Les employés prennent connaissance du rapport

C’est le 17 octobre dernier que les employés de la Ville de East Angus ont reçus les constats de la firme chargée d’effectuer une enquête sur le climat de travail à l’Hôtel de Ville. Selon le syndicat qui représente ces employés, « le rapport est accablant ». Ce rapport fait suite « aux plaintes de harcèlement, d’incivilité et de mauvaise gestion du directeur général de la Ville », David Fournier, rappelle le représentant syndical, Gaétan Desnoyers.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, avait dans un premier temps affirmé son intention de ne pas rendre public le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Elle était revenue sur sa décision lors de la séance du conseil municipal du 7 octobre. Elle s’était alors engagée à partager les conclusions du rapport avec les employés concernés, chose qui a été faite le 17 octobre.

Selon le syndicat des employés, le document parlerait de « climat de travail malsain » et de méthodes de gestion « dépassées ». On y affirme aussi qu’il existe deux clans au sein du conseil municipal. Sur ce dernier point, la mairesse Boulanger concède que « oui, je vois qu’il y a deux clans. Je trouve ça dommage. […] Les décisions qu’on prend, il faut pas oublier qu’il faut toujours les prendre pour le meilleur de la Ville. […] J’espère juste que, un jour, l’ambiance va revenir. »

Concernant les méthodes de gestion dépassées, Mme Boulanger affirme que « on va s’ajuster. Ce sont toutes des choses qui arrivent et qui sont nouvelles. Oui, ils disent qu’on n’est peut-être plus à jour. Je suis pas une fille qui aime dramatiser les choses. J’aime simplifier les choses. C’est sûr qu’on va s’ajuster. On va avoir de l’aide. J’espère juste que les belles journées sont à venir. »

En attendant, une ressource humaine de RCGT était de passage à l’Hôtel de Ville le 29 octobre, afin d’aider à « mettre des choses en place », selon Lyne Boulanger. Le 13 novembre, ce sera au tour de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) d’y remettre les pieds. La Commission avait demandé une mise à jour de la politique en matière d’éthique et de harcèlement psychologique de la Ville, à la suite d’une première visite le 5 septembre dernier.

Newport

La recherche de directeur général continue à Newport

Les municipalités de Dudswell et de Lingwick ont dernièrement nominé de nouvelles directrices générales, Audrey Mongeau à Dudswell et Holly Dobb à Lingwick, lors d’une période de pénurie et roulement difficile dans les municipalités du Québec.

À la Municipalité de Newport, le poste est toujours ouvert après le départ de Hélène Dumais en octobre. En réponse à sa recherche de candidats, la municipalité avait six soumissions en fin d’octobre et se préparait pour passer des entrevues, selon la mairesse suppléante Anne Marie Dubeau.

« Nous ne sommes pas les seules à chercher », a-t-elle dit. « C’est un poste très difficile à remplir. Il y a beaucoup de pression. Les gouvernements nous transfèrent beaucoup de responsabilités ».
L’ancienne directrice générale, Lise Houle, est revenue en poste entretemps pour aider Newport pendant sa recherche.

À Dudswell

Avant de rejoindre la Municipalité de Dudswell, Audrey Mongeau a exercé en pratique privée en tant qu’avocate dans un cabinet de Sherbrooke. Elle est aussi activement impliquée dans sa communauté, en partie comme vice-présidente de la Cuisine collective le blé d’Or, où elle s’investit particulièrement dans la gouvernance de l’organisme.

Mme Mongeau remplace Solange Masson, qui a pris un poste d’agente de développement à la Corporation du développement communautaire du Haut-Saint-François, basée à East Angus.

L’Église essénienne paie ses taxes et évite la vente

Crédit photo : Google Maps/Lucie Dévotion 

L’Église essénienne chrétienne de Cookshire-Eaton s’est acquittée des 184 000 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle devait, lui évitant ainsi de voir son domaine du chemin Brochu être mis en vente pour défaut de paiement.

Par courriel, le président de l’Église essénienne chrétienne du Québec, Florent Cecchella, reconnait que « l’ancienne administration était en litige avec la municipalité depuis des années », mais que « nous n’avons rien à voir avec [elle] ».

Questionné à savoir pourquoi l’organisation religieuse avait mis plus de deux ans pour payer ses taxes, M. Cecchella répond que « les choses prennent du temps, encore plus quand on nous met des bâtons dans les roues. »

13 ans de différends

Bien que l’Église essénienne dise faire preuve de renouveau, son dossier auprès de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) est ouvert depuis 2011.

Pour le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, l’important, « c’est le respect des règlements ». « Nous, on se dit : ‘Les taxes sont payées. On peut ramasser les ordures.’ Mais encore là, ils respectent pas le jugement de la cour s’ils pratiquent encore le culte. »

Au printemps 2021, l’Église avait abandonné l’appel qu’elle faisait d’un jugement de la Cour supérieure lui interdisant toute activité de culte sur le lot zoné agricole. Le maire Gendron en était à prendre connaissance d’un nouveau rapport de la CPTAQ à propos du domaine de 100 hectares au moment de mettre sous presse.

Bibeau ne se représente pas au fédéral, mais au municipal

En une semaine, la députée Marie-Claude Bibeau est la quatrième ministre du cabinet de Justin Trudeau à annoncer qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales. Elle indique du même coup lorgner la mairie de Sherbrooke en 2025 à titre de candidate indépendante. 

« Ce n’est pas un départ que j’annonce. Je suis là pour terminer ce mandat » de députée de Compton-Stanstead, a précisé Mme Bibeau. Elle a profité de l’occasion pour faire un retour sur les neuf dernières années de politique fédérale.  

10 ans, 3 ministères 

Depuis l’élection de 2015, Marie-Claude Bibeau a dirigé trois ministères importants, à commencer par celui du Développement international. En 2019, « le premier ministre a fait de moi la première femme ministre de l’Agriculture de l’histoire du Canada et aussi la première francophone depuis au moins une centaine d’années », a rappelé la députée.  

« Considérant l’importance du secteur laitier dans les Cantons-de-l’Est, je suis devenue une ardente défenseure du système de la gestion de l’offre », afin d’assurer des compensations équitables aux producteurs de lait, de volaille et d’œufs, a poursuivi Mme Bibeau.  

Ce ministère lui a d’ailleurs valu le prix Relève agricole 2024 de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ).  

L’année dernière, elle s’est vu attribuer le ministère du Revenu national. Néanmoins, le rôle « qui a été le plus important dans mon parcours politique est celui de députée de Compton-Stanstead. Être au service de mon monde, c’est un honneur, c’est un privilège », de rappeler la native de Sherbrooke.  

Si elle se considère une ardente défenseure de la langue française, elle s’est toujours fait un devoir de représenter la communauté anglophone des Cantons-de-l’Est. « I have always paid a special attention to the Townshippers. I realized that your needs and your aspirations are different from the Montreal English-speaking community. » 

Le Parti libéral dans le rouge 

L’actuel gouvernement minoritaire du Parti libéral du Canada mène un parlement de plus en plus conflictuel. Ce mercredi, lors de la réunion du caucus du parti, on prévoit une confrontation entre le premier ministre Justin Trudeau et plusieurs de ses députés.  

Questionnée à savoir si elle avait songé à quitter le navire libéral, la députée Bibeau répond : « Non, absolument pas. Je suis tout à fait à l’aise avec les valeurs fondamentales de l’équipe. […] Je reste au sein du caucus libéral. Il n’y a aucune hésitation là-dessus. » 

Les prochaines élections fédérales sont prévues au plus tard le 20 octobre 2025, mais elles pourraient avoir lieu plus tôt si les libéraux perdaient la confiance de la Chambre. 

Marie-Claude Bibeau est la conjointe de Bernard Sévigny, qui a été maire de la Ville de Sherbrooke de 2009 à 2017 avec le parti Renouveau sherbrookois.  

Marie-Claude Bibeau pose en compagnie de membres de son équipe des bureaux de Sherbrooke et d’Ottawa.

« Il y a un problème quelque part, mais on travaille à le résoudre. » 

Le directeur général David Fournier et la mairesse Lyne Boulanger lors de la séance du conseil municipal de East Angus du 7 octobre.

Après un premier rapport ayant coûté 13 500 $, la Ville de East Angus mandate de nouveau la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour mettre à jour ses pratiques en matière d’éthique et d’harcèlement psychologique « pour un montant minimum de 7875 $ ». 

À la suite d’une visite de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans ses bureaux en février dernier, c’était au tour de la CNESST de passer par les bureaux de la Ville de East Angus le 5 septembre dernier.  

« On s’est fait dire par la CNESST que notre politique [en matière d’éthique et de harcèlement psychologique] était pas à jour. Il y avait des choses qu’il fallait améliorer. C’est là-dessus que Raymond Chabot Grant Thornton va nous faire des politiques à jour », a expliqué la mairesse Lyne Boulanger lors de la séance du conseil municipal du 7 octobre.  

Cette séance était d’ailleurs attendue de la part de la population. « D’habitude, on est 3-4 ici », s’est exprimé Roch Mailhot. « Là, la salle est pleine. Il y a plein de monde qui veulent savoir pourquoi on a passé aux nouvelles. » 

Des citoyens ont également déploré que, malgré une somme totale de plus de 20 000 $ payée par les deniers publics, ceux-ci n’ont pas accès aux conclusions du premier rapport de RCGT, alors que les membres du conseil ont pu en prendre connaissance le 2 octobre. 

La mairesse Lyne Boulanger dit souhaiter présenter le document aux employés de la Ville dans un premier temps. On se rappellera que sur une équipe permanente d’une douzaine d’employés, il y a eu une démission et trois arrêts de travail. De son côté, le directeur général David Fournier a été en arrêt de travail obligé pendant cinq mois.  

Pour ce qui est des conclusions du rapport émanant des plaintes d’harcèlement du printemps dernier, Mme Boulanger dit que « un jour, on les donnera. Quand ce sera le temps. Pour le moment, c’est pas le temps. […] C’est sûr qu’il va y avoir un compte-rendu qui va être fait. C’est sûr que la population l’attend. […] On met tous les efforts possibles pour rétablir le climat. » 

Le conseiller syndical pour les employés de la Ville de East Angus, Gaétan Desnoyers, discute avec la mairesse Lyne Boulanger.

Le village essénien de Cookshire mis à l’enchère

L’église essénienne chrétienne voit son site du chemin Brochu, à Cookshire-Eaton, être mis en vente par la MRC du Haut-Saint-François. L’organisation religieuse doit 184 000 $ en taxes municipales et scolaires.

Le domaine de 100 hectares, appelé L’Érable par l’organisation, comprend une vingtaine d’habitations qui hébergent une cinquantaine de fidèles. Il est évalué à 6 000 000  $. Plusieurs de ses bâtiments ont été jugés non conformes puisque situés en zone agricole.

Cette mise à l’enchère survient après que l’Église essénienne a abandonné au printemps son appel d’une décision de 2021 de la Cour supérieure qui lui interdisait toute activité de culte. La Ville de Cookshire-Eaton a alors fait parvenir un compte de taxes rétroactif pour 2022 et 2023, en plus des taxes de l’année en cours.

Ce sont ces sommes qui sont en défaut de paiement et qui mènent à l’enchère prévue le 14 novembre prochain.


La « Ronde des Archanges » est le rituel principal qui maintient l’alliance entre la Nation essénienne et les forces divines.

L’église essénienne fait des siennes

Outre la Ville de Cookshire-Eaton, l’organisation religieuse connait des démêlés avec la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et l’Agence de revenu du Canada.

À l’interne, l’organisation a connu des conflits lors de la mort de son fondateur, le Français Olivier « Manitara » Martin en 2020. Son fils Nazahr Guérin et son ancienne conjointe Magali Guérin ont repris les rênes du mouvement.

Pier-Antoine Marier en 2018. Crédit photo : Pierre Hébert

Ceux-ci ont rapidement intenté une poursuite en diffamation contre quatre membres québécois de l’organisation. L’un d’eux est l’ancien président du conseil d’administration essénien Pier-Antoine Marier, que le Journal avait rencontré en 2018.

Quel avenir?

Le village L’Érable de Cookshire-Eaton est l’un des trois sites mondiaux de l’Église essénienne chrétienne. Les deux autres se trouvent en Grèce et au Panama.

Des parallèles peuvent être tracés entre l’Église et le mouvement raëlien. Fondé par le Français Claude “Raël” Vorhilon, cet autre culte avait choisi un vaste domaine de Maricourt, dans le Val-Saint-François, pour implanter Ufoland, un complexe servant entre autres à loger le prophète et ses fidèles. Le mouvement raëlien a lui aussi été marqué par ses démêlés avec les administrations des endroits où il était en activité.

Lyne Boulanger

Lyne Boulanger annonce sa retraite

La mairesse sortante, Lyne Boulanger, devant la salle de conférence municipale « Le coude », nommée après le bar dans l’ancien Hôtel Aubin, remplacé aujourd’hui par l’Hôtel de Ville de East Angus.

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, n’a pas l’intention de se présenter aux prochaines élections municipales, qui auront lieu à travers le Québec le 2 novembre de l’année prochaine.
« Je pars avec une satisfaction », a-t-elle déclaré en entrevue cet été, citant le vœu de prendre du temps pour elle et sa famille comme raison de sa décision.


Mme Boulanger a été élue conseillère municipale en 2001 et est devenue la première mairesse de la ville en 2016. Elle terminera alors en 2025 son deuxième mandat à la mairie d’East Angus.
La mairesse a exprimé sa fierté pour les réalisations accomplies sous son leadership, incluant une entente récente avec la municipalité de Westbury, la construction d’un nouveau garage municipal, la restauration de l’aréna et d’autres investissements qu’elle prévoit auront un bienfait durable pour la ville.

Elle a aussi considéré la dernière année « difficile » au sujet des conflits et plaintes au bureau municipal, incluant une enquête actuelle sur le climat de travail. Pour Mme Boulanger, « ça confirme » sa décision de ne pas se présenter comme candidate pour la mairie l’année prochaine.
Aujourd’hui, elle demeure active et disponible, selon ses réponses aux commentaires récents sur la page Facebook du journal Le Haut-Saint-François. « Je m’en fais un devoir », a affirmé Mme Boulanger en entrevue. « J’ai toujours donné plus que le 100 pour cent. C’est le temps pour les autres », a ajouté la mairesse.

Dudswell Matthew Dubé

Résultats des élections partielles à Dudswell et Bury

Matthew Dubé de Dudswell.


Les résultats des récentes élections municipales partielles sont tombés : Matthew Dubé a été élu conseiller dans Dudswell et Russell Perkins, dans Bury, selon le site d’Élections Québec. Les deux postes sont pourvus pour un mandat d’un an, jusqu’aux prochaines élections municipales de novembre 2025.


Dans Dudswell, Dubé a été élu sans opposition lors de l’élection partielle prévue le 22 septembre, après le désistement de Jean-Pierre Briand et d’Alain Dodier, les deux autres candidats au poste no 6. Il n’a donc pas été nécessaire de tenir le scrutin prévu, pour lequel 1 544 électeurs étaient inscrits.
À Bury, l’élection partielle du 25 août a comblé le siège n° 4, laissé vacant par la démission d’Alain Villemure, qui a déménagé hors de Bury. Des quatre candidats, Russell Perkins a obtenu 47,5 % des voix ; Sandy Lalancette, 27,92 % ; Michael Coleman, 20,42 % ; et Samantha Brooks, 4,17 %. Sur 979 résidents inscrits pour voter; 240 bulletins valides ont été reçus, ce qui donne un taux de participation de 24,62 %.


Le nouveau conseiller Dubé s’est dit satisfait et a dit espérer mettre à profit son expérience de 22 ans dans la construction. « C’est juste pour un an, » a-t-il dit. « L’année prochaine, je vais voir si je suis compétent pour faire un mandat total. Je vais voir ce que je peux faire pour ajouter une qualité de vie pour la municipalité. Je ne suis pas le candidat qui veut tout mettre en envers. »
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il espérait accomplir au sein du conseil de Bury, M. Perkins a répondu en anglais : « Je travaille pour eux depuis plus de 40 ans, donc je pense que je connais un peu les routes, l’eau, les égouts, les bâtiments et tout ça. Les impôts commencent à augmenter considérablement, et j’aimerais réduire un peu certaines dépenses. Je ne sais pas encore comment nous pouvons y parvenir, mais donnez-moi un peu de temps, et nous pourrons tous trouver une solution, j’espère. »

Centre Communautaire Manège Militaire de Bury

Matthew Dubé in Dudswell, Russell Perkins in Bury

Polling station – Bury Armoury Community Center.

by John MACKLEY
The results of recent municipal by-elections are in: Matthew Dubé was elected councillor in Dudswell, and Russell Perkins in Bury, according to Elections Québec.
In Dudswell, Dubé was elected by acclamation in the by-election scheduled for September 22, after Jean-Pierre Briand and Alain Dodier, the other two candidates for Position #6, withdrew. This eliminated the need to hold the scheduled ballot, for which 1,544 electors were registered.
In Bury, the August 25th by-election filled Seat #4 left vacant by the resignation of Alain Villemure, who moved away. Of the four candidates, Russell Perkins received 47.5 percent of the votes; Sandy Lalancette received 27.92 percent; Michael Coleman, 20.42 percent; and Samantha Brooks, 4.17 percent. Registered to vote were 979 residents; 240 valid ballots were received, giving a voter turnout of 24.62 percent.


New councillor Dubé said he was satisfied and hoped to use his 22 years of experience in construction. “It’s just for one year,” he said in French. “Next year I’ll see if I’m competent to do a full term. I’ll see what I can do to add to the quality of life for the municipality. I’m not the candidate who wants to turn everything on its head.”
Asked what he hoped to accomplish on the Bury municipal council, Mr. Perkins said, “I’ve worked for them for over 40 years, so I figure I know a little something about the roads and the water, and the sewer, and the buildings and that. Taxes are starting to go up quite a bit, and I’d like to cut down a little bit on some of the expenses. I’m not sure how we can do it yet, but give me a little time, and we can all figure out something, I hope.”

St-Isidore de Clifton

Plusieurs projets majeurs en jeu, incluant la patinoire à Saint-Isidore-de-Clifton

De gauche à droite, André Perron, maire; Sarah Lévesque, directrice générale, et Isabelle Bibeau, agente des communications.

On dirait que le fait de se trouver à côté d’une patinoire fait bouger l’équipe municipale au plus haut niveau. À la Municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, ce sont des joueurs comme les meilleurs d’une ligue nationale. Ça bouge et ça compte.

Et ils en veulent ! La patinoire même fait partie des buts comptés dans cette phase de vie d’une toute petite (710 habitants) municipalité de notre région. Elle recevra une nouvelle surface avec des tuiles pour le dek hockey, qui « vient à la mode » selon le maire André Perron, en entrevue avec deux membres de son équipe, Sarah Lévesque, directrice générale, et Isabelle Bibeau, agente de communication.

Cette rénovation de 350 000 $ permettra à la patinoire « d’être utilisée toute l’année », ajoute Mme Bibeau. Elle suivra un plus grand jeu d’équipe, celui de la construction d’un centre communautaire qui remplacera l’actuelle salle des loisirs.

Préapprouvé pour un projet de 4 $ millions et subventionné à 83 %, la municipalité espère voir la construction du bâtiment de 972 mètres carrés débutée au mois d’octobre. La date de tombée pour les appels d’offres est le 27 août. L’ouverture est prévue pour juillet 2025.

Et ça inclura une salle des patineurs. Pour les joueurs et joueuses du hockey, deck hockey et autres à Saint-Isidore, rien de moins que le meilleur. Une nouvelle belle ère des Canadiens à venir !
Mais on n’arrête pas là.

Une démarche d’achat de l’ancienne caisse, fermée depuis mars dernier, à côté de l’Hôtel de Ville, est bien partie. La municipalité l’utilisera pour agrandir son espace de bureau sur le rez-de-chaussée et pour un plus grand espace communautaire au sous-sol… pour la friperie, la bibliothèque et autres.

Entretemps—c’est l’été—ça roule aussi. Une piste cyclable entre le terrain municipal Camping Vert de Saint-Isidore et le Jardin Communautaire de Sawyerville, 11 kilomètres de long, est 90 % complétée, avec le dernier 10 % à finir en poussière de roche dans les prochains mois.

Est-ce que tout ce développement attirera du nouveau monde à la municipalité ? C’est l’espoir de cette équipe. Déjà la population est légèrement à la hausse depuis quelques années, selon M. Perron. « Il y a quelques constructions, quelques maisons. C’est bon pour notre école, c’est bon pour nos commerces. Et il y a de la place pour de nouvelles constructions, dans le périmètre urbain. Les prix sont très raisonnables. »

Une équipe qui vise les buts veut se présenter professionnellement aussi. Depuis février dernier, la municipalité s’est dotée d’une nouvelle image de marque, incluant logo, site Internet, banques de photos, nouvelles pancartes et plus… un bel exemple, même une inspiration, pour toute équipe qui veut viser haut. Le maire André Perron l’a dit : « Ça bouge chez nous ! »

David

À East Angus : Le retour du directeur général David Fournier

David Fournier, directeur général de la ville de East Angus.

La mairesse de la Ville de East Angus, Lyne Boulanger, s’est dite heureuse du retour du directeur général, David Fournier, en sa présence lorsque rencontrés en mi-juillet, au moment que ce journal allait sous presse.

Au même moment, le Syndicat des employés municipaux d’East Angus a diffusé un communiqué de presse dénonçant le retour. « Nos membres travaillant à l’Hôtel de Ville sont sidérés par cette décision et s’imaginent mal l’ambiance qui régnera dans les prochaines semaines », selon Gaétan Desnoyers, conseiller syndical à la Fédération indépendante des syndicats autonomes, cité dans le communiqué.

M. Fournier revient d’un arrêt de travail obligé. En entrevue, il admet avoir vécu une période difficile, qui a duré grosso modo cinq mois. Il raconte que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) est intervenue chez lui, et les agents ont saisi du matériel informatique, incluant téléphone, ordinateur et tablette.

Pour la mairesse Boulanger, son retour est important. « Nous avons besoin de lui. Le climat de travail peut toujours s’améliorer. On y travaille avec l’ensemble du groupe des employés, le Syndicat et notre comité de relations de travail. »

Avec l’aide du journaliste Ronald Martel

Hampden

Hampden, territoire rural: le maire Prévost favorise la collaboration

Le maire Bertrand Prévost, du Canton de Hampden, pose fièrement dans le Pavillon des loisirs qui porte le nom de son père, Emmanuel Prévost, avec ses deux complices du bureau municipal, Manon Roy, directrice générale, et Anne-Marie Lacourse, adjointe administrative.

Le premier commentaire du maire Bertrand Prévost, du Canton de Hampden, il l’a exprimé par une boutade qui transmettait sans équivoque son goût pour le travail en équipe : « Derrière chaque maire se cache une grande DG ! » Car il s’agissait, en même temps, d’un compliment pour la directrice générale, Manon Roy, qui participait avec le maire à l’entrevue servant à préparer cette thématique municipale.

Mme Roy s’est rapidement dépêchée de partager la louange avec l’adjointe administrative, et grande complice Anne-Marie Lacourse, au nom de famille prédestiné pour travailler dans un bureau municipal ! Ceci dit sur le même ton de boutade. La logistique était ainsi bien lancée pour une municipalité du Canton de Hampden sans zone urbaine ! Sa devise, fièrement endossée par le maire, fut à la base d’une déclaration marquante de celui-ci : « Le Canton de Hampden, fier de sa nature et de ses gens ! »

Il s’agit du quatrième mandat qu’il remplit comme maire, après un mandat de conseiller en 2005, dans sa 20e année à la tête de la plus petite municipalité du Haut-Saint-François, avec ses 198 citoyens.

Bertrand Prévost continue sur l’élan magistral de son père Emmanuel, qui a beaucoup réalisé pour la prospérité de son coin de pays, durant les 32 années de son règne à la mairie, de 1972 à 2004. Le nom de Pavillon Emmanuel-Prévost a d’ailleurs été donné, en grande pompe le 9 septembre 2023, à l’édifice des loisirs construit à proximité du bureau municipal, à l’angle de la route 257 et du chemin du Quatre Milles. Cette construction répondait à une recommandation du gouvernement québécois, afin qu’Hampden ait la capacité d’accueillir et d’abriter ses citoyens… pendant la pandémie !

Le maire semble bien fier de sa belle équipe municipale, qui se compose, outre de mesdames Roy et Lacourse, du directeur de la voirie, Bruce St-Laurent, du directeur du Service des incendies et chef pompier, Daniel Beauchesne, de tous les pompiers à temps partiel, du journalier de la voirie et des infrastructures, Patrick Delage, et de l’inspecteur municipal et bâtiments, Fernando Rosas.

« Même si notre municipalité est la plus petite du HSF, elle s’est quand même dotée de tous les services, voirie, protection incendie, loisirs et plus », a fièrement lancé M. Prévost. « Nous avons nos propres camions pour certains travaux de voirie et la protection incendie, et nous effectuons même des travaux d’entretien des routes pour les municipalités voisines, en collaboration avec elles, comme Scotstown et La Patrie. Nous sommes très ouverts à la coopération intermunicipale », a-t-il ajouté.

À ce chapitre, il donne des exemples, comme la collecte des déchets qui regroupe cinq municipalités limitrophes, le projet de mise à niveau de la route 257, fruit d’une belle coopération, incluant la gestion de l’entretien de cette route névralgique, et la nouvelle Régie incendie, toute récente, qui unit Hampden à Chartierville et La Patrie. « Cette dernière, c’est vraiment un de nos bons coups, car nous avons monté le projet et nous en sommes gestionnaires ! », se réjouit-il, visiblement, de pouvoir compter ainsi sur de très bons voisins. Il parle même de Notre-Dame-des-Bois, dans la MRC du Granit, à l’est du territoire. Il enchaîne en évoquant les comités communs avec Scotstown, soit pour les loisirs Hampden-Scotstown et la Société de développement Scotstown-Hampden, dont les noms dénotent une belle réciprocité !
« Nous sommes chanceux aussi de compter sur un très bon conseil municipal, où tous les élus s’impliquent, qui ont de l’expérience, ce qui assure une bonne stabilité et un excellent travail en équipe », renchérit Manon Roy, qui se joint à la conversation.

Questionné sur les projets à venir, il partage : « On veut surtout mener à terme les projets qui sont embryonnaires et s’ajuster aux besoins. L’agrandissement de la caserne des pompiers, où nous voulons ajouter deux portes de garage pour abriter le matériel à venir et les équipements nécessaires aux pompiers, sera un projet ayant besoin d’une aide financière pour être réalisé », suggère-t-il.

« Il y a aussi un développement domiciliaire, qui nous amène à suivre ça de près quant aux règlements qu’il faut surveiller. La gestion de l’eau, de même qu’un projet de jeux extérieurs pour les enfants, avec exerciseurs, un jardin communautaire dans des bacs en bois et plantation d’arbres fruitiers, une aire avec des bancs pour l’observation des étoiles, l’offre de cours de yoga, nous avons plusieurs projets à mener à bien, pour offrir à nos citoyens un bon milieu de vie, agréable pour y rester et y vivre, sans être trop surtaxés », évoque M. Prévost.

M-CBibeau-Prix

La relève agricole rend hommage à la ministre Marie-Claude Bibeau

Lors du gala de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), tenu à Shawinigan le vendredi 15 mars dernier, la ministre Marie-Claude Bibeau a reçu le Prix de la relève agricole 2024 . Ce prix lui a été remis par la présidente sortante de la FRAQ, Julie Bissonnette, productrice laitière de la région Centre-du-Québec. Mme Bibeau a été ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de mars 2018 à juillet 2023, première femme à occuper ces fonctions au Canada, avant d’être mutée au ministère du Revenu national. « Mme Bibeau a rapidement mis de l’avant le rôle des femmes et des jeunes dans notre secteur », a fait valoir Mme Bissonnette dans son hommage rendu à Mme Bibeau lors du gala. « Je ne pensais pas recevoir un hommage de la relève agricole à mon âge », a lancé à la blague Mme Bibeau, qui a exprimé sa surprise à la suite du geste de la FRAQ. Elle en a profité pour remercier les jeunes producteurs et productrices agricoles, tout en reconnaissant à quel point ils sont importants pour l’avenir de l’agriculture au pays.

Lyne Boulanger de East Angus

Le mystère perdure à East Angus : le DG en « congé autorisé »

Plusieurs personnes se demandent ce qui se passe à East Angus pour que le directeur général de la ville, David Fournier, soit « en congé autorisé, pour une durée indéterminée », ce qui a été confirmé en ces termes par la mairesse Lyne Boulanger, lors d’une entrevue téléphonique qu’elle a consentie au journaliste de votre journal.

Lorsque Mme la mairesse a su que des rumeurs circulent au sujet de ce congé autorisé, son com-mentaire s’est limité à affirmer : « Les rumeurs se gèrent à l’interne, au département des ressources humaines. C’est confidentiel. On s’occupe de ça. M. Fournier est un homme qui travaille beaucoup, il est en congé pour se reposer. On ne débattra pas de ça… On va gérer les rumeurs une après l’autre. Ce n’est pas un dossier [ouvert]. On ne fera pas de commentaires ».

Mme Boulanger ne voulait visiblement pas s’attarder sur le sujet. Questionnée sur la présence de l’UPAC à East Angus durant une des semaines dernières, elle a émis un bref commentaire.

« L’UPAC a débarqué à East Angus le 14 février dernier, à la suite d’une plainte qui avait été reçue. Ce n’est pas le cas à East Angus qu’il y a quoi que ce soit en cause avec de la corruption. Ils cherchaient des caméras et des micros. Il n’y a qu’une seule caméra qui était fonctionnelle, parce qu’il y avait eu une demande des travaux publics en ce sens. Cette caméra ne visait qu’à voir la situation de nos routes, s’il y avait de la neige sur la surface de la route, en temps réel. Peut-être que cette camé-ra avait créé un inconfort pour quelqu’un, mais cela n’était pas relié à la situation à propos du direc-teur général », a simplement admis Mme Boulanger.

Westbury démission

Westbury : des citoyens demandent la démission du maire et de la DG

Plusieurs citoyens présents se sont levés lors de la dernière séance du conseil municipal du Canton de Westbury pour appuyer la demande du citoyen, Shane Coates, pour la démission du maire et de la directrice générale de la municipalité.

Se sentant bâillonné lors de la période de questions et frustré de la situation qui semble se répéter aux séances du conseil municipal du Canton de Westbury, le citoyen, Shane Coates, appuyé de plus d’une quinzaine de contribuables, a réclamé la démission du maire, Gray Forster, et de la directrice générale, Nathalie Audet, lors de la séance du conseil municipal qui se déroulait la semaine dernière.

L’ensemble des citoyens présents, une vingtaine, semblait en avoir lourd sur le cœur. La récente lettre acheminée, le 10 octobre, à toute la population rappelant la politique de tolérance zéro en matière de harcèlement et d’intimidation envers les employés municipaux et les élus semble avoir été plutôt mal reçue par les citoyens présents. Ces derniers reprochent au maire ainsi qu’à la directrice générale de travailler en tandem en ne donnant pas toute l’information pertinente et d’être intransigeants en distribuant des lettres d’avocat à certains entrepreneurs.

Jocelyn Ménard et Stéphane Nadeau, deux entrepreneurs ayant des contrats avec la municipalité, disent avoir reçu respectivement une lettre d’avocat leur précisant de ne plus poser de questions relativement à leur champ de compétences et de ne pas intervenir auprès de l’administration et des élus dans leur gestion quant à la planification des mandats. Ces derniers s’offusquent en soutenant qu’ils ne tentaient pas d’intimider les élus, mais bien d’obtenir des réponses relativement à ce qu’ils avaient observé.

D’autres citoyens ont questionné le maire pour en savoir davantage sur la justification de l’envoi postal. Ce dernier a répliqué qu’il s’agissait d’un simple rappel des règles établies par le ministère des Affaires municipales du Québec. Certains ont même demandé s’ils pouvaient encore poser des questions par crainte de recevoir une lettre d’avocat. Le maire précise que tout citoyen peut poser les questions qu’il désire. Il rappelle que les entrepreneurs ne peuvent poser de questions relativement à leur champ de compétences. À cela, les entrepreneurs Ménard et Nadeau mentionnent préférer cesser leurs liens d’affaires avec la municipalité afin de préserver leurs droits de questions lors des séances municipales.

Suspension

Considérant que la période de questions tournait en rond et que la même question revenait régulièrement et l’insistance de certains citoyens à obtenir des réponses, le maire Forster a suspendu la séance du conseil pour une période de 15 minutes. Il a également sollicité la présence de la Sûreté du Québec. Deux agents se sont présentés sur place au moment de la reprise de la séance. Malgré l’insistance des questions, les citoyens se sont montrés tout de même respectueux. Si les questions étaient dirigées principalement en direction du maire, le travail des élus n’a jamais été mis en question au cours de la dernière séance.

En suspendant la séance, M. Forster mentionne qu’il n’a fait qu’appliquer une suggestion du bureau régional des Affaires municipales dans ce genre de situation. Quant à la demande de démission formulée à son égard et de la directrice générale, le maire mentionne ne pas être étonné. « Ça fait une escousse qu’on entendait parler de ça. » Quant à la municipalité, le maire insiste « on suit les règlements, on suit le code de déontologie et le code d’éthique pis on suit ça à la lettre. » Pour sa part, il entend bien poursuivre son travail dans le respect des règles, précise-t-il. « Nous autres, on veut faire avancer la municipalité, le Canton, on a des projets et ça, ça retarde tout », précise-t-il.

Démission

M Coates quant à lui a la ferme intention de poursuivre les démarches pour obtenir la démission du maire et de la directrice générale. Outre l’atmosphère qui règne lors des séances du conseil municipal, ce dernier reproche à la municipalité d’être responsable d’une série de démissions. Ce que le maire rejette et refuse de commenter, précisant qu’il s’agit de dossiers sous le couvert de la confidentialité.

« Je demande les démissions parce que j’ai peur de l’avenir de la municipalité. Lorsqu’on creuse un trou, c’est facile à creuser, mais très long à sortir. On veut de la cohérence avec les citoyens. On veut une municipalité en harmonie qui travaille ensemble », d’exprimer M. Coates. Ce dernier semble déterminé à aller au bout de sa démarche. « Ensemble, on va essayer de travailler et faire ce que ça prend pour que ça marche. », complète-t-il.

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