Étienne Drapeau fait le choix du bonheur à Weedon

Photo : Maude Labelle
Texte : Annik Lauzon

Dans le cadre des festivités entourant son 40e anniversaire, l’organisme Virage Santé mentale accueillait le 9 juillet dernier au Centre culturel Doris-Lussier l’auteur-compositeur-interprète et ex-hockeyeur professionnel, Étienne Drapeau. Celui-ci a su conjuguer à la perfection chansons et sa conférence Le choix du bonheur… la clé du succès au plus grand des plaisirs des 80 personnes présentes. 

Étienne Drapeau mentionnait que l’être humain génère en moyenne 60 000 pensées par jour et que 80 % de celles-ci sont négatives. Il donnait comme exemple que lorsqu’une femme a besoin de se remonter le moral, ce qu’elle fera en premier, c’est d’aller chez le coiffeur. Par la suite, elle ira magasiner afin de se procurer une nouvelle robe. Elle se fera une belle mise en beauté et partagera une photo sur les réseaux sociaux. Parmi les nombreux commentaires positifs, il suffit d’un seul commentaire négatif pour éclipser tous les autres. Pour bien illustrer le tout, multiplions n’importe quel chiffre par un chiffre négatif et le résultat sera toujours négatif. 

La raison pour laquelle l’être humain ne retient que le négatif? Eh bien, cela est dû à une personne en particulier et il se nomme Homo sapiens, cet ancêtre vieux de plus de 300 000 ans. Celui-ci devait détecter le moindre petit bruit pouvant lui indiquer un potentiel danger. C’est de lui que nous vient nos nombreux moments de présence de 3 secondes, soit plus ou moins 20 000 moments qu’un être humain a dans sa journée. Car selon les scientifiques, les moments positifs ne restent qu’en surface, tandis que les pensées et événements négatifs s’ancrent plus facilement et plus profondément. 

Pourquoi est-ce qu’Étienne Drapeau s’est intéressé à tout cela? En 2020, sa conjointe Maude a été gravement malade. Il a décidé que, après cet événement marquant, il se lèverait tous les matins en souriant et en prononçant la phrase suivante : « Aujourd’hui sera la nouvelle plus belle journée de ma vie! » Pour terminer sa conférence, il a même cité le grand Félix Leclerc : « Le bonheur, c’est comme le sucre à la crème : quand tu en veux, tu en fais! »  

De Vito et Cobalt aux Concerts Apéro

Malgré le temps incertain, le quatuor Flûte alors! a attiré une soixantaine de mélomanes le dimanche 29 juin au Parc des Braves. Crédit : Facebook/Espace culturel Cookshire-Eaton 

Les Concerts Apéro de l’Espace culturel Cookshire-Eaton ont entamé leur saison estivale de trois rendez-vous musicaux. Le premier, tenu le 29 juin, a réuni une soixantaine de personnes. Ceux de juillet et d’août continueront d’allier musique et plein air au Parc des Braves de Cookshire.  

« Depuis près de dix ans, les Concerts Apéro permettent une rencontre entre les musiciens et le public hors des salles traditionnelles », explique Myriam Genest-Denis, directrice artistique de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton. « Et ce qui est touchant, c’est que le public répond présent, toujours un peu plus nombreux chaque année. » 

Le dimanche 27 juillet, le quintette de cuivres De Vito entraînera le public dans un répertoire classique et contemporain. Le dimanche 17 août, ce sera au tour du quatuor à cordes Cobalt de présenter son premier album Reflets du temps. La prestation du quatuor Flûte alors! le 29 juin a permis d’entendre des arrangements jazz et de bossa nova.  

Les Concerts Apéro sont des rendez-vous musicaux familiaux. Après les représentations, le public est invité à visiter les expositions d’art visuel en cours au Victoria Hall, situé juste à côté du Parc.  

Yves Lavertu publie une biographie sur Daisy Peterson

Photos fournies par Yves Lavertu 

L’historien natif de Weedon, Yves Lavertu, vient de publier une biographie sur Daisy Peterson Sweeney, la sœur et professeure du grand jazzman Oscar Peterson. Il s’agit de l’une des premières biographies à propos d’une afrodescendante au Québec. Celui qui est également éditeur a une douzaine d’ouvrages à son actif. Il est le fils de Thérèse Denis Lavertu, figure bien connue de Weedon, qui a donné son nom au centre communautaire de la municipalité en avril 2024 et qui est décédée le 1er janvier dernier

Un été rempli de sorties

Souvenir du passage du groupe Génération Choc en 2023 aux Concerts de la gare de East Angus. Photo fournie

Plusieurs lieux de diffusion ont récemment lancé leur programmation estivale. La région ne manquera pas d’événements dans les prochaines semaines avec le NanoFest à Lingwick, les Concerts de la gare à East Angus, le Musée d’art et d’histoire de Dudswell ainsi que le Sanctuaire des arts à Beaulac-Garthby. 

NanoFest, Lingwick 

Le NanoFest revient pour sa quatrième édition les 22, 23 et 24 août prochains. Le microfestival offre une programmation de musique et d’art émergent sur l’ancien site de La Nuit du pont couvert à Gould, soit le pont McVetty-McKenzie. Il s’agit d’un événement familial qui comptera 11 spectacles musicaux répartis sur trois jours et deux nuits.  

En journée, des prestations intimes et acoustiques précéderont les performances « à la carte sonore plus chargée » prévues en soirée. Entre autres, nous retrouverons le groupe québéco-colombien de cumbia Son Nagual, la pop rétro et psychédélique des Reynette ainsi que le mystérieux duo saguenéen Angine de poitrine.  

L’accès au site est gratuit pour les habitants de Lingwick et les 17 ans et moins. Les citoyens du Haut-Saint-François bénéficient d’une réduction de 10 $ sur le passeport de trois jours, au prix régulier de 70 $.

nanofest.ca

Concerts de la gare, East Angus 

La 13e édition des Concerts de la gare débutera le jeudi 26 juin avec la country-rock de Frank Barns. Chaque semaine jusqu’au jeudi 21 août, la section de la rue Saint-Jean Ouest face à la Vieille gare de papier sera fermée à la circulation afin d’accueillir gratuitement les spectateurs en formule parterre.  

La programmation est composée en majeure partie de formations rock, pop et country. Pour la Fête de la famille le 14 août, la gare accueillera un hommage aux Cowboys Fringants. Elle recevra également la visite de Tim Brink, finaliste de La Voix IV en 2015.

www.concertsdelagare.com 

Musée d’art et d’histoire de Dudswell 

Le Musée a procédé au triple vernissage de ses expositions saisonnières 2025 le jeudi 12 juin. Du vendredi au dimanche entre 10 et 16 h jusqu’en octobre, les visiteurs pourront accéder à l’église patrimoniale du secteur Marbleton au coût de 20 $ par adulte ou 10 $ par étudiant. Les trois expositions temporaires s’ajoutent à celles permanentes.  

La programmation estivale comprend Repousser les frontières de la peintre professionnelle Hélène Goulet; le Livre d’artistes des Estriennes Andrée Hudon, Denyse Francoeur et Diane Dugal; ainsi que les paysages du Québec rural et citadin vus à travers le regard d’artistes québécois professionnels.

museedudswell.org 

Le Sanctuaire des arts, Beaulac-Garthby 

L’ancienne église de Beaulac-Garthby a été construite en 1898-1899. En 2019, elle devient propriété privée et est convertie en salles multifonctionnelles, incluant galerie d’art, musée et salles à louer.  

Une programmation riche attend les spectateurs de la région, à commencer par Hometown Blues le 21 juin. Celle-ci s’échelonne sur six mois et culminera avec le Noël de Charlie Brown le 12 décembre prochain. Entretemps, on retrouvera l’humoriste Chantal Lamarre et un hommage à Michel Louvain.  

Il s’agit là de la programmation de la salle principale, nommée La Cène du lac. Les salles secondaires ont, elles aussi, leurs propres activités, dont « Les matins chez Mozart » chaque dimanche entre 10 h et 14 h du côté de la galerie d’art.

sanctuairedesarts.com

Eva Tanguay revient à Dudswell

De gauche à droite : Yan Gagnon, administrateur du Musée; Mireille Rodrigue, bénévole; et Adèle Blais, créatrice de l’œuvre. Crédit : Jean-Marc Brais

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell tenait un coquetel réseautage le 21 mai lors duquel a été dévoilée une œuvre de l’artiste Adèle Blais à l’effigie de la native de Marbleton, Eva Tanguay.  

« Je pouvais pas concevoir qu’elle soit ailleurs qu’à Dudswell », s’exclame Mireille Rodrigue, qui s’est portée acquéreuse de l’œuvre en compagnie de son conjoint Yan Gagnon. Le couple fait donc un prêt de la toile au musée pendant sa saison d’activités. « Ça va être une garde partagée. L’été, elle va être ici, puis l’hiver, elle va être dans ma maison! », se réjouit déjà Mme Rodrigue. « On aurait aimé la faire acheter par le musée, mais c’est trop jeune encore comme entité », admet Yan Gagnon. 

Pour la conceptrice de l’œuvre, Adèle Blais, « Eva Tanguay, c’est quelqu’un de vraiment important pour la région ici, mais dans mon parcours d’artiste aussi. Il y a beaucoup de résonance. Je me laisse souvent inspirer par elle. » 

Son œuvre vient intégrer l’exposition permanente du musée portant sur la vie d’Eva Tanguay. Cette exposition cohabite avec celle du Dudswellois Louis-Émile Beauregard

Concertation Arts et culture 

Le coquetel était précédé d’une rencontre de la Concertation Arts et Culture Haut-Saint-François (ACHSF). Durant celle-ci, une demi-douzaine d’intervenants ont pris la parole dont Julie Pomerleau, agente de développement culturel au CLD. Cette dernière a traité de la nouvelle politique culturelle du Haut, qui rend possibles des initiatives telles que les projections Murmures (voir autre texte p.123). 

L’ambiance musicale de la soirée était assurée par l’autrice-compositrice de Bury, Chloé Fortier, dont le nom de scène est N0rth. Elle est la gagnante de l’entente territoriale du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) 2025-2026 pour la MRC du Haut-Saint-François.  

La Patrie se dote d’une chanson pour son 150e

Brigitte Savoie et Yvan Pion interprétant la chanson-thème du 150e de La Patrie. Crédit : Jean-Marc Brais

La Patrie a maintenant sa chanson-thème soulignant ses 150 ans de fondation. L’hymne a été présenté aux citoyens le mois dernier.  

En tant que musiciens, Yvan Pion et Brigitte Savoie sont des habitués de l’église Saint-Pierre de La Patrie. Ils y ont entre autres chanté la messe du Nouvel An. Au mois de février, M. Pion a approché la municipalité en avançant que « un 150e, ça prend une chanson. » 

En quelques semaines, le musicien a écrit des paroles et une mélodie qu’il a enregistrées dans le studio de Mario Hébert. « C’est lui qui a réalisé l’album Miserere de Bruno Pelletier », indique M. Pion.  

Le résultat final embrasse le style country avec une forte présence de guitares pour faire un clin d’œil à Guitabec. « On voulait que ce soit festif, pas trop de paroles. Avec des petites images qui évoquent la région : les montagnes, les champs, les étoiles, les enfants », indique celui qui est conseiller en emploi chez Intro-travail et CJE du Granit.  

En compagnie de sa conjointe Brigitte Savoie, il a tout d’abord présenté son œuvre aux élèves de l’école Notre-Dame-de-Lorette. Le dévoilement officiel s’est fait à la salle municipale la fin de semaine de Pâques. 

Ce genre de projet est très significatif pour l’auteur-compositeur-interprète. « Pour moi, c’est important parce que je me questionne toujours sur « Quel est l’avenir des villes en périphérie »»? À tel point qu’il s’est donné la mission de créer un diaporama constitué de photos de la municipalité ainsi que d’images d’archive pour accompagner visuellement sa chanson.

La municipalité de La Patrie propose une année entière d’activités spéciales afin de souligner son 150e anniversaire. Elle inaugurera son arbre emblématique, un érable rouge, le 15 mai dernier à la Halte Éva-Senécal en présence du député provincial de Mégantic, François Jacques. Le 7 juin, une exposition de voitures antiques se tiendra à l’atelier RPL au cœur du village. Une projection son et lumière devrait être dévoilée sur les murs de l’église au courant de l’été. Celle-ci sera signée L’Inconnu dans le noir.  

“The Fall of Happiness” dubbed locally

Diane Grenier, Betty Rowland and Trudy Tincare lent their voice to the English version of the project.  

The Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François presented its film The Fall of Happiness at the Bulwer Community Center last April 22. It is the English-dubbed version of a movie about elder abuse released three years ago

CAB’s executive director, France Lebrun, said : “I wanted to make this movie in English for the community because it was so important to me.” It is not an easy subject, but the goal remains to stop elder abuse. 

The dubbing was made possible through a grant from the New Horizons for Seniors Program from Employment and Social Development Canada. In the French version, all the actors were local volunteers, and the same was accomplished for the voices heard in the English version.  

The whole movie can be watched on the Centre d’action bénévole HSF YouTube channel :

Jacques Boutin récidive avec la comédie d’aventure «Par tente»

La comédienne Anne Gilbert dans une scène du film « Par tente ». Crédit : Jacques Boutin

 « Le titre du film fait référence au camping, mais c’est aussi pour dire que Rose-Anna et ses six amies sont partantes pour l’aventure », explique Jacques Boutin, le producteur et réalisateur amateur du film Par tente. 

Son troisième long métrage raconte l’histoire de Rose-Anna, une dame âgée, qui part faire du camping sauvage avec ses amies pour passer un moment de détente en nature. Cependant, à cause de leurs limitations physiques et de leur inexpérience en camping sauvage, rien ne se passera comme prévu.  

« Il y a sept comédiennes amatrices et une cinquantaine de figurants qui ont participé à ce film de deux heures. Il y a aussi de nombreux commerçants du Haut-Saint-François qui ont apporté leur contribution à ce long métrage en fournissant du matériel ou leurs locaux », de poursuivre M. Boutin. 

« Pour les scènes extérieures, on les a tournées principalement à l’été 2024. Le tournage s’est fait dans le HSF et il a duré un peu plus d’un an. J’ai été le scénariste, le caméraman, le directeur photo, le monteur, le réalisateur et le producteur. J’ai tout fait ou presque. »  

« Ginette Faucher, la scripte, a travaillé étroitement avec moi. Liette Vaillancourt m’a assisté pour le montage. Quant à Sébastien Côté, il a été mon assistant technique et mon régisseur. J’ai beaucoup apprécié leur aide », de conclure Jacques Boutin. 

M. Boutin a déjà produit et réalisé plus de 18 documentaires animaliers et deux longs métrages. Le premier en 2019, c’est Vol-Age, une comédie. En 2023, son second film est un drame, Libérée du silence. 

La comédie d’aventure Par tente sera présentée le dimanche 4 mai 2025 à l’auditorium de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent de East Angus. Deux projections sont prévues, une à 13 h et une autre à 16 h.  

Le nombre de billets est limité pour chacune des projections. Le prix d’entrée est de 12 $ pour les adultes et de 5 $ pour les enfants de 14 ans et moins. Pour acheter des billets, vous pouvez contacter Jacques Boutin au (819) 239-0819. Bon cinéma ! 

« Parti » : l’histoire d’un retour à La Patrie

Le scénariste et adjoint à la production, Jerry Espada, en décembre 2019 au moment où il quittait ses fonctions au CLD du HSF. Crédit : Pierre Hébert

Le court métrage « Parti », du réalisateur de Weedon Sébastien Croteau, faisait partie des sept finalistes du Prix Pierre-Javaux, remis dans le cadre du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke, le 11 avril dernier.  Selon son scénariste, Jerry Espada, « Parti » est « un film 99,99% HSF co-produit par la MRC ».

Les acteurs principaux, Loric Blais et Célia Gaudreau sont respectivement originaires de Cookshire-Eaton et du Canton de Hampden. Ceux-ci se rencontrent dans des scènes tournées au Resto-bar La Patrie ainsi qu’au restaurant Le Doré de Weedon.  

Célia Gaudreau, originaire du Canton de Hampden, dans une scène de « Parti ».

On aperçoit beaucoup de paysages du Haut-Saint-François dans le court métrage de 13 minutes. La trame sonore est signée Urbain Desbois, qui réside à Lingwick depuis une trentaine d’années. « Le son a été mixé par Robin Servant, originaire de La Patrie », indique Jerry Espada. 

Ce dernier a été à l’emploi du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François pendant une vingtaine d’années, alors qu’il résidait à Sherbrooke. « J’ai décidé d’écrire une histoire qui partait de ce que je ressentais en milieu urbain, qui était complètement un gros stress. » À l’opposé, « chaque fois que j’arrivais dans ce milieu-là, je respirais. C’est un peu ça dans le film. » 

« Parti » suit un homme (Loric Blais) qui n’est pas heureux et qui décide « de partir sur un nowhere qui le conduira à la campagne où il a passé son enfance », selon les mots de M. Espada. « Je crois que ce film arrive dans un bon timing puisque nous vivons dans une période où l’argent et l’environnement sont au centre des débats. » 

Pour le moment, le film n’est pas diffusé publiquement « puisque nous concourrons encore dans certains festivals », explique le scénariste et adjoint de production. L’œuvre s’est inclinée face à « Marqueur de temps » de la réalisatrice Marie-Lou Béland, qui a remporté le Prix Pierre-Javaux du meilleur court métrage de l’Estrie. 

Eaton Corner Museum

Bénévoles recherchés pour les événements et l’entretien

L’ancienne église congrégationaliste.

La jambe de William Stone a dû être amputée. C’était l’évaluation du bon docteur Edward Dagge Worthington à Eaton Corner le 10 mars 1847. Le pauvre William, cordonnier, s’était cassé la cheville d’une manière malheureusement sévère. Le docteur Worthington devait amputer. Mais le médecin avait un moyen d’atténuer la douleur. On l’appelait éther sulfurique. William ne sentira rien pendant l’opération.

C’était la première fois au Canada qu’une intervention chirurgicale majeure était pratiquée sous anesthésie générale. Cette procédure avait été essayée pour la toute première fois à peine cinq mois plus tôt par un dentiste de Boston, William T.G. Morton.

Établi dans les années 1790, Eaton Corner a été l’un des premiers villages de la région colonisés par les Européens, suivant de près Sawyerville et le tout premier établissement de Pleasant Hill.

Au cours des décennies suivantes, Eaton Corner était plus grand que Sherbrooke, alors connu sous le nom de Hyatt’s Mills. Tout cela a changé lorsque le chemin de fer a été construit à travers Cookshire au lieu d’Eaton.

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses anecdotes historiques fascinantes que l’on peut apprendre lors d’une visite au Musée Eaton Corner.

Aujourd’hui, Eaton Corner est une collection de certaines des plus anciennes maisons de la région, datant du début des années 1800. Le musée est situé dans l’ancienne église congrégationaliste ainsi que l’historique Eaton Academy, à l’intersection du chemin Laberee et des routes 253 et 210.
L’église est un beau bâtiment en déclin blanc d’un côté de la route, et l’Académie tout aussi attrayante est de l’autre bord.

Le président du Musée, Marc Nault, et la secrétaire, Sharon Moore, ont déclaré que le conseil d’administration est toujours à la recherche de nouvelles idées de projets et d’activités afin d’attirer la participation et l’intérêt du public pour la riche histoire des régions de Cookshire-Eaton et de Newport. Dans le passé, le Musée organisait une « journée à l’ancienne » au cours de laquelle des bénévoles s’habillaient en costumes d’époque et faisaient des démonstrations de techniques de menuiserie et de construction du 19e siècle. Les membres du conseil d’administration du musée sont particulièrement à la recherche de personnes ayant des compétences historiques à démontrer.

Les bénévoles Denis Palmer et Royce Rand se concentrent sur le maintien des bâtiments. Lorsqu’il s’agit de bâtiments centenaires, c’est une occupation à temps plein, en particulier pour les bénévoles qui ont d’autres demandes de temps, a déclaré M. Palmer. La peinture est à l’ordre du jour cette année.
Une exposition permanente du musée est divisée en sections pour raconter l’histoire de la région, en commençant par la présence autochtone abénaquise ainsi que les premiers colons européens, les progrès du transport, du commerce, de l’industrialisation et plus.

Des plans sont en cours d’élaboration pour une éventuelle série d’ateliers le dimanche après-midi cet été, y compris des événements Music on the Lawn avec des musiciens locaux. M. Rothney a également déclaré que le Musée travaille avec l’Expo Cookshire pour mettre en place une exposition d’équipements agricoles anciens sur le terrain de l’exposition.

L’assemblée générale annuelle du Musée est prévue pour le samedi 24 mai à 13 h 30 ; les membres et le public sont invités. Le conseil d’administration actuel compte sept membres. « Nous sommes activement à la recherche de bénévoles », a déclaré M. Nault. « Venez s’il vous plaît ! »

Traduction automatisée, ensuite révisée à l’interne

Idées de café et de collection Graymont au Musée de Dudswell 

Le premier conseil d’administration du Musée d’art et d’histoire de Dudswell. De gauche à droite : François Bouchard, Monique Ouellette Thibodeau, France Beauregard, Yan Gagnon et Roger Joseph Le Blanc.

Le Musée d’art et d’histoire de Dudswell a tenu son assemblée de fondation le 26 février dernier. La vingtaine de personnes présentes a élu un premier conseil d’administration. Celui-ci aura pour mission de faire en sorte que l’ancienne église Saint-Adolphe-de-Dudswell « reste publique et qu’elle ne devienne pas privée ». 

Le groupe aura l’occasion d’acquérir le bâtiment de l’Unité pastorale Saint-François pour la somme de 1 $ en octobre prochain. « Je pense qu’on est capable localement et au niveau régional d’aller chercher assez de sous pour faire vivre le bâtiment à l’année », entrevoit Roger Joseph Le Blanc. 

Une des premières actions du conseil d’administration sera d’« obtenir l’accréditation muséale parce que ça nous permet d’aller chercher des subventions fédérale, provinciale et municipale », confie M. Le Blanc.  

Il donne en exemple le Musée-église de Saint-Venant-de-Paquette. « Ils sont juste 100 habitants dans le village et ils ont réussi à aller chercher 200 000 $ du Patrimoine religieux. Il y a des moyens d’aller chercher des sous. » 

Outre les subventions, le Musée d’art et d’histoire de Dudswell a déjà un bon historique de conférences et d’activités de financement à son actif. Il ne compte toutefois pas s’arrêter là.  

Une partie de l’assistance présente à l’assemblée de fondation du Musée d’art et d’histoire de Dudswell.

Gravure et Graymont 

« On veut ouvrir un café pour les gens du village. On veut pas juste que ce soit un musée statique, mais un musée inclusif pour les gens du village. On veut que les gens sentent que c’est à eux cet endroit-là », poursuit M. Le Blanc. 

Le sentiment d’appartenance citoyenne est aussi fort envers Graymont. Le Musée aimerait pouvoir contribuer à mettre en valeur la collection de l’entreprise. « Ils ont un musée là-bas qui est statique et qui ne sert pas. Alors si on peut rendre service et l’ouvrir quelques fois par année, […] on va le faire », indique l’avocat de formation.  

Outre ces potentielles sources de financement, le Musée d’art et d’histoire mise gros sur le volet éducatif. « Toutes les écoles [du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons] ont reçu le programme scolaire. La première école qui a manifesté le désir de venir faire de l’art ici ce printemps, c’est l’école Notre-Dame-du-Paradis. C’est des classes de 5e et 6e année. On va acheter une presse à gravure. » 

Dans tous les cas, « il faut faire de l’argent. On a un bâtiment qui a une valeur vraiment significative pour les gens de la place », affirme Yan Gagnon.  

Bouquet de femmes : hommage et musique à l’église Trinity  

L’église unie Trinity de Cookshire, construit en 1863, a pris vie le 8 mars dernier alors qu’une centaine d’adeptes se sont rassemblés à son intérieur chaleureux un samedi soir froid et venteux pour célébrer la musique, la communauté, les droits des femmes et un avenir plein d’espoir pour un des bijoux architecturaux de la région. 

Le concert classique était organisé sous la thématique Bouquet de femmes lors de la Journée internationale des droits des femmes. C’était aussi l’occasion du transfert de propriété de l’église Trinity de l’Église unie du Canada à Espace Culturel Cookshire-Eaton, un organisme à but non lucratif sous le leadership de l’homme d’affaires Gilles Denis, un acheteur régulier de bâtiments patrimoniaux à Cookshire. 

Sa fille, la flûtiste Myriam Genest-Denis, a animé l’évènement et a accueilli le public, avec des discours aussi par le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, ainsi que la représentante du Centre des femmes La Passerelle, Marilyn Ouellet. 

Au-delà de la musique dévouée aux compositrices, l’acoustique magnifique de l’église et l’artisanat inspirant du bois intérieur, le moment marquant de la soirée était peut-être l’hommage au grand personnage de Chantal Ouellet.  

« L’activisme communautaire et la politique municipale deviennent les points d’appui de son militantisme social », de dire le résident de Cookshire-Eaton, Jean-Paul Gendron, au sujet de Mme Ouellet dans son hommage lors de l’entracte. « Bibliothèque, activités culturelles, Cercle des fermières, arborétum, mise en valeur des attributs naturels de Scotstown, environnement… voilà un argumentaire politique qui la mène au conseil municipal, d’abord comme conseillère de 1978 à 1982, puis comme mairesse de 1986 à 1994. 

« Et comme membre du conseil des maires de la MRC, alors comptant 24 municipalités, la femme de Scotstown n’est guère du genre à se laisser intimider par une tablée de maires… masculins. De 1978 à 2012, elle aura cumulé sept mandats municipaux! Ça s’appelle une carrière aussi inspirante qu’exemplaire en politique municipale! » 

M. Gendron a ensuite nommé les 10 mairesses de la région de la dernière quinzaine d’années et a mentionné que le Haut-Saint-François a actuellement 35 conseillères municipales sur un total de 84 élus. « Voilà qui consolide notre optimisme en ces temps à la fois troubles, mais aussi porteurs de nouvelles approches pour le vivre-ensemble. Elles méritent notre pleine confiance. »  

Une reconnaissance spéciale a été aussi exprimée envers les anciens gardiens de l’église Trinity lors de la présentation de la soirée par Myriam Genest-Denis. C’étaient les seuls mots de l’évènement en anglais, parlés directement aux personnes dans l’assistance qui ont passé autant de temps de leurs vies à prendre soin de l’église. 

Le concert Bouquet de Femmes s’annonçait sur sa page de média social comme un évènement d’une heure, de 19 h 30 à 20 h30. Mais avec un ordre du jour si riche et important, il a duré jusqu’à 22 h. Qu’autant de personnes soient sorties pour le concert lors d’une nuit froide et hivernale, juste avant de perdre une heure lors du changement d’heure, était aussi un hommage aux organisateurs, les musiciens, les femmes honorées, l’église et le programme. 

Trinity

Gilles Denis achète l’église Trinity à Cookshire

« La qualité sonore est incroyable » à l’église bâtie en 1863 par Albert Hazeltine.

La communauté d’expression anglaise vit un autre point tournant dans son histoire locale : l’église Trinity United à Cookshire sera vendue. L’homme d’affaires et philanthrope, Gilles Denis, par l’entremise de son organisme à but non lucratif, Espace culturel Cookshire-Eaton, offre encore le meilleur avenir au patrimoine architectural de la communauté, selon les doyens de l’église Trinity.

M. Denis et sa famille ont créé l’Espace culturel en 2022; l’organisme finalise actuellement l’achat avec l’Église unie du Canada et les fiduciaires locaux, Robert Halsall, Donald Parsons et Pauline Thorneloe.
« Nous savions que c’est la meilleure façon de préserver le bâtiment, » selon M. Halsall en entrevue la semaine passée.

« Les gens de Cookshire l’ont bâti, et c’est leur église, » de dire M. Parsons. « C’est notre église à vendre; c’est aux gens de Cookshire à décider. » L’Église unie du Canada a « approuvé la vente », selon M. Halsall.

« Nous pouvons toujours l’utiliser comme congrégation », a dit M. Parsons. « C’est Gilles Denis qui nous a fait cette offre. »

« C’est important de dire qu’on ne change pas vraiment les choses », selon M. Denis, au sujet des activités régulières de l’église, soit les services du dimanche et les concerts organisés par Espace culturel. Son prochain est cédulé le 8 mars.

Les services religieux poursuivront pour cinq ans ou plus, selon l’entente d’achat.
L’église Trinity travaille avec M. Denis depuis plus de 25 ans pour la prestation de concerts et d’activités culturelles, a dit M. Parsons.

« On nous dit que la qualité sonore est incroyable », mentionne M. Halsall.
La vente est devenue nécessaire pour la communauté locale après qu’elle devait emprunter 100 000 $ pour payer les dommages dus à une fuite de mazout avant la pandémie. « Nous gagnons seulement aux alentours de 5000 $ par année en dons », a dit M. Halsall.

Donald Parsons et sa famille avaient déjà sauvé l’église d’une faillite dans les années 1960, selon M. Halsall, pour payer des dépenses personnellement de sa poche.

Rénovations

D’autres rénovations sont maintenant nécessaires—un escalier intérieur, des travaux extérieurs et le clocher—qui deviennent maintenant la responsabilité du nouveau propriétaire. Sans les compter, ça prend « plusieurs milliers de dollars à chaque année pour opérer [l’église] », de dire M. Halsall.
L’église Trinity a été construite en 1863 dans le style Greek Revival (néoclassique), en tant que Cookshire Wesleyan Methodist Church, qui s’est jointe à l’Église unie du Canada lors de la fusion de plusieurs dénominations protestantes à travers le Canada, en 1925.

Et St. Peter’s ?

Un peu en bas, aussi sur la rue Principale Ouest de Cookshire, on retrouve un autre bijou architectural et historique, l’église anglicane St. Peter’s, qui est aussi à vendre et qui intéresse Gilles Denis. Il aimerait la préserver et la rendre accessible à la communauté.

« Nous sommes prêts à faire une offre », a dit M. Denis dans une entrevue en janvier. Il aimerait parler avec le révérend en charge pour clarifier que son intérêt n’est pas pour faire de l’argent. « J’attends une réponse de la communauté de l’église », a-t-il précisé.

Endorphine sort un album en partie enregistré à Sawyerville

Le groupe sherbrookois Endorphine a fait paraître un minialbum de cinq chansons le 5 novembre dernier. Les Saisons sont éphémères relate les premières fois en amour, en cohabitation et lors d’un deuil.

Endorphine est un quintette composé de musiciens s’étant rencontrés à l’École de musique de l’Université de Sherbrooke en 2021. « Quand on s’est formé, c’était pour participer à un concours. Il me semble que c’était [le Festival international de la chanson de] Granby. On s’est pas du tout fait prendre, mais ç’a permis de créer le band », se remémore le chanteur-guitariste Alexandre Tardif.

Endorphine se dit influencé par Daniel Bélanger, Safia Nolin et Les Colocs. Ses paroles en français côtoient une instrumentation touffue. « Les paroles, c’est de quoi de très important dans l’ADN du groupe », indique Alexandre.

« On a une grosse couche de textures et de rythmes de guitare. En plus, en ajoutant les synthétiseurs, puis le violoncelle, ça vient danser entre les paroles d’Alex », renchérit le claviériste et violoncelliste Philippe Tanguay. Le reste de la formation est constitué de Maude Vézina à la guitare, Thaddy B. Lavoie à la basse et Zachary Loubert à la batterie.

Le groupe a eu la chance de faire la première partie de Safia Nolin lors de son passage à l’Université de Sherbrooke en novembre dernier. « Ça s’est passé beaucoup plus rapidement dans notre carrière que ce que j’aurais cru. C’est vraiment incroyable », confie le chanteur Alexandre Tardif.

Celui-ci vit à Sawyerville et a aménagé un studio dans son sous-sol. C’est cet endroit qu’il a baptisé Sawyerville Records. « Vu que c’est un projet 100% auto-financé, ça nous sauve énormément de temps de studio si je peux faire ça dans mon sous-sol », poursuit celui qui est directeur de l’information à CFAK, la radio de l’Université de Sherbrooke. Avec les avancées technologiques, un tel studio maison « sonne plus professionnel qu’il ne l’est réellement. »

L’église Saint-Adolphe veut devenir le premier musée du HSF

Le 7 janvier 2024 se tenait l’ultime messe de l’église Saint-Adolphe du secteur Marbleton. Un an plus tard, l’ancien lieu de culte est tenu par un comité citoyen qui souhaite en faire le Musée d’arts et d’histoire de Dudswell. Celui-ci a neuf mois devant lui pour devenir viable financièrement.

Constituée en septembre dernier, la corporation du Musée d’arts et d’histoire de Dudswell a organisé jusqu’à présent des brunchs, un concert de Noël de même qu’une conférence sur Eva Tanguay, la reine du burlesque née à Marbleton. Les brunchs du printemps et de l’automne ont attiré chacun près de 200 personnes.

« On était content parce que ça montre l’intérêt de la population à ce que ce bâtiment-là puisse continuer à offrir des services aux gens », exprime Normand Couture, membre du comité derrière l’église.

La population a à cœur son église, même si aucun acheteur ne s’est montré intéressé à l’acquérir lorsqu’elle a été mise en vente en octobre 2023. Pour éviter que l’immeuble ne soit laissé à l’abandon, le comité formé de six citoyens s’est engagé à payer le chauffage.

« C’est l’entente qu’on a avec l’évêché. On assume toutes les dépenses du bâtiment à la condition qu’ils nous réservent le bâtiment. Le jour où on sera capable d’assurer la survie puis le financement, on pourra l’acheter pour 1 $ », poursuit M. Couture.

Le comité a jusqu’au mois de septembre pour y parvenir. C’est l’entente avec l’évêché qui leur laisse ce délai. « Pendant un an, ils nous laissent travailler pour essayer de faire lever la mission du musée », confie celui qui est retraité du domaine de la comptabilité.

Quatre volets pour attirer les visiteurs

Le Musée d’arts et d’histoire de Dudswell est donc à la recherche des subventions et de contributions. « Notre prétention est qu’il n’y a pas de musée dans le Haut-Saint-François », avance Normand Couture. « Des églises converties en centre culturel, il y en a. Mais des musées comme tel, [non] ». La constitution officielle en corporation sans but lucratif place le projet de musée « en bonne position pour avoir des subventions. »

Pour réussir sa transition, l’ancien lieu religieux compte déjà sur des atouts de taille. Tout d’abord, le Musée héberge la Collection Louis-Émile Beauregard, qui réunit la soixantaine de sculptures sur bois de l’artiste local. Cette collection a été hébergée pendant vingt ans à la Maison de la culture, avant que l’Association Touristique et Culturelle de Dudswell (ATCD) ne cesse ses activités.

Ensuite, le Musée comporte un espace dédié à l’artiste burlesque Eva Tanguay. L’architecture de l’église est, semble-t-il, unique puisque s’y mélangent les influences catholique et anglicane. Enfin, un des membres du comité est l’avocat Roger Joseph Le Blanc, qui se trouve aussi à être collectionneur d’art.

Le chœur de l’église contient déjà une trentaine de gravures québécoises créées entre 1920 et 1980. Parmi elles, on retrouve un Serge Lemoyne, connu pour sa série Bleu, blanc, rouge comprenant l’énorme masque de Ken Dryden, et des Morton Rosergarten, artiste résident de Way’s Mills (Barnston-Ouest) et proche de Leonard Cohen.

Les enfants chantent pour les aînés


La chorale de l’école Saint-Camille de Cookshire s’est déplacée au Manoir de l’Eau Vive, juste avant le congé des fêtes, afin d’offrir une prestation aux résidents. D’une durée de dix minutes, le mini-concert comprenait des medleys de Noël de même que des chansons du registre populaire, telles que Le Petit Roi de Jean-Pierre Ferland et Frédéric de Claude Léveillée. La troupe est dirigée par l’enseignante Caroline Mayrand.

Radio HSF

Radio HSF reçoit un coup de pouce de Radio Coaticook

Sylvain Madore de la Radio coopérative de Coaticook et Alain Coulombe de la Radio communautaire du Haut-Saint-François lors du transfert d’équipement à Coaticook, le 7 novembre dernier.

Un don important des voisins à Coaticook donne un souffle de plus à l’initiative d’Alain Coulombe de lancer une radio communautaire pour le Haut-Saint-François.

« Notre conseil d’administration n’a pas hésité une minute » à encourager un nouveau collègue dans la région, selon le directeur général, Sylvain Madore, de la Radio coopérative de Coaticook.

Son organisme a donné, ou presque donné en novembre dernier, de l’équipement, comme des consoles, pour aider la Radio communautaire du Haut-Saint-François à démarrer. L’équipement usagé a une valeur d’environ 8000 $ à 10 000 $, selon M. Madore, ou plus de 40 000 $ à l’état neuf. M. Coulombe devait payer seulement 1500 $.

Pour lui, qui est président de la Radio communautaire du Haut-Saint-François, l’achat aide à son organisme de planifier un démarrage plus tôt et de lancer une campagne de financement, prévue pour le début de 2025.

La Radio communautaire attend surtout une approbation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), mais ce dernier a mis un moratoire sur toute nouvelle licence jusqu’à l’été 2025, sauf exception. Alain Coulombe espère faire partie de ces exceptions.

Avec une licence ou non, la Radio du HSF prévoit commencer à diffuser sur le Web d’ici le printemps prochain. Son plan est d’offrir cinq heures d’actualités par semaine en plus d’une programmation radio complète.

Gilles Denis intéressé à acheter l’église Saint-Peter de Cookshire 

La région du Haut-Saint-François vivra un point tournant de son histoire bientôt avec la mise en vente probable de l’église historique Saint-Peter de Cookshire, bâtie par la communauté anglicane en 1869. 

Gilles Denis est en discussion avec le Diocèse anglican pour faire une offre. « J’attends une proposition pour l’offre d’achat de Saint-Peter du responsable de la vente d’immeubles pour les anglicans », a-t-il communiqué au Journal le 4 décembre dernier. 

« Le plan est de vendre l’église, je crois », selon l’ancien registraire et gérant d’immeuble du Diocèse anglican, Jim Sweeney. « Je n’ai pas eu cette confirmation, mais les gens travaillent sous cette supposition qu’elle sera vendue. » 

Déjà, la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Cookshire-Eaton se préparaient en 2023 et 2024 à l’éventualité de la vente de ce bâtiment patrimonial. La MRC a aidé un groupe de citoyens à demander que la Ville cite le bâtiment pour son intérêt patrimonial, ce que la Ville a accepté et fait plus tôt cette année. 

En plus, la Ville a écrit une lettre d’appui à Gilles Denis, indiquant son intérêt à louer une partie du bâtiment pour la bibliothèque municipale, pour aider M. Denis avec son financement de l’achat, s’il y a lieu. 

Selon l’agente de développement en patrimoine immobilier de la MRC, Chloë Southam, l’église ne « pourrait jamais être démolie », et la citation municipale représente « une certification de la volonté de préserver l’immeuble dans le long terme. » 

La citation aiderait aussi l’obtention de subventions permettant la restauration du bâtiment, mais n’est pas restrictive comme une classification provinciale, comme a obtenu l’Académie d’Eaton Corner, selon Mme Southam.  

Gilles Denis est propriétaire de nombreux bâtiments à Cookshire, incluant plusieurs de nature patrimoniale. Il a acheté le presbytère de l’église Saint-Peter il y a plusieurs années et l’a converti en espace culturel maintenant nommé la Maison John-Henry-Pope. 

Depuis, M. Denis a acheté la Victoria Hall, toujours dans le quadrilatère historique de Cookshire, et l’a converti en galerie d’art et salle d’exposition. Gilles Denis est d’ailleurs propriétaire de l’épicerie IGA à Cookshire.  

Mathieu Gratton, fier Scotstownois 

Bien qu’il réside à Scotstown depuis sept ans, c’était la toute première fois que Mathieu Gratton se produisait à East Angus, le 15 novembre dernier, en 28 années de carrière.  

« Je suis allé à Mégantic, à Lac-Drolet. J’ai fait pas mal tout au Québec », mais pas East Angus. Cela n’empêche pas les citoyens de la ville d’avoir pu le croiser, ne serait-ce qu’à l’épicerie ou dans les commerces locaux.  

« Je parle à tout le monde. Quand je suis avec Benjamin, le monde me parle encore plus », confie le père du jeune autiste aux 200 000 abonnés Facebook. « Depuis que Benjamin joue dans Stat, on se fait parler à tous les jours de ma vie. Si on sort un peu, il y a au moins cinq ou six personnes dans une journée qui nous parlent. Dix, quinze, des fois. C’est fascinant. » 

Celui qui s’est tout d’abord fait connaître au tournant des années 2000 dans le duo Crampe en masse, en compagnie de Ghyslain Dufresne, continue d’être actif sur scène. Il est présentement en tournée avec son ancienne conjointe et mère de Benjamin, Patricia Paquin, dans le spectacle Les EXséparables

Les engagements artistiques de Mathieu Gratton lui font faire l’aller-retour vers Montréal une à deux fois par semaine. « Je fais 55 000 km par année! Quand j’arrive à East Angus ou Cookshire – ça dépend quel chemin je prends – c’est tout le temps comme ‘Ah ok, il me reste 25 minutes, c’est super.’ » 

Il apprécie toujours autant son coin de pays, qui lui a permis un accès facile à la propriété il y a sept ans. « Je cherchais vraiment une maison pas chère. Le fait qu’elle soit loin ne me dérangeait pas à cette époque-là. Ça se peut que je bouge éventuellement. J’aime ça habiter dans différentes régions. Mais j’avoue que l’Estrie, c’est dur à battre. » 

Quand Mathieu Gratton offre ses services à Moisson

À gauche : Nathalie Blais, directrice générale de Moisson Haut-Saint-François. À droite : Cynthia Tellier-Champagne, intervenante. 

L’humoriste Mathieu Gratton a offert ses services à Moisson Haut-Saint-François après avoir entendu la directrice générale Nathalie Blais en entrevue. C’est ce vendredi que le nouveau résident de Scotstown présentera un spectacle bénéfice taillé sur mesure à la réalité des besoins alimentaires de la région. 

« J’ai jamais fait de shows à East Angus en 30 ans de carrière. Il va y avoir des petites jokes sur les commerçants », confiait l’humoriste à l’émission Que l’Estrie se lève du 107,7.  

« Je fais pas souvent des shows solo. Je me suis dit : ‘C’est une belle occasion d’offrir un show gratuit.’ Je suis pas payé », soulignait-il. « C’est tellement généreux de sa part », confie de son côté Nathalie Blais en entrevue au journal. 

Celle qui est directrice générale de Moisson Haut-Saint-François depuis un peu plus d’un an n’a jamais rien vu de tel. « J’en ai fait de l’événementiel. C’est le seul artiste que j’ai rencontré qui a pas pris de cachet. Les autres prennent toujours un cachet même si c’est pour une soirée bénéfice. » 

Une offre qu’on ne peut pas refuser 

« On va avoir des cadeaux comme ça quand on entend parler de nous », poursuit Mme Blais. « Quand j’ai fait les entrevues à la radio, j’ai eu des gens qui sont venus nous porter des denrées et qui venaient de Sherbrooke. L’année passée, il y a une entreprise sur la Côte-Nord qui nous a envoyé un chèque parce qu’ils ont entendu parler de nous. » 

C’est ce qui s’est produit avec Mathieu Gratton. Nathalie Blais était en entrevue au 107,7 pour témoigner des difficultés des petites banques alimentaires comme Moisson HSF lorsqu’il l’a entendue. « J’ai dit : ‘Let’s go!’ J’ai appelé Nathalie Blais. J’ai dit : ‘J’ai pas le temps de vendre des billets moi-même, mais je t’offre le show gratuitement.’ » 

Devant une telle offre, la directrice de Moisson a « tout de suite appelé à la ville [de East Angus] pour le Centre culturel. […] La Ville est très aidante pour les organismes communautaires. On a une belle collaboration de leur part. » 

C’est ce vendredi 15 novembre que se tiendra le spectacle bénéfice de Mathieu Gratton au profit de Moisson Haut-Saint-François au Centre culturel de East Angus. Des reçus de charité sont disponibles pour l’achat de billets. Ainsi, « chaque dollar payé sur le billet s’en va pour des denrées », rappelle Mathieu Gratton. 

Exposition d’art au Centre culturel de Bury

Dix-sept artistes de la région ont rempli le Centre culturel de Bury avec plus de 170 œuvres d’art lors d’une journée de festival artistique le 19 octobre dernier.

L’exposition d’art annuelle en est maintenant à sa 20e année, a déclaré Margaret James, présidente de l’association à but non lucratif qui gère le centre.

L’événement a été organisé par une équipe de huit personnes dirigée par Martine Staehler qui a dit que plus de 100 personnes ont visité l’exposition au cours de la journée, admirant les œuvres, discutant avec les artistes et dégustant un large éventail de rafraîchissements faits maison au café.

Certains artistes ont présenté une douzaine d’œuvres ou plus, d’autres en ont exposé quelques-unes choisies. Leurs médias et leurs styles étaient très variés. Les peintures figuratives prédominaient ; certaines étaient oniriques. Les paysages étaient fréquents, dignes de la campagne du Haut-Saint-François.

L’aquarelliste accompli Denis Palmer de Randboro, la paysagiste Christa Kotiesen de Sawyerville, experte en pastel sec, et le peintre à l’huile chevronné Stuart Main de Dudswell sont tous des artistes qui œuvrent en plein air à partir de l’observation.

Christa Kotiesen avec deux de ses exquis paysages au pastel sec.

Chantal Geurtin de Bury a exposé ses propres pièces de vitrail ainsi que ceux des enfants qui ont participé à ses ateliers de mosaïque. L’une d’entre elles, réalisée par Jean-Gabriel, 12 ans, qui a collé des morceaux de verre taillé, représentait un chat de forme fantaisiste avec des moustaches bouclées.

Martine Brault, également de Bury, a présenté ses pastels et ses acryliques ; Patrick Boël a exposé ses photos ; Rosalie Longpré et Francine Jacques proposaient leurs acryliques. Joanne Delage de Cookshire a présenté des huiles, et Clément Corriveau d’East Angus a offert des peintures à l’huile haute définition, illustrant des scènes de sur la ferme d’autrefois.

Lucille Duhaime, anciennement de Bury, maintenant à Sherbrooke, a présenté des huiles peintes d’après son imagination, notamment des bâtiments de ferme aux toits rouge vif. Elle crée des peintures à l’huile d’« art naïf » depuis 30 ans.

Muriel Fitzsimmons de Lennoxville exposait des aquarelles et des dessins à l’encre. Anne Bergeron de Sherbrooke nous donnait de voir des huiles peintes en relief à la spatule. D’autres peintres sherbrookois exposants étaient Francine Gauthier (acryliques), Pauline Boudreau (huiles et aquarelles), Jean-Claude Breton (aquarelles haute définition), et Shirley Thompson (huiles).

Le Centre offre un espace d’exposition inhabituel. Les visiteurs ont pu admirer de près les œuvres alignées le long des allées, sur les murs lambrissés et sur les rebords de fenêtres. Le soleil entrait à flots à travers les vitraux des deux églises adjacentes, projetant des reflets surprenants sur de nombreuses œuvres.

En 1998, lorsque l’église du 560, rue Main, a été fermée, « les gens qui sont venus étaient très émus. Lors de la première réunion, nous avions une salle comble. Nous avons créé le centre pour sauver l’édifice », a déclaré Mme James. « On nous a dit que c’était un gros éléphant blanc, car il y avait des problèmes structurels. »

Au fil des ans, il a fallu beaucoup de travail pour entretenir les deux églises ― l’église unie de Bury, associée à la chapelle McKenzie qui a été déménagée depuis la Station Gould. « Mais nous l’avons gardée pour eux», a-t-elle déclaré, en désignant la foule bilingue d’artistes et d’amateurs d’art de tous âges.

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