En haut, au rez-de-chaussée du Victoria Hall, dans la salle Louis-Pierre-Bougie, se trouvent les sculptures de George Foster de Way’s Mills et Robert Péloquin de Birchton, entourées de tableaux de la peintre Raymonde Godin.
L’art de M. Péloquin fait souvent le lien entre la ruralité et le monde des arts. Les dents rouillées d’une herse sont incorporées dans une de ses sculptures, par exemple. George Foster est reconnu pour ses petites versions en métal de la nature, souvent des insectes devenus de magnifiques sculptures.
Pour les œuvres aussi bien connues de M. Péloquin, il y a du nouveau. « Je travaille de plus en plus vers la couleur. Je pense aujourd’hui à la couleur », a-t-il dit en entrevue lors du vernissage de son exposition, Fusion Rurale.
Les œuvres du sculpteur sont souvent en vieux métal rouillé. « Pour moi [l’ajout de la peinture colorée] c’est très excitant. Ça aide aussi à préserver les œuvres dehors ».

Robert

Robert Péloquin : « Il n’y a pas d’inspiration spécifique. C’est le lien entre l’industrie et le résidu de métal. »
Raymonde Godin


« En collaboration avec la Galerie Eric Devlin, l’exposition des œuvres de l’artiste Raymonde Godin met de l’avant l’espace. D’ailleurs, durant sa grande période de gloire des années 1980-90, le tableau était l’espace d’une écriture, le tableau était signe », selon le site Internet de la Galerie.
Ces expositions courantes de la Galerie d’art Cookshire-Eaton se poursuivent jusqu’au 6 octobre.

BuryCultural

Le Centre culturel de Bury lance sa nouvelle saison

Des projets de folk, de blues, de cabaret jazz, d’ateliers d’art et possiblement de café faisaient partie des nouveautés proposées lors du 5 à 7 de lancement de la saison d’activités du comité du Centre culturel de Bury, le 31 août dernier. Plus de 50 personnes, pour la majeure partie de jeunes adultes, ont pu profiter d’un généreux buffet.

Côté ancienneté, on retrouve un « magnifique immeuble », selon les mots de Martine Staehler, membre du comité de nouvelles activités. L’assistance était installée selon une formule bistro dans la chapelle Mackenzie, bâtie en 1910 à Gould Station et déménagée en 1958 pour devenir l’école du dimanche de la Bury United Church. L’église de Bury a été construite en 1898. Ses deux petits bâtiments en forme de L sont revêtus de contreplaqué de bois à l’intérieur.

En 1998, un comité dirigé par Margaret James a fondé le Centre culturel de Bury, reconnu pour ses performances artistiques. À présent, le nouveau comité promet une programmation beaucoup plus dynamique pour tous les âges.

L’assistance a applaudi lorsque Mme Staehler a décrit les événements à venir : un spectacle blues-folk lors des Journées du patrimoine religieux; un cabaret jazz avec le Trio du Haut le 27 septembre; poésie et ateliers de dessin le 28 septembre; une soirée artistique réunissant une quinzaine d’artistes locaux le 19 octobre; le Migratory Roots Festival de Literacy in Action incluant cuisine collective et artisanat le 31 octobre; des ateliers de danse et de musique les 15 septembre, 6 et 27 octobre (au Victoria Hall le 8 novembre); et des ateliers d’artisanat les 22 septembre et 13 octobre (à la bibliothèque de Bury le 1er décembre).

Mme Staehler dit qu’elle était contente de voir tant de jeunes impliqués. « Je crois qu’ils ont besoin d’une place pour se réunir », a-t-elle souligné. « Et c’est un si bel endroit. »

Elle a reconnu le soutien de la population locale, autant bénévoles que participants, de même que le soutien financier. Le comité prévoit faire des demandes de bourses pour ses activités et rénover l’immeuble en l’isolant en vue de la saison froide. Martine Staehler espère ouvrir un café en mai 2025, si elle reçoit le soutien adéquat.

Juste avant le dessert, l’assistance s’est tue alors que Chloé Fortier s’est mise à chanter et à jouer de l’autoharpe en entonnant « I heard a story… » Ensuite, Sandy Lalancette a donné une interprétation bien sentie de la traditionnelle Mes sabots, accompagné de chants et de claquements de main. Les deux performances ont généré des applaudissements nourris.

BuryCultural

Bury’s United Cultural Centre launches new season

Plans for folk music, blues, a jazz cabaret, arts workshops, and maybe a café were “something new” at a 5 à 7 on August 31st, when the new Cultural Centre committee launched a new season of activities. More than 50 people enjoyed a bountiful buffet, including a strong contingent of young adults.

“Something old” is the “magnificent building,” in the words of Martine Staehler, who chairs the new activities committee. The crowd was seated café-style in the Mackenzie Chapel, built in 1910 in Gould Station, and moved in 1958 to become the Sunday School space for the Bury United Church. The Bury church was built in 1898; the two small buildings form a unique L-shape, with intricate wood panelling lining the interior.

In 1998, a committee led by Margaret James formed the Bury Cultural Centre, known for its art shows. Now, the new committee promises a much more active program for all ages.

The crowd applauded when Staehler described upcoming events, a Folk-Blues show as part of the Religious Heritage Days, now past; a Jazz Cabaret on September 27 with the Trio du Haut; poetry and drawing workshops on September 28; an art show with more than 15 local artists on October 19; a Migratory Roots Festival with Literacy in Action on October 31, with a collective kitchen and crafts; dance and music workshops on September 15, October 6 and 27, and at the Victoria Hall on November 8; and arts and crafts workshops on September 22 and October 13, and December 1st at the Bury Library.
Staehler said she was glad to see so many young people involved. “I think they need a place to get together,” she said. “And this is such a beautiful space.”

She pointed out their initiative needs support from local people, both volunteers and participants, as well as financial assistance. The committee plans to apply for grants for the activities, as well as to restore the building and perhaps winterize it. She hopes to open a café in May 2025, if they have adequate support.
Just before dessert, the crowd fell silent as Chloë Fortier sang and played her autoharp, beginning, “I heard a story…” Then Sandy Lalancette gave a rousing rendition of a traditional Quebec song, “Mes Sabots,” accompanied by clapping and chanting. Both performances earned enthusiastic applause.

“On n’a pas à être gêné” du Centre culturel Doris-Lussier 

Le Centre culturel Doris-Lussier de Weedon propose une programmation riche et variée depuis plusieurs années. La saison 2024-2025, qui débute le 14 septembre avec l’humoriste Billy Tellier, n’y fera pas exception. 

On trouve de tout à Weedon 

Outre l’humour, la musique occupera une place prépondérante autant avec des artistes offrant du matériel original qu’avec des groupes rendant hommage aux plus grands : U2, Elton John, Gerry Boulet, Dan Bigras et Styx. 

“On essaie de rejoindre le plus le public possible. On essaie de varier dans le but de rejoindre les gouts de tous et chacun”, explique Diane Lafrance, présidente du CA du Centre culturel.  

C’est ainsi que des artistes jeunesse tels que Fouki, Émile Bilodeau et Comment debord alterneront avec des valeurs sûres telles que Rick Hughes, Mike Goudreau et Martin Deschamps. 

“On essaie toujours, d’une année à l’autre, de voir ce qui a fonctionné, ce qui a fonctionné moins. On est toujours en train d’essayer de voir ce qu’on peut faire pour améliorer la formule”, poursuit Mme Lafrance. 

Ce travail constant porte fruit puisque “on a de plus en plus des gens de l’extérieur et ça, ça nous fait plaisir. Il y en a même qui découvrent le Centre culturel pour la première fois”, se réjouit la présidente.  

Renouveau dans l’équipe 

Mme Lafrance succède à l’artiste locale Rebecka Lussier à titre de présidente du conseil d’administration du Centre culturel. La transition s’est faite ce printemps. Elle conjugue ce rôle avec son emploi d’enseignante au collégial. 

Outre la présidence, chaque membre du conseil d’administration du Centre culturel met la main à la pâte en s’impliquant les soirs de spectacle. “Ça fait partie de notre mandat”, comme le dit Mme Lafrance. 

C’est cette aide bénévole qui permet d’offrir des billets à faible cout. Le Centre culturel Doris-Lussier ne compte qu’une seule salariée en la personne de Marie-Andrée Laperrière, coordonnatrice. 

Ceux qui s’impliquent ont donc leur centre culturel tatoué sur le coeur. “On n’a pas à être gêné. À Weedon, on a vraiment un centre culturel qui se démarque. Les artistes l’aiment beaucoup”, constate Diane Lafrance.  

Elle explique cet amour des artistes par la proximité qu’ils ont sur place avec le public. “Nécessairement, il y a une dynamique puis une atmosphère quand arrivent les soirs de spectacles. Il y a un contact qui se fait parce qu’on est proche de l’artiste.” 

Le Journal fait tirer une paire de billets pour les spectacles de Francis Degrandpré (18 octobre 2024), Dan Bigras (23 novembre 2024) et Mario Tessier (18 janvier 2025). Pour vous inscrire, rendez-vous sur la page du concours.

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Weedon en fête a trouvé la bonne recette

Au centre, on aperçoit l’humoriste Peter MacLeod, ambassadeur du projet immobilier Destination W; à sa gauche, le maire de Weedon, Eugène Gagné. Ceux-ci sont entourés, à droite, de Tacu et d’un membre de son équipe et, à gauche, de Louis-Philip, président et directeur général de Sherplex.

La sixième édition du festival Weedon en fête s’est tenue du 8 au 11 août et a été qualifiée de réussite par son organisation. Une des particularités cette année a été la présence de la personnalité des réseaux sociaux Tacu.

Pendant cinq heures, le samedi 10 août, celui-ci a rencontré et échangé avec les festivaliers. Cette rencontre « a vraiment porté fruit », aux dires de Billy Filion-Gagné, coordonnateur du Service des loisirs de la municipalité de Weedon.

« Avec sa présence et ses publications, c’était l’occasion pour faire découvrir le festival un peu plus loin. » L’événement reviendra en août 2025 pour sa septième édition.

Stuart & Violet Main

Stuart Main, le peintre en plein air par excellence

Stuart & Violet Main.

Les montagnes, les champs, les granges et surtout les chevaux occupent une place importante dans son œuvre. Il peint dans la nature, et il a la nature dans sa poche.

Je parle à l’artiste Stuart Main à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, où lui et ses collègues Chantal Julien et Pauline Boudreau terminent une exposition à trois. Ils peignent ensemble depuis plus ou moins 25 ans.

« Il a un cheval dans sa poche, » plaisante Mme Julien. En effet, « les chevaux ne font pas ce que vous voulez qu’ils fassent. Je trouve qu’il est bien mieux de les inventer, » nous confirme M. Main.
Mais il a toutefois plusieurs années d’expérience à les peindre. Il a récemment fêté son 90e anniversaire et a commencé très tôt en tant qu’artiste.

Quand il avait cinq ans, son père, Cecil, âgé de 29 ans, est décédé de la tuberculose. Stuart avait également la tuberculose, d’abord dans les poumons, puis dans la hanche. « Les médecins ont fusionné mon os de la hanche pour que je puisse marcher, » dit-il en brandissant sa canne.


À cette époque, la tuberculose n’était pas facile à traiter et il a passé huit ans à l’Hôpital de Montréal pour enfants. « J’ai commencé à faire des dessins à l’hôpital parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Sans cela, je serais probablement un grand athlète plutôt qu’un artiste médiocre, » dit-il en riant.

Mme Julien se moque. Elle trouve cette affirmation excessivement modeste, comme bien d’autres.
Après une carrière de 30 ans comme illustrateur à Montréal, utilisant un large éventail de styles, Stuart Main a commencé à peindre des paysages en 1975. Un livre de deux pouces d’épaisseur créé par sa fille Wendy en présente une centaine parmi plus de 2 000 œuvres qu’il a peintes. Son travail est disponible en ligne. Artmagazine.ca présente l’art de M. Main parmi celui de seulement cinq artistes. On peut le voir également sur Canadianclassicfineart.com et Galeriedartyvondesgagnes.com.

Principalement peintes en extérieur, à l’huile, ses œuvres mesurent moins de 16 pouces sur 20 pouces, mais sont de stature solide. Son travail au pinceau est habile et pictural, mélangeant les couleurs, sculptant des formes plutôt que dessinant des lignes. Un cheval solitaire constitue souvent un point central dans ses paysages.

Une dizaine de fois par année, il part une journée pour peindre avec Mmes Julien et Boudreau. Ils partent à 9 heures et rentrent chez eux vers 15 h 30. Il a effectué des voyages de peinture dans Charlevoix et dans d’autres régions, mais il fréquente aujourd’hui les montagnes de Stoke.

« Parfois, il faut plus de temps pour trouver un paysage que pour le peindre, » dit-il. « Souvent, nous retournons au même endroit, mais ce n’est jamais pareil. Ce sont des saisons différentes, un éclairage différent, une heure différente dans la journée. »


M. Main est un peintre de toutes les saisons. « Je les aime toutes, » dit-il. « Mais c’est l’hiver la plus facile. »Je lui pose des questions sur la peinture de la verdure. « Tout est si vert ici. Que dois-je peindre ? » Georgia O’Keefe a dit un jour à propos du nord de l’État de New York.
« Oui, mai et juin peuvent être difficiles à peindre, car tout est si vert, » admet-il. « Mais ça simplifie les choses. J’aime le vert. »

Originaire d’East Angus, M. Main revient dans les Cantons-de-l’Est en 1972 avec son épouse Violet Bennett et leurs trois enfants. Ils ont acheté une ferme à Bishopton, où ils vivent toujours, et il continue à peindre. « J’ai eu quelques contretemps en cours de route, » résume-t-il, « mais j’ai été très chanceux toute ma vie. »
Traduction par Lise-Anne Blais

Stuart Main

Stuart Main, plein-air painter par excellence

Mountains, fields, barns, and especially horses figure prominently in his work. He paints in nature, and has nature in his pocket.


I’m talking to artist Stuart Main in the Cookshire-Eaton Art Gallery, where he and his colleagues Chantal Julien and Pauline Boudreau are wrapping up a three-person exhibition. They’ve been painting together for 25 years, more or less.

“He has a horse in his pocket,” jokes Julien. Indeed, Main confirms, “horses don’t do what you want them to do. I find it’s much better to just make them up.”
But then he’s had quite a few years of experience painting them. He recently had his 90th birthday, and he had an early start as an artist.


When he was five years old, his father, Cecil, age 29, died of tuberculosis. Stuart had TB too, first in his lungs, then his hip. “The doctors fused my hipbone so I could walk.” He flourishes his cane.
In those days, TB was not easily treated, and he spent eight years in the Montreal Children’s Hospital. “I started doing artwork in the hospital because there was nothing else to do. If it weren’t for that, I’d probably be a great athlete instead of a so-so artist,” he laughs.
Julien scoffs. She finds that statement excessively modest, as would many others.
After a 30-year career as an illustrator in Montreal, using a wide range of styles, Main began painting landscapes in 1975. A two-inch-thick book created by his daughter Wendy displays some 100 of the more than 2000 works he’s painted. His work is available online. Artmagazine.ca features Main’s art among that of only five artists. It’s at Canadianclassicfineart.com and Galeriedartyvondesgagnes.com, too.


Main paints mostly outdoors, in oils. His works measure less than 16 by 20 inches, but are solid in stature. His brushwork is deft and painterly, blending colours, sculpting forms rather than sketching lines. A lone horse often provides a focal point in his landscapes.
Some 10 times a year, he goes out on day-long painting forays with Julien and Boudreau. They leave at 9 a.m. and come home at about 3:30 p.m. He has taken painting trips to the Charlevoix and other regions, but these days he frequents the Stoke mountains.
“Sometimes it takes longer to find a landscape than to paint it,” he says. “Often we’ll go back to the same place, but it’s never the same. It’s different seasons, different lighting, a different time of day.”
Main is a painter for all seasons. “I like them all,” he says. “But winter is easiest.”
I ask him about painting greenery. “Everything is so green here. Whatever shall I paint?” Georgia O’Keefe once said about upstate New York.


“Yes, May and June can be tough to paint, because everything is so green,” he admits. “But it does simplify things. I like green.”


A native of East Angus, in 1972 Main returned to the Townships with his wife Violet Bennett and their three children. They bought a farm in Bishopton, where they still live, and he continues to paint.
“I’ve had a few hitches along the way,” he summed up,” but I’ve been very fortunate my whole life.”

Biscuits, tempêtes et mélodies

Le spectacle familial Biscuits, tempêtes et mélodies s’est tenu à la Galerie d’art Cookshire-Eaton dimanche dernier, le 4 août. Cette représentation était une occasion d’initier le jeune public à la musique classique.

« C’est la curiosité [des] familles que l’on veut titiller pour démocratiser la musique classique en région » explique Myriam Genest-Denis, qui est à la fois la directrice artistique de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton et qui a participé à la bande sonore du spectacle en tant que flûtiste.

La comédienne Aurélie Fortin interprétait le personnage de Simone. Crédit photo : Galerie d’art Cookshire-Eaton.
Galerie d'art

Jusqu’au 18 août prochain : Expositions à la Galerie d’art Cookshire-Eaton

Éric Devlin, commissaire des deux expositions.

La saison culturelle a démarré sur les chapeaux de roue, le samedi 6 juillet dernier, grâce aux acteurs dynamiques que sont les dirigeants de la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Ils présentent, jusqu’au dimanche 18 août prochain, deux expositions mettant en évidence des artistes d’importance.
Le vernissage de ces deux expositions a d’ailleurs amené une bonne foule à l’Espace culturel sis au Victoria Hall, rue Principale Ouest à Cookshire-Eaton, à la grande satisfaction du commissaire d’exposition, Éric Devlin, propriétaire de la galerie d’art qui porte son nom à Montréal.
La salle Louis-Pierre Bougie, du rez-de-chaussée, abrite la première exposition intitulée De la ligne au volume, réunissant les œuvres de trois artistes majeurs : Lisa Tognon et Éric Daudelin, présents tous les deux au vernissage, et la regrettée Francine Simonin, à titre posthume, décédée durant la pandémie, le 9 octobre 2020.
Lisa Tognon est invitée par Gilles Denis pour une résidence d’artiste de trois semaines dans un chalet à Dudswell, près du lac Miroir, où le public pourra la voir travailler et échanger avec elle. Elle espère pouvoir créer au moins une œuvre de grande dimension.
« Merci d’être venus à ce vernissage. Vous êtes chanceux d’avoir un tel joyau entre les mains, cette superbe salle d’exposition », a-t-elle servi au public, en introduction de l’activité. Elle présente des gravures de son cru, y imbriquant des collages, à l’aide de papier japonais qu’elle aime beaucoup utiliser.
« Mon nom de famille, Tognon est d’origine italienne. J’habite dans Ahuntsic à Montréal, mais j’ai grandi à Laval. J’ai un amour exagéré du papier, du geste de développer les lignes, car c’est merveilleux la formation des lettres, c’est une poésie visuelle… liées au dessin avec des encres d’imprimerie. J’aime le papier chiffon, de murier, que je peins et teins à la main, ensuite pressé avec l’aide d’une presse. Les gravures, directement sur des plaques de cuivre, avec une pointe sèche, c’est mon médium préféré », décrit-elle.
Éric Daudelin, quant à lui, est peintre et sculpteur. « Mon thème qui revient sans cesse, c’est celui de la femme. J’ai fait des études en architecture, ça marque son homme. C’est une réelle organisation de l’esprit, le combat perpétuel entre le construit et l’aléatoire, entre différentes formes, dans mes œuvres. C’est donc très structuré, mais le geste a de l’importance : quand il y a trop de géométriques, l’ensemble perd de la sensibilité », professe-t-il.
« Je travaille souvent par séries, par thèmes où je développe plusieurs tableaux. Pour moi, la sculpture, c’est comme un combat. Mais il faut aussi s’amuser. J’incorpore des incrustations, des pierres comme celles trouvées sur le mont Royal, au sud où il y a le plein soleil, où le gel et le dégel ont formé des strates, des pierres où je ne touche pas aux contours. Mes tableaux contiennent également des terres de différentes couleurs. J’en achète même, des jaunes, de couleur rouille et autres, etc. J’ai toujours des projets, il en faut ! », s’enthousiasme-t-il.
Francine Simonin, pour sa part, est née à Lausanne, en Suisse, le 2 octobre 1936. Son thème privilégié, en peinture, est le corps de la femme, dessiné ou peint en mouvement, d’après modèle vivant; le paysage, souvent bouleversé, représenté de mémoire, ou encore les écritures et autres signes. Elle découvre le Québec en 1968, grâce à une bourse du Conseil des arts du Canada, et s’installe à Montréal en 1971. De 1971 à 1994, elle enseigne à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle travaille principalement sur papier, à l’acrylique, à l’encre, à la craie, au pastel.
La deuxième exposition, à la salle Suzanne-Genest au sous-sol, présente l’artiste-peintre Sandra Tremblay, originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui habite Sherbrooke, et qui met en évidence ses œuvres sous le vocable Phénoménologie des empreintes, qu’elle décrit comme « les gestes et actions donnant comme résultat une œuvre, souvent un clin d’œil sur les personnes qui ont fait partie de mes relations humaines, dans ma vie. »
« Ce sont les empreintes laissées par nos expériences relationnelles, reliées, entre autres, par nos deuils, constructifs pour moi et qui occasionnent de la poésie, même si cela semble étrange, après le mal qu’ils occasionnent, les legs, les enseignements, etc. Les empreintes, je les produis souvent par des traces de feuilles appliquées sur la toile. J’utilise l’acrylique et des techniques mixtes, sur papier, par collage, où je mets l’emphase sur un détail », conclut-elle. Plus d’informations au www.sandratremblayartiste.com
La galerie est ouverte du mercredi au dimanche, de midi à 17 h, jusqu’au 18 août prochain.

Galerie d'art

La Galerie d’art dynamique

Deux expositions en grand, jusqu’au 18 août, et une nouvelle avec George Foster et Robert Peloquin à partir du 25 août. À la Galerie d’art Cookshire-Eaton à Cookshire.

Article complet dans le prochain numéro (du 31 juillet)…

LelieLesage

Un événement littéraire unique à Dudswell : Petite conférence sur le premier livre de Lélie Lesage

Lélie Lesage, photographiée à la Foire mondiale du livre pour la jeunesse, de Bologne, montrant dans ses mains son album écrit et illustré par elle-même, en avril 2024.

Une activité plus que culturelle, à plusieurs égards, se déroulera le samedi 27 juillet, de 18 h 30 à 20 h, à La Salamandre, située au 16 rue Florence, au lac d’Argent, à Dudswell, secteur de Marbleton.
 Petite conférence sur un sujet peu banal, le premier livre pour la jeunesse de Lélie Lesage, écrit en italien (titre original : La Vita Segreta di Joséphine Baker), La vie secrète de Joséphine Baker, dont la traduction française est prévue pour le futur. Un thé et un dessert sont aussi annoncés pour les participants intéressés qui s’y rendront.
Âgée de 29 ans, Lélie Lesage vit depuis huit ans en Italie, dont les cinq dernières à Venise, mais depuis l’an 2000, elle passe une partie de ses étés au lac d’Argent, à Marbleton. Ce sont ses études de maîtrise en illustration, grâce à un programme d’échange, dans une école réputée de la ville d’Urbino, du nord de l’Italie, qui l’ont amenée dans ce pays d’adoption. Elle agit à double titre comme auteure et illustratrice de son livre, qui lui a pris deux ans à réaliser, paru aux Éditions Giralangolo, Italie, 44 pages.
Sa mère, Sylvie-Anne Jeanson, a transmis l’invitation à toutes les personnes intéressées par le mystère de la grande artiste et vedette du music-hall en France, qu’a été Joséphine Baker, durant la période de sa vie où elle a été engagée comme espionne pour la Résistance française, anti-naziste, une histoire inusitée, un épisode intense et périlleux pour cette grande dame d’origine afro-américaine.
Citons la journaliste Francesca Bolino qui, dans le quotidien italien La Repubblica, écrit : « Mais qui était exactement Joséphine Baker ? Au Panthéon de Paris, temple laïc de la République française, plus de 80 hommes et seulement sept femmes y sont enterrés et célébrés. Parmi celles-ci, au 30 novembre 2021, il y a Joséphine Baker, la seule femme noire. Elle est née en 1906, dans le Missouri (NDLR : aux États-Unis), d’une famille très pauvre, descendante d’esclaves, arrivée à Paris à l’âge de 20 ans, engagée pour jouer à la Revue nègre, dans la capitale d’un empire colonial et multiculturel, où les arts africains faisaient fureur parmi les avant-gardes artistiques », écrit Mme Bolino.
« Joséphine dansait et chantait comme personne ne l’avait jamais fait, sa présence sur scène seins nus avec la jupe banane, l’avait transformée en icône exotique, en femme émancipée, libre, capable de bien plus encore. Elle était l’image de la “femme la plus sensationnelle jamais vue”, comme l’écrivait Ernest Hemingway dans ses années parisiennes. »
Le livre de Lélie Lesage montre en images sa double vie sensationnelle, des Folies Bergères à agent secret, recrutée par les services secrets de la République française alors que le vent de la guerre commençait à souffler sur la vieille Europe… Lorsque le colonel lui propose de rejoindre son réseau d’espions, Joséphine ne déçoit pas la France : « Les Français m’ont donné leur cœur, je suis prête à leur donner ma vie ! », narre la journaliste.
« Première mission dans l’Italie de Mussolini… pour transmettre au général de Gaulle les documents secrets qui l’aideront à conduire le redressement de la France… L’album illustré de Lélie Lesage se termine par le défi de découvrir des détails cachés parmi les dessins, pour tester sa capacité d’observation. C’est une histoire colorée, dédiée aux enfants, mais lisible à tout âge. »
Mme Baker a failli être capturée par la Gestapo, au moins à deux reprises, dans son château Les Milandes où elle cachait des résistants et un couple âgé de Juifs.
Pour plus d’infos, contacter Sylvie-Anne Jeanson, par courriel : sjeanson82@gmail.com

St venant

Pour les poètes en herbe et en verve… : La Grande nuit de la poésie de Saint-Venant-de-Paquette

De nombreux artistes se produiront à la Grande nuit de la poésie de Saint-Venant-de-Paquette, du 17 au 18 août 2024, pour le plaisir et l’euphorie poétique des mordus de poésie.

Un événement culturel d’envergure, soit la Grande nuit de la poésie de Saint-Venant-de-Paquette, se prépare tranquillement pour s’insérer dans l’actualité culturelle du samedi 17 au dimanche 18 août 2024, de 15 h à 3 h du matin, sur trois sites au cœur du village de Saint-Venant. Soit à l’église, sous le chapiteau et à la Maison de l’arbre. À inscrire à votre agenda.
Pour les intéressés, il s’agit de 12 heures de poésie ininterrompue ! Presque voisine du Haut-Saint-François, la Municipalité de Saint-Venant-de-Paquette, située en Estrie dans la MRC de Coaticook, accueille les mordus de poésie, et même ceux qui le sont moins, pour la quatrième édition de l’événement, en 2024. Le poète-slameur bien connu David Goudreault agit comme directeur artistique, avec des dizaines de bénévoles pour l’épauler.
Plus d’une quarantaine d’artistes se relaieront pour faire vivre aux participants plusieurs expériences enrichissantes, par le biais de lectures, d’ateliers de création, des micros ouverts pour s’y exprimer, des visites du sentier poétique, des conférences, un karaoké de poèmes, des spectacles de musique incluant celui de Richard Séguin et ses acolytes, dont les preuves ne sont plus à faire.
Est prévue comme nouveauté 2024 une compétition amicale de slam mettant en scène plusieurs dizaines d’enfants de différentes écoles de la région. De plus, à ne pas manquer le Slam des pros.
L’activité est présentée par les Amis du patrimoine de Saint-Venant-de-Paquette, en collaboration avec Hydro-Québec, le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Mouvement Desjardins. L’accès au site est gratuit et il est possible de camper sur place, en échange d’une contribution volontaire. Plus d’infos au www.nuitstvenant.org

actualite

Un premier Concert Apéro le 30 juin

Le dimanche 30 juin, dès 17 h, toute la population du HSF et les visiteurs sont invités au premier Concert Apéro de la saison 2024, annoncé par la Galerie d’Art Cookshire-Eaton.
Ce sera l’occasion de découvrir le talent exceptionnel du Duo Vivo, qui mettra en vedette les deux violonistes Roxanne Sicard et Richard Zheng.
Les deux virtuoses artistes de ce superbe instrument à cordes introduiront les participants aux morceaux incontournables du répertoire pour deux violons, datant des 17 et 19es siècles.
Leur prestation retentira dans le parc des Braves de Cookshire-Eaton. En cas de pluie, le tout se transportera à l’église Trinity United Church, à un jet de pierre du parc.

Sébas Croteau

À deux artistes et deux organismes du Haut-Saint-François : Un soutien annoncé bienvenu dans le domaine culturel

Sébastien Croteau, L’inconnu dans le noir.

Un important soutien financier vient d’être annoncé, dans le domaine culturel, à deux artistes et à deux organismes du Haut-Saint-François (HSF), totalisant 66 900 $ pour les quatre.
Dans le HSF, les deux artistes qui reçoivent ce soutien sont les suivants : Sébastien Croteau, qui se voit accorder 18 000 $ pour son projet Dormeuse effarée parmi les arbres dressés, une œuvre numérique immersive qui s’articule autour de plusieurs techniques inspirées de l’art numérique; et Marie-Soleil Provençal-Aubé, qui reçoit 1 900 $ pour la réalisation d’une série d’œuvres intitulée Le requiem des oiseaux, laquelle sensibilisera le public à l’enjeu de la perte des espèces.
Quant aux deux organismes, il s’agit de RURART, qui reçoit l’octroi de 20 000 $ pour la tenue de quatre résidences in situ, en partenariat avec la Galerie d’art Foreman, le Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB) et l’Espace culturel Cookshire-Eaton; et justement ce dernier, qui est soutenu à hauteur de 27 000 $ pour ses Découvertes culturelles et médiation au cœur de notre communauté, une programmation alliant musique et arts visuels.
Ces quatre projets dans le HSF faisaient partie d’une annonce plus globale de 36 projets ainsi favorisés, à 23 artistes et 13 organismes estriens, dans le cadre du deuxième appel de projets du Programme de partenariat territorial en lien avec la collectivité de l’Estrie, pour un montant total de 695 900 $.
Ce programme fait partie d’une entente signée en 2023, pour trois ans, entre le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), les municipalités régionales de comté (MRC) de Coaticook, du Granit, de Memphrémagog, des Sources, du Val-Saint-François, du Haut-Saint-François et de la Haute-Yamaska, la Ville de Sherbrooke, le Centre local de développement (CLD) de Brome-Missisquoi, ainsi que la Table des MRC de l’Estrie, en collaboration avec le Conseil de la culture de l’Estrie (CCE).
Ces partenaires ont investi un montant de 1 825 000 $, réparti sur trois ans, pour soutenir des projets de création, de production ou de diffusion favorisant des liens entre les arts et la collectivité.
« Nous sommes ravis de dévoiler les talents soutenus lors de ce deuxième appel à projets, qui témoigne une fois de plus de la richesse créative de la région de l’Estrie. Ces artistes et organismes sélectionnés apporteront une contribution significative à la scène culturelle locale, renforçant ainsi la diversité et la vitalité artistique de nos territoires. Félicitations à tous les bénéficiaires pour leur engagement et leur créativité exceptionnelle », a commenté la préfet de la MRC du Granit et présidente de la Table des MRC de l’Estrie, Monique Phérivong Lenoir.

DanseSursaut

Au parc des Deux Rivières à East Angus : Spectacle de la compagnie de danse Sursaut

Durant l’activité qui consistait à déambuler dans les sentiers du parc des Deux Rivières, à East Angus, dans le décor féérique de la forêt, le druide Méandre, au centre, et Dame Nature, à gauche, accompagnaient les participants pour ramasser ce que l’élément Air avait éparpillé dans son déséquilibre, la mousse pour la remettre dans le grand nid de la vie.

Les 25 et 26 mai dernier, la compagnie de danse Sursaut, de Sherbrooke, a fait vibrer le parc des Deux Rivières, à East Angus, d’échos magiques et énigmatiques, par son spectacle s’intitulant Écrin du Destin.
S’adressant aux petites familles avec enfants à partir de cinq ans, le spectacle d’une durée de 75 minutes mettait en scène Méandre, le gardien de la forêt – un lieu sublime du parc des Deux Rivières, rue Willard, avec ses sentiers bucoliques et enchanteurs – et Dame Nature, au point de départ.
Au son de la flûte de Méandre, les participants petits et grands déambulaient dans la forêt, s’arrêtant en certains endroits où l’animation prenait le dessus. Dame Nature, personnifiée par une danseuse de la compagnie de danse, s’exprimait par sa gestuelle, traduite en mots par Méandre pour se faire comprendre, à propos d’un déséquilibre de la Nature depuis l’éclipse du 8 avril dernier, où les quatre éléments, l’air, l’eau, la terre et le feu étant déplacés, nécessitaient un replacement, avec l’aide, justement, des participants. Ces derniers, devant un certain nombre d’indices semés sur le parcours, avaient à résoudre certaines énigmes et à remplir de petits défis.
Au bout du parcours, trois femmes-sorcières dansaient au milieu des menhirs, orchestrant un rituel, avec leurs longues tresses ornant leur présence mystique. En somme, une expérience physique et artistique intéressante, en pleine nature, remplie de surprises, défis et ravissement, par une superbe journée ensoleillée !
L’artiste et concepteur du parcours, Simon Durocher-Gosselin, personnifiait Méandre, gardien de la forêt et leader du déplacement avec les participants, et trois interprètes-danseuses, Vicky Gélineau, Stéphanie Brochard et Flora Spang, donnaient vie aux personnages. Chorégraphie et idéation par Morgane Le Tiec et la musique par Blaise Borbôen-Léonard.
Les deux spectacles familiaux de la fin de semaine avaient été précédés par neuf spectacles scolaires pour les élèves du primaire et du secondaire de la région du HSF.

Gallerie d'art

Exposition à la Galerie d’art Cookshire-Eaton : Trois Artistes – Trois Visions

Depuis un certain moment en mai, la Galerie d’art Cookshire-Eaton a accueilli trois artistes et leurs œuvres, Pauline Boudreau, Chantal Julien et Stuart Main.
Ils sont avant tout trois amis. Ils ont voulu partager avec le public trois visions d’un même lieu. Et ils invitent les gens à découvrir leurs escapades artistiques, principalement au Québec, mais également au sud de la frontière, aux États-Unis, en vous y transportant avec émotion et un attrait renouvelé.
Jusqu’au 1er juillet prochain, la Galerie vous accueillera les samedis et dimanches, de midi à 16 h, pour que chacun puisse s’exclamer : « Ça en valait la peine d’être vu ! » Et pourquoi pas, pour se mettre en appétit, commencer par lire quelques mots sur chacun des trois artistes… histoire de les connaître un peu mieux et de les apprécier.
Pauline Boudreau – « Avec l’assurance tranquille de ceux qui œuvrent par conviction plus que par désir de plaire et de paraître, je n’ai qu’un seul projet, peindre… il est question de vous surprendre, de vous épater tout en resserrant les liens entre ma vision et la transmission de mon émotion. » paulineboudreau.wordpress.com
Chantal Julien – « Un moment parfait où le temps semble suspendu. Lorsque je regarde un paysage, une émotion surgit, qui ne demande qu’à être immortalisée. La lumière, souvent la première impression à capter mon attention, devient l’élément déclencheur de la composition. J’épure la forme et utilise la couleur et la lumière pour leurs qualités expressives, en explorant le terrain mystérieux entre le perçu et le senti… » chantaljulien.com
Stuart Main – C’est un artiste réputé de l’Estrie. Peintre paysagiste, son atelier se trouve dans la nature même. Avec ses huiles diluées, un peu à la façon d’une aquarelle, il sait rendre l’atmosphère et la poésie des plus beaux paysages du Québec. Il fit annuellement des pèlerinages printaniers dans la région de Charlevoix pour y peindre et rencontrer d’autres artistes. Il a peint souvent sur la rive sud avec ses amis, en ajoutant à ses sorties l’Estrie, la Nouvelle-Angleterre, le Saguenay et l’île Manitoulin, en Ontario. artmagazine.ca/artistes/stuartmain

Sportive Bury

Une athlète de Bury, dans la discipline du Dek Hockey : Un soutien communautaire pour Seejay Lizotte

Un événement de remise de dons a eu lieu le 3 mai dernier, au Resto bar Rive-Sud à East Angus, à la suite d’une soirée de levée de fonds tenue à la fin mars 2024, en faveur de la jeune Seejay Lizotte, de Bury. Cette dernière participera à Klagenfurt, en Autriche, aux Olympiques des United World Games, dans la discipline du Dek Hockey U19 féminin, où elle représentera fièrement le Québec. « C’est avec une grande fierté et un grand soutien envers elle, qui est de notre secteur, que nous avons récolté 1225 $ en dons pour elle », a exprimé l’organisatrice de cette remise de dons, Nathalie Loiselle. De gauche à droite, Chantale Duhaime du Resto bar Rive-Sud, Seejay Lizotte et Nathalie Loiselle.

PieceTheatre

Théâtre d’été au Centre culturel Doris-Lussier à Weedon : La pièce La ménagère apprivoisée fait un tabac !

La saison culturelle 2024 de théâtre d’été s’est ouverte en grande pompe le samedi 25 mai dernier, au Centre culturel Doris-Lussier de Weedon, avec la présentation en première de la pièce hilarante La ménagère apprivoisée, écrite par l’écrivain québécois Yvon Brochu et jouée par la troupe Oh La La ! Présentée plusieurs fois au Québec dans le passé, cette pièce sera reprise à nouveau les samedis 8 juin, 6 juillet et 3 août prochain. Elle promet une agréable soirée de rires, d’humour et de rebondissements théâtraux désopilants. C’est une invitation. Sur la photo, la scène finale de la pièce a réuni, dans la cuisine du couple et pièce principale du décor, la belle-mère Phonsine, Roger et sa femme Sylvie, Marc, un ami du couple et la voisine aguichante ! Les spectateurs ont visiblement été conquis et comblés par les efforts de la troupe amateure de théâtre Oh La La !, qui a démontré un simple charme et une spontanéité que les professionnels n’ont peut-être pas toujours !

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