Forêt

Changer les règles du jeu au détriment de la forêt privée

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) réagissait récemment avec consternation aux amendements déposés par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, dans le cadre de l’étude du projet de loi n° 11.


En effet, les amendements proposés « modifient en profondeur les règles du marché du bois au seul bénéfice des industriels s’approvisionnant en forêt publique, et font abstraction des conséquences néfastes, directes et prévisibles pour les producteurs forestiers de la forêt privée », peut-on lire dans leur communiqué de presse.


Il faut savoir que le ministère met déjà en marché 68 % du bois à partir des forêts publiques du Québec et que ces amendements consolideront une situation d’abus de position dominante au détriment des propriétaires forestiers, qui assurent pourtant 21 % de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie, selon la FPFQ. Le ministre propose entre autres d’abolir la redevance annuelle exigée pour sécuriser l’approvisionnement en bois des industriels des forêts publiques, de revoir la tarification du bois public en fonction de la rentabilité des entreprises et de leurs conditions de marché, et met fin au système d’enchères qui constituait la seule référence indépendante pour établir la valeur marchande du bois public.

« On ne réformera pas le régime forestier en traitant 162 900 propriétaires forestiers comme une simple variable d’ajustement. Derrière ces chiffres, il y a des familles, des communautés rurales entières qui dépendent de la vitalité de leurs boisés. […] Le projet de loi n° 11 est encore à l’étude. L’occasion de corriger le tir est réelle. Nous demandons au gouvernement de la saisir, cette fois, avec les producteurs forestiers à la table », a déclaré Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Environnement règlementaire à revoir
La transformation de l’industrie forestière est devenue nécessaire. La FPFQ tout comme Groupement Forestier du Québec (GFQ) insistent sur l’urgence de simplifier l’environnement réglementaire, notamment en confiant aux MRC la responsabilité de réglementer l’abattage d’arbres et en instaurant une consultation obligatoire des intervenants forestiers régionaux, urgence que le ministre semble ne pas avoir entendue, selon la FPFQ.


Jonathan Blais, président Estrie des Producteurs et productrices acéricoles du Québec fait lui aussi valoir sa déception face à « l’aplaventrisme politique » dans cette crise forestière. « On ne valorise pas nos matières premières. On n’est pas capable de se sortir de cette habitude. On entretient le colonialisme de nos ressources. Et on répète le même scénario… on demeure déficitaire d’années en années ».


Alors que la forêt privée va tenter de mettre en vente du bois qui sera concurrencé par la forêt publique, le marché ne pourra que plonger pour les propriétaires privés. C’est une concurrence déloyale qui vient de s’accentuer. La rentabilité sera encore plus difficilement atteignable, voire inexistante pour les producteurs de forêt privée.


Selon M. Blais, il y a toujours eu « une entité au-dessus du ministère, la Domtar ». Et la plus récente décision du ministre vient de « garantir des ressources et des coûts de production à Jackson Wijaya, [propriétaire de Domtar] ». La CSN demandait elle aussi récemment à ce que cet homme d’affaire étranger respecte ses obligations.


« La forêt est un bien collectif qu’on devrait se réapproprier. J’invite les citoyens des grands centres à s’y promener pour s’en rendre compte et se manifester », conclut monsieur Blais.

Agriculture

Les Portes ouvertes et la Bourse de la présidence : Deux invitations à se démarquer

Deux occasions de se démarquer s’offrent aux agriculteurs et agricultrices chez nous dans les prochaines semaines, selon l’infolettre de février de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Estrie.
Pour honorer la mémoire de l’ancien président de la Fédération de l’UPA Estrie, François Bourassa, son conseil d’administration a créé la « Bourse de la présidence. »


« En juillet 2024, la communauté agricole estrienne a été profondément touchée par le décès accidentel de François Bourassa », a écrit Sandy Lalancette, conseillère à la vie syndicale, dans l’infolettre, Solidarité agricole. « Homme engagé, rassembleur et profondément convaincu de l’importance de s’impliquer dans sa communauté, il a marqué son milieu. »


La bourse d’une valeur de 1 000 $ « soulignera le parcours d’une personne reconnue pour son habileté à rassembler et à faire progresser des objectifs collectifs. » Les personnes candidates doivent être membres de l’UPA, du Syndicat de la relève agricole de l’Estrie ou des Agricultrices de l’Estrie avant le dépôt de leurs candidatures.


Un formulaire de mise en candidature sera disponible dans les prochaines semaines, selon le texte de Mme Lalancette.

Portes ouvertes
L’UPA de l’Estrie invite aussi les producteurs de la région à mettre leur ferme en valeur lors de l’évènement annuel des « Portes ouvertes sur les fermes du Québec ».
Le recrutement est ouvert pour « accueillez le grand public à la ferme afin de transmettre votre amour du métier et de mieux faire comprendre votre réalité », selon le texte de Valéry Martin, conseillère aux communications à l’UPA de l’Estrie, dans la même publication.


La Fédération offre un budget aux fermes participantes ainsi qu’un chapiteau et une toilette chimique.
L’évènement aura lieu cette année le dimanche 13 septembre de 10 h à 16 h.
Pour soumettre une candidature, les producteurs doivent être membres en règle avec l’UPA, avec les spécialités et avec Attestra si la ferme a des animaux ; avoir l’appui de leur syndicat local ; avoir l’appui d’une vingtaine de bénévoles ; disposer d’un espace de stationnement ; et respecter les critères des différentes productions incluant la biosécurité.


Une demande de participation doit être soumise avant le 5 mars prochain à Valéry Martin au vmartin@upa.qc.ca, 819-346-8905 (poste 5143).


« La priorité sera accordée à des fermes ne faisant pas de vente directe le reste de l’année ou aux territoires et productions n’ayant pas participé en 2025 », selon Mme Martin.


Le Haut-Saint-François était représenté l’année passée par la Ferme le Sabot d’or de Cookshire-Eaton. Notre région ne sera alors peut-être pas prioritaire cette année, selon cette déclaration, mais considérant le nombre et le dynamisme des fermes de chez nous, celles qui sont intéressées pourraient toujours tenter leurs chances, au moins en s’informant auprès de Mme Martin.

Conservation volontaire : un exemple inspirant de notre région

Après avoir parlé d’aire protégée et de parc régional, nous vous présentons aujourd’hui une autre option pour préserver nos milieux naturels : la conservation volontaire, accessible aux propriétaires privés.

À Saint-Isidore-de-Clifton, la coopérative Les Jardins de Victoria illustre parfaitement cette approche. Sur un vaste terrain mêlant champs, boisés et milieux humides, l’équipe pratique une agriculture écologique tout en préservant les habitats sensibles.

Leur démarche vise à placer leurs terres en fiducie d’utilité sociale agroécologique (FUSA), un outil qui permet d’en garantir la protection à long terme pour que ce patrimoine reste accessible, vivant et à l’abri de la spéculation.

Ouvert à la communauté, le lieu accueille des projets agricoles, des activités éducatives et des initiatives qui renforcent le lien au territoire.

Vous souhaitez, vous aussi, protéger un milieu naturel ou en apprendre davantage sur la conservation volontaire?

Contactez Nature Cantons-de-l’Est, les spécialistes en la matière naturecantonsdelest.ca

Envie d’en savoir plus? mrchsf.com

Avancées du plan climat : ce qu’il faut savoir

Depuis plus d’un an, un travail est en cours pour élaborer notre tout premier plan climat, un outil essentiel pour préparer notre territoire aux impacts déjà bien présents des changements climatiques et pour atténuer nos émissions de GES.

Les premiers mois ont permis de mettre en place l’équipe de projet et le comité du plan climat, de définir le contexte, les objectifs et d’identifier les parties prenantes.

En 2025, deux consultations citoyennes ont été menées. La phase de planification de l’adaptation et la réalisation de l’appréciation des risques climatiques pour le territoire a été entamée. Plus de 50 experts ont été rencontrés pour recueillir les préoccupations et défis vécus des différents secteurs (population, groupe vulnérables, milieux naturels, économie locale, infrastructures, services municipaux). En parallèle, l’inventaire des émissions GES est en cours et les résultats finaux seront présentés en 2026.

L’année 2026 sera consacrée à l’identification des mesures d’adaptation, à la cartographie des aléas prioritaires, ainsi qu’à l’identification des cibles de réduction des émissions et des actions pour les atteindre. Le plan climat final sera prêt en mars 2027.

D’ici-là, des rencontres publiques et partenariales ponctueront la démarche, dont des consultations citoyennes en présentiel prévues en 2026, afin de s’assurer que le plan climat reflète les réalités et besoins du milieu.

Le plan climat avance. Les prochains mois permettront de préciser les choix collectifs qui façonneront l’avenir du Haut-Saint-François. Ensemble, nous avons l’occasion de rendre notre territoire plus résilient et mieux préparé aux défis climatiques

Trafic East Angus, SS

On n’était pas prêt 

Une longue file de trafic sur la rue Angus Sud à East Angus le mardi 11 novembre 

Les pneus d’été encore, des salles d’attente aux garages pleines, des routes glacées, la neige sur les voitures, des sorties de route, des camions qui ne pouvaient pas monter les pentes… cette semaine, l’hiver a commencé difficilement chez nous. 

La file de trafic qui sortait d’East Angus mardi après-midi allait de la 112 jusqu’à la rivière. Plusieurs semi-remorques n’étaient pas capables de monter la pente devant le BMR Gilles Doyon, par manque d’abrasif sur la chaussée.  

Un accident a eu lieu sur la route 253 entre Cookshire et East Angus vers 15h, et un signal lumineux n’a été installé au bord du chemin que plusieurs heures plus tard, pour indiquer une route toujours glacée. 

Le matin, la route 212 entre Island Brook et Cookshire était elle aussi glacée par la tombée d’une dizaine de centimètres dans la nuit de lundi, une neige qui a repris mardi après-midi.  

Les prévisions ont manqué cette fois; on ne nous a pas bien avisés. On s’attendait à une petite chute de deux à cinq centimètres.  

Déjà, deux semaines plus tôt un accident grave sur la route 108 à Birchton, à l’intersection dangereuse avec le chemin Hodgman, annonçait le début de la saison difficile sur les routes. Le changement d’heure a eu lieu la nuit suivante. 

Le mardi, Jour du Souvenir sous la neige, on s’en souviendra, mais on devra aussi se compter chanceux de ne pas avoir des fils et des filles outremer dans l’enfer d’une guerre mondiale. 

Nous avons aussi pris le temps de se souvenir, vraiment. 

Sapins de Noel

Le sapin et la neige : pas toujours bien ensemble

Hugo et Alejandro, du Mexique, chargeaient un autre voyage de sapins des Plantations Downey Roberge le mardi dernier, dans la neige.

Ironiquement, la neige n’aide pas cette saison de récolte et de vente d’arbres de Noël, une grande industrie pour notre région, mais « ça va super bien » quand même, selon Félix Roberge, co-propriétaire des Plantations Downey Roberge à Cookshire-Eaton.

Surtout, l’industrie n’est pas affectée par les tarifs américains, étant protégée par l’Accord Canada—États-Unis—Mexique. Notre région poursuit ses ventes, alors, en partie vers nos voisins du sud.
Mais l’accumulation de neige exceptionnelle ce novembre rend le travail de récolte plus difficile, et plusieurs des travailleurs viennent d’autres pays où ils ne sont pas habitués aux conditions hivernales.
Ce n’est pas évident de trouver de la main-d’œuvre, selon M. Roberge, surtout avec la compétition du domaine de la construction et des employeurs comme les restaurants McDonalds, alors il apprécie la contribution des travailleurs étrangers. « On est chanceux de les avoir. On est très reconnaissant. »
Aussi, « ils sont fiers de leur travail. Leur salaire qu’ils font ici est important pour eux. Il leur permet de construire des maisons chez eux. »

Les Plantations Downey Roberge produisent des arbres de Noël dans la région depuis les années 1960, et cultivent aujourd’hui sur 500 acres seulement à Cookshire-Eaton. L’entreprise compte parmi de nombreux producteurs dans le Haut-Saint-François et ailleurs dans l’Estrie.


M. Roberge est aussi fier de la qualité de produit d’ici et de la réussite de son industrie locale face à la concurrence américaine en Caroline du Nord et au Michigan, entre autres.

« Encouragez les producteurs locaux » il s’exclame pour tous les producteurs agricoles et forestiers du Haut.

Ken Cameron, SVS

Quand la pluie était tant souhaitée 

Ken Cameron devait prendre son eau d’une source au rang 10 à Chartierville.

Les rencontres au puits public se sont multipliées ; les demandes d’aide entre voisins aussi. Mais les récentes pluies ont finalement rempli les puits de surface à Chartierville, Newport, et ailleurs.  

Lors d’un appel de suivi au bureau du Journal il y a quelques semaines, le résident de Chartierville Ken Cameron se frustrait de connaître comment on peut se sentir comme un « vieil homme » qui se perd dans sa propre « croûte de saleté ». M. Cameron et sa conjointe ont deux puits sur leur terrain, mais chacun était vide depuis la fin août jusqu’à récemment.  

Lors de mon échange avec M. Cameron, il m’a raconté l’histoire de plusieurs nouvelles rencontres au puits disponible au public au bord du Rang 10 à Chartierville. Un jour plus tard, près d’Island Brook à Newport, des voisins m’ont aussi demandé de l’aide pour un approvisionnement en eau. D’autres voisins ont parlé des puits vides à la Lawrence Colony. 

« Du jamais vu », m’a-t-on dit. 

Selon l’Outil de surveillance des sècheresses au Canada, du gouvernement fédéral, le sud du Québec, incluant le Haut-Saint-François, était dans une « sècheresse grave », qui est pourtant moins pire que les sècheresses extrêmes et exceptionnelles vécues cette année dans des parties du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi qu’en Gaspésie et près de Val-d’Or. 

En Nouvelle-Écosse, plusieurs municipalités sont venues en aide aux citoyens, en leur offrant de l’eau potable pour boire ainsi que des douches, selon un reportage de la CBC en ligne au mois d’août. 

Eau potable à Cookshire : Les citoyens demandent des actions

L’état d’usure du système d’aqueduc de la ville de Cookshire-Eaton s’est invité dans la campagne électorale municipale. C’est que depuis cet été, la qualité de l’eau potable du secteur Cookshire s’est dégradée. Des photos de verre d’eau jaunâtre, parfois même orangée, ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias, incitant les citoyens à en débattre sur la place publique.
L’administration municipale en poste n’a pas hésité à admettre que la situation est inacceptable. Elle a rappelé que cette couleur est causée par la rouille dans les tuyaux du système d’aqueduc. La solution : « Remplacer les 8 km de conduite du réseau concerné, qui sont en fin de vie utile. Or, les travaux coûteraient au minimum 32 000 000 $. C’est beaucoup trop pour une municipalité de notre envergure, sans aide financière des autres gouvernements », a précisé Mario Gendron, maire sortant de la municipalité.
Le 23 octobre dernier, le député caquiste de Mégantic, François Jacques, a répliqué en rappelant aux élus que c’est la municipalité qui demeure responsable de l’entretien de ses infrastructures. « J’ai rencontré le maire Gendron le 11 mars dernier et on a discuté de cet enjeu. Je lui ai mentionné de nous tenir au courant de tout problème et depuis, aucun suivi. Ce genre de problème n’arrive pas d’un jour à l’autre. M. Gendron est maire depuis 4 ans, il était élu depuis 2017, il a assurément été informé de la situation pour laquelle il devait poser une action », a-t-il ajouté.
Puis le 1er novembre, l’administration municipale a publié un texte intitulé « Mise au point – Réseau d’aqueduc du secteur Cookshire » où l’on y explique les trois enjeux avec lesquels l’administration a eu à négocier. Tout d’abord, un financement des infrastructures de plus en plus difficile, les différents programmes de subvention pour soutenir un aussi gros projet étant de moins en moins disponibles. Ensuite, le financement des municipalités (qui repose principalement sur la taxation des propriétés, la tarification des services offerts et les subventions) semble lui aussi compliqué : « Doit-on investir dans le développement des infrastructures pour générer plus de revenus, ou investir dans les infrastructures existantes pour assurer la pérennité des services ? » Et finalement, la planification des travaux. « Il est faux de croire qu’aucune planification dans les travaux d’entretien et de réparation des conduites d’aqueduc n’a été faite. Les membres du personnel et les élus de la municipalité connaissent l’état des infrastructures. Les réseaux ont été auscultés et une planification professionnelle a été rédigée par une firme d’ingénierie, » peut-on lire dans le document.
Au moment de mettre sous presse, le nouveau conseil municipal n’était pas encore en poste, mais c’est avec ce compliqué dossier qu’il devra débuter son mandat.

Par Sophie Marais

Consultation GES

Comme mentionné il y a quelques semaines, la MRC du Haut-Saint-François travaille actuellement à mesurer les émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l’ensemble de son territoire. 

Parallèlement à cet exercice, un questionnaire en ligne d’environ dix minutes a été lancé afin de recueillir les idées, les préoccupations et les priorités de la population en matière de réduction des GES. 

Cette démarche s’adresse à cinq publics clés : 

  • citoyennes et citoyens 
  • municipalités 
  • nations autochtones 
  • organismes communautaires 
  • entreprises du territoire 

Transport, consommation d’énergie, agriculture, gestion des matières résiduelles, aménagement… Dans quels secteurs devrions-nous agir en priorité?  

Quelles actions vous semblent les plus réalistes et motivantes?  

Qu’est-ce qui pourrait faciliter le passage à l’action? 

Que vous soyez déjà engagé·e ou simplement curieux·se, votre opinion compte. 

 
Le plan climat du Haut-Saint-François vise à identifier des pistes concrètes pour réduire les émissions et renforcer la résilience du territoire face aux changements climatiques. 

Pour participer à la consultation, rendez-vous au consultations-mrchsf.ca d’ici le 30 novembre. 

Parc régional du Marécage-des-Scots

Né d’une volonté de protéger un milieu naturel d’exception, ce parc désormais emblématique du Haut-Saint-Françoisa été ouvert au public en 2016 et reconnu comme parc régional en 2018. Il s’étend aujourd’hui sur plus de 33 km², dont la majorité – soit 24,7 km² – est constitué des terres du domaine de l’État.

Identifié au schéma d’aménagement de la MRC comme territoire d’intérêt écologique et de conservation, le parc témoigne d’un équilibre réussi entre mise en valeur et préservation.

Ses marécages, ses forêts matures et la rivière au Saumon forment un paysage à la fois sauvage et apaisant, où la nature se laisse découvrir au fil des saisons. Randonnée, vélo, camping, ornithologie, activités nautiques, raquette ou ski de fond tracé : ici, le plein air rime avec respect du vivant.

Au printemps dernier, une collaboration avec le Zoo de Granby est venue rappeler la valeur écologique du site. De grandes chauves-souris brunes y ont été relâchées au crépuscule — un environnement choisi avec soin pour offrir les meilleures conditions possibles à leur retour en nature.

Le feuillicyclage : une ressource sous-estimée

C’est déjà l’automne et les arbres rougissent à vue d’oeil. On a le réflexe de ramasser ces feuilles une fois tombées, mais saviez-vous qu’il y a d’autres façons d’en tirer profit?

Le feuillicyclage est une technique qui consiste à broyer les feuilles mortes au fur et à mesure qu’elles tombent, à l’aide d’une tondeuse. Il faut idéalement le faire par temps sec et s’assurer que les brins d’herbes soient toujours visibles au travers. Une fois broyées, les feuilles se décomposent plus facilement et n’étouffent pas votre pelouse.

  • Vous économisez en évitant d’acheter des sacs et gagnez du temps puisque le broyage est plus rapide que le ramassage.
  • Les feuilles décomposées sont une source de nutriments pour votre pelouse et favorisent sa résistance à la sécheresse et aux maladies.
  • Vous réduisez les GES associés au transport et à l’enfouissement des feuilles.

Trop de feuilles à gérer? Les feuilles broyées peuvent aussi être étendues comme paillis au jardin ou dans les plates-bandes, en plus de constituer un bon apport en matières brunes dans votre composteur domestique. Si vous en avez toujours trop, assurez-vous d’utiliser des sacs de papier et qu’elles soient compostées une fois ramassées.

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La propagation du nerprun dans la mire d’East Angus

La Ville d’East Angus surveille et éradique la propagation d’un arbuste envahissant, le nerprun bourdaine, dans son Parc des Deux Rivières, aux bords de la Saint-François à l’embouchure de la Eaton, malgré l’inquiétude citoyenne.   

Sa présence nous a été signalé par le résident d’East Angus, Grégoire Ferland, au mois d’août. « Dernièrement je constate qu’il y a envahissement d’une plante dans la partie est [du parc], l’épinette de Norvège », nous a écrit M. Ferland. 

« J’ai fait mes recherches pour constater que c’est le nerprun. Lorsque je suis arrivé dans le secteur il y a 20 ans, il n’y avait rien. » 

« Ça a vraiment poussé cette année », selon le directeur des loisirs et de la vie communautaire de la Ville d’East Angus, Etienne Bouchard. « C’est assez envahissant. » 

Photo : Grégoire Ferland

La Ville coupe l’arbuste et le déracine, si possible, et ensuite couvre le sol, pour empêcher la régénération de la plante.  

La Ville est au courant de sa présence depuis au moins six ans, selon M. Bouchard. Elle lutte contre sa propagation petit à petit chaque année. 

L’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, basée à Cookshire, a publié en 2021 le Guide de gestion du nerprun bourdaine pour les propriétaires forestiers, qui décrit les meilleures façons de contrôler l’arbuste, chose pas évidente.

« Si j’avais su, il y a une trentaine d’années ce que je sais aujourd’hui, ma petite forêt ne serait pas ravagée à ce point », nous a écrit Pierre Ménard, de Cookshire-Eaton, en avril dernier. « La façon dont cette plante anti-biodiversité se reproduit et les méthodes pour la combattre sont bien documentées sur l’Internet, mais demeurent peu connues de la population en général. » 

Avant d’avancer, encore faut-il savoir où on est

Transport en commun, recyclage, gestes écolos… on connaît la chanson! Mais pour vraiment s’engager à réduire nos gaz à effet de serre (GES), il faut d’abord savoir où on se situe : combien on en émet et d’où proviennent nos principales émissions.

Le problème : les GES, ça ne se voit pas! Pourtant, leurs impacts sont bien réels et se font sentir sur des années. Heureusement, il existe des outils simples pour rendre l’invisible… visible!

Le calculateur gratuit ClimateHero vous permet, en quelques minutes, de connaître votre empreinte carbone annuelle et de découvrir des actions concrètes pour la réduire. C’est rapide, clair et parfois surprenant!

Comprendre notre impact individuel aide aussi à mieux saisir les enjeux collectifs.

En ce moment, la MRC du Haut-Saint-François termine son inventaire GES pour mesurer les émissions sur l’ensemble du territoire. Cet inventaire inclura tous les secteurs d’émissions sur notre territoire, du transport à la consommation énergétique, passant par la gestion des matières résiduelles et l’agriculture.

Restez à l’affût : une consultation citoyenne aura bientôt lieu pour présenter les résultats et échanger avec vous sur les solutions possibles.

Pour calculer votre empreinte carbone individuelle et obtenir des pistes de solutions concrètes pour la diminuer, rendez-vous au climatehero.me/fr

Parc écoforestier de Johnville : un trésor régional

À la croisée de la nature et de la science, le Parc écoforestier de Johnville est l’un des joyaux naturels les plus précieux du Haut-Saint-François. Tourbières, étangs, forêts mixtes : ce site exceptionnel abrite une biodiversité remarquable, dont plusieurs espèces rares. Et ce trésor, c’est chez nous !

Identifié comme un milieu humide candidat à la protection dans le Plan régional des milieux humides et hydriques (PRMHH) de la MRC, le parc est un exemple inspirant de conservation accessible. Cette aire protégée et station de recherche est la copropriété de l’Université de Sherbrooke, de l’Université Bishop et de l’organisme Nature Cantons-de-l’Est, qui veillent ensemble à la protection et à la mise en valeur de ce territoire unique.

Accessible en toute saison, le parc offre des sentiers pour la randonnée, la raquette, le ski de fond et l’observation de la faune. Il est aussi un lieu d’enseignement et de sensibilisation, ouvert à toute la communauté.

Le Parc écoforestier de Johnville, c’est bien plus qu’un bel endroit. C’est une fierté locale, un symbole de notre lien avec la nature et une richesse à préserver pour les générations à venir.

Envie d’en savoir plus? Visitez le site web de la MRC, suivez-nous sur Facebook ou lisez nos prochaines chroniques environnement!

Mieux rénover

La période des vacances rime souvent avec projets de rénovation. Que ce soit pour refaire une terrasse, réaménager une pièce ou entreprendre des travaux extérieurs, ces projets génèrent une quantité importante de résidus de construction, rénovation et démolition (CRD). Selon Recyc-Québec, environ 3,3 millions de tonnes de résidus de CRD sont générés au Québec chaque année, soit l’équivalent en poids de 700 000 éléphants!

Bois traité, gypse, bardeaux d’asphalte, tuiles de céramique, fenêtres… ces matériaux ne vont pas dans le bac de recyclage ni aux ordures. Mal acheminés, ils peuvent nuire à l’environnement et compliquer la gestion des matières résiduelles.

Lieux de dépôt

Avant de commencer vos travaux, informez-vous sur les lieux de dépôt acceptant les résidus de CRD, comme les écocentres.

Tri à la source

Triez les résidus directement sur le chantier pour faciliter leur valorisation.

Réemploi

Pensez à donner une deuxième vie à ce que vous retirez : portes, lavabos ou armoires peuvent encore servir!

Ligne de tri

Si vous louez un conteneur, demandez à ce que celui-ci soit acheminé à la ligne de tri de résidus de CRD la plus proche, comme celle de Valoris, à Bury.

En pleine saison des rénos, faire les bons choix pour l’environnement, c’est aussi ça, des vacances bien pensées!

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Source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/entreprises-organismes/performer/crd/

L’écocentre de Cookshire-Eaton ouvre ses portes

De gauche à droite : Charles Gauthier, directeur des Travaux publics; Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton; Anick Fredette, technicienne en développement durable; et René Lavigne, directeur du Bureau de projets.

La Ville de Cookshire-Eaton a inauguré son écocentre municipal hier le 9 juillet, avant de recevoir les premières matières résiduelles et recyclables de la part des citoyens ce samedi 12. L’emplacement du site au 427 chemin Smith, dans le secteur Birchton, se voulait central pour un « accès rapide et simple ». 

« Au-delà de la création d’un site physique, notre objectif fondamental est clair : réduire la quantité de matières envoyées à l’enfouissement », indique Anick Fredette, technicienne en développement durable à Cookshire-Eaton. « Depuis 2019, ce sont 1500 tonnes de matières qui ont été détournées de l’enfouissement » grâce aux diverses initiatives entreprise par la Ville, poursuit Mme Fredette.  

L’écocentre accepte depuis la semaine dernière les résidus de construction, les appareils électroniques, les résidus domestiques dangereux (RDD) et plusieurs autres articles recyclables ou réutilisables. La liste complète des matières acceptée est disponible ici.  

Travail concerté sur le long terme 

« Ce projet, nous le portons depuis plusieurs années », confie le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron. « C’est aussi un symbole de notre volonté de décentraliser les services pour qu’ils soient proches des milieux de vie, adaptés aux réalités rurales. » 

« C’est l’ajout d’un service essentiel attendu depuis longtemps par nos citoyens », d’enchérir René Lavigne, directeur du Bureau de projets. « Ce projet est le fruit d’un travail interservices remarquable, que ce soit le bureau de projets, les travaux publics… » Aucune aide externe n’a été nécessaire. « Ça a tout été réalisé en régie par nos équipes, incluant le pavage. » 

L’écocentre de Cookshire-Eaton est destiné aux résidents de la Ville, mais l’administration aimerait développer des ententes avec les municipalités avoisinantes. Il est ouvert les samedis de 8 h à midi jusqu’au 25 octobre.

Les capsules Nespresso maintenant recyclables dans le Haut

Crédit : Nestlé Nespresso SA

La MRC du Haut-Saint-François fait partie des territoires recyclant les capsules de café Nespresso depuis le mois de juin. C’est à ce moment que le programme de recyclage a été déployé dans toutes les municipalités du Québec, la province devenant la deuxième à l’échelle du pays à accepter le sac vert de Nespresso.  

« Cette solution de récupération et de recyclage [est le] fruit d’une entente entre Éco Entreprises Québec et Nespresso », explique la présidente-directrice générale d’Éco Entreprises Québec, Maryse Vermette. Les capsules, conçues en aluminium, sont entièrement recyclées, favorisant ainsi la revalorisation du matériau. Le marc de café est quant à lui utilisé dans le processus de biométhanisation.  

Les consommateurs de Nespresso n’ont qu’à déposer le sac vert de l’entreprise dans leur bac de recyclage à la maison. Ces sacs verts sont offerts gratuitement par Nespresso avec chaque commande ainsi qu’en boutique.  

« C’est […] au Québec que le programme du sac vert a été lancé pour la toute première fois en 2016. Nous sommes fiers de l’engouement qu’a connu ce programme […] et de pouvoir [le] rendre accessible […] à l’échelle provinciale », a déclaré Carlos Oyanguren, président de Nespresso Canada. 

Résultats de la consultation citoyenne

En avril et mai 2025, 155 citoyennes et citoyens ont participé à la consultation citoyenne de la MRC du Haut-Saint-François sur les changements climatiques. L’objectif : mieux comprendre les préoccupations de la population et les enjeux vécus.

Les résultats montrent que :

  • 77% des répondants se disent très ou assez préoccupés par les changements climatiques.
  • Les impacts sur l’environnement naturel (biodiversité, écosystèmes) sont ceux qui inquiètent le plus.
  • Les redoux hivernaux, les précipitations abondantes et les vagues de chaleur sont les phénomènes climatiques les plus observés sur le territoire par les répondants.
  • 93% des répondants jugent important de réduire les GES. Les principales sources d’émission perçues sont le transport et les activités industrielles.
  • Les actions jugées prioritaires par les répondants sont : développer le transport actif et collectif, préserver les milieux naturels et favoriser le développement d’énergies renouvelables.
  • Enfin, les forces identifiées sont la richesse des milieux naturels et la biodiversité, tandis que les vieilles infrastructures et les inégalités sociales sont vues comme des faiblesses.

Ces résultats orienteront le plan climat de la MRC pour mieux préparer notre territoire face aux défis climatiques. Merci à toutes les personnes qui ont répondu.

Douze lieux pour s’évader ici

De gauche à droite : Denis Lalumière, président de la Société de gestion du Parc du Lac-Aylmer; François Jacques, député de Mégantic; Jean-François Ouellet, directeur au ministère de l’Environnement (MELCCFP); Isabelle Maheux, directrice à la Caisse Desjardins du Carrefour des lacs; Daniel Morin, maire suppléant à la municipalité de Stratford. Crédit photo : Andréanne Jutras

Par Annik Lauzon

Le 13 juin dernier avait lieu l’ouverture officielle du parc du domaine Aylmer, à Stratford. D’importantes rénovations de plus de 589 000 $ y ont été réalisées pour rendre ce lieu encore plus accessible, écologique et attrayant, été comme hiver. 

Avec un tel lieu aux limites des MRC du Haut-Saint-François, du Granit et des Appalaches, nul besoin de s’envoler dans des endroits paradisiaques, tel que le Costa Rica, pour s’émerveiller de la nature et de la faune. Parfois, il suffit seulement d’ouvrir les yeux… tout près de chez soi. 

Dans la MRC du Haut-Saint-François, ce ne sont pas les occasions de se connecter à la nature et de se ressourcer qui manquent. Nous comptons pas moins de douze lieux propices à la détente, à l’observation et à la découverte.  

Cookshire-Eaton nous offre deux parcs verdoyants parfaits pour les balades familiales. Westbury propose un espace naturel paisible pour les amateurs de tranquillité. À Chartierville, trois sites sont accessibles, dont un qui mène à une ancienne mine d’or, alliant histoire et aventure. À East Angus, les sentiers bordés d’arbres matures nous invitent à ralentir le pas.  

Lingwick charme avec ses coins enchanteurs et sa rivière apaisante. Weedon se démarque par son parc emblématique où une roue de moulin tourne toujours, témoin d’un passé encore bien vivant. À Scotstown, ce sont deux perles naturelles qui nous attendent : un parc régional et un parc national, portes d’entrée du mont Mégantic. Et Dudswell, nichée entre lacs et montagnes, offre elle aussi un coin de paradis, incluant sa nouvelle piste de vélo de montagne. D’autres lieux sont aussi à considérer dont Ascot Corner, Bury, La Patrie et Saint-Isidore-de-Clifton. 

À la fin de la conférence de presse, un petit défi amusant a été lancé aux participants : es-tu capable d’identifier au moins quatre espèces d’oiseaux différentes lors de ta prochaine balade en sentier? 

J’y participe partout où je vais!

On fait souvent de notre mieux toute l’année pour trier, recycler, composter… Mais une fois en vacances, entre le rythme qui change et les installations inconnues, il peut être tentant de se donner une petite pause. Heureusement, avec ces quelques gestes simples, il est possible de rester dans le bon chemin sans trop se compliquer la vie.

Contenants réutilisables

Avant de partir, prévoyez des contenants réutilisables pour l’eau, les collations et les repas. Cela évite la vaisselle à usage unique, souvent difficile à jeter dans le bon bac en déplacement.

En nature et en camping

Connaissez-vous les principes Sans Trace? On vous incite entre autres à rapporter tous vos déchets et à les trier à votre retour à la maison si des ilots de tri ne sont pas disponibles. Mieux encore : allez-y en mode zéro déchet en n’apportant que l’essentiel, dans des contenants réutilisables.

Repérez les installations

Que vous soyez dans un festival, aux glissades d’eau ou dans un chalet, continuez vos bonnes habitudes de compostage et de recyclage si les services sont disponibles. Sinon, voyez s’il est possible de ramener vos déchets pour bien les trier.

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Fin d’année scolaire : vidons nos sacs… intelligemment!

La cloche de fin d’année approche… C’est le moment du grand ménage des pupitres, casiers et sacs à dos! Une belle occasion de poser des gestes simples qui font du bien à l’environnement et à la communauté.

Offrir une deuxième vie : Un cahier à moitié rempli? Parfait pour les dessins ou les listes à la maison. Crayons, règles, boîtes à lunch ou sacs en bon état peuvent être réutilisés l’an prochain ou donnés plutôt que jetés.

Poser un geste solidaire : Le projet Dans Mon Sac À Dos de la Relève du Haut-Saint-François revient pour sa 5e édition afin de soutenir les enfants du primaire et du secondaire ainsi que leur famille en leur offrant gratuitement du matériel scolaire. L’an dernier, près de 150 enfants en ont bénéficié. Cette année, la distribution aura lieu le 28 juillet. Vous avez du matériel neuf ou en bon état à leur donner? Contactez directement Cindy de La Relève pour en faire don: cindy@la-releve.org/819 875-5050.

Jeter au bon endroit : Stylos ou marqueurs à sec? Déposez-les chez Bureau en gros. L’entreprise offre un point de collecte en magasin pour leur recyclage.

Ces petits gestes évitent que des tonnes de matériel scolaire finissent inutilement aux ordures. Parce que le meilleur déchet, c’est celui qu’on n’a pas produit.

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