Chien errant blessé : une résidente porte plainte contre la municipalité de Weedon

Le chien errant à Fontainebleau (Weedon), le samedi 22 août 2026. PHOTO: Méghan Aubé

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Le cas d’un chien errant grièvement blessé qui n’a pas pu être pris en charge et qui est disparu dans la nature est à l’origine d’une plainte adressée à la municipalité de Weedon par une résidente qui a été témoin de la situation.

Cet épisode malheureux ravive la question de la prise en charge des animaux à la fois errants et blessés dans les municipalités qui n’ont pas d’entente de service avec la Société protectrice des animaux (SPA) de l’Estrie. Parmi les 14 municipalités de la MRC du Haut-Saint-François, seules trois ne sont pas couvertes par la SPA : Dudswell, Lingwick et Weedon.

Le samedi 22 août, Méghan Aubé, propriétaire de la pension et salon de toilettage au Poil d’argent, a reçu un appel concernant un chien errant en bien piteux état sur le chemin de la Mine à Weedon, secteur Fontainebleau. Le chien, qui semblait être sans maître ni foyer et avoir été nourri par la communauté depuis un certain temps, selon les dires des voisins, montrait d’importantes blessures au flanc, probablement causées par un animal sauvage, comme un coyote. Les plaies, profondes, étaient infestées de vers blancs.

Selon Mme Aubé, c’est le Sergent Dubreuil, de la Sûreté du Québec, qui l’a rejointe sur place. Il aurait ensuite cherché à rejoindre la municipalité, puis différents refuges — sans succès. Rappelons que le tout se déroulait un samedi. À bout de ressources, l’agent de la paix a offert d’abattre l’animal s’il était agonisant. Comme le pouls de l’animal était stable, Mme Dubé n’a pas été à l’aise de prendre cette décision. Le chien a donc été forcé de continuer à errer dans le secteur avec ses blessures.

Le lendemain, Méghan Aubé contacte le Refuge de la Faune de l’Estrie, à Sherbrooke, qui accepte de prendre l’animal le mardi suivant pour lui fournir les soins nécessaires. Mais depuis, plus aucune trace du chien, ni de son cadavre. Malgré de nombreuses patrouilles à travers le secteur, il serait disparu sans laisser de traces.

« J’ai trouvé ça comme de la maltraitance, dit Mme Aubé, qui a décidé de porter plainte à la municipalité. Un animal, c’est un être à part entière. Ce n’est pas un bien! Même les animaux sauvages sont mieux soutenus. Si ça avait été un porc-épic, la Faune serait venue le chercher », déclare-t-elle. 

Selon elle, il devrait y avoir un partenariat transparent avec un individu ou un refuge qui prend en charge ces cas et une modification du règlement municipal pour identifier qui contacter en cas d’urgence, surtout en dehors des heures ouvrables.

Du côté de la municipalité de Weedon, l’inspecteur municipal Nicolas Blouin affirme avoir bien reçu la plainte de Mme Aubé. Il a également confirmé que Weedon a une « entente officielle » avec le Refuge La fille des bois, localisé à Stornoway. Selon lui, Jessica Fréchette, qui gère ce Refuge, se serait déplacée le lendemain de l’appel ainsi que les jours suivants et n’aurait pas été en mesure de retrouver le chien en question. « On a fait quelques démarches, mais l’animal n’a pas été retrouvé », a dit M. Blouin.

Pour sa part, Jessica Fréchette du Refuge La Fille des Bois atteste qu’elle est « à contrat » avec la municipalité de Weedon en tant que fournisseur de services, dans une situation qui s’apparente au « cas par cas ». Pour chaque situation signalée, elle doit obtenir l’approbation de la municipalité avant d’intervenir.

Elle regrette que les démarches pour signaler l’état du chien ait autant tardé. « Les voisins que j’ai rencontrés quand je suis allée voir pour localiser le chien le dimanche m’ont dit que ça devait faire 3 ans qu’il était errant, et que tout le monde le nourrissait. Je leur ai demandé s’ils l’avaient déclaré comme chien errant et ils m’ont dit, non, non! S’il avait été signalé avant, il aurait peut-être survécu. Ça m’a beaucoup attristée », a-t-elle dit.

Pour elle, la sensibilisation du public demeure essentielle. « On peut se renvoyer la balle comme on veut, mais la responsabilité incombe aussi au public de s’occuper des animaux qu’ils nourrissent, errants ou non », estime-t-elle.

Comme dans le cas de chien errant à Fontainebleau. « Finalement, tout le monde le nourrissait, a déploré Mme Fréchette, mais quand il était malade, c’était le chien de personne. »

Le magasin général d’Island Brook est à vendre

L’ancien magasin général Crawford en 2022. PHOTO: Mario Hains

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

L’ancien magasin général Crawford, à Island Brook, est officiellement en vente depuis la mi-juillet. La municipalité de Newport, propriétaire des lieux depuis l’automne 2025, a retenu les services du courtier immobilier David Frazer pour procéder à la vente de l’immeuble patrimonial situé au 1460, route 212. La maison sera vendue avec une bande de 4000 mètres carrés de terrain entourant la maison, soit presque un acre.

Les présentoirs de bois d’époque sont toujours sur place dans l’ancien magasin général Crawford. PHOTO: Carolyne Weldon

L’emblématique bâtisse blanche et verte, voisine du bureau municipal, date de 1872. Elle a été habitée jusqu’en 2024 par Keith Crawford, fils de Earl Crawford (1912-1999), qui a longtemps tenu le magasin général dont plusieurs résidents du Haut-Saint-François se souviennent bien.

Offre rare

Située sur l’artère principale de l’agglomération, la propriété jouit à la fois du cachet d’antan d’une vieille demeure patrimoniale et d’un zonage commercial. Elle pourrait donc accueillir divers genres de commerces, comme par exemple une boutique, une boulangerie, un atelier d’artisan, un gîte ou même une garderie pour chiens.

Bien que dotée de fondations et d’une charpente solides, il est à prévoir que la bâtisse nécessitera des rénovations majeures, notamment au niveau de la finition intérieure (voir photos).

La bâtisse patrimoniale compte sept chambres, dont celle-ci à l’étage, en plus de l’espace dédié au magasin, au rez-de-chaussée. PHOTO: Carolyne Weldon

Le maire de Newport, Robert Asselin, nous a indiqué que le prix de vente (189 000 $) était négociable, et que la municipalité serait prête à offrir un « congé de taxe de quelques années » à un nouvel occupant qui souhaiterait y implanter une activité commerciale.

Parc municipal

En entretien, le maire Asselin a confirmé que le projet d’implantation d’un parc municipal à l’arrière du 1460, route 212, irait normalement de l’avant comme prévu.

« Ça fait toujours partie de nos plans, a-t-il affirmé, mais ce n’est pas pour tout de suite. Nous devons procéder à la réaffectation de la zone arrière de la maison, qui est principalement de la prairie à l’heure actuelle et zoné vert. »

D’une lucarne au grenier, l’on aperçoit une partie de la prairie qui doit éventuellement accueillir un parc. PHOTO: Carolyne Weldon

À l’heure actuelle, le parc municipal de Newport est localisé de l’autre côté de la route 212, en face du bureau municipal, ce qui soulève des enjeux de sécurité des piétons — adultes et enfants — lors de fêtes ou d’activités se déroulant dans le secteur.

Rappelons que Newport avait acheté l’ancien magasin général et ses quelque six acres de terrain de la succession Crawford en 2025, au prix de 160 000 $. La municipalité n’avait pas eu à emprunter pour cet achat comme la somme provenait d’importants excédents non affectés.

M. Asselin nous a répété qu’il aurait personnellement bien aimé pouvoir rénover l’ancien magasin général pour y installer les bureaux municipaux, mais que cela n’était pas possible dans les circonstances. En effet, le maire s’est engagé à ne pas faire augmenter les taxes de ses concitoyens avec ce projet.

Vue arrière de la bâtisse, en regardant vers la 212. La propriété comprend également une grange patrimoniale (datant d’avant 1940). PHOTO: Carolyne Weldon

En mai dernier, une consultation citoyenne avait établi que le meilleur scénario serait donc de revendre la bâtisse et de conserver la majorité du terrain pour y déménager le parc et y installer un agrandissement du stationnement municipal. Une rallonge, à l’arrière ou sur le côté du bureau municipal existant, devra donc être envisagée par la suite pour y déménager les bureaux municipaux de Newport.

Aller vivre en résidence, est-ce cela que je veux ?

La réponse à cette question, c’est vous qui la détenez car c’est personnel à chacun.
Faire le choix de quitter sa maison ou son milieu de vie pour aller vivre dans une résidence pour personnes aînées (RPA) est une étape importante de la vie qu’il ne faut pas prendre à la légère. Et certains feront le choix de ne jamais aller y vivre et tout est parfait !


Mais faire un choix nécessite de bien voir et de comprendre les options.
Alors voilà quelques pistes d’informations qui pourraient vous aider si vous considérez la possibilité d’aller vivre en RPA maintenant ou plus tard : Que connaissez-vous des RPA ? Si vous n’avez jamais visité aucune d’elles, il est difficile de faire un choix éclairé si vous ne connaissez pas ce qu’elles offrent et les particularités de celles qui sont dans le rayonnement géographique que vous souhaitez. Alors, n’hésitez pas à les contacter et à demander une visite. Poser toutes les questions que vous avez lors de ces rencontres et prenez connaissance de leur document d’informations. Ce dernier explique les services, les règles de la maison que vous vous engagez à respecter si vous aller y vivre. Il indique aussi les limites d’accueil. Donc, si vous attendez que votre santé soit trop précaire, il est possible que vous ne puissiez pas être admis dans la RPA de votre choix ou dans aucune d’elles. Aussi, les places sont souvent très limitées. Vous inscrire sur une liste d’appel peut vous évitez des surprises, car lorsque vous serez prêts, il n’y aura peut-être pas de disponibilités. Si vous rencontrez des résidents.es lors de vos visites, posez-leur des questions. Ce sont eux qui vivent l’expérience au quotidien.


Ces visites vous permettront de voir la réalité et de faire un choix sur ce que c’est une RPA plutôt que sur l’impression que vous en avez.

Vieillir et perdre des capacités n’est pas quelque chose auquel on veut penser, mais en s’y préparant, en se demandant ce qui est important pour soi, je crois que les RPA offrent un monde de possibilités qui est très intéressant d’explorer. Au Manoir de l’Eau Vive, notre volonté est de vous offrir un milieu de vie où il fait bon vivre.


Pour une visite, n’hésitez pas à me contacter : Lisa Poirier, Directrice générale 819 875-3923 poste 308 Ce sera un réel plaisir pour moi de répondre à toutes vos questions et de vous faire visiter ce beau milieu de vie !

Une quatrième Zone Consignaction dans le Haut-Saint-François

Félix-Antoine Lagacé est copropriétaire du Marché Tradition à Weedon. PHOTO: Sylvain Dodier

Une quatrième Zone Consignaction devrait voir le jour dans le Haut-Saint-François d’ici la fin de l’année. Ce point de retour pour les contenants de boisson consignés sera installé à l’IGA de Cookshire-Eaton. Il s’ajoutera aux trois Zones déjà en opération, soit celles d’East Angus, de La Patrie et de Weedon. « On espère l’avoir installé avant l’arrivée de l’hiver», indique le copropriétaire de l’IGA, Pierre Genest-Denis.

Au Marché Boni Choix de La Patrie, où un kiosque est installé depuis septembre 2025, les réactions du public sont plutôt positives. Selon l’employée Ange-Marie Binette : « Beaucoup de gens aiment! Ça va beaucoup mieux que les gros sacs à canettes et en plus, plusieurs personnes gagnent plus d’argent en utilisant ce système… »

Même son de cloche du côté d’East Angus, où le service est offert par la famille Couture, propriétaire de l’IGA. « Je trouve que ça va bien, y’a jamais de problèmes.  Je passe rapidement. C’est plus simple que l’ancienne machine », nous indique Marjolaine Breton, cliente, qui utilise ce service aux deux semaines. Elle ajoute que l’application Consignaction lui permet de déposer rapidement l’argent dans son compte bancaire.

Des propos généralement confirmés par Félix-Antoine Lagacé, copropriétaire du Marché Tradition à Weedon, qui a vu le nombre de contenants recyclés à son commerce doubler, passant d’un à deux millions de contenants en une année.

Le kiosque de la Zone Consignaction au Marché Tradition, à Weedon. PHOTO: Sylvain Dodier

Un réseau en plein déploiement

L’implantation d’une Zone ne se fait pas au hasard. Consignaction cible les commerces notamment selon le bassin de population à desservir et leur volume de consignation. Le commerçant peut refuser; un autre emplacement est alors recherché dans le secteur. Cette concentration des lieux de retour oblige toutefois certains consommateurs à se déplacer. « On attire les villages d’à côté qui sont obligés de venir par chez nous pour faire le recyclage de leurs contenants », constate Félix-Antoine Lagacé.

Une fois l’entente conclue, l’emplacement est déterminé avec le détaillant et les intervenants locaux. Les trois Zones actuellement en opération dans le Haut-Saint-François sont des lieux de retour à l’unité. Seuls les centres Consignaction et Consignaction+, situés dans les grands centres, offrent des options de retour de sacs de contenants non triés. Comme l’indique Ange-Marie Binette : « Avec le temps, le monde s’est habitué à mettre leurs canettes une par une ».

Une dernière phase d’élargissement de la consigne est prévue le 1er mars 2027, avec l’ajout de tous les contenants de boisson prête-à-boire en verre et en carton multicouche de 100 ml à 2 L.

Les contenants récupérés sont écrasés avant d’être recueillis dans de grands bacs. PHOTO: Sylvain Dodier

Le kiosque, bien qu’opéré par un commerçant, appartient à Consignaction, marque officielle de l’Association québécoise de récupération des contenants de boissons (AQRCB). En vertu du principe de responsabilité élargie des producteurs (REP), le gouvernement du Québec (par l’entremise de RECYC-QUÉBEC) a confié à l’industrie la responsabilité de la récupération et de la valorisation des contenants de boisson consignés. Ces acteurs de l’industrie ont donc créé l’AQRCB pour l’élaboration, la mise en œuvre, le financement et la gestion du système qui se met en place au Québec depuis 2023.

Un envers du décor exigeant

Félix-Antoine Lagacé reconnaît les avantages du système : le kiosque augmente l’achalandage de son commerce, qui reçoit également un loyer d’environ 1 000 $ par mois ainsi qu’une petite ristourne sur chaque contenant récupéré. Son enthousiasme demeure toutefois réservé. Selon lui, l’implantation s’est faite si rapidement que personne n’était réellement prêt. La structure d’accueil du kiosque, pourtant réalisée selon les normes fournies, a dû être refaite puisqu’elle ne correspondait pas à la réalité sur place, ce qui a doublé ses frais d’installation. Les taxes municipales du commerce ont également augmenté en raison de l’ajout du kiosque sur la propriété, dont la valeur est estimée par Consignaction à 250 000 $.

L’entretien et le bon fonctionnement de l’espace relèvent du détaillant. « Ça demande de la structure, c’est beaucoup d’entretien, plus qu’on ne l’avait prévu », constate Félix-Antoine Lagacé. Le copropriétaire souligne notamment le temps nécessaire pour vider et nettoyer les équipements. La chaleur, les odeurs et les insectes compliquent également l’entretien lorsque des résidus de boissons se retrouvent au sol. « Que les clients nettoient bien leurs canettes, ça a une immense importance pour nous », insiste-t-il.

S’ajoutent une ventilation déficiente, des problèmes de chauffage et l’accumulation de verre brisé et de résidus sous les équipements à des endroits difficiles d’accès pour le nettoyage. Les kiosques ne disposent par ailleurs d’aucune arrivée d’eau. « Imaginez simplement le nécessaire transport de bacs d’eau chaude l’hiver », lance le commerçant.

« Je suis mitigé (…) ça pourrait être bien (…) mais beaucoup, beaucoup d’ajustements doivent avoir lieu », ajoute Félix-Antoine Lagacé.

Projet éolien d’Innergex : plus de 80 citoyens réunis à Saint-Venant-de-Paquette

Quelques 80 citoyens étaient réunis à Saint-Venant-de-Paquette pour une soirée d’information citoyenne.

Texte et photo par Sylvain Dodier

L’opposition au projet éolien qu’Innergex compte implanter dans la région s’organise. Plus de 80 personnes, dont une dizaine de résidents de Saint-Isidore-de-Clifton, ont participé le 6 août dernier à une soirée d’information citoyenne à Saint-Venant-de-Paquette. Organisée par M. Rémi Tétrault et Mme Lyne Corriveau, cette soirée visait à permettre à la population d’en apprendre davantage sur les enjeux d’implantation d’un parc d’éoliennes de six à sept mégawatts (6 à 7 MW).

Le principal message livré par l’invitée de la soirée, Mme Martine Ouellet, cheffe de Climat Québec, ancienne ministre des Ressources naturelles et ancienne gestionnaire chez Hydro-Québec, était que si une municipalité ne peut interdire un projet éolien, « elle a par contre le droit de protéger son territoire ». Elle a précisé que les conditions d’admissibilité des appels d’offres d’Hydro-Québec obligent le promoteur à obtenir « une résolution dûment certifiée et conforme d’appui formel ou de principe » du conseil municipal.

Mme Ouellet a soutenu que les citoyens ont le pouvoir d’influencer l’avenir du projet. Elle les a invités à se mobiliser afin de freiner son développement et à réclamer la tenue d’un BAPE générique sur l’énergie éolienne, c’est-à-dire une évaluation publique de l’ensemble de la filière plutôt que d’évaluer chaque projet isolément.

Les éoliennes évoquées au cours de la soirée comptent parmi les plus puissantes actuellement installées. Selon le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, elles peuvent atteindre environ 200 mètres de hauteur, la pale à son point le plus haut, soit l’équivalent d’un immeuble d’environ 65 étages.

À la période de questions, la tenue d’un référendum consultatif, qui permettrait aux citoyens de se prononcer officiellement sur le projet sans que le résultat soit juridiquement contraignant, a occupé une place importante dans les échanges. M. Simon Madore, maire de la Ville de Coaticook et préfet de la MRC, a été interpellé par des citoyennes qui souhaitaient obtenir la confirmation qu’un tel référendum serait tenu. Il a toutefois évité de répondre clairement à la question.

Le maire de Saint-Venant-de-Paquette, M. Marc Delorme, a quant à lui soulevé les difficultés financières auxquelles sont confrontées plusieurs petites municipalités, faisant valoir que les retombées économiques promises par des projets comme celui d’Innergex peuvent représenter une source de revenus importante. Mme Martine Ouellet lui a toutefois reproché de placer les citoyens devant une « fausse dichotomie », soit devoir choisir entre une hausse des taxes municipales et l’acceptation d’un projet éolien.

Mme Martine Ouellet a également soulevé une question de fond : les élus actuellement en poste ont-ils reçu, lors des dernières élections municipales, le mandat de leurs citoyens pour appuyer un projet qui transformerait de façon importante le territoire?

Santé, protection du territoire, impacts sur la faune, démocratie municipale et retombées économiques : autant d’enjeux qui continueront d’alimenter le débat dans les prochains mois.

Un centre de tir virtuel dans l’ancienne brasserie 11 Comtés

Le propriétaire de Précicion Lounge, Éric Théroux et sa conjointe, Isabelle Fontaine. PHOTO : Carolyne Weldon

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Changement de vocation majeur pour l’ancienne microbrasserie 11 Comtés : la bâtisse commerciale située au 225 rue Pope, à l’entrée de Cookshire, accueillera bientôt un centre de tir virtuel doublé d’un bar-lounge.

L’arrivée de l’entreprise, qui portera le nom de Précision Lounge, a été annoncée fin juillet par la Ville de Cookshire, toujours propriétaire des lieux. L’ouverture officielle est prévue pour le 1er octobre 2026.

Précision Lounge est piloté par Éric Théroux, un entrepreneur en construction qui a grandi à Ascot Corner et dont la famille est originaire d’Island Brook. En entretien téléphonique, il explique avoir longtemps cherché, du côté de Sherbrooke et ailleurs, un lieu suffisamment vaste pour accueillir les équipements requis pour un centre de tir de ce genre, qui nécessitent notamment des plafonds d’un minimum de 16 pieds. C’est finalement dans l’ancienne bâtisse des 11 Comtés qu’il a trouvé son bonheur et qu’il a signé un bail de 5 ans avec option d’achat.

Le propriétaire affirme que ce nouvel espace sera avant tout dédié à la formation et au perfectionnement des chasseurs. « Ce que je souhaite c’est améliorer le tir des gens pour quand ils retournent à la chasse, affirme M. Théroux. Un peu comme un club de golf virtuel », explique-t-il. Selon lui, l’acquisition de meilleurs réflexes et techniques de chasse peut contribuer à une chasse « plus éthique », qui abat le gibier de manière nette au lieu de simplement le blesser.

Simulateurs de chasse

S’ils sont plus répandus en Europe, où l’on en recense quelques centaines, les simulateurs de chasse demeurent très rares en Amérique du Nord. Il n’y en aurait que six aux États-Unis, selon M. Théroux — tous installés chez des particuliers fortunés et non accessibles au public.

Chez Précision Lounge, M. Théroux fera appel au Marksman ST3, un simulateur professionnel de haute-précision conçu pour s’entraîner avec de vraies armes. Les clients qui détiennent une arme à feu en règle et un permis de possession d’arme à feu seront donc invités à apporter leur propre arme (cadenassée et sans munition), qui sera munie sur place d’un capteur sans-fil adaptable conçu pour interagir avec le scénario projeté à l’écran. Ce capteur est un mini-PC doté d’une caméra gyroscopique qui « lit » le pixel à l’écran à « un grain de sable près », selon M. Théroux. Une arme factice de type carabine sera mise à la disposition des clients qui ne possèdent pas d’arme mais souhaitent s’exercer.

À l’ouverture, l’espace offrira deux écrans muraux « quasi-cinéma » d’une taille de 20 pieds par 12 pieds, ainsi qu’un troisième écran installé au plafond, pour simuler la chasse aux oiseaux.

M. Théroux prévoit offrir 12 places aux simulateurs de chasse, 36 places au bistro et 20 places en fauteuils dans une zone « lounge ».

Rappelons que Cookshire-Eaton Innovation, organisme de la Ville de Cookshire, demeure propriétaire de l’immeuble à la suite de la faillite de la microbrasserie à l’automne 2025. L’espace était resté vacant depuis la vente aux enchères des équipements brassicoles.

Nouveau projet éolien : des citoyens rencontrent INNERGEX à Coaticook

Une participation soutenue a marqué la rencontre d’information d’Innergex sur son projet éolien. PHOTO: Sylvain Dodier

Mercredi le 15 juillet, INNERGEX conviait la population des MRC de Coaticook et du Haut-Saint-François à une « exposition », de 15 h à 20 h, à la salle L’Épervier de Coaticook, visant à présenter son projet d’implantation d’éoliennes sur le territoire.

En parcourant la vingtaine de tableaux et graphiques présentés, le public pouvait échanger individuellement avec les représentants d’INNERGEX, dont la chargée de projet, Mme Camélia Douak. Elle indique que, selon le type d’éolienne retenu, « … le premier projet — secteur Coaticook, Dixville et Saint-Herménégilde — comportera probablement 16 éoliennes, avec un potentiel de 20. » Au total, ce projet prévoit une production de 100 mégawatts.

Dans le secteur de Saint-Isidore-de-Clifton, le projet demeure embryonnaire.

PESCA, une firme de consultants en environnement qui a travaillé sur ce projet, était représentée par M. Matthieu Feret, qui répondait de manière informelle aux inquiétudes environnementales de certains visiteurs.

Plusieurs employés et élus des MRC de Coaticook et du Haut-Saint-François étaient également sur les lieux pour répondre aux nombreuses interrogations des gens présents.

Les propos de M. Paul Cardin, résident de Coaticook, résument bien plusieurs commentaires entendus : « Je suis venu m’informer et essayer de découvrir les anguilles sous les roches. Il semble y en avoir beaucoup (…) Je ne suis pas contre les éoliennes; je suis contre les grands flous, les non-dits et les ententes confidentielles sous prétexte de secrets commerciaux. »

Les projets d’envergure tels les parcs d’éoliennes sont longs à mettre en place et ne peuvent être développés sans la participation, même financière, des MRC concernées, précise Mme Douak. C’est en 2022, à titre d’exemple, qu’INNERGEX a débuté les échanges avec la MRC de Coaticook, explique Mme Catherine Madore, agente de communication et marketing pour la MRC.

Dans la MRC du Haut-Saint-François, c’est au début de 2026, selon Mme Douak, que l’entreprise a rencontré, dans un premier temps, le préfet et le directeur général de la MRC, puis le conseil des maires, et finalement le conseil municipal de Saint-Isidore-de-Clifton.

Pour Mme Douak, il est important que les élus soient informés, car INNERGEX « … fait de la sécurisation foncière, c’est-à-dire que l’entreprise signe des contrats avec des propriétaires terriens pour potentiellement mettre des éoliennes chez eux. » À Saint-Isidore-de-Clifton, bien qu’elle refuse d’en préciser le nombre, plusieurs contrats ont déjà été signés.

PUBLIREPORTAGE | Madame Lise Dumas Ménard

Vous connaissez probablement cette dame dynamique, au rire contagieux. Elle a choisi le Manoir de l’Eau Vive pour y construire son nid douillet et y faire son chez eux!


Madame Lise Dumas Ménard est résidente depuis octobre 2023 mais, en fait, elle a le Manoir de l’Eau Vive dans le cœur depuis ses tout débuts : la phase construction. En effet, comme elle travaille au comptoir familial de la paroisse, elle était aux premières loges pour voir la création de ce projet à chaque étape. Elle a même accueilli sous son toit (au comptoir) l’évaluateur du projet qui avait besoin d’un bureau de travail. Elle lui fournissait même les collations! Elle a été présente aux premières présentations du projet qui ont eu lieu dans l’église. Elle était même présente à la première pelletée de terre!

Elle a donc vu le bâtiment naître peu à peu et elle a alors choisi l’appartement où elle voudrait vivre lorsqu’elle viendrait y habiter. C’est d’ailleurs celui-ci qu’elle habite aujourd’hui! Vous ne pouvez pas le manquer, c’est celui avec le balcon meublé en rouge et décoré avec soins!


Mme Lise c’est notre décoratrice en herbe. Elle est toujours à l’affût de ce qui pourrait être ajouté, changé ou enlevé pour créer un décor toujours vivant et qui est influencé par les saisons. Que ce soit l’entrée de la résidence, les salons ou la salle à manger, elle apporte constamment une nouvelle touche qui nous fait un clin d’œil au passage! Et on n’a pas encore parlé de Noël !!!! Une fois Halloween terminé, elle a déjà son plan pour la décoration complète du Manoir pour cette période de l’année qu’elle adore!


Madame Lise aime la VIE et elle partage cet amour avec toutes les personnes qui habitent, travaillent ou passent au Manoir de l’Eau Vive. Elle dit qu’elle, et tous les résidents, sont chanceux de pouvoir vivre dans une résidence d’une grosseur qui permet la proximité et la création de liens humains. Elle dit souvent aux gens qui lui parlent de la résidence : N’attendez pas trop tard pour venir y vivre si vous voulez vraiment pouvoir en profiter! Elle dit également comment elle est fière de son chez eux, le Manoir de l’Eau Vive, et elle invite tous ses habitants à faire comme elle : y mettre sa touche personnelle et à participer à la vie de la résidence.

Et son mot de la fin : Venez chez nous, vous allez être chez vous!


Venez nous visiter. Prenez rendez-vous pour une visite personnalisée…vous pourrez constater par vous-mêmes la beauté et la couleur que madame Lise laisse sur son passage!


Pour réservez un moment de visite : 819 875-3923 poste 308.

La nouvelle "shed" de Chartierville. PHOTO: Patrice Amyot / shedspanoramiques.com

Deux nouvelles sheds panoramiques à découvrir en mode balado

La nouvelle « shed » de Chartierville. PHOTO: Patrice Amyot / shedspanoramiques.com

Deux nouvelles « sheds » à Chartierville et Scotstown s’inscrivent cet été dans le Balado découverte du Circuit des sheds panoramiques du Haut-Saint-François.

Une « shed », c’est quoi?

C’est un petit bâtiment rudimentaire caractérisé par un toit en appentis (à un seul versant) qui servait essentiellement au rangement de matériel agricole. On retrouvait beaucoup de ces bâtiments autrefois dans la région. « Toutes les nouvelles sheds panoramiques sont entièrement faites de bois de pruche et dessinées spécifiquement en fonction du lieu qu’elles occupent », peut-on lire sur le site internet du Circuit des sheds panoramiques.

En nouveauté

« Le Balado Découverte du Circuit des sheds panoramiques s’enrichit de deux nouvelles sheds situées à Chartierville et Scotstown, désormais aussi accessibles grâce à l’application Balado Découverte. Cette formule innovante permet de vivre le circuit d’une manière unique, en combinant découverte du territoire, architecture et histoire à travers une expérience auditive et visuelle », explique Julie Pomerleau, agente de développement culturel du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. 

La nouvelle « shed » de Scotstown. PHOTO: Patrice Amyot / shedspanoramiques.com

Par le biais de cette application, vous aurez ainsi accès à des récits audio et des photographies explicatives. L’application est téléchargeable via la plateforme Balado Découverte ou directement sur place, à chacune des « sheds », simplement en balayant le code QR.

Onze capsules audio ponctuent le parcours et permettent aux visiteurs d’explorer le circuit à leur rythme. « Le point de départ est libre : chacun peut organiser son itinéraire en fonction de ses préférences ou de sa disponibilité. De nombreux arrêts sont également possibles tout au long du trajet afin de se restaurer, se rafraîchir, savourer des spécialités locales et découvrir d’autres attraits culturels et touristiques du Haut-Saint- François », ajoute Mme Pomerleau.

Mentionnons également la collaboration d’Anne Dansereau, plume et voix à la narration, et de la firme Pittoresco, à la conception architecturale des « sheds » et la contribution à l’orientation du contenu de l’application.

Plusieurs municipalités du Haut-Saint-François se sont réunies pour offrir ce Circuit des sheds panoramiques. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre artistes, firmes de la région et communautés locales. Il a été financé conjointement par le ministère de la Culture et des Communications du Québec et le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Voici une belle façon de découvrir le territoire et d’en apprendre un peu plus sur nos communautés.

PUBLIREPORTAGE | Se respecter dans la diversité

L’intimidation, la discrimination et l’ostracisme (le fait de rejeter une personne) peuvent briser des vies. Pour les personnes de la diversité sexuelle et de genre, se sentir exclues peut mener à une grande détresse, à l’isolement, au décrochage scolaire et même à la pauvreté. Pourtant, chaque petit geste d’ouverture compte pour changer les choses.

Mieux comprendre pour mieux vivre ensemble

L’identité de genre et l’orientation sexuelle font partie de qui on est, tout comme la couleur des yeux. Environ 1 personne sur 10 fait partie de la diversité sexuelle et de genre : ce n’est pas une mode, mais une réalité qui existe depuis toujours, dans toutes les cultures. La science et la zoologie nous enseignent d’ailleurs que cette diversité sexuelle s’observe naturellement chez de nombreuses espèces.

Certaines personnes attendent longtemps avant de s’affirmer, par peur de la violence verbale ou physique d’autrui. L’intimidation naît souvent d’une peur de l’inconnu. Pourtant, en choisissant l’ouverture plutôt que le jugement, nous créons un environnement plus enrichissant et sécuritaire pour chaque personne.

Des ressources pour vous accompagner

Vous vous posez des questions ou vivez une situation difficile? Ces organismes sont là pour vous soutenir ou vous aider à mieux comprendre la diversité sexuelle et de genre :


La Maison Jaune du Haut-Saint-François : Un lieu de rencontre et de soutien pour les femmes et les personnes de la diversité de genre (articles d’affirmation de genre, autodéfense, cuisines collectives et art-thérapie). lamaisonjauneduhsf.org

GRIS Estrie : Démystifie la diversité sexuelle et de genre par le témoignage. Soutien aux écoles (comités), aux aînés et organisation d’activités de sensibilisation et de rencontres dans le Haut-Saint-François. grisestrie.org

TransEstrie : Offre un soutien psychosocial, un accompagnement et des articles d’affirmation de genre pour les personnes trans, non-binaires et leurs proches. transestrie.org

IRIS Estrie : Un espace de discussion et de soutien chaleureux pour la communauté queer. irisestrie.org

Interligne : Aide et écoute par téléphone/texto ou clavardage, service anonyme, gratuit, 24h/7 jours au 1 888 505-1010. interligne.co


Ensemble, faisons du Haut-Saint-François un milieu de vie ouvert, inclusif et accueillant pour tout le monde.

PUBLIREPORTAGE | Jean Villeneuve, notre homme Bingo !

Un homme impliqué et qui vit sa vie pleinement tout en étant attentif aux autres, voilà une description authentique de monsieur Jean Villeneuve. Comme il le dit lui-même, il se pousse pour rendre les activités pleines de joie. Il est notre HOMME BINGO car il prête sa voix puissante au jeu pour s’assurer que tous entendent bien les chiffres gagnants. C’est aussi notre cueilleur! Oui oui, notre cueilleur de cannettes vides. Et gare à vous si vous essayez de mettre vos précieux contenants dans la récupération ou la poubelle car il sera là derrière vous pour vous rappeler que ce sont des fonds pour les loisirs! Et il est aussi notre ambassadeur. Les gens qui visitent notre résidence et qui le croisent sont assurés de savoir comment les gens sont heureux ici et à quel point ils mangent bien !


Monsieur Villeneuve dit avoir un seul regret et c’est de ne pas être venu au Manoir Eau Vive plus tôt. Il a aménagé ici le 1 décembre 2023, donc cela va bientôt 3 ans qu’il est un résident actif et participatif au Manoir de l’Eau Vive. Si vous venez nous visiter, vous le croiserez sûrement à la salle de billard avec son équipe de jeu ou peut-être même en train de faire rire tout le monde à la salle à manger avec sa dance unique ! Lorsque M. Villeneuve était plus jeune, il travaillait le métal. Il faisait la transformation, de la mine jusqu’au marché. À 79 ans, M. Villeneuve est en très bonne forme et toujours à l’affût. Il est toujours là pour aider les autres, peu importe le problème. Comme on dit, une chance qu’on la !


Et voici la réponse à la devinette du mois passé : Je suis grand quand je suis jeune et petit quand je suis vieux ! Une bougie !

Pour une visite personnalisée de la résidence : 819 875- 3923 poste 308.

HOCKEY | Fièvre des séries : quelques lieux où regarder la partie de ce soir

par Carolyne Weldon

La fièvre des séries gagne jour en jour du terrain en région. Au-dessus des voitures et des camionnettes, les fanions aux couleurs du Tricolore se multiplient, défiant fièrement le vent et la pluie froide de ce début mai. Les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey sont pour le moment l’unique soleil de notre printemps!

Pour les fanatiques transis de longue date ou ceux plus récemment « enfièvrés » qui désirent se rassembler pour vivre le moment en groupe, voici quelques endroits qui diffuseront la partie ce soir dans la région.

Où regarder le match no 2 Canadien-Sabres ce vendredi 8 mai 2026 à 19h dans le Haut-Saint-François :

Aréna Pee-Wee-Tardif de Weedon
185, rue des Érables à Weedon.
Cantine et bar sur place. Dès 17h, prix spéciaux de « 5 à 7 » (10 $ pour 2 hot-dogs et une bière ou une douzaine d’ailes de poulet.)

Bar les 3 frères
161, rue des Érables, à Weedon. (819) 877-3333
Dès 18h. Match diffusé sur tous les écrans.

Resto-Bar La Patrie
10 rue Principale N. à La Patrie. (819) 888-2979

Rôtisserie Angus
79, rue Angus N. à East Angus. (819) 832-2161

Café Central 2020
98 rue de Cookshire, à Sawyerville. (819) 889-2265

Resto 108
444, route 108 à Cookshire-Eaton
Match diffusé sur les télévisions, mais sans le son.

Resto Pub Le Mulligan
171 rue Angus N.  
NB. Le match sera diffusé, mais sans le son, car le Pub accueille un chansonnier ce soir.

Concours photo sur le thème du printemps

Envie de partager vos talents de photographe et de mettre en valeur notre magnifique région ? Participez à notre tout nouveau concours sur le thème du printemps !


Jusqu’au 9 juin à midi, faites-nous parvenir votre plus belle photo printanière à l’adresse suivante : info@journalhsf.com.

Toutes les photos reçues seront partagées dans un album sur notre site web, journalhsf.com, et la photo gagnante sera publiée dans la version papier de l’édition du 17 juin 2026 du Journal.
Règlements : ouvert à tous. Pas d’images créées par l’IA. Une seule photo par participant.

Veuillez svp indiquer votre nom, votre lieu de résidence, ainsi que le titre de votre photo.
Participez en grand nombre ! Bonne chance à tous.

Rachel Garber - en-tête chroniques

Parking lotrip-off

Ipromise you, this is the last installment of our cross-border adventures! Listen in on my letter asking for justice.


Mr. Chirag Patel, General Manager, Hampton Inn By Hilton, Owego, New York
Dear Mr. Patel:

Congratulations on the 10th anniversary of Hampton Inn Owego! I was heartened to see Lindsay Arons’ tribute to you in the March 2026 Business Spotlight by WIVT and WBGH, because it makes me confident you will want to remedy a problem in your services.


As I was preparing my income tax papers, I discovered a mystifying charge of $36.15 USD ($52.31 Canadian) from «Nayax Vending» on my credit card bill.


It immediately followed a charge of $25.13 USD ($36.20 Canadian) from «Nayax EV Vehicle C.» Both charges were incurred November 27, when we recharged our Ionic 5 electric vehicle at the EV Gateway charging station in the Hampton Inn, Owego, New York, parking lot at 5:36 p.m.


A quick online search identified Nayax as offering «payment solutions» for vending and other unattended machines, such as electric vehicle charging machines.


You can see our car in the attached photo (the flower on top clearly identifies it as ours), and I am sure you will recognize your parking lot and charging stations. This very photo, taken by John Mackley on November 27, is visible to the world on ChargeHub, where he regularly lists reviews of charging stations.


At $25.15 USD, we found the cost of charging at your station rather hefty; electricity is so much cheaper here in Quebec! Nonetheless, as passers-by, we were very grateful for your service.
However, the separate charge of $36.15 by «Nayax Vending» is obviously in error. Because Nayax only offers refunds to the «operators» of their machines, and not directly to customers, we are asking you, Mr. Patel, for justice.


Mr. Patel, we were grateful to have found your high-speed electric charging stations. We often have to search for them hidden in the far reaches of a concrete desert, so we were also grateful for the restaurants and other amenities nearby, which Mr. Arons attributes to your interventions for «welcoming visitors, business travellers and families to Tioga County.»
Could the Hampton Inn by Hilton Owega please refund our $36.15 USD?
We are confidently looking forward to your response.

Rachel writes from Newport.

AUTO | Prenez rendez-vous au garage pour le changement de pneus et plus!

C’est une saison occupée pour nos garagistes
Il y a de bonnes chances que votre voiture a commencé à faire de nouveaux bruits décourageants cet hiver. C’est mon cas, en tout cas. Sans doute, s’agit-il de la suspension qui a dû développer plus de flexibilité que prévu, grâce aux bosses dans les chemins d’hiver, qui s’aggraveront encore pour un bon mois.


Ces problèmes accumulés au fils de l’hiver sont à vérifier à votre garage ce printemps. Mais c’est aussi la saison du changement de pneus, et nos mécaniciens sont débordés. Pour ma part, lors de l’installation de mes pneus d’été, je mentionne les autres problèmes, et on fixe un deuxième rendez-vous quand l’horaire du garage s’allège un peu.

Voici quelques autres points d’entretien printanier pour votre voiture.
Un lavage complet : Le nettoyage de printemps fait du bien non seulement pour votre voiture, pour enlever le sel, la boue et d’autres saletés, mais aussi pour l’esprit. Encore là, souvent cet entretien viendra après le changement des pneus. Attendez que nos chemins de terre soient redevenus secs.


Nettoyage et traitement des phares : On peut non seulement laver mais aussi traiter la vitre de vos phares, ce qui fait toujours du bien pour la conduite de nuit en campagne. Assurez-vous aussi, svp, que vos phares LED ne soient pas aveuglant pour nous qui circulons en voiture plus basse. C’est devenu un nouveau problème sur nos routes de campagne.


Changement des balais d’essuie-glace : Il y en a de bonne qualité aujourd’hui qui font toute la différence lors de la pluie et de la gadoue qui revole sur les routes et autoroutes. Il vaut vraiment le coût d’acheter des neufs de bonne qualité.


Vérification des fluides : Un manque de fluides essentiels, comme l’huile ou le liquide de refroidissement, peut être dramatique pour votre voiture. Lors du changement de pneus, une vérification du niveau de tous les fluides n’ajoute pas grand temps pour votre mécanicien et peut prévenir des soucis qui seraient apparus plus tard.


Vérification des freins : Lors du changement des pneus, c’est aussi une occasion parfaite pour faire vérifier l’état de votre système de freinage, qui lui aussi peut une fois l’affluence de la saison des pneus passée.


Une dernière vérification importante : la vitesse! On a tendance à avoir le pied plus lourd avec le retour du beau temps. Les policiers le savent et surveillent de plus près, avec raison. Mais les dangers comme les chevreuils ne le savent pas. Soyez prudents !

PUBLIREPORTAGE | Madame Carette

Vivre ses passions en vivant dans une résidence pour personnes aînées (RPA), c’est possible ? Certainement ! Ici au Manoir de l’eau vive, nous encourageons nos résidents.es à poursuivre les activités qu’ils aiment, en autant que nos installations le permettent. Mme Ruth Carette en est un bon exemple. Pour agrémenter ses journées, elle pratique l’observation des oiseaux. Elle a installé une grosse mangeoire dont elle s’occupe assidûment et avec soins. De plus en plus d’espèces d’oiseaux viennent la visiter ; des Tourterelles triste, des Jay bleus, des Cardinaux, des Mésanges, des Chardonnerets, des Pics Bois, des Bruants, des Juncos, une Sitelle et de temps en temps, des Gros Becs Errants (magnifiques oiseaux) viennent lui faire une visite surprise. Ceci ensoleille ses journées et celles des autres résidents.es. Nos employés.es en bénéficient aussi lors de leur pause. « Je me trouve très chanceuse de pouvoir vivre cette passion dans ma résidence. » nous confie madame Carette.
Le Manoir de l’Eau Vive, là où il fait bon VIVRE !


Nous sommes disponibles sur rendez-vous pour vous accueillir et vous offrir une visite guidée personnalisée. N’hésitez pas à nous contacter : 819 875 3923 poste 308. Vous pouvez également visiter notre site web pour en savoir un peu plus sur notre milieu de vie : https://www.residencecookshire-eaton.com

Nous avons présentement un 4 1/ 2 et un 3 ½ de disponibles

EN BREF | Manifestation pour la survie du service d’obstétrique à Lac Mégantic 

Photo : Loïc Giguère

par Carolyne Weldon, Initiative de journalisme local

Une centaine de personnes ont pris part le vendredi 13 mars à une manifestation pour réclamer la réouverture du service d’obstétrique de l’Hôpital du Lac Mégantic, fermé depuis des mois en raison d’une pénurie d’infirmières.  

Cette mobilisation citoyenne visait à attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de prendre les actions nécessaires pour assurer la survie du service d’obstétrique de cette municipalité, qui fait face à des fermetures récurrentes. 

Le Centre hospitalier du Granit dessert toute la zone plus à l’est de notre MRC, soit les municipalités de Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie.  

Son service d’obstétrique demeure fermé depuis octobre dernier en raison d’un manque criant d’infirmières cliniciennes formées pour les accouchements, ce qui force les femmes de la région à donner naissance à Fleurimont. 

Près de 1100 personnes ont signé la pétition demandant la réouverture de ce service à l’Hôpital de Lac Mégantic. 

La version complète de cet article est à venir. 

PUBLIREPORTAGE | Vous cherchez à pallier la pénurie de main-d’œuvre au Québec ?

Vous cherchez à pallier la pénurie
de main-d’œuvre au Québec ?

Chez AB Stratégies Équilibre, nous sommes spécialisés dans le recrutement international de jeunes talents européens pour répondre aux besoins urgents des entreprises québécoises. Notre agence, autorisée par la CNESST (licence AR-2000022), accompagne chaque employeur et chaque candidat du début à la fin : sélection, immigration, intégration et suivi personnalisé. Notre promesse : un service clé en main, humain et transparent, sans limite de quota. Grâce à notre réseau et à nos partenaires experts en immigration, nous facilitons l’arrivée de travailleurs motivés et compétents dans des secteurs essentiels comme la santé, la restauration, la construction, l’éducation et plus encore.

Ensemble, bâtissons un Québec plus fort et inclusif !

www.abstrategiesequilibre.com

819 312 8655
100, rue Richmond, Sherbrooke
admin@abstrategiesequilibre.com

Un service public essentiel à financer aussi

Le Journal publie dans ce numéro (page 16) la quatrième d’une série de 24 annonces financées par les Alliances pour la solidarité et le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Notre participation ne fait peut-être pas l’unanimité.


Le but du projet de Solidarité Haut-Saint-François est de contrer la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la précarité en matière de logement des citoyens de la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François (HSF). On pense alors aux missions des organismes comme Moisson HSF, les Cuisines collectives, la Méridienne, la Maison jaune et le Service d’aide à la recherche au logement, entre autres.
En fait, la région est desservie par de nombreux et compétents organismes communautaires, dont le journal Le Haut-Saint-François fait partie. Sa mission peut ne pas sembler si près de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Mais les lettres patentes émises aux fondateurs du Journal le 13 novembre 1986 ont bien décrit la mission qui nous guide depuis : « De créer et de publier un journal régional et communautaire permettant l’échange et la circulation de l’information dans tout le territoire de la MRC[…] ; de favoriser par de l’information et de l’animation, un dynamisme aux plans économique, culturel, agro-forestier, récréotouristique, socio-sanitaire et communautaire[…] ».
Autrement dit, nos citoyens et citoyennes, nos entreprises, nos artistes, nos agriculteurs, nos producteurs acéricoles et forestiers, nos restaurants et hébergements, nos services publics, nos municipalités et nos organismes communautaires avaient, et ont toujours besoin d’un outil central de communication publique.


Si nous voulons avancer dans une lutte sociale contre la pauvreté et l’exclusion, il faut pouvoir compter sur cette plateforme centrale. Il faut pouvoir rejoindre l’ensemble de notre population avec des informations et de la communication de qualité.


Beaucoup de problèmes vécus par les individus aujourd’hui, ainsi que par les municipalités, le Québec, le Canada, l’Amérique du Nord et le monde sont liés directement à une mauvaise communication, comme le manque de gestion professionnelle des médias sociaux, qui par leurs algorithmes intensifient les différences et les conflits entre toutes les instances d’une société.


Ainsi, si on veut offrir un service à quelqu’un dans le besoin, un échange d’information de confiance est crucial. Une publication éphémère sur un média social n’est pas suffisante.


Il en va de même si une municipalité veut éviter de voir ses citoyens monter aux barricades parce qu’ils n’ont pas compris une décision du conseil municipal. Les élus ont intérêt à bien communiquer les informations de leur municipalité, les enjeux, leurs décisions et leur raisonnement—un échange et une circulation d’information de confiance.


La Ville de Cookshire-Eaton en fait l’exemple dans leur annonce dans ce numéro à la page 2. Ensuite, le Journal, avec ses journalistes, a le rôle d’interpréter, de vérifier et de faire parler les autres membres de la communauté sur le sujet.


Les sites Internet et les infolettres font seulement une petite partie du devoir de bien communiquer. Les élus, les fonctionnaires et les citoyens, entre autres, ont besoin de médias indépendants, avec des journalistes professionnels, pour bien réussir. Pour bien dynamiser leur milieu. Pour bien servir les gens dans le besoin, ainsi que tous les citoyens et citoyennes de leur communauté.

Scott Stevenson

Tyrants beware

“John Mitchell, Jr., Fighting Editor.”
In Richmond’s Black History Museum and Cultural Centre, the metal plaque catches my eye. It looks like it has been ripped off a street-side signpost.


“Born enslaved near Richmond [Virginia] in 1863, John Mitchell, Jr., came of age in the tumultuous post-Civil War era,” the text begins. “In 1883, he launched a daring journalism career, becoming editor and publisher of the black-owned Richmond Planet, once located near here. Known as the ‘Fighting Editor,’ Mitchell crusaded against lynching.”


He spearheaded a boycott against segregated streetcars. He ran for governor in a fight for voting rights. And more. He persevered as editor until his death in 1929.


How interesting, I think, that the sign is topped by an insignia showing a spear-wielding woman standing triumphant, foot on the chest of a subjugated man.
“Sic semper tyrannis,” I read.


That is Latin for “Thus always to tyrants.” It’s the motto of Virginia, and the insignia is in fact Virginia’s state seal. It means that tyrants will inevitably be overthrown, whether by fighting editors or by their own karma.


The image shows Virtue, spear in hand, her foot on the recumbent form of Tyranny, whose crown lies nearby. An eloquent “No Kings” statement, or anti-slavery?


John Mitchell, Jr., was 21 when he became editor. He crusaded courageously against racial injustices such as the Ku Klux Klan, segregation, voting rights, and those brutal killings known as lynching.
After he wrote a fiery editorial about a lynching in Charlotte County, an event ignored by the white press, he received, and published, an anonymous letter threatening, “If you poke that infernal head of yours in this county long enough for us to do it, we will hang you higher than he was hung.”
Mitchell’s response quoted Shakespeare: “There are no terrors, Cassius, in your threats, for I am armed so strong in honesty that they pass me by like the idle winds, which I respect not.”
Then he went to Charlotte County, walked five miles to the scene of the crime, and toured the neighbourhood and the jail from which the black man had been kidnapped, all while wearing a pair of revolvers.


“The cowardly letter writer was nowhere in evidence,” he reported.
This brings me back to 2026. Yet another newspaper bites the dust: the Richmond Free Press, the city’s only African-American newspaper.


Sic semper editores? I hope not. We need our fighting editors!

Rachel normally writes from the old hamlet of Maple Leaf, in Newport, but is currently visiting family in the U.S.

Notre mascotte aussi ?  

La mascotte olympique de cette année en Italie, l’hermine, a fait aussi une visite surprise au domicile de ce journaliste dans le Haut-Saint-François le 26 janvier dernier.  

En fait, il faut dire que nous, dans le Haut-Saint-François, connaissons déjà assez bien l’hermine. On l’appelle aussi belette, et en anglais stoat, ermine ou short-tailed weasel. Il faut aussi dire que l’hermine qui m’a rendu visite n’a pas du tout été surprise et que j’ai été surpris par son apparition plutôt que par sa visite. Je l’entends généralement — je ne la vois jamais dans la maison — attrapant des souris dans mon plafond.  

Cette hermine en particulier me connaît donc probablement très bien. Elle ne s’était tout simplement jamais présentée, comme ce fut le cas de manière inhabituelle et charmante ce lundi spécial, juste au moment où les Olympiens étaient accueillis par leurs mascottes hermines en Europe.  

J’étais au téléphone avec une collègue quand j’ai vu un mouvement blanc à seulement un mètre de là, là où mon mur en billots rencontre mon vieux plancher en bois. J’ai cru que mes yeux me jouaient des tours. Un mouvement gris aurait été normal — une souris — mais celle-ci était blanche, et je n’avais pas attrapé une souris dans mes pièges depuis des semaines.  

Àprès un second coup d’oeil, une tête blanche aux yeux noirs perçants est apparue d’un trou dans le plancher, a rampé vers moi, montrant aussi la pointe noire de sa queue, et a effectivement dit « Bonjour ! »  

J’étais tellement stupéfait que je ne savais pas quoi faire. Au début, je pensais peut-être à la rage. Il doit sûrement y avoir un problème avec cet animal sauvage qui semble intrépide à mes yeux, allant même jusqu’à s’approcher légèrement.  

Comme vous pouvez le lire à la page 14, les avertissements concernant la rage dans une région voisine font les manchettes ces derniers temps.  

Mais cette hermine semblait en bonne santé. Elle s’est légèrement retirée, puis a glissé sans effort le long de mon mur, derrière mon bois de chauffage, et autour de mon poêle à bois jusqu’au lit de mon chien. Je l’ai suivie, maintenant avec l’appareil photo de mon téléphone qui cliquait comme un fou.  

À un moment donné, j’ai dû paraître potentiellement dangereux — imaginez ! — car l’hermine se tourna rapidement et retourna vers son trou dans le plancher. Mais elle y réfléchit encore, et revint, ostensiblement pour me voir.  

Cette fois, elle commença à s’approcher prudemment ; je suis resté calme ; et elle s’est assise et a soulevé ses pattes avant du sol comme pour indiquer qu’elle voulait que je la prenne dans mes mains.  

Très mignon, ai-je trouvé, mais j’ai mes limites. Quelques personnes qui ont vu les photos par après ont souligné à quel point la belette peut être féroce. J’en avais déjà entendu parler.  

Mais aucune n’avait jamais tué mes poules. Et j’avais appris qu’elles venaient chez moi chaque hiver pour chasser les souris. Alors j’ai tendance à les aimer, mais pas assez pour les caresser ou les prendre.   

Celle-ci semblait clairement m’apprécier. Après m’être un peu levé, elle est arrivée jusqu’à mon pied et a senti le bout de ma botte. Elle est ensuite retournée tranquillement à sa simple occupation de flâner devant moi.   

Mon chien était absent pour la journée, ce qui explique en partie pourquoi l’hermine se sentait évidemment à l’aise avec son apparition dans la maison. En fait, elle s’est déplacée sans hésitation jusqu’au bol de Willow pour y boire. Je me suis alors demandé si elle s’était déjà liée d’amitié avec mon chien, comme elle le faisait maintenant avec moi.   

Je ne suis pas Olympien — mon frère l’était, cependant, en 1992 et 1996 — mais je me suis senti un peu comme un Olympien ce matin-là quand la mascotte personnelle de ma ferme m’a rendu cette visite spéciale ! 

©2026 Journal Le Haut-Saint-François