Agrandissement de l’école du Parchemin : 4 ans et 13 M $

L’école du Parchemin côté Collège d’East Angus a inauguré son agrandissement lors des Journées de la persévérance scolaire à la mi-février. La demande initiale du projet avait été placée en 2017-2018 avant d’être acceptée et annoncée en septembre 2020. 

Les nouvelles installations de l’école du Parchemin côté Collège comprennent huit salles de classe, une cuisine pédagogique et un ajout de ventilation. « On a une partie toute neuve, mais en même temps, on a aussi rénové l’ancienne partie », explique le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau. « Elle a plus de 70 ans cette école-là! » 

Martial Gaudreau, DG du CSSHC

Le gouvernement québécois a investi 8 M $ dans le projet et le CSSHC a injecté 5 M $ « pour rénover l’existant », comme le dit le DG Gaudreau. L’agrandissement a provoqué un mouvement d’élèves entre les deux pavillons de l’école du Parchemin. « On accueille les première et les deuxième année depuis cette année avec l’agrandissement. Avant, on accueillait les troisième à sixième année », explique Mélanie Boulay, intervenante et technicienne en éducation spécialisée (TES).  

Le pavillon côté Couvent accueille de son côté les classes de maternelle 4 et 5 ans de même que les classes d’adaptation scolaire et spécialisées. Côté Collège, « le fait d’avoir des installations comme ça nous permet de rêver grand », poursuit Mme Boulay. La cuisine pédagogique permet d’accueillir des organismes tels que les Cuisines collectives du HSF. Le Club des petits déjeuners « offre le déjeuner gratuitement à tous les élèves de l’école », relate la directrice des écoles du Parchemin, Vanessa Tardif. 

Le CSSHC a pris deux années pour planifier et concevoir les plans d’agrandissement et de rénovation. Il est l’un des rares centres de services scolaire à avoir son service de ressources matérielles. « On aime bien le faire nous-mêmes », relate Martial Gaudreau. « Il y a d’autres centres de services qui donnent ça à l’externe, mais ça donne ce que ça donne. Ici, on est plus personnalisé. » Cette manière de faire a permis aux enseignantes de personnaliser leur classe et de choisir du mobilier spécifique. 

L’agrandissement de l’école du Parchemin côté Collège est le deuxième de trois dans le Haut-Saint-François. Le premier fut celui de l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell au printemps 2023, d’une valeur de 8 M $. Le prochain sera celui de l’école Saint-Camille à Cookshire, dont les plans avaient été présentés au printemps 2022. L’école du Parchemin côté Collège compte 362 élèves et 116 membres du personnel.  

Polyvalente

La Journée internationale du Haut-Saint-François

Maxime Mainville (en arrière) du Carrefour jeunesse-emploi a accompagné l’élève Rejäik Mohamed Amine pour identifier les municipalités du Haut-Saint-François.

Environ 120 élèves de la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus ont participé à la Journée internationale du Haut-Saint-François le 21 janvier dernier, pour les encourager à devenir de meilleurs citoyens, selon les organisateurs.

Neuf organismes communautaires ont participé à l’évènement, qui se déroulait à l’école pendant l’heure du midi, avec plusieurs activités qui informaient les élèves sur la région. Le Carrefour jeunesse-emploi avait une grande carte de la région et les élèves devaient identifier l’emplacement de chaque municipalité qui fait partie de la MRC du Haut-Saint-François.

Martin Monette de la CDC a aidé les jeunes à faire le rallye dans les corridors de la polyvalente.

À l’étage, la Corporation de développement communautaire du HSF guidait un rallye à pied pour faire vivre les murales le long des corridors, chacun portant le nom d’une municipalité. La murale du corridor de Cookshire-Eaton met en valeur l’Expo de Cookshire et le Journal régional du Haut-Saint-François, entre autres.

L’organisation de la Journée s’est faite par le Comité Cité école, formé depuis plus de 15 ans pour augmenter le sentiment d’appartenance des élèves envers la région et pour favoriser leur engagement communautaire, selon Renée-Claude Leroux, qui se dit la seule organisatrice communautaire dans les écoles du Québec.

Elle se souvient quand un élève lui a dit : « Mais je viens d’un trou. » Elle se dévoue à changer de telles perspectives.

Le Parlement au secondaire est aussi organisé par le Comité Cité école, et un programme de bourses est appuyé financièrement par les municipalités et la Caisse Desjardins. « On veut que les élèves reviennent y vivre après leurs études », de dire Mme Leroux.

Les secrets de la formation professionnelle

Le 3 décembre 2024, les élèves de deuxième secondaire de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent sont allés au Centre de formation professionnelle Le Granit pour participer au Défi des recrues. Sur la photo : Guillaume Couture, Daphnée Bisson, Haily Goulet et Sarah Desrochers

Par Rose Lespérance, élève de cinquième secondaire

ll n’y a pas qu’un seul chemin pour avoir une profession intéressante. Voilà le message que le Défi des recrues, une compétition régionale ayant pour but de faire découvrir la formation professionnelle, cherche à transmettre aux adolescents du Québec.

Au début du mois de décembre a eu lieu la seconde édition du défi dans cinq centres de formation professionnelle (CFP) de la région. Ce sont les CFP de Sherbrooke, Lennoxville, Windsor, Lac-Mégantic et Coaticook qui ont accueilli nos travailleurs en herbe. L’évènement s’est déroulé sur trois jours durant lesquels 2977 élèves de deuxième secondaire, de quinze écoles différentes, se sont affrontés pour gagner la compétition.

Les participants des différentes écoles étaient séparés en plusieurs petites équipes qui ont dû s’affronter dans une ribambelle de défis en lien avec les diplômes d’études professionnelles (DEP) offerts. Deux éléments étaient notés pour l’octroi de points: la performance (l’équipe qui gagne le défi) et la participation/l’esprit d’équipe (le groupe avec le plus de panache!). Les encouragements, les cris d’équipe ainsi que l’entraide étaient de mise pour gagner ces précieux points cumulés pour leur école respective.

Les élèves de Louis-Saint-Laurent ont défié les élèves de Montignac de Lac-Mégantic lors de la première journée d’activité. Chaque équipe a concouru dans cinq des treize ateliers animés par des élèves à la formation professionnelle.

Plusieurs activités ont été particulièrement appréciées par les élèves, certains ont même pu découvrir des talents inusités. Par exemple, le défi en lien avec la formation de préposé aux bénéficiaires s’est rapidement transformé en « lancer du pantin » pour avoir un meilleur temps. Aussi, une jeune fille, dont les parents exploitent une érablière, a pu utiliser ses talents cachés en production acéricole. Des poursuites policières ont également eu lieu à la formation de transport par camion ainsi que des sauvetages épiques en RCR (réanimation cardiorespiratoire).

Les grands gagnants du Défi des recrues sont les écoles secondaires de Bromptonville et de Windsor qui ont reçu respectivement les prix de participation et de performance. Le conseil des élèves de ces deux écoles a reçu une bourse de 500 $.

Les enfants chantent pour les aînés


La chorale de l’école Saint-Camille de Cookshire s’est déplacée au Manoir de l’Eau Vive, juste avant le congé des fêtes, afin d’offrir une prestation aux résidents. D’une durée de dix minutes, le mini-concert comprenait des medleys de Noël de même que des chansons du registre populaire, telles que Le Petit Roi de Jean-Pierre Ferland et Frédéric de Claude Léveillée. La troupe est dirigée par l’enseignante Caroline Mayrand.

Le projet Je composte à l’école aussi à la Cookshire Elementary

À gauche, Bianca Boulet, conceptrice du projet Je composte… à l’école aussi!, avec les élèves de la classe de troisième année et leur enseignante, Jessica Stacey, à la Cookshire Elementary School. Crédit : Page Facebook Mouvement j’y participe – MRC HSF.

« C’est la classe de troisième année de l’école [que fréquentent mes enfants] qui a été sélectionnée pour le projet pilote Je composte… à l’école aussi!, qui est chapeauté par le Mouvement j’y participe!  Ma fille est dans cette classe, alors c’est comme avoir une espèce de patrouille verte à la maison », de dire Anick Fredette, agente aux travaux publics à Cookshire-Eaton et lauréate du prix Relève du Mérite municipal 2024. 

Comme l’explique Anick, « on travaille beaucoup avec les quatre écoles primaires sur notre territoire, en collaboration avec la MRC du HSF et le Mouvement j’y participe! » 

Si le projet pilote est concluant, « il va être utilisé dans toutes les écoles du HSF. Je vois l’influence [positive] que le Mouvement j’y participe! a sur mes enfants, à la maison », de conclure Anick. 

C’est Bianca Boulet, la responsable du Mouvement j’y participe!, technicienne en environnement et soutien technique à la MRC du HSF, qui a eu « cette idée de projet pilote, mais au départ c’était beaucoup plus petit. Finalement, plusieurs s’y intéressent et contribuent à faire grandir mon projet qui, je l’espère, aura encore plus d’impacts positifs que prévu. » 

« Je composte… à l’école aussi! a débuté le 7 octobre 2024 et se poursuivra toute l’année scolaire. Il inclut une sortie éducative chez Valoris et Biogénie, des mesures ajoutées dans toute l’école telles que l’ajout d’un bac à compostage à la cafétéria et la pose d’affiches pour rappeler aux élèves de mettre le papier à main dans le bac à compostage. À la fin du projet, on fera une capsule vidéo pour sensibiliser et pour motiver toutes les autres écoles du HSF et même celles de toute l’Estrie à faire de même », d’expliquer Bianca. 

Selon cette dernière, « la classe a accepté de participer au projet afin de démontrer que le compostage, ce n’est pas compliqué et que c’est aussi important [d’en faire] à l’école qu’à la maison. Trois fois par semaine, un élève est responsable de vider le bac, de peser la quantité amassée de matières organiques et de sortir le sac à l’extérieur. » 

« À la fin de l’année, les élèves pourront fièrement annoncer quelle quantité de matières organiques a été détournée du site d’enfouissement grâce à leurs efforts. Une belle expérience qui servira d’exemple à plusieurs autres classes et écoles, nous l’espérons », de dire Bianca. 

Une pesée et un chiffrier indiquant le poids total des matières organiques qui vont au compostage. Crédit : Page Facebook Mouvement j’y participe – MRC HSF

Le Mouvement j’y participe! est un projet conjoint entre les municipalités et la MRC du HSF. Il a été créé pour aider les citoyens, les industries, les commerces et les institutions du HSF à faire un meilleur tri à la source pour réduire la quantité de déchets destinés à l’enfouissement. 

Ça croque à Saint-Camille

Parmi les adultes à l’arrière, on retrouve de gauche à droite : Maxime Paradis, président du conseil d’établissement; Anahi Kerbaol, vice-présidente du conseil d’établissement; et Annie Lacroix, directrice de l’école Saint-Camille.

Le projet Croque Sain Camille a été inauguré à l’école Saint-Camille de Cookshire avant le congé des fêtes. Il consiste en une machine distributrice de collations santé, dont une bonne partie sont des légumes provenant de la ferme Les Hôtes Épinettes et des Jardins d’etc.

« On s’assure de n’avoir quasiment que des produits québécois. On vise à ce que ce soit, selon les saisons, autour de Cookshire », explique Anahi Kerbaol, maman d’élève et vice-présidente du conseil d’établissement de l’école primaire.

Ainsi, en début d’année scolaire, on retrouve concombres, carottes et tomates cerise en abondance. « On a des légumes, on a des fruits. […] Des fois, ça prend une petite barre tendre, qui est moins locale et santé, mais qui répond aux besoins. Vouloir apprendre le ventre vide, ça marche pas », insiste Maxime Paradis, papa d’élève et président du conseil d’établissement de Saint-Camille.

« On cherche toujours l’équilibre entre le nutritif et l’économique. Ce qui est rassasiant, ce qui est santé, puis ce qu’on peut se permettre d’offrir le plus longtemps durant l’année », poursuit-il. L’item le plus populaire parmi les élèves? Les bâtonnets de sésame!

Outre ces petites gâteries, les produits frais sont apprêtés et ajoutés à la distributrice en début de semaine. « Je suis responsable du Club des petits-déjeuners ici. Je viens voir à tous les jours ce qui se passe. Mes enfants m’en parlent aussi », indique M. Paradis.

Comme en témoigne l’implication du papa, le projet Croque Sain Camille est porté par des parents bénévoles et le personnel scolaire. Une subvention ainsi qu’un partenariat avec l’organisme Équiterre ont rendu possible l’achat de la machine réfrigérée de 800 lb.

Celle-ci a été modifiée pour accepter des jetons métalliques, plutôt que l’argent comptant. Ces jetons sont tenus en inventaire par les enseignantes dans chaque classe et l’élève peut s’en procurer au besoin.

Lors de son inauguration, le Croque Sain Camille proposait compotes de fruits, concombres frais, barres tendres, bâtonnets de sésame, fromage, pommes et yogourts à boire.

Pour créer l’image entourant le projet, un concours de dessins a été organisé. Sur la photo d’en-tête, on aperçoit une douzaine d’élèves qui ont vu leur œuvre transférée sur t-shirt. L’entreprise Lettrage Dionne, appartenant à un parent d’élève de l’école, s’est offerte pour la conception graphique des vêtements.

Diplomés Weedon

Tournée de reconnaissance des diplômés

La polyvalente Louis-Saint-Laurent a sillonné les municipalités du Haut-Saint-François ces dernières semaines afin de célébrer ses finissants lors de 12 soirées reconnaissance. Du 9 septembre au 15 octobre, 80 finissants ont vu leurs efforts soulignés par des membres du personnel enseignant et des élus de leur lieu de résidence. L’association des caisses Desjardins a remis une bourse aux élèves ayant obtenu leur diplôme d’études secondaires durant l’année 2023-2024. Sur la photo, la soirée reconnaissance tenue le 30 septembre à Weedon.

Un salon pour choisir sa future profession

La deuxième édition du Salon Cité-DES-Écoles s’est tenu le 19 novembre à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. L’événement a réuni une cinquantaine d’exposants et 400 étudiants ayant à choisir entre une formation et une profession d’ici les prochains mois.   

« Tous les programmes qui peuvent nous intéresser viennent à la même place », explique Maïka Baillargeon, première ministre du Parlement étudiant. « Ça donne une opportunité de connaitre plusieurs programmes sans nécessairement devoir se déplacer. » 

Parmi les exposants, on retrouvait des centres de formations professionnelle, collégiale et universitaire. Étaient aussi présents les Forces armées canadiennes, l’Ordre des ingénieurs et celui des comptables agréés. Le nombre de ces kiosques d’information était plus grand qu’en 2023. 

« L’an dernier, ça a bien fonctionné. Les élèves participaient grandement. Les exposants étaient super contents de les recevoir et d’être présents », indique la conseillère d’orientation de la polyvalente, Émélie Côté. Le salon avait été pertinent et « c’est pour ça qu’il a encore lieu cette année », poursuit-elle. 

La première ministre du Parlement étudiant, Maïka Baillargeon, pose en compagnie de la conseillère d’orientation de la Cité-école, Émélie Côté.

Pour cette seconde édition, des établissements de l’extérieur de l’Estrie s’étaient déplacés jusqu’à East Angus. Parmi eux, on comptait le Cégep Beauce-Appalaches, à Saint-Georges, et le Collège LaSalle de Montréal.  

D’autres avaient choisi la technologie pour attirer l’œil des jeunes visiteurs. C’est le cas du Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA qui tenait une station de réalité virtuelle. Dans celle-ci, l’utilisateur pouvait monter et démonter les pièces d’un moteur, comme peuvent le faire les étudiants bien réels du programme de mécanique automobile.  

« Pour le moment, je l’utilise surtout pour la promo. C’est un support visuel pour les jeunes », explique Benjamin, enseignant au CRIFA. Mais éventuellement, « si on décide de s’équiper », cette technologie pourrait faire son chemin jusque dans les salles de classe.  

Le Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA proposait une station de réalité virtuelle aux potentiels étudiants du programme de mécanique automobile.

De son côté, le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François sensibilisait les jeunes à la conciliation études-travail. Depuis le 1er juin 2023, la loi québécoise limite l’horaire de travail à 17 h hebdomadaires pour les jeunes de 14 à 16 ans.  

Qu’il choisisse d’intégrer tout de suite le marché du travail ou de poursuivre ses études, l’important pour un jeune est d’au moins obtenir son diplôme d’études secondaires (DES), selon Isabelle Poulin-Rioux, conseillère en emploi au CJE. « Automatiquement, [ça] peut te permettre d’avoir 20 000 $ de plus par année », lorsqu’on compare aux personnes sans reconnaissance d’études. 

Celle-ci reconnait que, dans le Haut-Saint-François, « il faut travailler sur la diplomation et la certification. » 

Assermentation des ministres à la Cité-école

Les ministres du Parlement de la Cité 2024-2025. Crédit : Polyvalente Louis-Saint-Laurent

La Cité-école Louis-Saint-Laurent a procédé à l’assermentation de ses 13 ministres du Parlement étudiant pour l’année 2024-2025. Ceux-ci étaient jumelés à de véritables élu.e.s de la région qui leur ont parlé de leur parcours.  

Parmi eux, on retrouvait la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, et les conseillères municipales Marjolaine Larocque, de Dudswell, et Renée Montgrain, de Weedon.   

Le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau, n’a pas raté l’occasion. « Chaque année, je me fais un devoir d’inscrire ça à mon calendrier […]. Voir des élèves oser se dépasser dans une campagne, aller en élection, s’engager dans son milieu, vouloir faire une différence, c’est pour ça que je suis en éducation. » 

La polyvalente Louis-Saint-Laurent « est passée en cinq ans de 550 à 740 élèves », a-t-il rappelé. Le Parlement de la cité a donc son rôle à jouer afin de représenter cette population étudiante. 

Élève en 5e secondaire, Maïka Baillargeon en est à son quatrième mandat au sein du Parlement et a hérité du rôle de première ministre. « Du monde qui parle dans les coins puis qu’il se passe rien, ça ne me tentait pas. » Elle souhaite que ses mots aient « du sens, une portée », afin qu’il « se passe quelque chose ». 

Outre cette vétérane, la relève est aussi au rendez-vous au sein de l’institution étudiante. Le ministre de 1re secondaire, Marc-Olivier Labbé, souhaite « que les jeunes, quand ils se lèvent le matin, ils aient le gout d’aller à l’école. » 

La douzaine de ministres en herbe a prêté serment en répétant les paroles du directeur d’établissement Tommy Poulin. « Je déclare solennellement que j’exercerai les fonctions de membre du Parlement de mon école avec honnêteté et justice et dans le respect des valeurs de mon école. » 

Les jeunes prêtent serment pour leur mandat de ministre d’un an sous les yeux du directeur de la Cité-école, Tommy Poulin. Crédit : Jean-Marc Brais

Œuvrant dans le domaine de l’éducation depuis 20 ans, M. Poulin dit garder confiance envers les jeunes. « De s’impliquer à un si jeune âge, ça prend du courage et de la détermination. Ça prend une certaine part de don de soi. » Il a conclu en s’adressant directement aux ministres : « Je suis très fier de travailler pour vous autres. » 

Reconnaissance des diplômés 

Parallèlement à l’assermentation de ses ministres-élèves, la polyvalente Louis-Saint-Laurent a sillonné les municipalités du Haut-Saint-François ces dernières semaines afin de célébrer ses finissants lors de soirées reconnaissance.  

Du 9 septembre au 15 octobre, 80 finissants ont vu leurs efforts soulignés par des membres du personnel enseignant et des élus de leur lieu de résidence. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François s’est impliquée dans cette tournée des municipalités.   

Le personnel de la polyvalente se joignait aux élus de la municipalité visitée pour féliciter les nouveaux diplômés de chaque localité. Crédit : polyvalente Louis-Saint-Laurent

La meilleure édition du souper-soirée country à date 

Crédit photo : Renée-Claude Leroux

La deuxième édition du souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent aura permis d’amasser 19 053 $ en octobre dernier à la polyvalente d’East Angus. De cette somme, 5000 $ proviennent du député provincial de Mégantic, François Jacques.  

« Ça fait partie des meilleures activités de financement, du moins depuis que je suis en poste », confie la présidente de la Fondation, Renée-Claude Leroux. « Ça fait deux belles années de financement qu’on fait de gros montants. » 

Après dix années d’Oktoberfest, la formule a été revisitée l’an dernier. « Le but de ça, c’est de ramasser des fonds pour la Fondation, peu importe le nom que ça porte », résume le président d’honneur 2024, Marc Reid. 

L’ancien élève de la polyvalente, Marc Reid, a assuré l’animation de la soirée en tant que président d’honneur de l’événement.

En passant d’une formule de célébration de la bière à une country depuis le retour de la pandémie, le succès va en augmentant. « On est 170 personnes pour le souper. Après ça, les danseurs de Winslow arrivent. Ils vont être 300 », poursuit l’ancien élève de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Le but qu’il s’était donné cette année était de rajeunir les donateurs participants.  

Bon an, mal an, la Fondation Louis-Saint-Laurent redistribue une dizaine de milliers de dollars. Avant la pandémie, lorsque les activités de financement étaient en-deçà des objectifs fixés, « on [vivait] avec ce qu’on avait ramassé d’avant, quand on en a de besoin », explique la présidente Leroux. 

La Fondation Louis-Saint-Laurent existe depuis 1995. En tant qu’organisme de bienfaisance, elle aide financièrement les étudiants dans le besoin avec l’achat de matériel scolaire, l’accès à des activités culturelles et parascolaires, des bourses et de l’aide alimentaire.  

170 personnes ont assisté au souper en première partie de soirée, avant que le nombre de convives ne double lors de la seconde.

Fin de la francisation aux adultes le 22 novembre à la polyvalente

Le Centre d’éducation des adultes de la polyvalente Louis-Saint-Laurent n’échappe pas à la vague de coupures provinciales. Ses cours de francisation se termineront le 22 novembre.  

Le centre d’East Angus accueille présentement 17 adultes en francisation, des travailleurs qui étudient à temps partiel. Ce nombre d’élèves est peu élevé en comparaison aux inscriptions en attente, qui sont au nombre de 274.  

« J’ai dépassé cinq fois mon plafond » de scolarisation, admet le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), Martial Gaudreau. « C’est un enjeu provincial où le ministère de l’Éducation est venu plafonner le nombre d’élèves qu’on peut desservir. » 

En début d’année scolaire, M. Gaudreau avait bon espoir de continuer à desservir des élèves en francisation aux adultes, même si le budget pour ce service était insuffisant. « Si on veut offrir un service plus, on pige ailleurs dans l’enveloppe pour faire le service plus. [Le 1er novembre], on s’est fait rappeler par la sous-ministre que dans le dossier francisation adultes, on pouvait pas dépasser le plafond qui avait été désigné. […] Donc dans ces circonstances-là, on devra arrêter le service de francisation aux adultes le 22 novembre. » 

Les élèves orphelins seront réorientés vers des ressources externes. « On va devoir retourner ces élèves-là dans Francisation Québec, qui est l’organisme gouvernement qui s’occupe de la francisation », indique le directeur général du CSSHC

« Dans le Haut-Saint-François, on a quand même le CSEP [Centre de services éducatifs populaires] qui peut offrir ce genre de services là, donc on va essayer de référer aux bons endroits. C’est sûr qu’à Sherbrooke, il y a aussi quelques organismes », suggère M. Gaudreau. 

Puisqu’ils se promènent à travers le territoire du CSSHC, ce sont 15 enseignant(e)s qui sont touché(e)s par les coupures dans les points de service d’East Angus, Coaticook, et Lac-Mégantic. Dans le lot, huit pigistes n’auront plus d’heures. Les autres verront une réduction de leur tâche, qu’ils pourront combler avec des cours réguliers de français au secondaire.  

School board acclamations

Martinville resident Mary-Ellen Kirby returns as our region’s commissioner at the Eastern Townships School Board (ETSB), following school board elections held in the English-language system this fall. All candidates for the ETSB were acclaimed, meaning only one person was interested in running for each seat.

Community representation by election is a carefully guarded right that English-language school boards are managing to protect through major recent changes by the Quebec government. French-language schools, on the other hand, are now managed by “service centres” rather than publicly elected school boards.

P-A Méthot à East Angus pour une bonne cause

Crédit photo : ICI Radio-Canada Télé

Le dernier blitz est lancé pour la trentaine d’élèves du projet Cité sans frontière de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Leur ultime activité de financement se tiendra le 28 septembre et consistera en un souper spaghetti suivi d’une prestation de l’humoriste P-A Méthot. 

Après cette soirée, les étudiants se concentreront sur leur année scolaire et leurs cours d’espagnol. Puisque c’est dans cette langue qu’ils devront communiquer, une fois qu’ils se retrouveront au Guatemala pendant une dizaine de jours en mars prochain. 

La région d’Antigua est celle retenue par le projet Cité sans frontière afin d’y apporter une aide humanitaire. En effet, les participants effectueront différents travaux dans la communauté, comme la construction de plancher de béton dans les habitations de familles plus démunies. Le séjour durera une dizaine de jours et comprendra aussi des sorties culturelles. 

Des contacts dans le milieu de l’humour 

Joliann Goyette, de Chartierville, est l’une de ces participantes. Elle débute son quatrième secondaire ces jours-ci. « J’avais envie de vivre l’expérience. [Le Guatemala], c’est quand même différent d’ici. » 

Sa mère Karine Dubreuil encourage sa fille dans sa préparation au voyage en plus de s’impliquer. « Les parents, on participe beaucoup, mais pas seulement en argent. » En effet, c’est en usant de ses contacts qu’elle a pu bénéficier de la générosité de l’humoriste P-A Méthot.  

Joliann Goyette, qui ira au Guatemala pendant dix jours en mars prochain, et sa mère Karine Dubreuil

« Mon père a travaillé plusieurs années au Tremplin de l’humour à Thetford Mines. J’étais au vestiaire, mon père était au bar. Il organisait les soirées. » Lorsque le grand-père Dubreuil a su que sa petite-fille organisait une soirée bénéfice pour son voyage, il est temporairement sorti de sa retraite. 

C’est ainsi que l’humoriste gaspésien sera de passage le samedi 28 septembre à l’auditorium de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Les billets sont en vente au polylstl.square.site. Le spectacle est précédé d’un souper spaghetti, dont les places sont en vente sur le même site. 

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